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Que lire sur l'histoire du Maroc ?

Que lire sur l’histoire du Maroc ?

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Situé à l’extrémité occidentale du monde musulman, le Maroc est le seul pays du Maghreb à n’avoir jamais perdu sa monarchie. Dès l’Antiquité, les Phéniciens y fondent des comptoirs, et Rome intègre la Tingitane — la partie nord de l’actuel Maroc — à son réseau de provinces africaines. La conquête arabo-musulmane, au VIIe siècle, transforme le pays en profondeur : l’islam devient religion dominante, l’arabe s’impose comme langue du pouvoir et de l’administration, et le Maroc s’inscrit dans le monde islamique, de l’Espagne à l’Asie centrale. Au fil des siècles, plusieurs grandes dynasties — Idrissides, Almoravides, Almohades, Mérinides, Saadiens, Alaouites — se succèdent et façonnent un État monarchique d’une longévité remarquable : l’Algérie, la Tunisie et la Libye verront toutes leurs monarchies abolies au XXe siècle ; le Maroc, lui, conserve la sienne.

Le pays résiste longtemps à l’expansion ottomane, mais au XIXe siècle, il accumule les défaites militaires face à la France (bataille d’Isly, 1844) et à l’Espagne (guerre de Tétouan, 1859-1860), s’endette auprès des banques européennes ; son commerce, lui, passe sous contrôle britannique puis français. En 1906, la conférence d’Algésiras — réunie à l’initiative de l’Allemagne et de la France pour régler la « question marocaine » — place le pays sous surveillance européenne. Le traité de Fès (1912) entérine un protectorat franco-espagnol qui dure quarante-quatre ans. L’indépendance, obtenue en 1956, ouvre une période de consolidation du pouvoir royal sous Mohammed V, puis sous Hassan II — un règne de trente-huit ans, autoritaire et répressif, ponctué de tentatives de coups d’État militaires (1971, 1972), de la récupération du Sahara occidental et de ce que les Marocain·es appellent les « années de plomb » : des décennies de répression politique, d’emprisonnements arbitraires, de torture. À l’avènement de Mohammed VI, en 1999, le régime engage une libéralisation économique et révise le code de la famille, mais le Palais continue de verrouiller l’essentiel du pouvoir politique.

Les huit ouvrages présentés ici permettent d’aborder cette histoire sous des angles complémentaires : deux synthèses générales, plusieurs études consacrées à des périodes ou des figures décisives, et deux essais thématiques sur la coexistence judéo-musulmane et l’histoire de l’esclavage — des pans souvent relégués au second plan dans les récits nationaux.


1. Histoire du Maroc (Michel Abitbol, 2009)

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Historien et orientaliste, professeur à l’Université hébraïque de Jérusalem, Michel Abitbol couvre plus de trente siècles d’histoire, des comptoirs phéniciens à l’accession au trône de Mohammed VI. Le livre accorde une place centrale aux souverains qui ont modelé le pays : Moulay Idris, fondateur de Fès au VIIIe siècle ; Yussuf ibn Tashfin, chef almoravide qui bâtit Marrakech et repoussa la Reconquista chrétienne en Espagne ; ‘Abd al-Mu’min, dont l’empire almohade s’étendit de l’Andalousie à la Libye au XIIe siècle ; Moulay Isma’il, contemporain de Louis XIV, dont la dynastie alaouite règne toujours. Chaque portrait est relié aux conditions de l’époque : état des alliances tribales, rivalités dynastiques, circuits commerciaux, controverses théologiques.

La singularité de ce livre tient au croisement systématique de sources européennes, arabes et hébraïques. La plupart des historiens du Maghreb travaillent à partir d’archives françaises ou européennes ; Abitbol, lui, est aussi l’auteur de Le Passé d’une discorde. Juifs et Arabes depuis le VIIe siècle (prix Thiers de l’Académie française), et cette maîtrise des sources en arabe et en hébreu lui permet d’accorder une place réelle aux communautés juives — leur rôle économique, leurs relations avec le pouvoir sultanien, leur destin sous le protectorat — là où d’autres synthèses les mentionnent à peine. Abitbol montre aussi que le protectorat de 1912 n’est pas un coup de tonnerre : bien avant cette date, le Maroc est déjà sous dépendance commerciale européenne, et la colonisation formelle ne fait qu’entériner un rapport de domination installé depuis des décennies.


