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Les meilleurs polars de Bernard Minier – Notre sélection

Bernard Minier en 12 polars – Notre sélection

Bernard Minier est un auteur français de romans policiers né le 26 août 1960 à Béziers. Après avoir grandi à Montréjeau au pied des Pyrénées, il fait ses études à Tarbes puis à Toulouse avant de séjourner un an en Espagne. Il mène d’abord une carrière de contrôleur dans l’administration des douanes tout en participant à des concours de nouvelles.

Son premier roman « Glacé », publié en 2011, rencontre un succès immédiat. L’ouvrage, qui introduit le personnage du commandant Martin Servaz, est traduit dans 22 langues et adapté en série télévisée pour M6 puis Netflix. Le Sunday Times le classe parmi les 100 meilleurs romans policiers depuis 1945.

Auteur prolifique, il poursuit la série du commandant Servaz avec plusieurs romans dont « Le Cercle » (2012), « N’éteins pas la lumière » (2014) et plus récemment « Un œil dans la nuit » (2023). Il écrit également des romans indépendants comme « M, le bord de l’abîme » (2019) puis lance en 2022 une nouvelle série avec le personnage de la lieutenante Lucia Guerrero.

Membre de la Ligue de l’Imaginaire, Bernard Minier est aujourd’hui une figure majeure du polar français, couronné de plusieurs distinctions dont le Prix du meilleur roman francophone au Festival Polar de Cognac en 2011 et 2015. Il vit actuellement en Île-de-France.

Voici notre sélection de ses romans majeurs.


1. Commandant Martin Servaz – Glacé (2011)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Résumé

Dans une vallée pyrénéenne isolée, en plein mois de décembre, des ouvriers découvrent le cadavre d’un cheval décapité, suspendu au sommet d’un téléphérique. Le commandant Martin Servaz, policier hypocondriaque du SRPJ de Toulouse, se voit confier cette étrange enquête. À proximité immédiate de la scène de crime se dresse l’institut Wargnier, un centre psychiatrique de haute sécurité qui héberge les criminels les plus dangereux d’Europe.

L’affaire prend un tour plus sombre quand des cadavres – humains cette fois – sont retrouvés pendus dans des mises en scène macabres. Sur chaque scène de crime, les enquêteurs relèvent l’ADN de Julian Hirtmann, un tueur en série pourtant incarcéré à l’institut. En parallèle, Diane Berg, une jeune psychologue fraîchement arrivée à l’institut Wargnier, perçoit des anomalies inquiétantes dans l’établissement.

Autour du livre

Premier roman de Bernard Minier paru en 2011 chez XO éditions, « Glacé » inaugure la série mettant en scène le commandant Martin Servaz. Cette entrée en matière remarquée dans l’univers du thriller psychologique se déroule dans une vallée encaissée des Pyrénées, où l’auteur puise dans sa connaissance intime des lieux pour créer une atmosphère oppressante. On y décèle des échos du « Silence des agneaux » de Thomas Harris et des « Rivières pourpres » de Jean-Christophe Grangé.

Le choix du cadre montagnard ne relève pas du hasard : les sommets enneigés, les vallées profondes et le froid mordant participent pleinement à l’intrigue. L’environnement naturel s’érige en véritable personnage, modelant les comportements et amplifiant les tensions. L’institut psychiatrique Wargnier, établissement de haute sécurité isolé en altitude, ajoute une dimension claustrophobe à ce huis clos glacial.

Le commandant Servaz, figure centrale du récit, s’impose comme un anti-héros attachant par ses failles : hypocondriaque, craintif face aux chevaux et aux hauteurs, ce mélomane féru de Gustav Mahler et de citations latines tranche avec l’archétype du policier dur à cuire. Son binôme avec la capitaine de gendarmerie Irène Ziegler, femme d’action éprise de sensations fortes, crée un contraste saisissant qui dynamise l’enquête.

La critique salue unanimement ce premier opus qui vaut à Bernard Minier le Prix du meilleur roman français au Festival Polar de Cognac 2011, ainsi que plusieurs autres distinctions dont le Prix Découverte Polars Pourpres 2012. Le Sunday Times classe même « Glacé » parmi les 100 meilleurs polars publiés depuis 1945. Le roman connaît une adaptation en série télévisée diffusée sur M6 en janvier 2017.

Aux éditions POCKET ; 736 pages.


2. Commandant Martin Servaz – Le Cercle (2012)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Résumé

En juin 2010, le commandant Martin Servaz reçoit un appel qui le ramène brutalement vingt ans en arrière : Marianne, son amour de jeunesse, implore son aide. Son fils Hugo vient d’être retrouvé sur une scène de crime à Marsac, une petite ville universitaire près de Toulouse. Une professeure de littérature gît dans sa baignoire, ligotée, une lampe-torche enfoncée dans la gorge, tandis que ses poupées de collection flottent dans la piscine.

