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Que lire sur Attila et les Huns ?

Que lire sur Attila et les Huns ?

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Au Ve siècle, l’Empire romain d’Occident vit ses dernières décennies. Depuis le grand passage du Rhin de la nuit du 31 décembre 406, où Vandales, Alains et Suèves traversent le fleuve gelé pour s’enfoncer en Gaule, le flot ne s’est plus arrêté : Wisigoths, Francs, Alamans, Burgondes et d’autres peuples encore franchissent régulièrement les frontières romaines, s’installent dans les provinces, pillent les villes ou négocient avec Rome leur statut de fédérés — c’est-à-dire d’alliés chargés de défendre la frontière en échange de terres. Dans ce cadre déjà très dégradé surgit une figure que la chrétienté latine assimile d’emblée à un démon : Attila, roi des Huns de 434 à 453.

Les Huns viennent de loin. Peuple cavalier originaire des steppes eurasiatiques, probablement apparenté aux nomades turco-mongols d’Asie centrale, ils font irruption au nord de la mer Noire vers 370 et écrasent les royaumes gothiques qui s’y trouvaient. Mis en déroute, les Goths se replient vers l’ouest : une partie obtient l’asile de l’Empire romain et franchit le Danube en 376, une autre se disperse à travers les Balkans et l’Europe centrale. Cette pression migratoire en chaîne déclenche ce que les manuels appellent les « grandes invasions ». Au début du Ve siècle, les Huns eux-mêmes s’installent dans le bassin des Carpates, autour de l’actuelle Hongrie, et y bâtissent un empire hétéroclite qui rassemble Alains (nomades d’origine iranienne), Gépides, Ostrogoths et bien d’autres peuples soumis ou alliés.

Attila accède au pouvoir en 434 aux côtés de son frère Bleda, qu’il fait supprimer vers 445 pour régner seul. En vingt ans, ce souverain double — négociateur madré quand il arrache à Constantinople des tributs en or toujours plus lourds sous menace permanente de guerre, et chef d’armée redoutable quand il lance ses cavaliers sur Rome — transforme son royaume en puissance continentale. En 451, il traverse la Gaule à la tête d’une immense coalition de peuples et affronte son ancien ami, le général romain Aétius, aux Champs catalauniques (quelque part dans la plaine champenoise, la localisation exacte reste débattue) : la bataille, longue et sanglante, force Attila à reculer vers le Rhin, sans qu’Aétius juge prudent de le poursuivre. L’année suivante, les Huns ravagent l’Italie du nord — Aquilée est rasée au point de ne jamais s’en relever, Milan et Pavie sont pillées —, puis Attila rencontre le pape Léon Ier près du Pô et renonce à marcher sur Rome pour des raisons qui font toujours débat (épuisement des troupes, maladies dans l’armée, approche des renforts de l’empire d’Orient). Il meurt en 453, la nuit de ses noces avec la jeune Ildico : la tradition lui prête une hémorragie nasale qui l’aurait étouffé dans son sommeil. Ses fils se déchirent aussitôt pour la succession, les peuples soumis se révoltent et écrasent les Huns à la bataille de Nedao en 454, et l’empire hunnique disparaît en quelques années.

La postérité du roi hun dépasse pourtant largement son règne. « Fléau de Dieu » pour l’hagiographie chrétienne (la littérature des vies de saints), héros fondateur pour les Hongrois qui verront plus tard en lui leur ancêtre, époux tragique dans la Chanson des Nibelungen, Attila inspire des tragédies (l’Attila de Pierre Corneille, 1667), des opéras (l’Attila de Verdi, 1846), des romans, des films hollywoodiens et jusqu’à des bandes dessinées. Séparer l’homme du mythe, le Hun historique du Hun imaginaire : voilà la tâche que se sont donnée les historien·ne·s modernes.

Les sept livres présentés ci-dessous suivent un ordre de lecture progressif. On commence par les biographies les plus accessibles, centrées sur Attila lui-même, puis on passe à une enquête qui démêle vérité historique et fabrique de la légende, avant d’aborder les grandes synthèses scientifiques sur l’empire hunnique d’Europe, pour terminer par une vue panoramique sur l’ensemble des peuples hunniques d’Eurasie.


1. Attila (Éric Deschodt, 2006)

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Publié en Folio Biographies, ce volume de 260 pages constitue une bonne entrée en matière : format resserré, récit accessible, parti pris de clarté. Éric Deschodt, journaliste de formation à la bibliographie variée (on lui doit des vies de Saint-Exupéry, Gide, Eiffel ou Louis XIV), propose ici un Attila lavé des pires clichés scolaires. Fini l’analphabète sanguinaire sous les sabots duquel, prétend la légende, l’herbe ne repoussait plus : place à un souverain lettré qui correspondait avec Rome, Constantinople, la Chine impériale et le Shah de Perse, entouré d’une cour cosmopolite — un Romain (Oreste, futur père du dernier empereur d’Occident), un Scire germanique (Édécon), un Grec (Onégèse).