2. Histoire du Maroc (Daniel Rivet, 2012)

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Spécialiste du Maghreb colonial, Daniel Rivet part d’un constat de méthode : toute histoire nationale risque de lire le passé à la lumière du présent, comme si le Maroc d’aujourd’hui — ses frontières, son régime, ses mythes fondateurs — était l’aboutissement nécessaire de tout ce qui l’a précédé. Ce risque est particulièrement fort dans un pays qui, après la décolonisation, a dû reconstruire un récit identitaire sous l’impulsion de la monarchie. Pour l’éviter, Rivet date du XVe siècle l’émergence d’une entité marocaine distincte, au moment où l’Andalousie échappe définitivement au Maghreb et où le reste de l’Afrique du Nord passe sous contrôle ottoman — le Maroc reste alors le seul territoire de la région à conserver son autonomie. Les périodes antérieures — le legs de Rome, l’héritage chrétien, les premières dynasties islamiques — ne sont pas pour autant survolées : Rivet les traite pour ce qu’elles sont, et non comme de simples préludes au Maroc moderne.

Le livre alterne entre l’étude des structures de longue durée — comment l’État marocain s’est construit, comment le pouvoir central a toujours dû composer avec des périphéries tribales autonomes, comment des cultures aux antipodes (cités arabisées du Nord, casbahs berbères du Sud, communautés juives des mellahs — les quartiers juifs des villes marocaines) ont cohabité — et le récit des événements. Rivet s’intéresse autant aux bourgeois de Fès qu’aux paysans du Tafilalt, autant aux oulémas (les docteurs de la loi islamique) qu’aux saints des confréries soufies. Certains critiques lui ont reproché de s’appuyer trop largement sur des auteurs formés dans le cadre colonial (comme l’islamologue Georges Marçais) et de prolonger le cadre d’analyse de l’historien marocain Abdallah Laroui sans le renouveler assez — autrement dit, de proposer davantage une synthèse qu’un regard neuf. La critique a sa part de justesse, mais le bouquin reste l’une des meilleures introductions en langue française à l’histoire du Maroc dans sa durée.


3. La guerre du Rif. Maroc, 1921-1926 (Vincent Courcelle-Labrousse et Nicolas Marmié, 2008)

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Entre 1921 et 1926, un jeune chef rifain, Abdelkrim el-Khattabi, défie depuis les montagnes du nord du Maroc les deux puissances coloniales qui occupent le pays. En juillet 1921, ses troupes infligent à l’armée espagnole l’une des pires défaites de l’histoire coloniale européenne : le désastre d’Anoual, où plusieurs milliers de soldats sont tués en quelques jours. Le scandale est tel en Espagne — enquêtes parlementaires, indignation publique, mise en cause de l’état-major — qu’il fragilise le régime parlementaire et ouvre la voie au coup d’État du général Primo de Rivera en 1923. Puis c’est la France qui subit le choc. Lyautey, Juin, de Lattre de Tassigny, Catroux : les plus grands noms de l’armée française se retrouvent face à une guérilla paysanne qui menace de faire tomber le protectorat. À Paris, le conflit divise : à gauche, Doriot, Cachin et Thorez, rejoints par les surréalistes, dénoncent l’impérialisme colonial ; le gouvernement, lui, envoie Pétain prendre les commandes — ce qui revient à évincer Lyautey.

L’un avocat, l’autre journaliste, Vincent Courcelle-Labrousse et Nicolas Marmié signent la première synthèse en français accessible à un large public sur ce conflit. La guerre du Rif est longtemps restée dans l’ombre, coincée entre les deux guerres mondiales et réduite au rang de « petite guerre » coloniale dans l’historiographie française. Les auteurs montrent qu’elle fut au contraire un événement majeur : ils documentent l’usage de gaz chimiques par l’Espagne (avec l’aide de l’Allemagne) et par la France — un fait que les gouvernements concernés ont longtemps nié. Ils suivent aussi la postérité politique du conflit : la résistance d’Abdelkrim a nourri les mouvements anticoloniaux très loin du Maroc ; Ho Chi Minh, les nationalistes arabes et les panafricanistes y ont vu la preuve qu’une armée européenne pouvait être tenue en échec par un peuple colonisé. Le livre, qui a reçu le prix Lyautey, privilégie le récit chronologique des opérations militaires et diplomatiques, parfois au détriment de l’analyse en profondeur — les historiens ont pu le lui reprocher —, mais il rend enfin lisible un épisode décisif pour la naissance du nationalisme marocain.