L’affaire se complique quand Servaz note la présence d’un CD de Mahler près du corps – la signature de Julian Hirtmann, un tueur en série qu’il a fait arrêter et qui s’est évadé 18 mois plus tôt. Entre les couloirs feutrés du prestigieux lycée où sa propre fille Margot étudie, les secrets d’un mystérieux « cercle » d’élèves et les fantômes de son passé qui resurgissent, Servaz s’enfonce dans une enquête où chaque nouvelle piste semble le ramener à ses propres traumatismes.

Autour du livre

Second opus des enquêtes du commandant Martin Servaz, « Le Cercle » paraît chez XO éditions en 2012. Bernard Minier achève son écriture dans les Vosges à Dieffenbach-au-Val, choisissant délibérément ce cadre forestier pour s’imprégner de l’atmosphère particulière qu’il souhaite insuffler à son récit.

En lieu et place du froid glacial qui caractérisait le premier tome, l’intrigue se déroule sous des orages intenses et une pluie diluvienne, en juin 2010, pendant la Coupe du monde de football en Afrique du Sud. Cette toile de fond sportive permet à Bernard Minier d’égratigner avec causticité les déboires de l’équipe de France, entre la grève des joueurs et les frasques d’Anelka.

Le cadre universitaire de Marsac, ville fictive du Sud-Ouest, rappelle par certains aspects « Les Rivières pourpres » de Jean-Christophe Grangé ou « Le Maître des Illusions » de Donna Tartt. Le romancier y dépeint un microcosme élitiste où « on poignarde avec élégance et raffinement », selon ses propres termes.

La dimension musicale, déjà présente dans « Glacé », s’intensifie avec une bande-son oscillant entre Gustav Mahler et Marilyn Manson. Cette dualité musicale reflète la personnalité complexe du commandant Servaz, policier érudit passé des bancs de la prépa littéraire aux enquêtes criminelles.

Le Prix des Bibliothèques et des Médiathèques de Grand Cognac 2013 vient couronner ce thriller qui consolide la place de Bernard Minier parmi les grands noms du polar hexagonal. La presse salue unanimement cette nouvelle enquête. Le Figaro Littéraire évoque « un talent confirmé », tandis que le Sunday Times le qualifie de « thriller atmosphérique brillant par l’un des meilleurs auteurs de bestsellers français ». Publishers Weekly souligne particulièrement « une intrigue construite à la manière des poupées russes, parfaitement exécutée ».

Aux éditions POCKET ; 800 pages.


3. Commandant Martin Servaz – N’éteins pas la lumière (2014)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Résumé

À Toulouse, la veille de Noël, Christine Steinmeyer découvre dans sa boîte aux lettres le message d’une inconnue qui annonce son suicide. L’animatrice radio ne s’inquiète pas trop, persuadée qu’il s’agit d’une erreur. Mais le lendemain, lors de son émission, un auditeur l’accuse d’avoir laissé mourir cette femme. C’est le début d’une descente aux enfers : menaces, harcèlement, intrusions dans son appartement, piratage de sa messagerie… Sa vie bascule dans un cauchemar où plus personne ne la croit.

Dans le même temps, le commandant Servaz soigne sa dépression dans un centre spécialisé. Il reçoit un colis énigmatique contenant la clé d’une chambre d’hôtel où une femme s’est suicidée l’année précédente. Bien qu’en arrêt maladie, il ne peut s’empêcher d’enquêter officieusement sur cette mort suspecte. Les deux affaires vont se rejoindre dans un jeu pervers de manipulation.

Autour du livre

L’idée de ce troisième opus de la série Martin Servaz prend naissance lors d’un vol vers l’Argentine en 2012. Durant ces quarante heures de trajet, Bernard Minier se plonge dans « Femmes sous emprise » de Marie-France Hirigoyen, un ouvrage sur la manipulation et l’emprise psychologique. Cette lecture nocturne au-dessus de l’Atlantique devient la genèse du roman, l’auteur noircissant frénétiquement des pages de notes alors que les autres passagers dorment.

Le récit se construit comme un opéra en trois actes, une structure directement inspirée par « L’Opéra ou la défaite des femmes » de Catherine Clément. Cette architecture narrative n’est pas anodine : elle fait écho au destin tragique des héroïnes lyriques, systématiquement « trahies, bafouées, assassinées, suicidées, acculées à la folie ou à la mort ». Les têtes de chapitre empruntent d’ailleurs leur vocabulaire au monde lyrique, tandis que chaque acte culmine par un « finale » émotionnel.

Cette troisième enquête marque un tournant dans la série : Martin Servaz, jusqu’alors personnage central, cède la place à Christine Steinmeyer. Ce changement de perspective permet à Bernard Minier d’aborder frontalement la thématique du harcèlement psychologique, tout en s’inscrivant dans la lignée d’œuvres comme « Rosemary’s Baby » ou « Le Locataire » de Polanski. L’auteur cite également l’influence de films comme « Rebecca » d’Hitchcock, notamment la scène où Mrs Danvers pousse Joan Fontaine au suicide.

