Les 5 meilleurs livres de Yukio Mishima

Les 5 meilleurs livres de Yukio Mishima

Yukio Mishima est un écrivain japonais, né le 14 janvier 1925, et qui s’est suicidé par seppuku le 25 novembre 1970.


1. Le pavillon d’or

Le Pavillon d’or Yukio Mishima

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Sans rien changer à sa pose parfaitement protocolaire, la femme, tout à coup, ouvrit le col de son kimono. Mon oreille percevait presque le crissement de la soie frottée par l’envers raide de la ceinture. Deux seins de neige apparurent. Je retins mon souffle. Elle prit dans ses mains l’une des blanches et opulentes mamelles et je crus voir qu’elle se mettait à la pétrir. L’officier, toujours agenouillé devant sa compagne, tendit la tasse d’un noir profond.

Sans prétendre l’avoir, à la lettre, vu, j’eus du moins la sensation nette, comme si cela se fût déroulé sous mes yeux, du lait blanc et tiède giclant dans le thé dont l’écume verdâtre emplissait la tasse sombre – s’y apaisant bientôt en ne laissant plus traîner à la surface que de petites taches -, de la face tranquille du breuvage troublé par la mousse laiteuse.


2. Confessions d’un masque

Confession d’un masque Yukio Mishima

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Dans le Japon des années 1930 et 1940, au milieu de désastres sans précédent, Kochan lutte contre ses pulsions. À l’école, la fascination qu’il éprouve pour un jeune camarade se mue en attirance sexuelle. Comment être homosexuel dans une société conformiste ? Kochan devra-t-il renoncer à lui-même et porter un masque toute sa vie ?


3. Dojoji et autres nouvelles

Dojoji et autres nouvelles Yukio Mishima

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De l’univers des geishas aux rites sacrificiels des samouraïs, de la cérémonie du thé à la boutique d’un antiquaire, Mishima explore toutes les facettes d’un japon mythique, entre légende et tradition.

D’une nouvelle à l’autre, les situations tendrement ironiques côtoient les drames les plus tragiques : que ce soit la jolie danseuse qui remet du rouge à lèvres après avoir renoncé à se défigurer avec de l’acide en souvenir de son amant, Masako, désespérée, qui voit son rêve le plus cher lui échapper, ou l’épouse qui se saisit du poignard avec lequel son mari vient de se transpercer la gorge…

Quelques textes étonnants pour découvrir toute la diversité et l’originalité du grand écrivain japonais.


4. Le marin rejeté par la mer

Le Marin rejeté par la mer Yukio Mishima

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Noboru, garçon de treize ans, surprend les amours de sa mère, jeune veuve qui dirige une boutique de confection élégante à Yokohama, avec un officier de marine marchande, Ryûji. Noboru fait partie d’une bande de garçons de son âge qui se veulent des « durs ».

D’abord admirateur, ainsi que toute la bande, de ce marin qui va être son beau-père, Noboru, sous l’influence du chef de bande, ne tarde pas à découvrir que celui dont il faisait un héros n’est qu’un brave homme, affectueux et honnête, type exécré du père de famille traditionnel.

Selon les recettes éprouvées de la psychologie militaire adulte, le chef des enfants, pour endurcir leur cœur, les fait procéder sur un chat à la répétition du sacrifice humain qu’ils ont décidé d’accomplir. Ryûji subira le sort du chat. Mais comment avoir raison du colosse qu’il est à leurs yeux ? Les rôles sont distribués, les préparatifs soigneusement agencés. Ils parviendront à l’endormir, lui faisant absorber le thé drogué.

Atroce et admirable histoire, d’une sauvagerie sans complaisance, qui met en évidence ce que le nazisme spontané des presque-adolescents doit à un idéalisme de la force – aussi bien force de caractère et maîtrise, ou sacrifice de soi, que force physique et brute.


5. Les amours interdites

Les Amours interdites Yukio Mishima

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Un vieil écrivain, Shunsuké, est fasciné par la beauté exceptionnelle de Yüichi, un jeune homosexuel. Shunsuké, dont l’œuvre est connue, mais déjà achevée, a consacré toute sa vie à l’esprit et à la création.

En Yüichi, c’est la liberté du corps, l’esthétique réduite à sa pure apparence physique et à la jouissance immédiate, que le romancier découvre. Yüichi, conscient de sa sexualité, hésite à épouser Yasuko, dont l’écrivain est amoureux. Il se confie au vieillard qui, au terme d’un pacte diabolique, l’incite à se marier. Shunsuké pourra dès lors manipuler le jeune homme comme une marionnette, comme un personnage incarné d’un roman qu’il n’écrira jamais.

Sa misogynie déclarée, sa rancœur à l’égard des femmes qui l’ont fait souffrir durant toute sa vie trouvent ainsi un cruel assouvissement. Mais c’est compter sans l’intervention d’autres manipulateurs et surtout croire qu’il peut lui-même échapper à la séduction de Yüichi.

Rédigé entre 1950 et 1953, Les amours interdites décrit avec audace et sincérité l’univers homosexuel du Tôkyô d’après-guerre. Mais c’est surtout le roman où Mishima entreprend d’exposer sans fard sa conception de la sexualité, des rapports familiaux et sociaux, et ses théories esthétiques et philosophiques.

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