Les 5 meilleurs livres sur l'histoire de l'Indonésie

Les 5 meilleurs livres sur l’histoire de l’Indonésie

Cet article vous présente une sélection de 5 des meilleurs livres sur l’histoire de l’Indonésie.


1. L’Indonésie – De la préhistoire à la présidence de Jokowi (Alain Riquier)

L'Indonésie - De la préhistoire à la présidence de Jokowi (Alain Riquier)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

La population indonésienne a été pillée, affamée, humiliée et soumise à un semi-esclavage par plus de trois siècles de colonisation.

Mais c’est aussi un peuple qui se libère lui-même contre les grandes puissances occidentales et qui instaure une véritable République démocratique qui sera détruite par les partisans d’un « Ordre nouveau ». Après 33 années de dictature, la jeunesse indonésienne se dresse pour rétablir la démocratie. Elle y parvient en partie.

À propos de l’auteur

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2. Indonésie (Solenn Honorine)

Indonésie (Solenn Honorine)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

L’Indonésie est à un point clé de son histoire. Elle hésite entre le dynamisme de l’Asie et la langueur de l’Océanie, entre démocratie et oligarchie, entre un boom qui fait exploser sa classe moyenne et des pesanteurs qui la tirent vers le bas, entre les séductions de l’allié occidental et l’ancrage moral musulman.

Une nature étrange et généreuse, des cultures singulières, des peuples à l’esthétique fascinante : l’immense archipel indonésien forme toujours un monde en soi. Islamisé, colonisé par les Hollandais, il a filtré, intégré ces influences. Ailleurs, islam et animisme, modernité politique et traditions s’excluraient sans doute ; en Indonésie, ils cohabitent harmonieusement.

L’Indonésie a beau se vanter d’être la troisième démocratie au monde, elle connaît toujours une corruption endémique. Et plus d’une décennie après la reformasi, le pays traîne toujours un lourd héritage de la dictature : si les règles du jeu ont changé, les acteurs principaux sont souvent les mêmes.

À la croisée des chemins, l’Indonésie hésite entre le dynamisme de l’Asie et la langueur de l’Océanie, entre démocratie et oligarchie, entre un boom qui fait exploser sa classe moyenne et des pesanteurs qui la tirent vers le bas, entre les séductions de l’allié occidental et l’ancrage moral musulman. Pourtant, elle reste unique par ce génie qui lui a permis de rester elle-même et de faire de sa diversité un atout.

À propos de l’auteur

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3. Indonésie contemporaine (Rémy Madinier)

Indonésie contemporaine (Rémy Madinier)

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Quatrième état le plus peuplé de la planète, premier pays du monde musulman, seule véritable démocratie d’Asie du Sud-Est, l’Indonésie demeure un géant méconnu. Au carrefour des influences indienne et chinoise, les frontières de ce vaste archipel furent dessinées au gré des heurts entre impérialismes européens (Espagne, Portugal, Angleterre et surtout Pays-Bas).

L’histoire de l’Indonésie depuis son indépendance est d’abord celles des contradictions nées des choix à la fois originaux et courageux de ses pères fondateurs : une république jacobine pour gouverner un territoire immense et éclaté, un idiome véhiculaire peu parlé pour langue nationale, un état religieux mais non islamique.

Le présent ouvrage, fruit de la collaboration entre vingt-sept spécialistes reconnus (dix-huit français et neuf indonésiens) est une synthèse à la fois rigoureuse et accessible des dernières recherches en sciences sociales sur l’Indonésie.

Géographes, anthropologues, historiens, économistes, politistes, spécialistes de littérature proposent ici un large panorama permettant de comprendre les enjeux démographiques, spatiaux, religieux et culturels de l’émergence d’une puissance régionale mais aussi les défis auxquels est confrontée cette jeune nation depuis sa remarquable transition démocratique en 1998.

À propos de l’auteur

Rémy Madinier est chercheur au CNRS (Centre Asie du Sud-Est, CNRS-EHESS). Spécialiste de l’histoire contemporaine de l’Indonésie, il travaille plus particulièrement sur l’Islam et sur l’histoire des relations islamo-chrétiennes.

Il a notamment publié La fin de l’innocence ? L’Islam indonésien et la tentation radicale, de 1967 à nos jours (avec Andrée Feillard, IRASEC-Les Indes Savantes, 2006). Il codirige le Centre Asie du Sud-Est, anime un séminaire de recherche à l’EHESS et enseigne l’histoire de l’Islam en Asie du Sud-Est à Sciences-po Lyon.


4. Indonésie – La démocratie invisible – Violence, magie et politique à Java (Romain Bertrand)

Indonésie - La démocratie invisible - Violence, magie et politique à Java (Romain Bertrand)

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Après la démission du président Suharto, en mai 1998, l’Indonésie a fait l’expérience simultanée d’une spectaculaire libéralisation politique et de formidables poussées de violence sociale. La transition modèle a vite tourné au cauchemar. Est-ce à dire que le pays s’engage dans la voie d’une  » régression « , d’un  » retour à la sauvagerie « , comme on l’entend parfois dire ?

