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Que lire après « Blue Box » de Kōji Miura ?

Que lire après « Blue Box » de Kōji Miura ?

Blue Box (Ao no Hako) est un shōnen manga écrit et dessiné par Kōji Miura, prépublié depuis avril 2021 dans le Weekly Shōnen Jump (Shūeisha). La série suit Taiki Inomata, lycéen membre du club de badminton, secrètement amoureux de Chinatsu Kano, étoile montante de l’équipe de basketball.

Entre entraînements matinaux et cohabitation imprévue, le manga entremêle romance adolescente et ambition sportive avec une sensibilité qui brouille les frontières entre shōnen et shōjo. Si vous vous demandez quoi lire après avoir refermé le dernier tome, voici quelques suggestions du même acabit.


1. Bloom (Saka Mikami, 2021)

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Dans une banlieue japonaise, deux lycées mitoyens se vouent une hostilité tenace : Chidori, école publique de garçons à la réputation désastreuse, et Kikyō, prestigieux établissement privé pour filles. Rintarō Tsumugi, élève de Chidori dont la carrure imposante effraie malgré lui, fait la connaissance de Kaoruko Waguri, une cliente régulière de la pâtisserie familiale, avant de découvrir qu’elle fréquente le lycée d’en face.

Là où Blue Box rapproche ses protagonistes par le sport, Bloom les réunit par-dessus les préjugés sociaux. Saka Mikami construit un récit aux allures de Roméo et Juliette moderne, où la douceur des sentiments naissants se heurte à des clivages absurdes entre établissements. Le trait, à la fois élégant et nerveux, saisit avec justesse les maladresses de l’adolescence et la chaleur des liens qui se tissent envers et contre tout.


2. Tani & Suzuki – You and I are polar opposites (Kōcha Agasawa, 2022)

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Miyu Suzuki est une lycéenne extravertie, soucieuse du regard des autres, secrètement éprise de Yusuke Tani, son exact opposé : un garçon taciturne qui dit ce qu’il pense sans détour. Plutôt que de languir pendant des tomes, la série abat ses cartes dès le premier volume — la déclaration survient très tôt, et le récit se concentre sur l’apprentissage de la vie à deux quand les personnalités divergent.

Cette approche distingue le manga de la plupart des romances scolaires, Blue Box comprise, où la tension repose longuement sur le non-dit. Kōcha Agasawa privilégie l’humour et la fraîcheur pour croquer le quotidien d’un couple en construction, sans jamais sombrer dans la mièvrerie. Les points de vue alternés de Tani et Suzuki confèrent au récit une sincérité désarmante, et la galerie de personnages secondaires — notamment le camarade Taira — apporte un relief bienvenu.


3. Medalist (Tsurumaikada, 2020)

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Inori Yuitsuka, 11 ans, rêve de décrocher l’or olympique en patinage artistique, mais personne ne croit en elle. Tsukasa Akeuraji, ancien patineur dont la carrière s’est brisée net, croise sa route et décide de devenir son entraîneur. Leur duo improbable — une enfant obstinée et un adulte en quête de rédemption — forme le cœur d’un seinen qui a raflé le Prix Shōgakukan 2023 et le Prix Kōdansha 2024.

Comme Blue Box, Medalist traite de la persévérance face à l’échec et de la volonté de se hisser au sommet d’une discipline exigeante. Tsurumaikada restitue avec précision la grâce et la brutalité du patinage artistique : les séquences sur la glace transmettent la vitesse, la tension musculaire et l’émotion d’un programme. Le manga aborde aussi le coût financier et psychologique de la compétition, sans jamais verser dans le misérabilisme.


4. Skip & Loafer (Misaki Takamatsu, 2018)

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Mitsumi Iwakura, jeune campagnarde au plan de vie millimétré, débarque à Tokyo pour intégrer un lycée d’élite. Dès le premier jour, ses maladresses la rendent mémorable — dans le bon comme dans le mauvais sens. Elle se lie avec Sōsuke Shima, garçon populaire et nonchalant dont le sourire cache des fêlures plus profondes qu’il n’y paraît.

