Les 5 meilleurs livres de Cheikh Anta Diop

Les 5 meilleurs livres de Cheikh Anta Diop

Cheikh Anta Diop est un historien, anthropologue, et homme politique sénégalais. Il s’est attaché sa vie durant à montrer l’apport de l’Afrique et en particulier de l’Afrique noire à la culture et à la civilisation mondiale.


1. Nations nègres et culture – De l’antiquité nègre égyptienne aux problèmes culturels de l’Afrique noire d’aujourd’hui

Nations nègres et culture – De l’antiquité nègre égyptienne aux problèmes culturels de l’Afrique Noire d’aujourd’hui Cheikh Anta Diop

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Avec quarante ans de recul on s’aperçoit que les grands thèmes développés dans Nations nègres et culture, non seulement n’ont pas vieilli, mais sont maintenant accueillis et discutés comme des vérités scientifiques, alors qu’à l’époque ces idées paraissaient si révolutionnaires que très peu d’intellectuels africains osaient y adhérer.

L’indépendance de l’Afrique, la création d’un Etat Fédéral continental africain, l’origine africaine et négroïde de l’humanité et de la civilisation, l’origine nègre de la civilisation égypto-nubienne, l’identification des grands courants migratoires et la formation des ethnies africaines, etc., tels sont quelques thèmes principaux explorés par Cheikh Anta Diop, l’historien africain le plus considérable de ce temps.


2. Civilisation ou barbarie – Anthropologie sans complaisance

Civilisation ou barbarie – Anthropologie sans complaisance Cheikh Anta Diop

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Toutes les recherches scientifiques que Cheikh Anta Diop a menées depuis quelques décennies sur les fondements historiques de la civilisation africaine culminent en cet ouvrage capital, affirmation de l’identité nègre, dont le titre marque avec force l’enjeu : Civilisation ou barbarie.

 » Pour nous, écrit Cheikh Anta Diop, le retour à l’Egypte dans tous les domaines est la condition nécessaire pour réconcilier les civilisations africaines avec l’histoire, pour pouvoir bâtir un corps de sciences humaines modernes, pour rénover la culture africaine.

Loin d’être une délectation sur le passé, un regard vers l’Egypte antique est la meilleure façon de concevoir et bâtir notre futur culturel. L’Egypte jouera, dans la culture africaine repensée et rénovée, le même rôle que les antiquités gréco-latines dans la culture occidentale.  »

Cette œuvre exemplaire s’articule autour de grands thèmes qui s’inscrivent dans le débat culturel contemporain :

  • la démonstration de l’origine africaine de l’humanité, à la fois au stade de l’Homo erectus et à celui de l’Homo sapiens, fondée sur les données de la chronologie absolue, de l’anthropologie physique et de l’archéologie préhistorique ;
  • la description des lois qui gouvernent l’évolution des sociétés dans leurs différentes phases (clans, tribus, nations) ;
  • l’identification des différents types d’Etats et celle du moteur de l’histoire dans les Etats à  » mode de production asiatique  » ;
  • l’étude des différentes révolutions de l’histoire, surtout de celles qui ont apparemment échoué et que la théorie classique n’a jamais prises en compte ;
  • une définition de l’identité culturelle et une approche des relations interculturelles ;
  • l’évaluation de l’apport scientifique du monde noir égyptien à la Grèce en particulier ;
  • les prémisses d’une nouvelle philosophie largement fondée sur les sciences et l’expérience scientifique et qui pourrait, peut-être, un jour, réconcilier l’homme avec lui-même.

3. L’Afrique noire précoloniale – Étude comparée des systèmes politiques et sociaux de l’Europe et de l’Afrique noire, de l’antiquité à la formation des états modernes

L’Afrique noire précoloniale – Etude comparée des systèmes politiques et sociaux de l’Europe et de l’Afrique noire de l’antiquité à la formation des états modernes Cheikh Anta Diop

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Six ans après la parution de Nations Nègres et Culture, le professeur Cheikh Anta Diop publie, coup sur coup, en 1960, trois livres essentiels qui portent sur l’Unité culturelle de l’Afrique Noire, l’Afrique Noire pré-coloniale et les Fondements politiques, économiques, culturels, industriels, technologiques et scientifiques d’un futur État fédéral d’Afrique Noire.

