Les 5 meilleurs livres sur la Renaissance

Les 5 meilleurs livres sur la Renaissance

Cet article vous présente une sélection de 5 des meilleurs livres sur la Renaissance.


1. Les Renaissances 1453-1559 (Philippe Hamon)

Les Renaissances 1453-1559 (Philippe Hamon)

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La France des XIVe et XVe siècles traverse famines, pestes, révoltes populaires et aristocratiques, conflits civils et militaires. Ce livre, cependant, s’attache moins à la narration détaillée des misères et des malheurs causés par des guerres sans cesse relancées qu’à la compréhension de l’ordre masqué par le chaos des événements.

« L’automne du Moyen Age » marque l’affirmation de l’Etat monarchique, une construction territoriale unifiée par la soumission à la souveraineté du roi. La conscience d’une identité « nationale » se forge alors, incarnée par Jeanne d’Arc. Charles VII n’est plus un prince féodal, mais le chef d’un Etat.

Le temps de la guerre de Cent ans n’est pas celui d’une décadence globale et d’une apocalypse, mais celui d’une période tourmentée et féconde, où brillent les arts, les lettres et la vie de cour, tandis que s’élaborent les fondements d’une société et d’une époque nouvelles.

À propos de l’auteur

Philippe Hamon, né à Nantes en 1961, ancien élève de l’Ecole normale supérieure de Saint-Cloud, agrégé d’histoire, est professeur d’histoire moderne à l’Université Rennes-II. Il a publié L’argent du roi. Les finances sous François l Paris, CHEFF, 1994 et « Messieurs des finances ». Les grands officiers de finances dans la France de la Renaissance, Paris, CHEFF, 1999.

Il a travaillé ensuite sur la représentation de l’argent dans la peinture aux XVIe – XVIIe siècles et poursuit actuellement des recherches sur la période de la Ligue et sur la Bretagne de la première modernité.


2. Histoire de la Renaissance (Patrick Mérienne, Jean Vassort)

Histoire de la Renaissance (Patrick Mérienne, Jean Vassort)

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Entre le milieu du XVe siècle et celui du XVIe, les œuvres d’Erasme et de Rabelais, de Léonard de Vinci et de Dürer, de Michel-Ange et de Raphaël, les châteaux de la Loire et les fresques de la chapelle Sixtine disent la richesse d’une période placée sous le signe des audaces de l’humanisme, que diffuse l’imprimerie, et de l’éclat artistique qu’entretient un extraordinaire mécénat.

Mais l’époque ne peut se réduire à ses seules réussites culturelles. Elle est placée aussi sous le signe de la croissance économique et démographique, ainsi que de l’expansion qu’ouvrent les voyages de découverte de Christophe Colomb, de Vasco de Gama et de Magellan. Elle connaît également d’importants débats politiques et religieux, qu’illustrent les noms de Machiavel et de Luther.

C’est l’ensemble de ces réalités que restitue ce livre, en évoquant le dynamisme comme les tensions, les progrès comme les zones d’ombre qui affectent l’histoire de l’Occident au temps de la Renaissance.

À propos de l’auteur

Jean Vassort est agrégé d’histoire, docteur d’Etat, professeur honoraire de khâgne au lycée Descartes de Tours. Il a travaillé sur l’histoire sociale et culturelle des provinces ligériennes, et collaboré à de nombreux manuels de l’enseignement secondaire.

Il a publié notamment Une société provinciale face à son devenir, le Vendômois aux XVIIIe et XIXe siècles (Publications de la Sorbonne, 1995), Les Papiers d’un laboureur au siècle des Lumière ; Pierre Bordier : une culture paysanne (Champ Vallon, 1999), Les châteaux de la Loire au fil des siècles ; Art, politique et société (Perrin, 2012), L’Art des jardins de France (Ouest-France, 2017).


3. Une autre histoire de la Renaissance (Didier Le Fur)

Une autre histoire de la Renaissance (Didier Le Fur)

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La France, au XVIe siècle, se serait réveillée après une longue nuit, le Moyen Age, pour embrasser avec éclat et gourmandise la modernité. La civilisation française, avec ses us et coutumes, son élégance et son esprit, était née. Si depuis quelques années les historiens ont largement nuancé cette vision simpliste, ils ont convenus de la réalité de la révolution culturelle qu’aurait été cette Renaissance du XVIe siècle.

Il reste pourtant un fait incontestable : si le joli tableau brossé à coup d’affirmations et d’exemples pris çà et là depuis deux siècles peut effectivement faire illusion, les auteurs de cette peinture ont effacé ou oublié, pour fabriquer cette féerie, une foultitude des personnages, d’événements et d’idées.