Là où Blue Box ancre ses enjeux dans la compétition sportive, Skip & Loafer mise sur les dynamiques amicales et les micro-événements du quotidien lycéen. Misaki Takamatsu signe un manga de tranche de vie d’une empathie remarquable : chaque personnage, y compris les figures a priori antipathiques, bénéficie d’un développement nuancé. La série, lauréate du Prix Kōdansha 2023, aborde avec délicatesse des sujets comme l’identité de genre et l’anxiété sociale, sans jamais alourdir le ton léger qui fait sa force.


5. Insomniaques (Makoto Ojiro, 2019)

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Ganta Nakami, lycéen irascible à force de nuits blanches, découvre un jour Isaki Magari endormie dans l’observatoire abandonné du lycée. Insomniaque elle aussi, mais bien plus sociable, elle lui propose de partager ce refuge secret. Leur pacte nocturne va peu à peu les rapprocher, au rythme des étoiles qu’ils apprennent à observer.

Ce seinen en 14 tomes partage avec Blue Box un même sens du temps suspendu entre deux adolescent·es. Makoto Ojiro excelle dans les silences éloquents et les séquences contemplatives : les nuits d’observation, les promenades à l’aube et les battements de cœur partagés composent une atmosphère cotonneuse et lumineuse. Mais derrière cette douceur, le manga aborde avec tact la peur de l’abandon, la maladie et l’incertitude de l’avenir — des thématiques qui donnent à la romance une profondeur inattendue.


6. Wandance (Coffee, 2019)

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Kaboku Kotani, lycéen bègue, s’efforce de passer inaperçu. Tout bascule quand il aperçoit Hikari Wanda, une camarade de classe, danser seule en plein jour, totalement indifférente aux regards. Sa liberté de mouvement le sidère. Il rejoint alors le club de danse, convaincu que le corps peut dire ce que la parole lui refuse.

Blue Box et Wandance partagent une même conviction : le sport comme vecteur d’émancipation personnelle. Là où Taiki progresse au badminton pour se rapprocher de Chinatsu, Kaboku trouve dans la danse freestyle un moyen de surmonter son anxiété sociale. Le trait de Coffee, énergique et fluide, restitue la puissance des mouvements avec une intensité presque sonore. Mais le manga ne se limite pas à la technique : il sonde avec finesse la timidité, la jalousie et l’ambition — autant de sentiments qui résonnent chez quiconque a tenté de se dépasser.


7. Ao Ashi (Yūgo Kobayashi, 2015)

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Ashito Aoi, collégien de la préfecture d’Ehime, possède un talent brut pour le football mais pâtit d’un caractère impulsif. Repéré par Tatsuya Fukuda, directeur des U18 du Tokyo Esperion FC, il quitte sa province pour intégrer un centre de formation où le talent seul ne suffit pas : il faut aussi comprendre le jeu, accepter la remise en question et faire corps avec l’équipe.

Lauréat du 65e Prix Shōgakukan, Ao Ashi est au football ce que Blue Box est au badminton : un récit d’apprentissage ancré dans le réalisme sportif. Yūgo Kobayashi consacre la majeure partie de ses pages aux entraînements plutôt qu’aux matchs, et décortique la dimension tactique et psychologique du haut niveau. Les matchs, rares mais décisifs, concentrent une tension redoutable. À mi-chemin entre shōnen et seinen, la série parvient à passionner même les lecteur·ices indifférent·es au football.


8. Haikyu!! : Les As du volley (Haruichi Furudate, 2012)

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Shōyō Hinata, malgré son mètre soixante-trois, brûle de devenir un grand joueur de volley-ball. Son modèle : le « Petit Géant », ancien numéro 10 du lycée Karasuno. Lorsqu’il intègre ce même établissement, il découvre que son rival du collège, le passeur prodige Tobio Kageyama, est désormais son coéquipier. Les deux jeunes recrues devront transformer leur antagonisme en synergie pour relever un club déchu de son rang.

Difficile de parler de manga sportif sans évoquer Haikyu!!, référence absolue du genre et inspiration revendiquée de nombreuses séries, dont Blue Box. Haruichi Furudate maîtrise l’art de l’escalade dramatique : chaque set, chaque point disputé fait monter la tension d’un cran. Mais la force des 45 tomes tient surtout à l’écriture des personnages — adversaires compris — qui gagnent en épaisseur à mesure que les tournois s’enchaînent. L’esprit d’équipe, le dépassement de soi et la noblesse de la défaite y sont traités avec une justesse qui dépasse le cadre du sport.

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