L’angle retenu est celui du mystère. Pourquoi Attila ne s’est-il pas emparé de Rome ni de Constantinople alors qu’il en avait les moyens ? Pourquoi ce demi-tour aux Champs catalauniques devant Aétius, ce général romain qui avait passé une partie de son adolescence comme otage chez les Huns et connaissait donc personnellement Attila ? Deschodt avance une piste : la fascination qu’exerçait sur le roi hun la civilisation occidentale, qu’il préférait rançonner plutôt que détruire. Le livre déroule les épisodes clés — les ambassades, la campagne de Gaule, le détour par l’Italie, la mort soudaine — et restitue la complexité d’un homme dont les sources n’ont laissé qu’un portrait de seconde main, écrit par ses ennemis.

La contrepartie de cette lisibilité : Deschodt est aussi romancier, et cela se sent. Les lecteurs et lectrices attaché·e·s à la rigueur universitaire pourront trouver le récit un peu romancé, les sources peu discutées, certaines interprétations audacieuses. Mais pour qui veut se faire une idée d’ensemble en quelques soirées de lecture, c’est sans doute le meilleur point de départ disponible en poche.


2. Attila, roi des Huns, 434-453 (Marcel Brion, 1928)

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Voilà le vétéran de la liste. Paru en 1928 chez Gallimard sous le titre La Vie d’Attila, repris récemment par Tallandier dans la collection Texto, ce livre a presque cent ans — et l’écart se sent. Marcel Brion (1895-1984), futur académicien élu en 1964, historien d’art et auteur d’une centaine d’ouvrages (dont des biographies de Laurent le Magnifique, Charles le Téméraire ou Frédéric II de Hohenstaufen), appartient à une école de biographes littéraires où le récit prime sur l’érudition : peu de notes de bas de page, peu de discussion des sources, primat de la narration. Il écrit en outre avant les grandes fouilles archéologiques hongroises de l’après-guerre, qui ont depuis transformé la connaissance matérielle des Huns.

Ce qu’on lit ici tient autant du roman historique que de la biographie : dialogues reconstitués, scènes mises en mouvement, psychologie intérieure prêtée au personnage. Brion suit Attila de sa jeunesse dans les plaines danubiennes jusqu’à sa mort à Etzelburg (nom légendaire de sa capitale dans les sources germaniques), raconte l’unification des peuples sous sa bannière, les ambassades auprès des empereurs romains, les campagnes de Gaule et d’Italie. Le texte se lit d’une traite.

Le livre présente malgré tout un intérêt double. D’abord comme récit agréable et bien mené, qui couvre l’essentiel de ce que l’on croyait savoir en 1928. Ensuite comme document sur la représentation du roi hun dans la France de l’entre-deux-guerres : Brion donne un Attila mi-chef de guerre asiatique implacable, mi-figure tragique hantée par le destin, conforme à la vision littéraire de son temps. Lire Brion aujourd’hui, c’est moins apprendre ce qu’ont été les Huns que mesurer le chemin parcouru par l’historiographie en un siècle.


3. Attila et les Huns : Vérités et légendes (Edina Bozoky, 2012)

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Avec ce livre paru chez Perrin, on quitte la biographie pour entrer dans l’enquête menée par une historienne de métier. Maîtresse de conférences en histoire médiévale à l’université de Poitiers, hongroise d’origine, Edina Bozoky a consacré l’essentiel de ses travaux aux croyances et aux légendes médiévales. Cette spécialité change tout à l’angle adopté : la légende occupe ici une place centrale, pas un simple chapitre de conclusion.

Le livre s’ouvre sur un état des lieux sobre de ce que les sources fiables permettent d’affirmer sur Attila et les Huns — bilan nécessairement prudent, tant les témoignages directs sont rares. Le seul véritable témoin oculaire est Priscus, un intellectuel grec attaché à l’ambassade que l’Empire d’Orient envoie auprès d’Attila en 449, et dont les fragments conservés restent la clé de voûte de la documentation. Les parties suivantes reconstituent la fabrication progressive du « Fléau de Dieu ». Bozoky relit les vies de saints qui font d’Attila un faiseur de martyrs face aux évêques défenseurs des cités — sainte Geneviève aurait détourné le roi hun de Paris, sainte Ursule et ses onze mille vierges auraient été massacrées à Cologne. Elle examine ensuite les légendes de fondation italiennes (Venise naîtrait de la fuite des populations devant les Huns), les épopées germaniques où Attila apparaît sous le nom d’Etzel dans la Chanson des Nibelungen, et la mémoire hongroise qui, à l’inverse de l’Occident latin, en fait un roi idéal et fondateur.