Les hommes du temps n’avaient en réalité rien de progressiste, bien au contraire. Les nouveautés, qui occupent une place très secondaire, ne touchèrent qu’une toute petite minorité de privilégiés. C’est donc à une redistribution des rôles que ce livre est consacré, afin de proposer une autre réalité de la Renaissance française, celle que la majorité des individus vécurent, celle qui faisait leur quotidien.

L’auteur montre notamment qu’il ne s’agissait alors pas d’inventer un monde nouveau, mais bien de rétablir une splendeur passée, un âge d’or où les hommes vivaient en harmonie, épargnés des fléaux bien réels de l’époque : les guerres, les épidémies et les famines. Bref; que le désir d’un retour à un passé fantasmé l’emportait sur la conviction de vivre un grand bond en avant. Une remise en perspective salutaire servie par une plume exemplaire.

À propos de l’auteur

Historien, Didier Le Fur est l’un des meilleurs spécialistes des XVe et XVIe siècles français, sur lesquels il a publié La France en 1500, ainsi que Marignan 1515. Auteur de biographies remarquées – Louis XII, Charles VIII, Henri II –, son travail sur François Ier, aboutissement de quinze années de réflexion, a été unanimement acclamé par la critique.


4. La Renaissance européenne (Peter Burke)

La Renaissance européenne (Peter Burke)

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Peter Burke n’est pas un peintre de la Renaissance. Et pourtant son livre est celui d’un artiste. Portrait de la Renaissance en mouvement.

Au loin, en arrière plan, les frontières de l’Islam qui lui aussi connaît un réveil ; un peu plus loin, ce qui reste de Byzance qui jouera un rôle capital dans la transmission de l’Antique et, en ligne de fuite, les vieux inspirateurs Platon, Cicéron et Virgile.

Au second plan, les plus jeunes, parmi lesquels Pétrarque, Boccace et Giotto. Ils sont dans des décors urbains – Avignon, Florence, plus tard viendront les villes des Flandres, celles de France et d’Angleterre – mais aussi dans la nature regorgeante de formes, de sons et de couleurs. Du tableau, les limites sont vastes, de l’Europe du Nord aux pays slaves, et sa lumière touche chaque objet animé par une vie renaissante devenue règle générale.

Au premier plan, bien sûr, le printemps de l’Italie avec les deux sœurs en gloire, Rome et Florence. La Renaissance invente l’Europe ou un rêve d’Europe. Elle est toujours devant nous par ce qui fait d’elle un dynamisme incessant d’imitation et de création.

À propos de l’auteur

Peter Burke, professeur d’histoire culturelle à l’université de Cambridge et à Emmanuel College. Il est l’auteur de La Renaissance en Italie (Hazan) et Louis XIV, les stratégies de la gloire (Seuil).


5. La France de la Renaissance – Histoire et dictionnaire (Collectif)

Histoire et dictionnaire de la Renaissance vers 1470-1559 (Collectif)

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De la politique à l’économie, de la littérature à l’architecture, de l’art à la religion : une synthèse des connaissances de cette période.

« Un siècle si plein de lumières »… C’est ainsi que Rabelais qualifie son époque. Les contemporains de la Renaissance – étiquette qui a été collée à cette période par l’historiographie du XIXe siècle – ont cru à l’avènement d’un nouvel âge d’or : il allait faire disparaître définitivement l’ignorance et triompher des « ténèbres gothiques » du Moyen Âge.

La France – après l’Italie – participe à ce bouleversement. Elle s’ouvre à la révolution de l’imprimé ; les guerres d’Italie resserrent les liens entre les lettrées et les artistes de part et d’autre des Alpes. Les noms de Ronsard et du Bellay en littérature, de Philibert Delorme et Jean Goujon en architecture et sculpture, de Clément Janequin en musique, d’Ambroise Paré et Jean Fernel en médecine, attestent l’éclat de la culture française protégée par un grand roi, François Ier.

C’est aussi un temps d’affermissement du pouvoir royal, d’essor démographique, de dynamisme des échanges. Mais le sentiment de renouveau ne touche qu’une frange de la population ; paysans, artisans et pauvres voient les travaux et les jours se succéder sans changement notable.

L’ébranlement du vieil édifice des idées et des mœurs suscite bien des inquiétudes, dont le soupçon de l’hérésie, avec la diffusion des doctrines de Luther puis de Calvin. Les premiers bûchers s’allument, prélude aux guerres civiles.

À propos de l’auteur

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