Trouvez facilement votre prochaine lecture
Que lire après « Dreamland » de Reno Lemaire ?

Que lire après « Dreamland » de Reno Lemaire ?

Cette page contient des liens affiliés vers Amazon et la Fnac. Si vous achetez un livre en passant par l’un de ces liens, nous touchons une petite commission — sans aucun surcoût pour vous. Une façon simple de nous soutenir. En tant que Partenaire Amazon, nous réalisons un bénéfice sur les achats remplissant les conditions requises.

Dreamland est un manfra créé par Reno Lemaire, publié chez Pika Édition depuis janvier 2006. On y suit Terrence Meyer, un lycéen montpelliérain qui, après avoir vaincu sa phobie du feu, accède au statut de « voyageur » et découvre chaque nuit Dreamland, le monde des rêves — un univers où chaque pouvoir naît d’une peur surmontée. La série compte actuellement plus de vingt tomes et une adaptation en anime est annoncée.

Pour celles et ceux qui cherchent des lectures dans le même esprit, voici quelques idées à ajouter à la pile.


1. Everdark (Romain Lemaire, 2018)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Romain Lemaire a été l’assistant de son cousin Reno sur Dreamland (du tome 4 au tome 13) avant de créer sa propre série chez Pika Édition. Everdark se situe dans un univers de dark fantasy où la Terre a été abandonnée. Les peuples vivent sur des royaumes disposés en strates et reliés par des « portes-nuages ». Vestiges d’une ère révolue, de gigantesques divinités pétrifiées — les Veilleurs — continuent d’émettre une énergie destructrice, convoitée par le royaume de Solaris et ses projets belliqueux contre le Ciel supérieur, territoire des Séraphim.

C’est face à cette armada que se dresse Neer, un guerrier solitaire dont les motivations se dévoilent par fragments, tome après tome. La filiation avec Dreamland est évidente — le goût pour les architectures de mondes complexes, le soin apporté aux rapports de force entre factions — mais Romain Lemaire assume un ton plus sombre et un rythme plus âpre que son cousin. Le premier tome s’est écoulé à plus de 11 000 exemplaires — l’un des meilleurs lancements shōnen de l’année 2018 en France.


2. Radiant (Tony Valente, 2013)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Premier manfra adapté en anime au Japon (studio Lerche, deux saisons entre 2018 et 2020), Radiant est publié chez Ankama Éditions depuis 2013. Seth, apprenti sorcier des Pompo Hills, est un « infecté » : il a survécu au contact des Némésis, des créatures dévastatrices tombées du ciel, et en a tiré des pouvoirs — ainsi que deux cornes sur le crâne. Son objectif : trouver le Radiant, le nid supposé des Némésis, pour les détruire à la source et prouver que sorciers et humains peuvent coexister.

Avec Mélie (sorcière dont la personnalité bascule sans prévenir entre douceur et violence) et Doc (chercheur aussi érudit que froussard), Seth affronte autant les Némésis que l’Inquisition, une institution qui traque les sorciers avec au moins autant de zèle que les monstres eux-mêmes. C’est là que Radiant frappe le plus juste : le vrai danger ne vient pas du ciel, mais de la peur que les infectés inspirent aux gens ordinaires. Tony Valente a déclaré à plusieurs reprises que la discrimination était le sujet central de sa série — et cela se sent à chaque arc.


3. Fairy Tail (Hiro Mashima, 2006)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Soixante-trois tomes publiés entre 2006 et 2017 dans le Weekly Shōnen Magazine (Pika Édition en France) : Fairy Tail est l’un des plus gros succès shōnen de sa décennie. Dans le royaume de Fiore, les mages se regroupent en guildes pour accomplir des missions rémunérées. Lucy Heartfilia, constellationniste, rejoint la guilde Fairy Tail grâce à Natsu Dragnir, chasseur de dragons qui maîtrise le feu, et Happy, son compagnon ailé. Avec Grey Fullbuster (mage de glace) et Erza Scarlet (chevalière d’exception), ils forment un noyau dur que le récit n’a cessé d’étoffer sur l’ensemble de la série.