Le cadre toulousain sous la neige n’est pas une pure invention littéraire. En 2012, lors d’une visite avec des journalistes allemands dans les Pyrénées, l’auteur se retrouve bloqué à l’aéroport de Toulouse-Blagnac par un épisode neigeux exceptionnel. Cette expérience nourrit directement l’atmosphère glaciale du roman.

La conquête spatiale, présente en filigrane dans l’intrigue, soulève une problématique sociétale : en trente ans, la France n’a envoyé qu’une seule femme dans l’espace. Cette thématique permet au romancier d’ancrer son récit dans la réalité toulousaine tout en questionnant la place des femmes dans ce milieu traditionnellement masculin.

La critique salue unanimement ce troisième volet. Livres Hebdo souligne « une parfaite maîtrise de la mécanique du polar » et « une montée crescendo de la violence ». Le magazine Elle met en avant la « violence perverse » et les « délires de persécution », tandis que France Info évoque un roman « documenté, visuel et musical » qui « cerne avec justesse et émotion, l’emprise et la manipulation ».

Aux éditions POCKET ; 704 pages.


4. Commandant Martin Servaz – Nuit (2017)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Résumé

Par une nuit de tempête, l’inspectrice norvégienne Kirsten Nigaard atterrit sur une plateforme pétrolière en mer du Nord. Elle enquête sur le meurtre d’une technicienne retrouvée dans une église. Dans la cabine d’un suspect manquant à l’appel, elle découvre des photos troublantes du commandant Martin Servaz, policier à Toulouse, ainsi que le cliché d’un petit garçon prénommé Gustav. L’analyse ADN confirme que le suspect n’est autre que Julian Hirtmann, un tueur en série que Servaz traque depuis des années.

À Toulouse, Martin Servaz sort tout juste du coma après avoir reçu une balle en plein cœur lors d’une intervention qui a mal tourné. Quand Kirsten Nigaard lui montre les photos, il comprend qu’Hirtmann, qui a déjà enlevé la femme qu’il aimait, revient le hanter. Commence alors une course effrénée entre la France, la Norvège et l’Autriche pour retrouver cet enfant mystérieux et déjouer le plan machiavélique d’Hirtmann.

Autour du livre

Quatrième volet des enquêtes du commandant Martin Servaz, « Nuit » marque le grand retour du duel entre le policier toulousain et son ennemi juré Julian Hirtmann. Bernard Minier déplace cette fois son intrigue entre la Norvège, les Pyrénées et l’Autriche, élargissant ainsi sa géographie traditionnelle tout en conservant les ambiances glacées caractéristiques de son univers.

La singularité de ce nouvel opus réside dans la transformation profonde du personnage principal. Suite à une blessure par balle qui le plonge dans le coma, Martin Servaz émerge changé, plus solitaire, plus tourmenté. Cette évolution psychologique s’accompagne d’un certain délaissement de son équipe habituelle – Espérandieu et Samira Cheung – au profit d’un nouveau duo avec l’inspectrice norvégienne Kirsten Nigaard, personnage à la froideur énigmatique.

L’apparition d’un enfant prénommé Gustav – comme le compositeur Mahler dont la musique lie étrangement Servaz et Hirtmann – ajoute une dimension nouvelle à leur affrontement. La paternité y devient un thème central qui permet d’explorer les zones d’ombre des personnages, notamment la relation difficile entre Servaz et sa fille Margot, incapables de s’avouer leur amour mutuel.

La construction narrative alterne entre plusieurs décors saisissants : une plateforme pétrolière en mer du Nord battue par la tempête, un train de nuit Oslo-Bergen traversant l’hiver norvégien, les ruines d’un institut psychiatrique pyrénéen. Bernard Minier s’est d’ailleurs immergé dans ces lieux, prenant notamment le train Oslo-Bergen pour en restituer l’ambiance nocturne.

« Nuit » s’inscrit dans la continuité de « Glacé », premier opus de la série adapté en série télévisée sur M6 avec Charles Berling dans le rôle de Servaz. Le roman connaît un succès commercial important avec 450 000 exemplaires vendus et des traductions dans dix-neuf pays, dont les États-Unis, le Japon et la Russie.

La critique professionnelle salue largement ce nouveau thriller. Bernard Lehut de RTL parle d’un « polar qui vous empêchera de dormir », tandis que François Lestavel de Paris Match évoque « un nouveau duel machiavélique et palpitant ». Version Femina, sous la plume de Valérie Robert, souligne « une œuvre sombre comme une nuit sans lune, où Bernard Minier laisse exploser tout son talent ».

Aux éditions POCKET ; 608 pages.