Le dernier chapitre traverse les fictions modernes et contemporaines : la tragédie Attila de Pierre Corneille (1667), l’opéra du même nom de Verdi (1846), le diptyque Die Nibelungen de Fritz Lang (1924), la trilogie romanesque de William Napier, les téléfilms hollywoodiens, la bande dessinée, jusqu’aux jeux de société. On ressort du livre avec la conviction nette que l’histoire d’Attila est moins celle d’un homme que celle d’un imaginaire politique européen qui ne cesse de se rejouer. Un essai accessible, érudit, bienvenu pour qui veut comprendre pourquoi le nom d’Attila reste vivace quinze siècles après la mort du roi hun.


4. Le dossier Attila. Le roi des Huns au-delà du mythe (Katalin Escher, Iaroslav Lebedynsky, 2007)

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On passe ici à la référence scientifique. Co-signé par Katalin Escher, docteure en archéologie spécialiste du haut Moyen Âge et traductrice française de Bóna, et par Iaroslav Lebedynsky, professeur à l’Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco) et spécialiste des peuples de la steppe et du Caucase, ce volume publié chez Actes Sud / Errance est devenu le passage obligé sur le sujet. Le titre annonce le programme : il s’agit moins d’une biographie narrative que d’un dossier, au sens judiciaire du terme — un examen méthodique de ce que les sources permettent d’affirmer, et surtout de ce qu’elles ne permettent pas.

Le portrait qui s’en dégage bouscule les images reçues. Attila n’est ni le « fléau de Dieu » de l’imagerie chrétienne, ni le grand envahisseur asiatique venu anéantir Rome, mais un souverain ambitieux, héritier d’un empire déjà largement bâti par ses oncles et ses prédécesseurs. Les auteurs en font un diplomate rusé, expert dans l’art d’extorquer à Constantinople des tributs en or sous menace de guerre, et par ailleurs un général assez médiocre : sa campagne de Gaule en 451 se termine par un retrait forcé aux Champs catalauniques, son invasion d’Italie en 452 tourne court, et sa mort en 453 suffit à faire s’effondrer la domination hunnique en quelques années. Le livre contextualise minutieusement la vie du roi, analyse sa personnalité, ses croyances, ses capacités politiques et militaires, avant de retracer la naissance des grandes traditions légendaires.

Grand atout du volume : il donne en appendice la traduction française intégrale du célèbre fragment 8 de Priscus, ce récit d’ambassade de 449 qui est de loin la source la plus précieuse sur la cour d’Attila (banquets, protocole, dialogues avec le roi). Synthèse et outil de travail à la fois, le livre est court, dense, d’une sobriété d’analyse qui contraste avec les récits romancés accumulés depuis le Ve siècle. Certains ont reproché aux auteurs de tomber dans le travers inverse et de sous-estimer peut-être trop l’envergure réelle du personnage, mais le débat reste ouvert — et c’est justement ce que permet un bon dossier.


5. Attila. La violence nomade (Michel Rouche, 2009)

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Professeur émérite à Paris-Sorbonne et auteur d’un Clovis devenu classique, Michel Rouche signe chez Fayard ce pavé de 510 pages qui prend le relais du Dossier Attila d’Escher et Lebedynsky et pousse l’enquête plus loin. Spécialiste de l’Antiquité tardive et du haut Moyen Âge, Rouche pose d’emblée une question en forme de problème historique : pourquoi la violence hunnique a-t-elle à ce point frappé les contemporains qu’elle seule a survécu dans la mémoire collective, alors même que les autres peuples dits barbares étaient tout aussi brutaux ?

La réponse passe par une reconstitution de ce que les historiens appellent l’ethnogenèse des Huns — c’est-à-dire la manière dont un peuple se forme historiquement par agrégation progressive de groupes divers. Rouche reprend ici la thèse de l’historien autrichien Herwig Wolfram : les Huns ne sont pas un peuple homogène descendu en bloc des confins asiatiques, mais le produit d’une coalition progressive de nomades des steppes et de Germaniques orientaux, soudée par vagues successives. Le livre étudie la supériorité militaire apportée par l’arc composite (un arc court, renforcé de corne et de tendon, utilisable depuis la selle et bien plus puissant que les arcs simples de l’Antiquité) et par le cheval de guerre des steppes, les coutumes qui sidéraient les Romains (scarifications rituelles du visage lors des deuils, crânes de chefs vaincus transformés en coupes à boire), et la mécanique prédatrice d’une société hiérarchisée qui vit du butin et des tributs. Les cartes, nombreuses et placées à côté du texte, sont remarquables pour un ouvrage universitaire français ; les annexes fournissent sources traduites, chronologie et généalogies.