Le lien entre Fairy Tail et Dreamland n’est pas qu’une parenté de genre : Reno Lemaire et Hiro Mashima sont amis, et leur complicité a donné lieu à un crossover inédit dans le tome 18 de Dreamland, où les deux univers se rencontrent le temps de quelques pages. La grande force de Fairy Tail tient à ses personnages : Mashima leur consacre plus de soin qu’à ses intrigues, et c’est cet investissement affectif — la certitude de retrouver des figures auxquelles on tient — qui a fidélisé son lectorat sur plus de dix ans.


4. Hunter × Hunter (Yoshihiro Togashi, 1998)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Peu de shōnen ont autant repoussé les limites du genre que Hunter × Hunter, publié dans le Weekly Shōnen Jump depuis 1998 (Kana en France). Gon Freecss, douze ans, quitte son île natale pour devenir Hunter — un aventurier d’élite — et retrouver son père, Ging, qui l’a abandonné à sa naissance. L’examen de Hunter lui fait croiser Kirua Zoldik, héritier d’une famille d’assassins en rupture de ban, Kurapika, dernier survivant du clan Kuruta, et Léolio, futur médecin.

Le système de pouvoirs — le Nen — est d’une densité rare : quatre principes de base, six catégories d’aptitudes, et des applications si variées que chaque combat devient un problème tactique à part entière. Mais ce qui fait la singularité de la série, c’est son refus de la simplicité morale. Gon n’est pas le héros pur qu’il semble être ; ses antagonistes ne sont pas les monstres qu’on attend. L’arc des Fourmis Chimères, en particulier, pousse cette ambiguïté jusqu’à un point rarement atteint dans le genre. La publication reste irrégulière — Togashi souffre de douleurs chroniques au dos qui l’empêchent de dessiner pendant de longs mois. Paradoxalement, ces pauses n’ont fait que renforcer l’aura de la série : chaque nouveau chapitre est accueilli comme un événement.


5. Seven Deadly Sins (Nakaba Suzuki, 2012)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Paru dans le Weekly Shōnen Magazine entre 2012 et 2020 en quarante et un tomes (Pika Édition en France), Seven Deadly Sins situe son action à Britannia, un royaume aux accents arthuriens. La princesse Élisabeth recherche les Seven Deadly Sins, sept chevaliers légendaires dispersés et accusés de trahison. Le premier qu’elle retrouve est Meliodas, capitaine du groupe : sous ses airs d’adolescent jovial et de patron de taverne ambulante (le Boar Hat), il dissimule un passé millénaire lié au clan des Démons.

Chaque Péché Capital — Diane, Ban, King, Gowther, Merlin, Escanor — possède un pouvoir propre et un passé douloureux que le récit révèle arc après arc. La série gagne en envergure lorsque le conflit oppose le clan des Démons à celui des Déesses et que les origines réelles de Meliodas et d’Élisabeth éclatent au grand jour. C’est un shōnen qui ne lésine pas sur les coups de théâtre, quitte à bousculer son propre statu quo tous les cinq tomes — une cadence qui ne laisse jamais le récit s’installer dans la routine.


6. My Hero Academia (Kōhei Horikoshi, 2014)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Dans un monde où 80 % de la population possède un super-pouvoir (appelé Alter), que signifie naître sans ? C’est la question que pose My Hero Academia, publié dans le Weekly Shōnen Jump entre 2014 et 2025 (Ki-oon en France). Izuku Midoriya est l’un de ces « sans-Alter », et il rêve pourtant de devenir héros professionnel. Sa rencontre avec All Might, le héros nº 1, bouleverse sa trajectoire : All Might lui transmet le One For All, un Alter qui se lègue de génération en génération — et qui menace de broyer le corps d’Izuku à chaque utilisation.

Intégré au lycée Yuei, Izuku apprend aux côtés de Katsuki Bakugo (rival d’enfance volcanique) et de Shōto Todoroki (fils du héros nº 2, en guerre froide avec son propre père). Là où la série surprend, c’est dans le traitement de ses antagonistes : Tomura Shigaraki n’est pas un simple méchant de service, mais un personnage dont l’histoire personnelle finit par peser autant que celle d’Izuku. La question du coût humain de l’héroïsme — pour ceux qui le pratiquent comme pour ceux qui en sont exclus — traverse toute la série.