4. Mohammed V. Dernier sultan et premier roi du Maroc (Benjamin Badier, 2025)

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Mohammed V (1909-1961) est le « père de la nation » marocaine. Son nom est partout — avenues, aéroports, places publiques —, et sa mémoire fait l’objet d’un culte officiel quasi unanime. Pourtant, jusqu’à la parution de ce livre, aucune biographie universitaire d’ampleur ne lui avait été consacrée. Normalien (ENS de Lyon), agrégé d’histoire et docteur de Paris 1, Benjamin Badier comble ce vide avec 528 pages fondées sur des archives françaises et marocaines en grande partie inédites. Il retrace le parcours d’un souverain placé sur le trône par la France à dix-huit ans, en 1927, qui compose d’abord avec la tutelle du protectorat, puis s’engage dans un bras de fer avec les autorités coloniales après la Seconde Guerre mondiale. Déposé en 1953 et exilé en Corse puis à Madagascar, Mohammed V est rappelé en 1955 : la vague de violences provoquée par sa déposition a fini par convaincre Paris que le maintenir à l’écart représentait un risque plus grand que son retour.

Badier restitue les dilemmes et les contradictions du souverain. Mohammed V s’est appuyé sur les nationalistes de l’Istiqlal pour contester le protectorat, mais il a veillé dans le même temps à contenir leur influence pour préserver ses prérogatives royales — une alliance de circonstance, non une convergence de projet. De même, ses choix face à la législation antijuive imposée par Vichy sont plus ambigus que ne le veut la légende : s’il s’est opposé à certaines mesures discriminatoires, c’était moins par humanisme universel que par réflexe de souveraineté — les juifs du Maroc étaient ses sujets, et il refusait qu’une législation importée de France vienne modifier leur statut sans son accord. La monarchie que Mohammed V lègue à son fils Hassan II en 1961 ne ressemble plus au sultanat dont il avait hérité : c’est un pouvoir vertical, centralisé, débarrassé de l’essentiel de ses contrepoids politiques. Badier donne à lire cette mutation de l’intérieur, archives en main.


5. Histoire du Maroc depuis l’indépendance (Pierre Vermeren, 2002)

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Le 2 mars 1956, le Maroc recouvre sa souveraineté après quarante-quatre ans de protectorat. Normalien, agrégé d’histoire et spécialiste du Maghreb contemporain, Pierre Vermeren parcourt dans ce livre les sept décennies qui suivent. Le récit s’organise autour de quatre séquences. D’abord la lutte pour le pouvoir entre l’Istiqlal — le principal parti nationaliste, artisan de l’indépendance — et le Palais, tranchée en faveur du trône à la mort de Mohammed V en 1961. Puis le premier règne de Hassan II, ébranlé par deux tentatives de coups d’État militaires (1971, 1972) et par l’assassinat en France de Mehdi Ben Barka — figure de l’opposition de gauche, enlevé en plein Paris en 1965 avec la complicité probable des services marocains et français. Vient ensuite la reconquête de l’unité nationale autour du Sahara occidental, après la Marche verte de 1975 — une marche de 350 000 civils organisée par Hassan II pour occuper l’ex-Sahara espagnol —, mais au prix des « années de plomb ». Enfin, l’ère Mohammed VI : promesses d’ouverture, attentats de Casablanca (2003), secousses du Printemps arabe (2011), et la question toujours ouverte de la nature réelle du régime.

L’ouvrage appartient à la collection « Repères » des éditions La Découverte : moins de 130 pages, mais une capacité rare à condenser l’essentiel. Vermeren éclaire les rapports de force entre monarchie, partis politiques, armée et islamistes ; il analyse les choix stratégiques du royaume — alliance avec les États-Unis et la France, relations discrètes avec Israël, politique africaine — et il aborde des sujets que le pouvoir marocain préfère taire, comme l’arabisation forcée de l’enseignement ou la répression des dissidents hors des frontières. Régulièrement mis à jour depuis sa première parution, le bouquin en est à sa cinquième édition.


6. Le Maroc en 100 questions (Pierre Vermeren, 2020)

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Qui gouverne réellement le Maroc ? L’islam marocain constitue-t-il un rempart contre l’islamisme radical ? Les Marocaines sont-elles libres ? Pourquoi les relations franco-marocaines se sont-elles dégradées ? Pierre Vermeren adopte ici un format question-réponse — cent questions, cent réponses — qui couvre l’histoire, la géographie, la société, l’économie, la religion et la politique du royaume. Le format, par nature, empêche les développements longs ; en contrepartie, il offre un accès rapide à des sujets que le lecteur·ice peut aborder dans l’ordre de son choix.

Le sous-titre — Un royaume de paradoxes — donne la clé de lecture. Vermeren montre comment le Maroc cultive une image de pays d’exception : le plus occidental des États arabes, signataire des accords d’Abraham avec Israël (2020), puissance islamique écoutée, allié fidèle de l’Occident. Mais cette vitrine coexiste avec des réalités que le pouvoir met moins en avant : pauvreté rurale profonde, contrôle étroit de la presse et emprisonnement de journalistes, crise ouverte avec l’Algérie, tensions avec l’Europe sur le dossier du Sahara, et un modèle de développement dont les fruits restent concentrés dans les élites urbaines. Vermeren ne verse ni dans le réquisitoire ni dans la complaisance ; il donne à voir un pays que les grilles de lecture simples — « modèle de stabilité » d’un côté, « régime autoritaire » de l’autre — échouent à saisir. Une édition mise à jour a paru en 2024.


