Seven Deadly Sins (Nanatsu no Taizai) est un shōnen manga écrit et dessiné par Nakaba Suzuki, prépublié dans le Weekly Shōnen Magazine de Kōdansha entre 2012 et 2020 et compilé en 41 tomes. Dans un univers de fantasy inspiré des îles Britanniques médiévales, la princesse Elizabeth part à la recherche de sept chevaliers légendaires — chacun associé à un péché capital — pour libérer le royaume de Liones d’un coup d’État. Le manga a été adapté en plusieurs séries animées et en films d’animation.
Si vous l’avez terminé et que vous cherchez quoi lire ensuite, voici quelques pistes.
1. Four Knights of the Apocalypse (Nakaba Suzuki, 2021)

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Suite directe de Seven Deadly Sins, cette série se déroule seize ans après la défaite du Roi des Démons. Perceval, un adolescent, vit isolé au sommet d’une montagne avec son grand-père Varghese. Leur quotidien vole en éclats lorsqu’un chevalier sacré de Camelot assassine Varghese et laisse Perceval pour mort.
Le garçon s’engage alors sur les routes de Britannia, où il apprend qu’une prophétie le désigne comme l’un des quatre chevaliers destinés à provoquer la chute du roi Arthur. Bien que le manga fonctionne de façon autonome, les figures de la série originale — Meliodas, Ban, Merlin — ressurgissent au fil des arcs. Pour qui n’est pas prêt·e à quitter Britannia, c’est la suite logique.
2. Fairy Tail (Hiro Mashima, 2006)

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63 tomes publiés dans le Weekly Shōnen Magazine entre 2006 et 2017, plus de 72 millions d’exemplaires vendus : Fairy Tail est l’un des shōnens de fantasy les plus lus de sa décennie. Lucy, une jeune mage spécialisée dans l’invocation d’esprits célestes, rejoint la guilde Fairy Tail. Elle y rencontre Natsu, un chasseur de dragons au tempérament volcanique, et Happy, un chat doté d’ailes.
L’univers est structuré autour de guildes de mages rivales, chacune dotée de spécialités et de personnalités propres. Phantom Lord, Grimoire Heart, Tartaros : à chaque arc, la guilde affronte des adversaires plus redoutables que les précédents, et c’est la solidarité indéfectible entre ses membres qui leur permet de tenir — une dynamique très proche de celle des sept chevaliers de Suzuki. Les deux auteurs publiaient d’ailleurs dans le même magazine et ont signé un crossover commun en 2013.
3. Black Clover (Yūki Tabata, 2015)

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Dans le royaume de Clover, chaque habitant reçoit à quinze ans un grimoire qui canalise sa magie. Asta, un orphelin, est le seul à n’en recevoir aucun. Jusqu’au jour où un mystérieux grimoire à cinq feuilles — décoré d’un trèfle noir — se manifeste devant lui et lui confère des capacités d’anti-magie : le pouvoir d’annuler n’importe quel sort. Publié dans le Weekly Shōnen Jump depuis 2015, le manga est toujours en cours.
Asta intègre la compagnie des Taureaux Noirs, l’escouade la plus chahutée et la moins respectée du royaume, tandis que son rival d’enfance Yuno — lui, un prodige — rejoint l’élite des Cerfs Turquoise. Toute la série est portée par leur course parallèle vers le titre d’Empereur-Mage. Cadre médiéval-fantastique, compagnies de chevaliers-mages hiérarchisées, menaces qui s’empilent d’arc en arc : les lecteur·ices de Seven Deadly Sins seront en terrain familier.
4. Magi: The Labyrinth of Magic (Shinobu Ohtaka, 2009)

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37 tomes au compteur, publiés dans le Weekly Shōnen Sunday de 2009 à 2017 : Magi puise dans les Mille et Une Nuits pour bâtir un univers de fantasy singulier. Aladdin, un enfant aux pouvoirs obscurs, et Alibaba, un aventurier endetté, pénètrent ensemble dans les donjons — d’immenses labyrinthes gorgés de trésors et gardés par des djinns, des entités capables d’accorder à leur maître un pouvoir colossal.
La conquête de donjons ne dure qu’un temps. Très vite, le manga bifurque vers des conflits entre empires, des guerres de religion et des débats sur l’esclavage — un registre bien plus grave que ce que laissaient présager les premiers chapitres. Son monde emprunte à l’Orient ancien au sens large — empires perses, monde arabe, Rome antique, Chine impériale — ce qui lui donne un cadre géographique et culturel rare dans le shōnen. Récompensé par le 59ᵉ prix Shōgakukan (catégorie shōnen) en 2014, Magi a aussi engendré deux séries animées et un spin-off centré sur la jeunesse du roi Sinbad.
5. Fullmetal Alchemist (Hiromu Arakawa, 2001)

