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Que lire après « Kilomètre zéro » de Maud Ankaoua ?

Que lire après « Kilomètre zéro » de Maud Ankaoua ?

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Kilomètre zéro est un récit initiatique de Maud Ankaoua, publié en 2017 aux éditions Eyrolles. Premier roman de l’autrice, il retrace le parcours de Maëlle, directrice financière dans une start-up parisienne, qui s’envole pour le Népal afin de tenir une promesse faite à son amie Romane, atteinte d’un cancer. Au fil d’un trek dans l’Himalaya, Maëlle fait la connaissance de Shanti, un guide spirituel, et de Matteo, un chercheur, qui l’amènent à comprendre le pouvoir de ses propres pensées sur sa réalité et à se défaire des peurs qui, jusqu’ici, dictaient chacun de ses choix. Largement inspiré du propre voyage de Maud Ankaoua au Népal en 2010, le livre a rencontré un succès considérable, avec plus d’un million de lecteurs en France.

Si vous êtes à la recherche de lectures du même genre, voici quelques pistes.


1. Respire ! (Maud Ankaoua, 2020)

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Malo a trente ans, un poste de stratège financier à Bangkok et une vie qui, vue de l’extérieur, ressemble à une réussite impeccable. Sauf qu’à l’intérieur, tout s’effondre : il surprend une conversation qui lui laisse croire que ses jours sont comptés. Au moment où il envisage le pire, une vieille dame nommée Phueng, femme de ménage dans ses bureaux, lui propose un pacte étrange : trente jours de sa vie en échange d’une série d’expériences susceptibles de changer la donne.

Ce deuxième roman de Maud Ankaoua reprend la mécanique qui a fait le succès de Kilomètre zéro — un personnage en crise, un décor dépaysant (ici la Thaïlande), un guide inattendu — mais déplace le sujet vers le rapport au corps et aux émotions. Concrètement, Malo va réapprendre à respirer, se soumettre à des massages qui réveillent des douleurs enfouies, affronter sa peur au lieu de la fuir, et découvrir qu’accepter de dire « non » aux autres revient à se dire « oui » à soi-même. Là où Maëlle partait en quête d’un manuscrit salvateur, Malo découvre que les tensions, les douleurs et les émotions refoulées dans son corps sont précisément ce qu’il doit apprendre à accueillir — et non à étouffer sous le travail.


2. Plus jamais sans moi (Maud Ankaoua, 2023)

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Constance est une avocate brillante qui vient de décrocher le poste de ses rêves dans un cabinet d’élite. Sur le papier, tout va bien. En coulisses, c’est une autre affaire : elle est prisonnière d’une relation avec Lucas, un collègue marié qui promet de quitter sa femme sans jamais le faire. À peine son contrat signé, Constance découvre que sa période d’essai prend une tournure pour le moins inattendue — et c’est sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle qu’elle va devoir s’aventurer, loin de ses dossiers juridiques.

Troisième roman de Maud Ankaoua, Plus jamais sans moi aborde un terrain peu couvert par les deux précédents : les mécanismes de la peur en amour. Pourquoi Constance accepte-t-elle les silences radio de Lucas, ses promesses en l’air, le chaud et froid permanent ? Le roman met le doigt sur la dépendance affective, la terreur de la solitude et ces réflexes inconscients qui poussent à rester dans une relation toxique plutôt que d’affronter le vide. Kilomètre après kilomètre, entourée de ses amis, Constance va apprendre à identifier ces schémas — et surtout à s’en défaire.


3. Le jour où j’ai appris à vivre (Laurent Gounelle, 2014)

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Jonathan est agent d’assurances à San Francisco. Divorcé, il voit sa fille Chloé un week-end sur deux et mène une existence réglée comme du papier à musique — sans la musique. Un dimanche, sur les quais de la baie, une bohémienne lui saisit la main, blêmit, et lui annonce sa mort dans l’année. La prédiction n’a aucune base rationnelle, mais elle suffit à faire dérailler sa routine.

Guidé par sa tante Margie, une vieille dame qui cache derrière son humour pince-sans-rire une connaissance fine de la nature humaine, Jonathan se lance dans une série d’expériences qui vont modifier sa façon de voir le monde. Il s’essaie à la bonté gratuite envers des inconnus, apprend à savourer l’instant au lieu de planifier le suivant, et réalise que sa vie entière a été construite pour satisfaire les attentes des autres plutôt que les siennes. Laurent Gounelle appuie son récit sur des références à des travaux scientifiques réels — le rôle du microbiote intestinal dans la production de sérotonine (l’hormone de la satisfaction), les structures fractales du vivant, la psychologie positive — qui viennent nourrir les prises de conscience de Jonathan sans jamais prendre le dessus sur l’intrigue.


4. Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une (Raphaëlle Giordano, 2015)

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Camille a trente-huit ans, un mari (Sébastien), un fils de neuf ans (Adrien), un emploi stable. Et un mal diffus qu’elle ne sait pas nommer : les tensions avec son fils l’épuisent, son couple a glissé de la passion à la simple cohabitation, et elle ne saurait dire à quel moment exactement sa vie a cessé de lui plaire. Un soir de pluie, après une crevaison en pleine forêt, elle frappe à la porte d’un certain Claude, un homme d’une soixantaine d’années qui se présente comme « routinologue » — spécialiste de la « routinite aiguë », cette maladie silencieuse qui ronge les gens qui ont tout pour être heureux sans parvenir à l’être.

Raphaëlle Giordano a inventé un concept et, avec lui, tout un programme d’exercices pratiques que Camille va appliquer pas à pas : tenir un journal de gratitude, reformuler ses croyances limitantes, oser des choses qui lui font peur, reprendre contact avec ses rêves d’enfance. Le livre a la particularité de synthétiser ces outils en fin de volume, façon vade-mecum, ce qui en fait à la fois un roman et un petit guide pratique. Plus de deux millions d’exemplaires vendus plus tard, le diagnostic de « routinite aiguë » est devenu un classique du genre.


5. Le moine qui vendit sa Ferrari (Robin Sharma, 1997)

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Julian Mantle est un ténor du barreau : à cinquante-trois ans, il possède un château, une île privée, un jet et une Ferrari rouge. Il possède aussi un cœur en vrac, qui le lâche en plein tribunal. Après cette crise cardiaque, Julian vend tout — Ferrari comprise — et s’envole pour l’Himalaya. Trois ans plus tard, il revient méconnaissable et transmet à son ami John les sept vertus éternelles apprises auprès des Sages de Sivana.

Le livre de Robin Sharma prend la forme d’une longue conversation entre Julian et John, ponctuée de fables. Chaque fable correspond à un principe : le jardin rappelle qu’il faut entretenir son esprit comme on cultive un potager — les pensées négatives sont les mauvaises herbes, à arracher avant qu’elles n’envahissent tout ; le phare représente la nécessité de se fixer un cap clair dans la vie ; le lutteur de sumo incarne le kaizen, ce mot japonais qui désigne l’amélioration continue par petits pas quotidiens ; le câble d’acier symbolise la volonté, qui se renforce brin par brin. La structure est volontairement didactique — sept fables, sept principes, sept rituels à appliquer — et c’est ce format de « mode d’emploi » qui a fait du roman un best-seller mondial traduit dans plus de cinquante langues.


6. Le scarabée bleu (Emmanuelle Jappert, 2018)

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Anicha a seize ans et vit dans une oasis de la vallée du Dadès, au Maroc. Elle dévore les livres avec un appétit féroce mais, à force de se réfugier dans les pages, elle a oublié de regarder autour d’elle — au point que son corps finit par sonner l’alarme avec des douleurs violentes. C’est alors qu’un scarabée bleu se pose sur une pivoine et se met à lui parler. L’insecte, aussi perspicace qu’improbable, détecte chez la jeune fille un destin hors du commun et décide de la guider.

De Marrakech à Tanger, puis jusqu’en Égypte, Anicha affronte la solitude, la peur de l’inconnu et le poids d’une société patriarcale qui n’encourage guère une adolescente à prendre la route seule. Le récit emprunte à la tradition des Mille et une nuits — le magazine Happinez ne s’y est pas trompé — et se peuple de personnages secondaires (humains et animaux) qui chacun lui transmettent un fragment de lucidité sur elle-même : sa valeur, sa vulnérabilité, sa force. Là où la plupart des romans initiatiques de cette liste proposent des techniques concrètes de développement personnel, Le scarabée bleu fait le pari du conte et du symbolisme : l’idée que l’on peut se reconstruire en renouant avec la part enfantine et intuitive de soi passe par les images et les légendes, jamais par un exposé frontal.


7. Promets-moi d’être heureux (Célestin Robaglia, 2018)

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Gabriel a vingt-sept ans et l’énergie d’un dimanche pluvieux. Sa routine parisienne l’a englué ; son cousin Noé, installé sur le canapé depuis sept ans (littéralement), n’aide pas à relever le moral ambiant. Tout change le jour où Gabriel devient tuteur d’Aziliz, sa nièce de dix ans, après la mort de sa sœur Clara dans un accident. Avant de mourir, Clara lui a soufflé ces mots dans un rêve : « Promets-moi d’être heureux. »

Aziliz a dix ans et l’aplomb de quelqu’un qui en aurait cinquante : c’est elle qui, la première, regarde Gabriel dans les yeux et lui fait remarquer que sa vie ne ressemble à rien. Propulsé par cette franchise et par la promesse faite à Clara, Gabriel achète un vieux camion et file en Bretagne avec sa nièce et Noé. Le trio cherche un lieu pour vivre en harmonie avec la nature, loin de la course à la consommation. Sur place, Gabriel croise la route d’un druide (oui, un druide) qui lui apprend à cultiver un potager, à se lever avec le soleil et à danser au fest-noz. L’auteur, Célestin Robaglia, vit lui-même dans un écohameau à Trégrom, dans le Trégor — un lieu collectif et écologique fondé avec des amis — et son attachement à la sobriété heureuse, concept cher au philosophe et agriculteur Pierre Rabhi, irrigue tout le roman sans jamais verser dans le sermon.