La critique savante a pointé quelques faiblesses, en particulier un traitement militaire de la campagne des Gaules moins solide que dans d’autres travaux récents. Le livre parle par ailleurs autant du monde nomade en général que d’Attila en particulier — son ambition est large, et les cent dernières pages prolongent la réflexion jusqu’aux Avars (peuple nomade qui succède aux Huns dans le bassin des Carpates aux VIe-VIIIe siècles), aux Hongrois, et jusqu’à la survivance du mythe au XXᵉ siècle. Reste un ouvrage de référence pour comprendre le phénomène hun sur le temps long, dans son contexte anthropologique et culturel.


6. Les Huns : Le grand empire barbare d’Europe, IVe-Ve siècles (István Bóna, 2002)

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Publiée aux éditions Errance dans une traduction signée Katalin Escher, la version française rend accessible à un public francophone un livre achevé peu avant la mort de son auteur en 2001. Figure majeure de l’archéologie hongroise pendant un demi-siècle, membre de l’Académie des sciences de Hongrie, István Bóna a laissé avec ce volume une somme qui reste la référence archéologique sur les Huns d’Europe.

Le livre se compose de deux parties complémentaires. La première, historique, se lit comme un récit continu : elle raconte le « siècle hun » (370-470), décrit la structure d’une société hiérarchisée qui emprunte à la fois aux traditions des steppes et au modèle royal perse des Sassanides (protocole de cour, banquets cérémoniels, faste du trône), relate les rapports tumultueux des grands-rois huns avec les empereurs romains d’Orient et d’Occident, et livre un portrait d’Attila en diplomate et maître chanteur plus qu’en grand chef de guerre. La seconde partie, archéologique, présente la quasi-totalité des vestiges européens liés aux Huns et leurs prototypes asiatiques : armes et harnachements, éléments du costume masculin et féminin, parures d’or incrustées de grenats, vaisselles, objets du quotidien. L’iconographie abondante et les commentaires précis sur chaque artefact en font un outil précieux, y compris pour qui s’intéresse aux échanges culturels entre les steppes et Rome.

On reprochera peut-être à l’édition française une cartographie un peu maigre pour le lectorat non hongrois, et une bibliographie majoritairement en langue magyare — inévitable, mais parfois regrettable. Ces réserves n’entament pas le statut du volume : c’est le livre auquel tous les autres renvoient, et il restera pour longtemps le passage obligé des lecteurs et lectrices qui veulent aller plus loin que la vulgarisation.


7. Huns d’Europe, Huns d’Asie : Histoire et cultures des peuples hunniques, IVe-VIe siècles (Iaroslav Lebedynsky, 2018)

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Pour clore cette liste, un livre qui prend du recul et élargit considérablement le cadre géographique habituel. Déjà croisé comme co-auteur du Dossier Attila, Iaroslav Lebedynsky propose ici chez Errance une synthèse sur l’ensemble des peuples hunniques d’Eurasie, pas seulement ceux qui ont marqué l’histoire romaine. Un parti pris salutaire : le règne d’Attila n’occupe au fond qu’une vingtaine d’années dans une histoire hunnique qui court du IVe au VIe siècle et s’étale sur la moitié d’un continent.

Aux côtés des Huns d’Europe, on découvre donc les Chionites, les Kidârites, les Hephtalites (ou Huns Blancs), qui ont affronté les Sassanides (la grande dynastie qui régnait sur l’Iran et la Mésopotamie du IIIe au VIIe siècle) et les royaumes indiens du nord-ouest. Lebedynsky mobilise toutes les sources disponibles — écrites, archéologiques, linguistiques, anthropologiques, artistiques — pour reconstituer l’histoire de ces populations, leurs modes de vie, leurs religions, leurs traditions guerrières, leurs styles décoratifs, et les replacer dans le monde plus vaste des steppes eurasiatiques. On y rencontre des figures familières comme Attila, mais aussi des personnages moins connus chez nous : Mihirakoula, ce « roi de l’Inde » hephtalite à la férocité légendaire, qui disposait dit-on de deux mille éléphants de guerre (soit grosso modo la cavalerie blindée d’une puissance moyenne aujourd’hui, mais avec des trompes).

L’ouvrage intègre les dernières découvertes et les débats en cours sur l’origine et les parentés des différents groupes hunniques — questions toujours ouvertes, que la génétique des populations anciennes commence à éclairer d’un jour nouveau. C’est le livre parfait pour sortir du tête-à-tête romain-hun et mesurer l’échelle véritable du phénomène, sur une carte qui va de la Gaule jusqu’aux confins de la Chine. Un bon terme pour une bibliothèque consacrée à Attila, et la promesse que l’enquête ne s’arrête pas là si l’envie vient de la prolonger vers les Scythes, les Sarmates ou les Mongols.