5. Commandant Martin Servaz – Sœurs (2018)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Résumé

En 1993, Martin Servaz débute sa carrière à la PJ de Toulouse. Sa première affaire le confronte au meurtre de deux sœurs, Alice et Ambre, retrouvées mortes au bord de la Garonne. Les victimes portent des robes de communiantes et la mise en scène macabre rappelle étrangement un roman d’Erik Lang, un célèbre auteur de polars dont les deux jeunes femmes étaient fans. L’affaire se conclut par le suicide d’un suspect, mais laisse à Servaz un goût d’inachevé.

Vingt-cinq ans plus tard, en 2018, un nouveau crime secoue Toulouse : l’épouse d’Erik Lang est découverte assassinée, elle aussi vêtue d’une robe de communiante. Pour Servaz, devenu capitaine, cette nouvelle enquête réveille ses doutes sur l’affaire de 1993. Les deux crimes sont-ils liés ? S’est-on trompé de coupable à l’époque ?

Autour du livre

Dans ce cinquième volet des enquêtes du commandant Martin Servaz, Bernard Minier opère un audacieux retour en arrière qui enrichit considérablement la psychologie de son protagoniste. En alternant entre 1993 et 2018, le récit met en lumière l’évolution des méthodes d’investigation policière sur un quart de siècle : d’une époque sans ADN ni téléphones portables aux technologies modernes de surveillance et d’analyse criminelle.

Cette architecture temporelle permet de découvrir un Martin Servaz débutant, aux cheveux longs, tout juste sorti de l’école de police, confronté à sa première enquête macabre. Le contraste avec le Servaz de 2018, policier aguerri mais marqué par ses années de service, souligne la transformation profonde du personnage. À travers cette double temporalité, Minier déploie aussi une réflexion sur la relation complexe entre un écrivain et ses lecteurs, questionnant la frontière ténue entre admiration et obsession pathologique.

La figure d’Erik Lang, auteur de thrillers à succès, permet à Minier d’évoquer les zones d’ombre du métier d’écrivain : l’impact des réseaux sociaux sur la relation auteur-lecteur, la pression constante des fans, et l’épineuse question de la responsabilité morale de l’auteur quand la fiction inspire la réalité. Cette mise en abyme rappelle par moments le « Misery » de Stephen King.

La critique salue unanimement ce nouveau volet. Bernard Lehut de RTL souligne « un suspense noir, vénéneux pour ne pas dire venimeux ». Claude Combet de Livres Hebdo considère que ce roman « impose Bernard Minier comme le maître français du thriller ». Le Parisien, sous la plume d’Olivier Bureau, le qualifie de « meilleur roman de Bernard Minier » avec « une intensité rare ».

Aux éditions POCKET ; 528 pages.


6. Commandant Martin Servaz – La Vallée (2020)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Résumé

Martin Servaz traverse une mauvaise passe. Rétrogradé au rang de capitaine et suspendu de ses fonctions, il attend son conseil de discipline avec anxiété. Une nuit, son téléphone sonne : c’est Marianne, son ex-compagne disparue depuis huit ans, qui l’appelle au secours. Sans hésiter, il part à sa recherche dans une vallée reculée des Pyrénées, près de l’abbaye des Hautsfroids.

Sur place, Servaz retrouve son ancienne collègue Irène Ziegler qui enquête sur deux meurtres particulièrement atroces. La situation se complique quand un éboulement suspect coupe l’unique route d’accès à la vallée. Les quatre mille habitants d’Aigues-Vives se retrouvent isolés, avec la certitude que le tueur est parmi eux.

La tension monte, la population s’agite, des groupes hostiles se forment. Entre une psychiatre énigmatique, des moines au comportement étrange et des villageois prêts à faire justice eux-mêmes, Servaz et Ziegler doivent démêler les fils d’une enquête qui les mène au cœur des ténèbres.

Autour du livre

« La Vallée » marque le grand retour de Martin Servaz, le personnage emblématique de Bernard Minier. Publié en mai 2020, ce sixième volet des enquêtes du commandant toulousain arrive dans un contexte particulier : il est le premier « poids lourd » du thriller à investir les librairies après le confinement du printemps 2020. Une coïncidence troublante puisque le roman, écrit avant la crise sanitaire, met en scène une vallée pyrénéenne coupée du monde par un éboulement.

Dans cette nouvelle enquête, Martin Servaz n’est plus le même homme. Rétrogradé au rang de capitaine et suspendu de ses fonctions dans l’attente d’un conseil de discipline, il trouve un certain équilibre dans sa vie privée auprès de son fils Gustav et de sa nouvelle compagne Léa. Cette accalmie ne dure qu’un temps, jusqu’à ce coup de fil nocturne qui le propulse dans une vallée des Pyrénées où il retrouve Irène Ziegler, sa partenaire du tout premier tome « Glacé ».