7. Juifs et musulmans au Maroc (Mohammed Kenbib, 2016)

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Avant le milieu du XXe siècle, les communautés juives du Maroc comptaient environ 250 000 personnes et formaient la première communauté juive du monde arabe. Aujourd’hui, elles n’en rassemblent plus que 3 000 : à partir des années 1950, la majorité a émigré vers Israël (où vivent aujourd’hui quelque 400 000 descendants de juifs marocains), la France (80 000) et le Canada. Professeur d’histoire à l’Université Mohammed-V de Rabat, Mohammed Kenbib revient sur cette présence bimillénaire et les raisons de sa quasi-disparition. Son travail repose sur un large corpus documentaire : archives marocaines, françaises, britanniques et américaines, manuscrits en arabe, sources imprimées européennes.

Le livre met en lumière la contribution des communautés juives à l’histoire du pays — leur rôle dans le commerce maritime, la diplomatie des sultans, la vie économique et culturelle des grandes cités — sans pour autant idéaliser la coexistence. Kenbib analyse le statut de dhimmi, cette condition juridique propre aux sociétés islamiques qui accorde aux juifs et aux chrétiens une protection en échange d’un impôt spécifique (la jizya) et d’une position subalterne. Il montre comment ce cadre a été bouleversé par l’arrivée des Européens : à la fin du XIXe siècle, de nombreux juifs marocains cherchent à obtenir la protection consulaire d’une puissance occidentale pour échapper aux contraintes du droit islamique et à l’arbitraire des autorités locales.

Kenbib n’élude pas non plus les épisodes de violence, comme le pogrom d’Oujda en juin 1948 — quatre juifs assassinés, des dizaines de blessés, des maisons et des magasins détruits —, lié à la montée des tensions autour de la création de l’État d’Israël. L’ouvrage se conclut sur un fait remarquable : la Constitution marocaine de 2011, cas unique dans le monde arabo-musulman, reconnaît explicitement « l’affluent hébraïque » de la culture nationale — une formule qui dit à la fois la reconnaissance officielle et l’ampleur de ce qui a été perdu.


8. Le Maroc noir (Chouki El Hamel, 2019)

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Professeur d’histoire à l’Arizona State University, formé à la Sorbonne et au Centre de recherches africaines, Chouki El Hamel s’attaque à un sujet que le Maroc officiel préfère éviter : l’esclavage des populations noires dans les sociétés arabo-musulmanes. Si la traite transatlantique a fait l’objet de travaux innombrables, la traite transsaharienne — qui a acheminé des millions de personnes d’Afrique subsaharienne vers le Maghreb et le Moyen-Orient — reste beaucoup moins étudiée. El Hamel en reconstitue l’histoire au Maroc depuis les premiers siècles de l’islamisation, à partir des textes coraniques, des archives impériales et des chroniques arabes.

Le cœur du livre porte sur le règne de Moulay Isma’il (1672-1727). Pour consolider son pouvoir, ce sultan alaouite entreprend de constituer une armée d’esclaves noirs — les ‘Abid al-Bukhari. Il fait recenser tous les esclaves inscrits sur les registres de son prédécesseur al-Mansûr et va jusqu’à réduire en servitude les Haratin — des populations noires, souvent d’origine saharienne, installées dans les villes et les oasis du Sud, qui étaient pourtant musulmanes et libres. Cette décision provoque un conflit ouvert avec les oulémas de Fès : en droit islamique, il est interdit de réduire un musulman en esclavage, et les juristes contestent la légalité de l’opération. Le sultan passe outre, fait étrangler l’un des principaux contestataires (le juriste Ibn Jassus, en 1709) et impose la signature de registres d’esclaves qui établissent une équivalence entre peau noire et condition servile.

El Hamel montre comment cet épisode a contribué à enraciner dans la société marocaine un racisme durable, dont les traces se lisent encore aujourd’hui dans la marginalisation des populations noires et dans le statut ambigu des Gnawa — confrérie religieuse fondée par des descendants d’esclaves subsahariens. L’ouvrage a suscité des débats dans le milieu universitaire, notamment sur la manière dont El Hamel catégorise les identités ethnoraciales au Maroc (Noirs, Arabes, Berbères) selon des grilles qui doivent peut-être davantage au contexte académique américain qu’à la réalité locale ; mais il reste, à ce jour, le seul travail d’ampleur consacré à ce sujet à partir de sources primaires en arabe.