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Les 5 meilleurs livres sur l'histoire du Cameroun

Les 5 meilleurs livres sur l’histoire du Cameroun

Cet article vous présente une sélection de 5 des meilleurs livres sur l’histoire du Cameroun.


1. Kamerun ! (Thomas Deltombe, Manuel Domergue, Jacob Tatsitsa)

Kamerun ! (Thomas Deltombe, Manuel Domergue, Jacob Tatsitsa)

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Cinquante ans après la pseudo-indépendance accordée au Cameroun le 1er janvier 1960, et après quatre ans d’enquête, le récit d’une guerre cachée que la France y a menée, de 1955 à 1971. Coloniale, puis néocoloniale, cette guerre a fait des dizaines de milliers de victimes, peut-être bien davantage.

Dans les années 1950 et 1960, les dirigeants français ont mené au Cameroun une guerre secrète. Pour garder la mainmise sur ce pays clé de son empire, la France a inventé une politique africaine néocoloniale. Alors qu’elle écrasait dans le sang le mouvement nationaliste porté par l’Union des populations du Cameroun (UPC), elle octroya au pays une  » indépendance  » de façade et plaça à sa tête une dictature  » amie « .

S’appuyant sur d’innombrables témoignages et sur des milliers d’archives, les auteurs détaillent les étapes de cette guerre méconnue. Ils racontent comment furent assassinés, un à un, les leaders de l’UPC : Ruben Um Nyobè en 1958, Félix Moumié en 1960 et Ernest Ouandié en 1971. Ils montrent comment l’administration et l’armée françaises, avec leurs relais locaux, ont conduit une effroyable répression : bombardements des populations, escadrons de la mort, lavage de cerveau, torture généralisée, etc.

Et ils expliquent finalement pourquoi cette guerre, qui a fait des dizaines de milliers de morts, a transformé le Cameroun en laboratoire de la  » Françafrique « , ce pacte néocolonial grâce auquel les élites françaises et africaines s’accaparent les richesses du continent et privent les peuples de leurs droits.

À propos de l’auteur

Thomas Deltombe est journaliste indépendant. Manuel Domergue est journaliste au magazine Alternatives économiques. Jacob Tatsitsa, enseignant, est doctorant en histoire à l’université de Yaoundé.


2. Du Cameroun britannique à la crise anglophone (Sosthène Nga Efouba)

Du Cameroun britannique à la crise anglophone (Sosthène Nga Efouba)

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Le Cameroun est un pays bilingue d’expression française et anglaise, mais l’analyse des situations politiques, économiques et sociales feint d’oublier l’influence de la sous-tutelle anglaise de l’ONU après la Première Guerre mondiale. La domination française, qui a structuré le pouvoir politique, tente de phagocyter la culture anglophone.

Cet ouvrage rappelle ces événements historiques et conduit le lecteur à travers un processus de fédération puis de réunification dans lequel on semble ne pas mettre suffisamment en exergue la profondeur de la culture anglophone. Cet héritage structure fondamentalement les hommes et femmes de cette partie du Cameroun.

À propos de l’auteur

Sosthène Nga Efouba, né à Yaoundé, est originaire de l’arrondissement de Soa. Titulaire d’un PhD en science politique, spécialiste des politiques publiques, du management public et des ressources humaines, consultant et enseignant dans plusieurs instituts privés d’enseignement supérieur, il est aujourd’hui chargé de cours à l’université de Yaoundé-II Soa.


3. Main basse sur le Cameroun (Mongo Beti)

Main basse sur le Cameroun (Mongo Beti)

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À l’occasion des cinquante ans de l’indépendance du Cameroun (1er janvier 1960), ce livre culte de la lutte contre le colonialisme et la Françafrique paraît dans La Découverte/Poche, avec une préface inédite qui retrace l’histoire mouvementée de ses différentes éditions.

Mongo Beti (1932-2001), écrivain camerounais, est connu pour ses romans, qui ont joué un rôle important dans la prise de conscience du colonialisme et dans la lutte contre celui-ci.

Publié en 1972 par les Éditions François Maspero, Main basse sur le Cameroun était un réquisitoire contre les crimes du président Ahidjo, dictateur du Cameroun par la grâce du néocolonialisme français. Son but fut largement atteint, semble-t-il, puisque le livre fut interdit, saisi, l’éditeur poursuivi, et l’auteur l’objet de multiples pressions et menaces.

Sa réédition, en 1977, dans une version revue, était encore d’une actualité brûlante à l’heure de l’intervention française au Zaïre. Mongo Beti montre en effet que les anciennes colonies d’Afrique occidentale française et d’Afrique équatoriale française, formellement indépendantes depuis les années 1960, n’en sont pas moins restées étroitement contrôlées par la France.