Bernard Minier inscrit son intrigue dans l’air du temps, puisque le roman a été rédigé pendant la période des Gilets jaunes. À travers le microcosme de cette vallée isolée, il dépeint une France contemporaine minée par la défiance envers les autorités et les élites. Les habitants d’Aiguesvives, confrontés à des meurtres atroces et coupés du monde extérieur, incarnent cette société au bord de l’implosion.

Les personnages féminins occupent une place prépondérante dans ce nouveau volet. Au-delà d’Irène Ziegler et de Marianne, deux figures emblématiques de la série, l’auteur met en scène une galerie de femmes charismatiques : Gabriella Dragoman, une pédopsychiatre manipulatrice, et Isabelle Torres, maire courageuse d’une commune en crise.

François Busnel de La Grande Librairie qualifie ce nouvel opus d’ « addictif », tandis que Bruno Corty du Figaro Littéraire souligne la « réflexion sur le mal qui nous concerne tous ». Pour Le Parisien, il s’agit d’un « roman dur, dense, complexe : brillant ». Bernard Lehut de RTL évoque quant à lui un « retour tonitruant » du flic emblématique de Bernard Minier.

Aux éditions POCKET ; 576 pages.


7. Commandant Martin Servaz – La Chasse (2021)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Résumé

En cette fin d’octobre 2020, alors que la France s’apprête à entrer dans son deuxième confinement, un accident peu banal se produit sur une route déserte de l’Ariège. Un homme nu, affublé d’une tête de cerf, surgit des bois et se fait percuter par une voiture. Le commandant Martin Servaz de la PJ de Toulouse prend en charge l’enquête et découvre que la victime est un jeune délinquant récemment libéré. Sur son torse, le mot « Justice » a été gravé au fer rouge.

L’investigation révèle bientôt que d’autres criminels ont mystérieusement disparu ces derniers mois. Servaz et son équipe remontent la piste d’un groupe de justiciers qui traque et « chasse » des délinquants ayant échappé à la justice. Dans une société fracturée par la pandémie et les tensions sociales, cette affaire sensible menace d’embraser les quartiers toulousains.

Autour du livre

Septième enquête du commandant Martin Servaz, « La Chasse » ancre son intrigue dans la France de 2020, en pleine période de confinement et de crise sanitaire. Bernard Minier choisit délibérément de situer l’action durant la dernière semaine d’octobre 2020, une période particulièrement tendue marquée par l’annonce du deuxième confinement et l’élection présidentielle américaine. Cette inscription dans l’actualité immédiate confère au récit une dimension singulière, où le port du masque et les gestes barrières s’intègrent naturellement à la narration.

À travers cette nouvelle enquête, Bernard Minier dépeint une société française fracturée, minée par les tensions et les violences. Les thématiques sociétales occupent une place prépondérante : la défiance envers les forces de l’ordre, le laxisme présumé de la justice, la montée des communautarismes, les émeutes urbaines. Le texte aborde frontalement ces sujets brûlants, sans manichéisme, en donnant la parole à des personnages aux points de vue antagonistes.

L’évolution du commandant Servaz se poursuit dans ce nouvel opus. Plus désabusé, plus cynique peut-être, il reflète les questionnements d’une société en plein bouleversement. Sa vie privée connaît également des turbulences avec le possible départ de sa compagne Léa pour l’Afrique. Un nouveau personnage, le lieutenant Katz, intègre l’équipe d’enquêteurs et apporte une dynamique inédite aux interactions entre les protagonistes.

La presse salue majoritairement cette nouvelle enquête du commandant Servaz. Le Figaro Littéraire souligne « un thriller efficace et bien huilé ». Pour Le Monde des livres, il s’agit du « plus abouti » des romans de l’auteur. Libération apprécie particulièrement « ces paysages oppressants, ces ambiances lourdes et confinées qu’affectionne Bernard Minier ». France Inter, par la voix d’Augustin Trapenard, évoque « un livre qui réussit à la fois le pari du plaisir, de l’intelligence et de la nuance ».

Aux éditions POCKET ; 524 pages.


8. Commandant Martin Servaz – Un œil dans la nuit (2023)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Résumé

Dans ce nouveau thriller de Bernard Minier, le commandant Martin Servaz enquête sur le meurtre atroce d’un spécialiste des effets spéciaux, retrouvé ligoté sur un lit d’hôpital psychiatrique près de Toulouse. Les investigations le mènent sur la piste de Morbus Delacroix, un réalisateur de films d’horreur qui vit reclus dans les Pyrénées depuis qu’il a brutalement mis fin à sa carrière.

En parallèle, une étudiante en cinéma, Judith Tallandier, obtient un entretien avec ce même Morbus Delacroix pour sa thèse. Elle se rend dans sa demeure isolée, malgré d’inquiétants messages qui semblent la mettre en garde. Pendant ce temps, un prêtre reçoit la confession troublante d’un mourant qui lui confie une mystérieuse clé USB à remettre à un producteur résidant sur une île bretonne.

