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Les 5 meilleurs livres de la littérature algérienne

Les 5 meilleurs livres de la littérature algérienne

Cet article vous présente une sélection de 5 des meilleurs livres de la littérature algérienne.


1. L’attentat (Yasmina Khadra)

L'attentat (Yasmina Khadra)

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Dans un restaurant de Tel-Aviv, une femme se fait exploser au milieu de dizaines de clients. À l’hôpital, le docteur Amine, chirurgien israélien d’origine arabe, opère à la chaîne les survivants de l’attentat. Dans la nuit qui suit le carnage, on le rappelle d’urgence pour examiner le corps déchiqueté de la kamikaze. Le sol se dérobe alors sous ses pieds : il s’agit de sa propre femme.

Comment admettre l’impossible, comprendre l’inimaginable, découvrir qu’on a partagé, des années durant, la vie et l’intimité d’une personne dont on ignorait l’essentiel ? Pour savoir, il faut entrer dans la haine, le sang et le combat désespéré du peuple palestinien…

Yasmina Khadra, spécialiste de romans sur fond de terrorisme, déploie son talent de conteur pour dresser le tableur saisissant d’un pays rongé par la terreur.

À propos de l’auteur

Yasmina Khadra est le nom de plume de l’écrivain algérien Mohammed Moulessehoul, né le 10 janvier 1955 à Kenadsa, dans l’actuelle wilaya de Bechar dans le Sahara algérien.


2. Le fils du pauvre (Mouloud Feraoun)

Le fils du pauvre (Mouloud Feraoun)

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Une enfance et une adolescence dans une famille Kabyle, pendant l’entre-deux-guerres. C’est, à peine transposée, la jeunesse même de Mouloud Feraoun que nous découvrons. Ce témoignage plein de vérité et d’une émotion qui se teinte volontiers d’humour est d’un admirable conteur, qu’on a pu comparer à Jack London et à Maxime Gorki.

À propos de l’auteur

Mouloud Feraoun est un écrivain algérien d’expression française né le 8 mars 1913 à Tizi Hibel en Haute Kabylie. Il est mort assassiné par l’OAS à Alger le 15 mars 1962. Son œuvre la plus célèbre est la trilogie Le Fils du pauvre, La Terre et le sang et Les Chemins qui montent.


3. La grande maison (Mohammed Dib)

La grande maison (Mohammed Dib)

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 » Omar avait fini par confondre Dar-Sbitar avec une prison.

Mais qu’avait-il besoin d’aller chercher si loin ? La liberté n’était-elle pas dans chacun de ses actes ? Il refusait de recevoir de la main des voisins l’aumône d’un morceau de pain, il était libre. Il chantait s’il voulait, insultait telle femme qu’il détestait, il était libre. Il acceptait de porter le pain au four pour telle autre, et il était libre.  »

À propos de l’auteur

Mohammed Dib est un écrivain algérien d’expression française, auteur de romans, de nouvelles, de pièces de théâtre, de contes pour enfants, et de poésie. Son œuvre la plus célèbre est la trilogie La Grande Maison, L’Incendie et Le Métier à tisser.


4. Rue Darwin (Boualem Sansal)

Rue Darwin (Boualem Sansal)

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« Je l’ai entendu comme un appel de l’au-delà : Va, retourne à la rue Darwin. J’en ai eu la chair de poule. Jamais, au grand jamais, je n’avais envisagé une seule seconde de retourner un jour dans cette pauvre ruelle où s’était déroulée mon enfance ».

Après la mort de sa mère, Yazid, le narrateur, décide de retourner rue Darwin dans le quartier Belcourt, à Alger. « Le temps de déterrer les morts et de les regarder en face » est venu.

Une figure domine cette histoire : celle de Lalla Sadia, dite Djéda, toute-puissante grand-mère installée dans son fief villageois, dont la fortune immense s’est bâtie à partir du florissant bordel jouxtant la maison familiale. C’est là que Yazid a été élevé, avant de partir pour Alger. L’histoire de cette famille hors norme traverse la grande histoire tourmentée de l’Algérie, des années cinquante à aujourd’hui.

Encore une fois, Boualem Sansal nous emporte dans un récit truculent et rageur dont les héros sont les Algériens, déchirés entre leur patrie et une France avec qui les comptes n’ont toujours pas été soldés. Il parvient à introduire tendresse et humour jusque dans la description de la corruption, du grouillement de la misère, de la tristesse qui s’étend.

Rue Darwin est le récit d’une douleur identitaire, génératrice du chaos politique et social dont l’Algérie peine à sortir.

À propos de l’auteur

Boualem Sansal, né le 15 octobre 1949 à Theniet El Had, petit village des monts de l’Ouarsenis, est un écrivain algérien d’expression française, principalement romancier mais aussi essayiste, censuré en Algérie à cause de sa position très critique envers le pouvoir en place.


5. Nulle part dans la maison de mon père (Assia Djebar)

Nulle part dans la maison de mon père (Assia Djebar)

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Après plusieurs fresques historiques évoquant l’Algérie, Assia Djebar, s’abandonnant à un flux de mémoire intimiste, nous donne son livre le plus personnel. Elle ressuscite avec émotion, lucidité et pudeur la trace d’une histoire individuelle dont l’ombre projetée n’est autre que celle de son peuple.

Grandissant entre deux mondes, entre un père instituteur et une mère majestueuse qui lui fait découvrir la magie des fêtes féminines, une fillette porte, en même temps qu’elle découvre le  » monde des Autres  » à travers sa passion des livres et les confidences d’une amie de pensionnat, un regard fasciné sur son époque : bals européens donnés sur la place du village, prolétaires indigènes guettant dans le noir…

Lorsque la famille s’installe à Alger, la mère se mue en citadine à l’allure européenne et l’adolescente entame une correspondance secrète. Une histoire d’amour s’esquisse.

Dans Alger où la jeune fille ne cesse de circuler, après ses cours au grand lycée, elle s’enivre d’espace et de poésie. Un an avant une explosion qui secouera tout le pays, l’amorce de cette éducation sentimentale va-t-elle tourner court ?

Et la romancière de conclure :  » Pourquoi ne pas te dire, dans un semblant de sérénité, une douce ou indifférente acceptation : ne serait-ce pas enfin le moment de tuer, même à petit feu, ces menues braises jamais éteintes ?

Interrogation qui ne serait pas seulement la tienne, mais celle de toutes les femmes de là-bas, sur la rive sud de la Méditerranée… Pourquoi, mais pourquoi, je me retrouve, moi et toutes les autres : « nulle part dans la maison de mon père » ?  »

À propos de l’auteur

Assia Djebar, nom de plume de Fatima-Zohra Imalayène née le 30 juin 1936 à Ouled Hamou près d’Ain Bessem dans l’actuelle wilaya de Bouira et morte le 6 février 2015 à Paris, est une femme de lettres algérienne d’expression française.

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