8. Tu verras, les âmes se retrouvent toujours quelque part (Sabrina Philippe, 2017)

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La narratrice est jeune, psychologue, chroniqueuse télévisée spécialisée dans les questions sentimentales. Elle parle d’amour à longueur d’antenne mais vient de se faire quitter. Un matin, dans un café de l’île Saint-Louis à Paris, elle croise une élégante femme aux cheveux blancs et aux yeux clairs. Cette ancienne journaliste, au-dessus d’une tasse de thé, va lui raconter des heures durant la grande histoire de sa vie : un homme aux boucles brunes rencontré dans ce même café, un amour immédiat et absolu, une relation impossible à classer dans les cases habituelles du couple.

Sabrina Philippe, elle-même psychologue et ancienne chroniqueuse de l’émission Toute une histoire (France 2), signe un roman qui se penche sur la notion d’âme sœur au sens littéral : non pas simplement une personne compatible, mais un être avec qui le lien semble précéder la rencontre, comme si quelque chose de plus ancien que cette vie les reliait. Le livre ne s’adresse pas aux esprits strictement cartésiens ; il pose des questions qui relèvent davantage de la spiritualité que de la psychologie classique. La fin réserve d’ailleurs un retournement qui oblige à relire toute l’histoire différemment — et que l’on se gardera de révéler ici.


9. Le Café du bout du monde (John P. Strelecky, 2006)

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John (le personnage, pas l’auteur — quoique la frontière soit mince) est au bord du burn-out. Pour souffler, il prend la route, se perd, tombe en panne d’essence et atterrit dans un café surgi de nulle part. Sur le menu, entre le plat du jour et les desserts, figurent trois questions : « Pourquoi êtes-vous ici ? », « Avez-vous peur de la mort ? », « Êtes-vous épanoui·e ? » Ce qui devait être un simple repas se transforme en conversation existentielle avec la serveuse, le cuisinier et une cliente, trois personnes qui semblent avoir trouvé ce que John cherche encore.

Le livre se lit en une à deux heures — moins de cent pages — et c’est à la fois sa force et sa limite. John P. Strelecky ne fait pas dans la nuance ni dans la complexité narrative : il va droit au but. L’idée centrale est celle de la « Raison d’Être » (Purpose for Existing en anglais) : chacun·e aurait une raison fondamentale d’être en vie, et la plupart des gens passent leurs journées à travailler pour payer des choses qui ne les rapprochent jamais de cette raison. Autrement dit, on s’épuise à financer une vie qu’on n’a pas le temps de vivre. Le café, perdu au milieu de nulle part, offre à John exactement ce qui manque à son quotidien : un moment d’arrêt pour se poser enfin les trois questions qu’il évitait depuis des années.


10. L’Âme du monde (Frédéric Lenoir, 2012)

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Sept sages venus des quatre coins du monde — un rabbin, un moine catholique, un cheik soufi, une chamane, un maître taoïste, une mystique hindoue et une philosophe athée — reçoivent chacun un appel mystérieux les invitant à se rendre à Toulanka, un monastère perdu dans les montagnes tibétaines. Ils pressentent l’imminence d’un cataclysme planétaire et se réunissent pour transmettre à deux adolescents, Tenzin et Natina, les clés de la sagesse universelle.

L’idée de Frédéric Lenoir, philosophe et historien des religions, est de chercher ce que toutes les traditions spirituelles ont en commun une fois qu’on leur retire les dogmes et les rivalités historiques. En sept jours, les sages s’accordent sur un socle partagé : cultiver la sobriété plutôt que la convoitise, accepter ce qui ne peut être changé, vivre dans l’instant au lieu de ressasser le passé ou de redouter l’avenir, et passer de la peur à l’amour. Le postulat est ambitieux (et un brin utopique : imaginer un rabbin et un cheik tomber d’accord en sept jours relève presque de la science-fiction), mais le résultat tient en moins de deux cents pages et se lit comme un conte — un conte dont on peut ne pas partager toutes les conclusions, mais dont on sort avec l’envie d’y réfléchir un peu plus longtemps que d’habitude.