Autour du livre

Huitième volet des enquêtes du commandant Martin Servaz, « Un œil dans la nuit » marque une rupture thématique. Pour nourrir son récit, Bernard Minier s’est immergé dans l’univers du cinéma d’horreur en visionnant plus de 200 films, dont 150 sont référencés en annexe du roman. Cette solide documentation transparaît dans les nombreuses références cinématographiques qui émaillent le texte, du « Shining » de Kubrick à « Rosemary’s Baby » de Polanski.

L’intrigue se déroule sur une semaine précise, du 21 au 28 juin, dans une temporalité resserrée qui accentue la tension. Les Pyrénées, cadre récurrent des romans de Minier, sont dépeintes comme « un pays de pluie, de silence et de secrets, où les bouleversements du monde n’arrivent qu’amortis, filtrés par des siècles de patience ».

L’auteur y tisse des liens entre thriller et cinéma d’épouvante, deux genres souvent déconsidérés par la critique. À travers le personnage de Morbus Delacroix, réalisateur misanthrope retiré du monde, il interroge le statut de la « culture vivante » face à une intelligentsia qui codifie même la transgression. Le roman aborde également des thématiques sociétales contemporaines comme les abus dans le milieu du cinéma, avec un personnage qui évoque Harvey Weinstein, ou encore le manque de moyens dans les services publics.

Les personnages récurrents de la série continuent leur évolution. Servaz apparaît plus torturé que jamais, hanté par « tous les morts qu’il a laissés sur le bord de la route ». Un clin d’œil est adressé au personnage de Franck Sharko, héros des romans de Franck Thilliez, lors d’une rencontre dans les couloirs du nouveau « 36 », désormais situé quai du Bastion. Le livre se conclut sur un cliffhanger qui laisse présager une suite.

La critique salue majoritairement cette nouvelle enquête. Bruno Corty du Figaro littéraire souligne la descente « dans les marges du cinéma ». Bernard Lehut de RTL évoque « une habileté diabolique ». Le Parisien loue une « séance de cinéma gore » doublée d’un « polar de très haute volée ». Baptiste Liger de Lire consacre Minier comme « l’un des maîtres du thriller contemporain ».

Aux éditions POCKET ; 480 pages.


9. Lieutenante Lucia Guerrero – Lucia (2022)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Résumé

À Madrid, le sergent Castillo Moreira est retrouvé mort, nu, collé sur une croix. Sa partenaire à l’Unité centrale opérationnelle de la Guardia civil, Lucia Guerrero, se lance sur les traces du meurtrier. Un suspect présentant des troubles mentaux avoue le crime avant de mourir mystérieusement pendant sa garde à vue. Mais quelque chose ne colle pas.

L’affaire prend une nouvelle dimension quand un professeur de criminologie de Salamanque, Salomon Borges, contacte Lucia. Grâce à DIMAS, un programme informatique conçu par ses étudiants, il a identifié trois meurtres similaires commis au cours des trente dernières années : des victimes fixées avec de la colle dans des postures évoquant des œuvres d’art de la Renaissance. Cette signature macabre pousse Lucia et Salomon à collaborer pour débusquer ce tueur méthodique qui puise son inspiration dans les Métamorphoses d’Ovide.

Autour du livre

En 2022, Bernard Minier délaisse les Pyrénées françaises et son personnage fétiche Martin Servaz pour franchir la frontière espagnole avec « Lucia ». Cette nouvelle orientation géographique n’est pas anodine : elle puise ses racines dans la propre histoire de l’auteur, dont la mère, originaire du Haut-Aragon, a immigré en France à l’âge de huit ans. Minier lui-même a découvert cette région durant son adolescence avant d’y vivre pleinement la movida madrilène des années 1980, période d’effervescence culturelle post-franquiste.

L’université de Salamanque constitue l’un des pivots narratifs de cette intrigue. Cette institution séculaire, fondée en 1218, devient sous la plume de Minier un théâtre d’ombres inquiétant avec ses sous-sols labyrinthiques et sa prestigieuse bibliothèque abritant 60 000 ouvrages imprimés entre le XVIe et le XIXe siècle. Le choix de ce cadre permet d’entrelacer l’enquête criminelle avec des références à la peinture baroque et aux « Métamorphoses » d’Ovide, texte antique d’une violence inouïe qui irrigue la trame narrative.

La protagoniste Lucia Guerrero s’inscrit dans la lignée des héroïnes contemporaines telles que Lisbeth Salander ou Renée Ballard. Tatouée et marginale au sein de la Guardia Civil, elle incarne une nouvelle génération d’enquêtrices qui bousculent les codes d’un milieu traditionnellement masculin. Cette création s’accompagne d’une innovation technologique à travers le programme DIMAS, développé par des étudiants en criminologie, qui préfigure l’avenir des enquêtes policières assistées par intelligence artificielle.