7. Magi: The Labyrinth of Magic (Shinobu Ohtaka, 2009)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Magi puise dans les contes des Mille et Une Nuits sans s’y réduire. Publié dans le Weekly Shōnen Sunday entre 2009 et 2017 (37 tomes, Kurokawa en France), le manga de Shinobu Ohtaka suit Aladin, jeune garçon accompagné du Djinn Ugo (logé dans sa flûte), qui rencontre Ali Baba, roturier né dans les bidonvilles de Balbad. Ensemble, ils affrontent leur premier labyrinthe — l’une de ces structures apparues quatorze ans plus tôt, truffées de pièges mortels et de trésors. Quiconque parvient au bout obtient un Djinn et le titre de Conquérant de Donjon.

Le trio — complété par Morgiana, guerrière du clan des Fanalis, réduite en esclavage depuis l’enfance — évolue dans un monde où empires, Magi et l’organisation secrète Al-Thamen s’affrontent pour le contrôle des Rukhs, l’énergie spirituelle universelle. Mais la mangaka Shinobu Ohtaka ne se contente pas de chorégraphier des batailles : les arcs de Balbad et de Magnostadt abordent sans détour l’oppression économique, la ségrégation et les dérives autoritaires. Ce fond politique donne aux enjeux un poids que la plupart des shōnen de cette ampleur peinent à atteindre.


8. Lastman (Bastien Vivès, Balak & Michaël Sanlaville, 2013)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Publiée chez Casterman (collection KSTЯ) entre 2013 et 2019 en douze tomes, Lastman a reçu le Prix de la série au Festival d’Angoulême 2015. Deux mondes parallèles structurent le récit : la Vallée des Rois, éden médiéval où la magie est tangible, et Paxtown, métropole gangrénée par les cartels. Le jeune Adrian Velba, à peine adolescent, s’apprête à participer au tournoi annuel de combat de la Vallée. Privé de partenaire à la dernière minute, il voit débarquer Richard Aldana, un colosse bourru venu de Paxtown, qui s’impose comme son binôme.

Le premier cycle (tomes 1 à 6) suit ce duo asymétrique au fil du tournoi ; le second bifurque vers Paxtown et prend un virage nettement plus sombre. Trois auteurs se partagent le travail — Vivès et Balak au scénario, Vivès et Sanlaville au dessin — avec un rythme de production calqué sur celui des séries télévisées : vingt planches par semaine. Le résultat emprunte autant au cinéma d’action américain des années 1980 qu’au manga de combat, sans chercher à imiter ni l’un ni l’autre. La série a depuis été déclinée en anime (France 4, puis Netflix) et en jeu vidéo (Lastfight).


9. City Hall (Rémi Guérin & Guillaume Lapeyre, 2012)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Et si l’écriture manuscrite était une arme ? C’est le point de départ de City Hall, publiée chez Ankama entre 2012 et 2015 en sept tomes. L’action se déroule dans un Londres steampunk du début du XXe siècle où l’écriture est interdite. Au XVIIe siècle, on a découvert que toute description écrite à la main sur du papier donnait naissance à un être vivant, un « papercut ». Les plus talentueux des écrivains pouvaient ainsi créer des créatures d’une complexité et d’une puissance considérables. Il en a résulté une guerre si sanglante que le papier a été détruit et l’écriture bannie.

Lorsqu’un criminel nommé Lord Black Fowl brise cet interdit pour assassiner le ministre des Finances, le maire Malcolm Little n’a d’autre choix que de recourir aux armes de l’ennemi. Il confie un cahier et un stylo à deux écrivains de génie : Jules Verne et Arthur Conan Doyle. Les auteurs ont cité Death Note comme influence directe (le papier comme instrument de pouvoir absolu, mais ici pour donner la vie plutôt que la mort) et La Ligue des gentlemen extraordinaires d’Alan Moore pour le principe de figures historiques réunies dans une même fiction. La série tient sa promesse d’un bout à l’autre : un concept solide, pas de remplissage, et une conclusion à la hauteur.