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27 tomes publiés dans le Monthly Shōnen Gangan de Square Enix entre 2001 et 2010. Plus de 70 millions d’exemplaires écoulés dans le monde. Fullmetal Alchemist raconte l’histoire d’Edward et Alphonse Elric, deux frères qui, enfants, ont tenté de ramener leur mère à la vie par alchimie. La transmutation a échoué : Edward y a perdu un bras et une jambe, Alphonse son corps entier — son âme est désormais arrimée à une armure de métal. Tous deux se lancent à la recherche de la Pierre philosophale, seul artefact susceptible de leur rendre ce qu’ils ont sacrifié.
La quête des deux frères sert de fil conducteur, mais le récit s’élargit vite : corruption militaire, génocide ethnique, manipulation politique à l’échelle d’un pays entier. Le tout est bouclé avec une rigueur peu commune dans le genre — pas d’arc inutile, pas de sous-intrigue laissée en suspens. La série a fait l’objet de deux adaptations animées ; c’est la seconde, Brotherhood (2009), qui suit fidèlement le manga jusqu’à sa conclusion.
6. Hunter × Hunter (Yoshihiro Togashi, 1998)

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38 tomes publiés par intermittence dans le Weekly Shōnen Jump depuis 1998. Gon Freecss, douze ans, quitte son île natale pour passer l’examen de Hunter, un titre d’élite qui ouvre l’accès à des missions interdites au commun des mortels : traquer des criminels, retrouver des trésors, étudier des créatures inconnues. Son but personnel : retrouver Ging, son père, lui-même Hunter de légende. En route, il se lie avec Killua, un garçon de son âge issu d’une famille d’assassins, Kurapika, dernier survivant d’un clan massacré, et Leorio, un aspirant médecin.
Hunter × Hunter se démarque de la plupart des shōnens par son système de pouvoirs — le Nen — dont les règles sont suffisamment rigoureuses pour que chaque affrontement repose sur la stratégie plutôt que sur la seule puissance brute. D’un arc à l’autre, Togashi change radicalement de registre : examen de survie, jeu vidéo mortel, guerre contre une espèce non humaine, thriller politique. Les pauses prolongées de l’auteur, dues à des problèmes de santé chroniques, rendent la publication erratique — mais la série reste en cours.
7. The Heroic Legend of Arslan (Hiromu Arakawa, 2013)

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Adapté des romans de Yoshiki Tanaka (1986–2017) et publié dans le Bessatsu Shōnen Magazine de Kōdansha depuis 2013 (23 tomes parus), ce manga signé Hiromu Arakawa prend place dans le royaume de Pars, un État inspiré de la Perse antique et réputé invincible grâce à sa cavalerie lourde. Mais une trahison interne cause la déroute de l’armée parsienne face aux Lusitaniens, un peuple fanatique venu de l’Ouest. Le roi Andragoras est capturé, la capitale Ecbatana tombe. Le prince Arslan, quatorze ans, n’a d’autre choix que de fuir avec une poignée de fidèles pour organiser la reconquête.
Stratégie militaire, intrigues de cour et combats au corps à corps cohabitent dans chaque arc. Les questions morales — le sort des esclaves, la légitimité d’une guerre sainte, le droit de gouverner — pèsent sur chaque décision d’Arslan et donnent au récit une épaisseur politique inhabituelle pour un shōnen. Le dessin d’Arakawa retrouve ici le terrain où il est le plus à l’aise — les scènes de bataille à grande échelle — et livre des planches aussi lisibles que celles de Fullmetal Alchemist, même dans les affrontements les plus chargés.
8. Helck (Nanaki Nanao, 2014)

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Publié sur la plateforme Ura Sunday et l’application MangaONE de Shōgakukan entre 2014 et 2017 (12 tomes), Helck démarre sur une prémisse absurde : trois mois après la mort du Roi des Démons, le royaume démoniaque organise un tournoi pour élire son successeur. Parmi les candidats se présente Helck, un héros humain d’une puissance phénoménale qui affirme détester l’humanité.
Vermilio, l’une des quatre souveraines impériales des démons, flaire le piège et tente de le disqualifier. Les premiers chapitres jouent la carte de l’humour et de la compétition loufoque, mais le ton se durcit sans prévenir. On découvre peu à peu ce qui a poussé Helck à renier les siens, et ce que cache le royaume des humains — une conspiration où la frontière entre les deux espèces s’avère bien plus poreuse qu’il n’y paraît. Le dénouement, aussi sombre que les premiers chapitres étaient légers, donne à l’ensemble une cohérence inattendue.
9. Akame ga Kill! (Takahiro et Tetsuya Tashiro, 2010)

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15 tomes prépubliés dans le Gangan Joker de Square Enix entre 2010 et 2016. Tatsumi, un villageois parti à la capitale impériale pour gagner de quoi nourrir les siens, découvre un régime pourri par la corruption. Après avoir échappé de justesse à une famille d’aristocrates qui kidnappait et torturait des voyageurs, il est recruté par Night Raid, une cellule d’assassins liée à l’armée révolutionnaire.
Chaque membre de Night Raid manie un Teigu, une arme impériale aux pouvoirs singuliers — un principe qui évoque les Sacred Treasures de Seven Deadly Sins. Mais la comparaison s’arrête là : Akame ga Kill! est un manga où tout personnage, y compris les protagonistes, peut mourir à chaque chapitre. La série a acquis dans la communauté manga la réputation d’un Game of Thrones du shōnen — le parallèle est excessif, mais il traduit bien le climat de danger permanent qui règne d’un bout à l’autre de ces 15 tomes.