La critique réserve un accueil contrasté à cette nouvelle direction prise par Minier. Si Bruno Corty du Figaro Littéraire salue l’émergence d’une « petite lumière dans un monde de ténèbres », Le Monde des livres souligne la parenté entre Lucia et Lisbeth Salander, l’héroïne de Stieg Larsson tandis que Le Parisien Week-end évoque des similitudes avec « Le Nom de la rose » d’Umberto Eco.

Aux éditions POCKET ; 512 pages.


10. Lieutenante Lucia Guerrero – Les Effacées (2024)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Résumé

En Galice, un tueur s’attaque aux femmes qui partent travailler à l’aube. Il les enlève puis les assassine cinq jours plus tard, selon un rituel macabre. La lieutenante Lucia Guerrero de la Guardia Civil mène l’enquête quand elle est soudainement rappelée à Madrid : le corps mutilé d’une milliardaire vient d’être découvert. Sur le mur est écrit : « Tuons les riches ».

Lucia doit abandonner à contrecœur l’affaire des « effacées » de Galice à son adjoint Arias pour se concentrer sur les meurtres spectaculaires qui secouent la capitale espagnole. Alors que d’autres victimes fortunées sont retrouvées dans des mises en scène sanglantes, les réseaux sociaux s’enflamment et la tension monte dans les rues. La lieutenante reçoit elle-même des messages menaçants qui semblent venir de l’intérieur de son service.

Autour du livre

Second volet consacré à Lucia Guerrero après « Lucia » paru en 2022, « Les Effacées » s’inscrit dans un double mouvement social et policier qui prend racine dans l’Espagne contemporaine. La dualité des enquêtes menées en parallèle – des femmes modestes assassinées en Galice et des ultra-riches exécutés à Madrid – permet à Bernard Minier d’interroger les fractures sociales qui traversent la société espagnole.

Le choix de l’Espagne comme théâtre du récit n’est pas anodin : l’auteur entretient un lien personnel avec ce pays puisque sa mère, née dans le nord de l’Espagne, a émigré en France dans la première moitié du XXe siècle. Cette proximité transparaît dans la précision des descriptions et la connaissance intime des lieux, notamment la Galice brumeuse et ses légendes locales comme celle de « el aire », cette ombre maléfique qui hante les esprits.

L’ancrage dans l’actualité sociétale imprègne la narration à travers plusieurs thématiques contemporaines : le phénomène des « incels » (ces hommes qui revendiquent leur célibat involontaire et développent une idéologie misogyne), le cyberharcèlement, ou encore les tensions entre classes sociales. Le slogan « Tuons les riches » qui accompagne les meurtres de millionnaires fait écho aux mouvements de contestation sociale comme celui des Gilets jaunes en France.

Le personnage de Lucia Guerrero gagne en épaisseur dans ce second opus. Cette enquêtrice de la Guardia Civil, décrite comme une « tête brûlée » au caractère entier, dévoile sa vulnérabilité à travers ses relations familiales troubles : un fils dont elle a perdu la garde, une mère dans le coma, le souvenir douloureux de son frère Rafael.

La presse salue majoritairement ce nouveau thriller. Bruno Corty du Figaro Littéraire souligne que « Bernard Minier ne faiblit pas et se montre en grande forme ». Bernard Lehut sur RTL considère qu’il s’agit de « l’un des meilleurs » romans de l’auteur, « avec une profondeur sociale mais aussi psychologique très grande ». Pour Le Parisien Week-end, « Le polar suédois a eu sa Lisbeth Salander […] le thriller français a désormais sa Lucia Guerrero ».

Les droits d’adaptation audiovisuelle de « Lucia » viennent d’être acquis pour une série en six épisodes. Le projet, porté par Nostromo Pictures et Adrián Guerra (producteurs de « Buried » avec Ryan Reynolds et « Red Lights » avec Robert De Niro), devrait mettre en scène Penelope Cruz dans le rôle-titre.

Aux éditions XO ; 412 pages.


11. Une putain d’histoire (2015)

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Résumé

Henry, 16 ans, vit sur Glass Island avec ses deux mères adoptives. Cette île brumeuse au large de Seattle n’est accessible que par ferry. Il y coule des jours tranquilles entre le lycée, sa petite amie Naomi et sa bande de copains. Tout bascule quand Naomi est retrouvée morte sur une plage, prisonnière d’un filet de pêche, au lendemain d’une dispute avec Henry sur le bateau qui les ramenait du continent.

Suspecté du meurtre, l’adolescent refuse de se laisser accuser. Avec ses amis, il se lance dans une enquête périlleuse qui va révéler les sombres secrets des habitants de l’île. En parallèle, un homme d’affaires ambitieux, Grant Augustine, spécialisé dans la surveillance informatique et candidat au poste de gouverneur, déploie des moyens colossaux pour retrouver un fils disparu seize ans plus tôt. Les deux histoires vont finir par se croiser.