L’histoire africaine était née, au terme d’une recherche scientifique harassante mais riche en perspectives humaines, conduite avec désintéressement, dans la solitude, pendant dix ans, au milieu d’épreuves de toutes sortes, recherche qui fut couronnée par un doctorat d’Etat ès lettres en Sorbonne. Son originalité fut rapidement reconnue.

Depuis ce fracassant instant de rupture épistémologique d’avec les cartons ethnographiques et les œillères de l’histoire africaniste, superficielle et anecdotique, le cadre général d’idées et de connaissances défini et dressé par le professeur Cheikh Anta Diop devenait bientôt, pour les jeunes chercheurs africains, une assurance et une incitation au travail.

Toute comptabilité bien faite, Cheikh Anta Diop apparaît, dès le départ, comme le véritable inventeur, de nos jours, de l’histoire africaine.

L’Afrique Noire pré-coloniale se veut un livre de « sociologie historique africaine », et le prouve; les problèmes majeurs développés dans cet ouvrage (analyse de la notion de caste, économies, États, idéologies, techniques et sciences de l’Afrique ancienne, etc.) ont connu, grâce au travail récent de jeunes universitaires africains, des prolongements heureux.

Cependant, il reste, pour sûr, des « territoires » non encore explorés mais qu’il faudra étudier, ardemment, à la suite du maître. La comparaison de l’évolution socio-politique de l’Europe et de l’Afrique, de l’Antiquité aux Temps Modernes, et, surtout, aussi, le problème, épineux, complexe, d’un haut intérêt scientifique et humain, des migrations primaires et de l’ethnogenèse des peuples actuels de l’Afrique devront faire l’objet d’études plus approfondies.

Tout cela qui requiert une interdisciplinarité vivante par l’emploi croisé de l’archéologie, la linguistique diachronique, la tradition orale, l’anthropologie culturelle, sans négliger l’apport des sciences naturelles et physicochimiques.

Et, toujours, selon la rigueur exemplaire du professeur Cheikh Anta Diop dont l’influence intellectuelle sur les études africaines sérieuses par les Africains reste indestructible. Le dialogue culturel, scientifique, entre les Africains et les Autres, au niveau international, est à ce prix.


4. Antériorité des civilisations nègres – Mythe ou vérité historique ?

Antériorité des civilisations nègres – Mythe ou vérité historique Cheikh Anta Diop

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Ouvrage longtemps épuisé, mais constamment demandé et recherché. La leçon est celle-ci. L’égyptologie, pour prendre toute signification en tant que science historique vivante, doit nécessairement renouer avec les civilisations négro-africaines, par-delà le formalisme froid de l’exégèse des textes.

Cette leçon inaugurale de Cheikh Anta Diop est devenue d’ores et déjà le bréviaire de l’égyptologie africaine et afro-américaine. Que l’égyptologie occidentale entende enfin, à son tour, la leçon de Cheikh Anta Diop pour le renouvellement des études égypto-nubiennes.


5. L’unité culturelle de l’Afrique noire – Domaines du patriarcat et du matriarcat dans l’antiquité classique

L’Unité culturelle de l’Afrique noire – Domaines du patriarcat et du matriarcat dans l’antiquité classique Cheikh Anta Diop

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J’ai voulu dégager la profonde unité culturelle restée vivace sous des apparences trompeuses d’hétérogénéité. Seule une véritable connaissance du passé peut entretenir dans la conscience le sentiment d’une continuité historique, indispensable à la consolidation d’un Etat multinational. (…)

Il n’est pas indifférent pour un peuple de se livrer à une telle investigation, à une pareille reconnaissance de soi ; car, ce faisant, le peuple en question s’aperçoit de ce qui est solide et valable dans ses propres structures culturelles et sociales, dans sa pensée en général, il s’aperçoit aussi de ce qu’il y a de faible dans celles-ci et qui par conséquent n’a pas résisté au temps.

Il découvre l’ampleur réelle de ses emprunts, il peut maintenant se définir de façon positive à partir de critères indigènes non imaginés, mais réels. Il a une nouvelle conscience de ses valeurs et peut définir maintenant sa mission culturelle, non passionnément, mais d’une façon objective, car il voit mieux les valeurs culturelles qu’il est le plus apte, compte tenu de son état d’évolution, à développer et à apporter aux autres peuples.

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