Trente ans plus tard, ce livre reste un document historique majeur, indispensable pour comprendre les évolutions ultérieures de la  » Françafrique « . Une préface inédite, d’Odile Tobner, présidente de Survie, retrace l’histoire mouvementée de ses différentes éditions.

À propos de l’auteur

Mongo Beti (1932-2001), agrégé de lettres classiques, fondateur et artisan de la revue Peuples noirs. Peuples africains, est l’auteur de nombreux essais et pamphlets sur l’Afrique.

Il a également laissé une importante œuvre romanesque (dont notamment Ville cruelle, sous le pseudonyme d’Eza Bot, ou encore Le Pauvre Christ. En 1994, après quarante-quatre ans d’exil en France, il était retourné vivre au Cameroun.


4. La guerre du Cameroun (Achille Mbembe, Jacob Tatsitsa, Manuel Domergue, Thomas Deltombe)

La guerre du Cameroun (Achille Mbembe, Jacob Tatsitsa, Manuel Domergue, Thomas Deltombe)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

La légende veut que la France,  » patrie des droits de l’homme « , ait généreusement offert l’indépendance à ses anciennes colonies d’Afrique noire en 1960. Ce livre raconte une tout autre histoire : celle d’une guerre brutale, violente, meurtrière, qui a permis à Paris d’inventer un nouveau système de domination : la Françafrique.

Cette guerre secrète a pour théâtre le Cameroun des années 1950 et 1960. Confrontées à un vaste mouvement social et politique, porté par un parti indépendantiste, l’Union des populations du Cameroun (UPC), les autorités françaises décident de passer en force.

En utilisant les mêmes méthodes qu’en Algérie (torture, bombardements, internements de masse, action psychologique, etc.), elles parviennent en quelques années à éradiquer militairement les contestataires et à installer à Yaoundé une dictature profrançaise.

En pleine guerre froide, et alors que l’opinion française a les yeux tournés vers l’Algérie, la guerre du Cameroun, qui a fait des dizaines de milliers de morts, est à l’époque passée inaperçue. Elle a ensuite été effacée des mémoires par ceux qui l’ont remportée : les Français et leurs alliés camerounais. Le crime fut donc presque parfait : les nouvelles autorités camerounaises ont repris les mots d’ordre de l’UPC pour vider l' » indépendance  » de son contenu et la mettre au service… de la France !

Mais la mémoire revient depuis quelques années. Et les fantômes du Cameroun viennent hanter l’ancienne métropole. Laquelle, de plus en plus contestée sur le continent africain, devra tôt ou tard regarder son passé en face.

À propos de l’auteur

Thomas Deltombe est journaliste indépendant. Manuel Domergue est journaliste au magazine Alternatives économiques. Jacob Tatsitsa, enseignant, est doctorant en histoire à l’université de Yaoundé.

Achille Mbembe est professeur d’histoire et de science politique à l’université du Witwatersrand à Johannesburg (Afrique du Sud) et chercheur au Witwatersrand Institute for Social and Economic Research (WISER).


5. La France au Cameroun (1919-1960) – Partir pour mieux rester ? (Marc Michel)

La France au Cameroun (1919-1960) - Partir pour mieux rester ? (Marc Michel)

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Le Cameroun faisait partie d’une ancienne colonie de l’Empire allemand confisquées à l’issue de la Première Guerre mondiale, et « confiées » aux vainqueurs par les nouvelles instances internationales mises en place par la Conférence de la Paix en 1919 (la Société des Nations, ancêtre de l’ONU).

La France avait obtenu une partie du Togo et une partie du « Kamerun ». L’histoire de la France au Cameroun abordée ici est celle du Cameroun oriental, le « Cameroun français » et c’est l’histoire de la politique qu’elle a suivie dans ce pays qui ne fut jamais une colonie « comme les autres ».

Après la Seconde Guerre mondiale, dans les débats et les oppositions au colonialisme, la France l’emporta dans le bras de fer engagé contre ses adversaires et elle gagna la bataille d’opinion et d’influence sur le plan international, comme aussi sur place où elle trouva des alliés et des collaborateurs à qui elle transféra finalement le pouvoir.

Aux yeux de ses opposants, elle illustra au Cameroun la politique consistant à « partir pour mieux rester » en laissant l’autorité entre les mains d’une « marionnette » à la tête d’un régime « fantoche » en 1960.

C’est de cette histoire, de ses réalités, de ses ambiguïtés et de sa fin violente dont il est question ici.

À propos de l’auteur

Marc Michel, professeur émérite de l’université de Provence, spécialiste de l’histoire contemporaine de l’Afrique, l’histoire coloniale et la décolonisation, a écrit de nombreux ouvrages sur ces sujets. Il a été directeur de la revue Outre-mers.

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