Autour du livre

Quatrième roman de Bernard Minier, « Une putain d’histoire » marque une rupture avec ses précédents ouvrages en délaissant le commandant Martin Servaz et les Pyrénées françaises. Cette fois, direction le nord-ouest des États-Unis, sur une île imaginaire nommée Glass Island, au large de Seattle.

Cette localisation n’est pas le fruit du hasard : Bernard Minier s’est imprégné des lieux pour construire son récit. Il a exploré la région de Seattle, emprunté les ferries, visité les îles de l’archipel et s’est enfoncé dans la partie la plus sauvage de la chaîne des North Cascades. Les forces de l’ordre locales l’ont épaulé dans ses recherches : policiers de Seattle, de Bellevue, de Bellingham, de Vancouver lui ont accordé de nombreuses heures d’entretiens. Cette immersion transparaît dans la description minutieuse des paysages, notamment de Bowen Island qui a particulièrement inspiré l’auteur pour créer Glass Island.

Le roman aborde des thématiques contemporaines comme la surveillance numérique généralisée et la disparition progressive de la vie privée. À travers la société WatchCorp, Bernard Minier dénonce les dangers des technologies intrusives et la facilité avec laquelle nos vies peuvent être espionnées via les objets connectés, les smartphones et les réseaux sociaux.

Le romancier y rend également hommage à ses lectures formatrices de jeunesse : « L’Attrape-cœurs » de Salinger, Mark Twain et Stephen King. Cette influence se ressent particulièrement dans le choix d’un narrateur adolescent, une première pour Bernard Minier.

La critique salue unanimement ce thriller. Bernard Lehut de RTL le qualifie de « polar de l’année ». Le Parisien, sous la plume d’Olivier Bureau, le compare à Stephen King. Le Point souligne son dénouement spectaculaire, particulièrement les 40 dernières pages qui bouleversent toutes les certitudes établies jusque-là.

Aux éditions POCKET ; 600 pages.


12. M, le bord de l’abîme (2019)

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Résumé

Hong Kong, de nos jours. Moïra Chevalier arrive de France pour intégrer Ming, une multinationale chinoise à la pointe de l’intelligence artificielle. Cette spécialiste en informatique est chargée d’améliorer DEUS, un assistant virtuel conçu pour devenir indispensable à ses utilisateurs en prenant les décisions à leur place. Mais dès le premier soir, la police l’aborde : plusieurs femmes, toutes anciennes employées de Ming, ont été sauvagement assassinées.

Au Centre, le siège ultramoderne de l’entreprise, Moïra découvre un univers inquiétant où les employés sont surveillés en permanence via moult appareils connectés. Les morts suspectes s’enchaînent, entre suicides et accidents. La jeune femme se sent constamment observée. Plus elle s’enfonce dans les secrets de Ming et de son mystérieux fondateur, plus elle pressent qu’une terrible vérité l’attend.

Autour du livre

Septième roman de Bernard Minier, « M, le bord de l’abîme » marque une rupture avec ses précédents ouvrages. Le romancier toulousain délaisse les paysages pyrénéens et son héros récurrent Martin Servaz pour nous immerger dans l’univers des nouvelles technologies à Hong Kong.

Ce thriller technologique s’ancre délibérément dans notre présent, comme le souligne l’avertissement initial de l’auteur : toutes les technologies décrites existent déjà ou sont en cours de développement. Cette contemporanéité accentue la dimension anxiogène du récit, qui interroge notre rapport aux outils numériques et à l’intelligence artificielle. La ville de Hong Kong, avec ses 7000 tours et sa densité record, devient un personnage à part entière, symbole d’une modernité vertigineuse où l’ultramoderne côtoie le délabrement.

Bernard Minier a effectué un travail colossal de documentation, comme en témoigne la bibliographie fournie de quatre pages qui compile les dernières publications sur le Big Data, l’intelligence artificielle, Hong Kong, la Chine et les enjeux politiques. L’écriture du roman a débuté sur place, permettant à l’auteur de saisir l’essence même de cette mégapole étouffante.

Le livre soulève des questions sur l’avenir de nos sociétés hyperconnectées : la fin de la vie privée, la manipulation des masses via les réseaux sociaux, le contrôle croissant exercé par les géants du numérique. Ces thématiques, déjà esquissées dans « Une putain d’histoire » en 2015, prennent ici une ampleur inédite.

La réception critique s’avère majoritairement positive. Bernard Lehut de RTL salue « l’un des maîtres désormais incontesté du suspense à la française ». Le Parisien souligne l’excellence du livre sur l’intelligence artificielle, tandis que Libération évoque un « thriller dopé à la 5G ». Paris Match loue « un récit aussi vif que stressant pour tirer la sonnette d’alarme face aux menaces qui planent sur la société ».

Aux éditions POCKET ; 640 pages.

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