En réalité, la société indonésienne n’a peut-être jamais été aussi politisée qu’aujourd’hui. Dans les provinces, les régions, les villages, de nouvelles formes d’action collective se dessinent et des débats font rage, qui souvent culminent dans le conflit.

Les pratiques de l’invisible sont un puissant révélateur de l’envers du décor de la transition, et notamment de la violence du pouvoir. Elles ont une signification éminemment politique.

Les accusations de sorcellerie permettent au  » petit peuple  » des faubourgs et des hameaux d’obliger un notable à faire amende honorable de son arrogance, voire de ses exactions. A Jakarta même, dans les couloirs du palais présidentiel et les bureaux des partis politiques, mages, sorciers et devins renommés font office d’éminences grises pour les dirigeants.

L’invisible est omniprésent dans l’Indonésie de la Reformasi. Mais le répertoire mystique du politique est un langage secret, marqué du sceau de l’insinuation et du sous-entendu.

En le décodant, en décrivant les manières spécifiques de vivre et de dire le pouvoir à Java, cet essai propose une lecture originale de la Réforme indonésienne, à un moment où l’actualité internationale fait se tourner les regards vers l’archipel.

Il revêt aussi une portée comparative en fournissant une méthode de substitution à la  » transitologie « , cette science décriée des transitions démocratiques.

À propos de l’auteur

Romain Bertrand est chargé de recherche à la Fondation nationale des sciences politiques (Centre d’études et de recherches internationales).

Ses travaux d’analyse politique ont pour l’essentiel porté sur l’Indonésie, dont il est devenu l’un des meilleurs spécialistes, et plus particulièrement sur Java. Sa démarche participe de la sociologie historique de l’Etat et de l’anthropologie sociale.


5. L’Indonésie, entre démocratie musulmane et Islam intégral – Histoire du parti Masjumi (1945-1960) (Rémy Madinier)

L'Indonésie, entre démocratie musulmane et Islam intégral - Histoire du parti Masjumi (1945-1960) (Rémy Madinier)

Disponible sur Amazon

Premier pays musulman du monde, l’Indonésie donna naissance, dans la décennie ayant suivi son indépendance, à l’une des tentatives les plus abouties pour concilier principes islamiques et démocratie.

Fondé en 1945 autour du projet d’un Etat islamique, interdit en 1960 pour avoir défendu la démocratie indonésienne face à la dérive autoritaire du président Soekarno, le parti Masjumi incarna les hésitations d’un Islam indonésien tiraillé entre démocratie musulmane et Islam intégral.

Enfants naturels de la politique éthique du gouvernement colonial néerlandais, mais aussi héritiers de la tradition humaniste du réformisme musulman des premières décennies du XXe siècle, ses dirigeants se firent les farouches défenseurs d’une vision universelle des droits de l’homme et les apôtres d’une Indonésie multiconfessionnelle.

Les mêmes pourtant devinrent, à partir de la fin des années 1960, les promoteurs d’un mouvement de radicalisation qui, aujourd’hui encore, menace le fragile équilibre religieux de l’Archipel. L’histoire de leurs étonnants compromis, de leurs hésitations déroutantes entre sécularisation audacieuse et sacralisation frileuse, témoigne de l’impérieuse nécessité d’une approche fine et contextualisée de la question de l’Islam politique.

Elle condamne, au rebours, les impasses d’une approche essentialiste qui, en s’arc-boutant sur le postulat d’un Islam qui ignorerait toujours et partout la séparation entre temporel et spirituel, entend limiter l’étude de l’histoire des sociétés musulmanes à celle de leur théologie.

Aux marges d’un paradigme arabo-musulman qui occulte trop souvent la diversité de l’Islam, l’histoire méconnue de ce qui fut sans doute le plus grand parti musulman du monde est porteuse d’enseignements majeurs relatifs à l’alchimie complexe et fragile du lien entre la religion musulmane et la démocratie.

À propos de l’auteur

Rémy Madinier est chercheur au CNRS (Centre Asie du Sud-Est, CNRS-EHESS). Spécialiste de l’histoire contemporaine de l’Indonésie, il travaille plus particulièrement sur l’Islam et sur l’histoire des relations islamo-chrétiennes.

Il a notamment publié La fin de l’innocence ? L’Islam indonésien et la tentation radicale, de 1967 à nos jours (avec Andrée Feillard, IRASEC-Les Indes Savantes, 2006). Il codirige le Centre Asie du Sud-Est, anime un séminaire de recherche à l’EHESS et enseigne l’histoire de l’Islam en Asie du Sud-Est à Sciences-po Lyon.

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