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Que lire après « Nos étoiles contraires » de John Green ?

Que lire après « Nos étoiles contraires » de John Green ?

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Nos étoiles contraires (The Fault in Our Stars) est un roman pour adolescents de l’écrivain américain John Green, publié en 2012 aux États-Unis et en 2013 en France chez Nathan. Il raconte l’histoire d’Hazel Grace Lancaster et Augustus Waters, deux adolescents atteints d’un cancer qui se rencontrent dans un groupe de soutien à Indianapolis.

Porté par un humour incisif et un refus net du pathos face à la maladie et à la mort, le roman est resté sept semaines consécutives en tête du classement du New York Times et a fait l’objet d’une adaptation cinématographique en 2014.

Si vous cherchez quoi lire ensuite, voici des romans proches par leurs thèmes — le deuil, la maladie, l’amour face à la perte.


1. Qui es-tu Alaska ? (John Green, 2005)

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Miles Halter, seize ans, quitte la Floride pour le pensionnat de Culver Creek, en Alabama, à la recherche de ce que Rabelais appelait le « Grand Peut-Être ». Sur place, il se lie avec le Colonel, Takumi et surtout Alaska Young — le genre de fille qui monopolise une pièce dès qu’elle y entre, capable de passer du rire le plus franc à un mutisme inquiet sans transition. Entre canulars, amitiés intenses et premières transgressions, la vie au campus semble ne jamais devoir finir — ce qui rend la suite d’autant plus violente.

Le récit se scinde en un « Avant » et un « Après », et ce qui relevait du roman d’apprentissage vire au deuil et à la quête de sens. John Green y impose un décompte silencieux vers la catastrophe et livre un premier roman couronné par le Michael L. Printz Award. Un livre où la perte frappe avant même qu’on ait appris à nommer ce qu’on ressent — et où la question « Qui était vraiment Alaska ? » n’obtient jamais de réponse nette.


2. Tous nos jours parfaits (Jennifer Niven, 2015)

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Violet Markey et Theodore Finch se croisent en haut du clocher de leur lycée de Bartlett, dans l’Indiana — tous deux prêts à sauter. Lui est la « bête curieuse » de l’établissement, soumis à des oscillations entre euphorie et accablement liées à un trouble bipolaire. Elle, ancienne élève modèle, n’a plus goût à rien depuis la mort de sa sœur dans un accident de voiture neuf mois plus tôt.

Ensemble, ils entament un projet scolaire qui les conduit à sillonner l’Indiana. Ces escapades, ponctuées de haltes loufoques et de découvertes inattendues, font naître entre eux une histoire d’amour où chacun aide l’autre à tenir debout. Mais tandis que Violet reprend pied, Finch s’enfonce dans une détresse que personne autour de lui ne parvient à mesurer. Jennifer Niven signe un roman frontal sur le suicide adolescent, nourri par sa propre histoire, et refuse de consoler à bon compte.


3. Si je reste (Gayle Forman, 2009)

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Mia Hall a dix-sept ans, une famille aimante — un père ancien punk, une mère ex-groupie, un petit frère débordant d’énergie — et un avenir prometteur de violoncelliste, avec l’espoir d’intégrer la prestigieuse Juilliard School. Un matin d’hiver, dans l’Oregon, un accident de voiture anéantit tout. Ses parents et son frère meurent. Mia, seule survivante, sombre dans le coma.

Son esprit, lui, se détache de son corps. Depuis cet entre-deux, Mia voit défiler ses proches à son chevet — ses grands-parents, sa meilleure amie Kim, Adam son petit ami guitariste — et revit ce qui a compté : les disputes tendres autour de la table, les concerts au fond d’un garage, le poids du violoncelle contre sa poitrine. En une seule journée, structurée heure par heure, elle doit trancher : rester ou partir. Gayle Forman construit un récit bref et tendu, où la musique — classique et rock — est aussi centrale que les personnages, et où la question, simple et vertigineuse, ne trouve jamais de réponse facile.


4. Five Feet Apart (Rachael Lippincott, 2018)

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Stella Grant et Will Newman sont deux adolescents atteints de mucoviscidose qui se croisent à l’hôpital. Le protocole médical leur impose de rester à au moins six pieds de distance l’un de l’autre pour éviter toute infection croisée potentiellement mortelle. Stella, rigoureuse dans son traitement, et Will, rebelle face à la maladie, vont pourtant se rapprocher au fil des jours.

Comme Hazel et Augustus, Stella et Will doivent aimer avec une épée de Damoclès au-dessus de leur tête. Le roman, adapté au cinéma en 2019, met en scène un amour rendu impossible par la maladie, où chaque geste de tendresse peut coûter la vie. On y retrouve cette tension permanente entre l’envie de vivre pleinement et la conscience aiguë de sa propre fragilité — un écho direct aux thèmes qui parcourent Nos étoiles contraires.


5. Avant toi (Jojo Moyes, 2012)

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Louisa Clark, vingt-six ans, vit dans une petite ville de l’Angleterre rurale, enchaîne les emplois précaires et n’a jamais quitté sa région. Lorsqu’elle est engagée comme auxiliaire de vie auprès de Will Traynor, ancien banquier et amateur de sensations fortes devenu tétraplégique après un accident de moto, la cohabitation s’annonce rude. Will est cynique, cassant, enfermé dans un désespoir qu’il ne cherche pas à dissimuler.

Au fil des semaines, Louisa parvient à le faire rire, puis à lui redonner envie de sortir. Entre réparties acides et instants de complicité inattendue, une histoire d’amour naît — improbable et asymétrique. Mais Louisa découvre que Will a pris une décision irrévocable : recourir au suicide assisté. Jojo Moyes ne cède jamais à la facilité du happy end et pose des questions éthiques sans issue claire — sur le handicap, l’autonomie et le droit de choisir sa propre fin — sans prétendre y répondre à la place du lecteur ou de la lectrice.


6. Everything, Everything (Nicola Yoon, 2015)

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Madeline Whittier a dix-huit ans et n’a jamais mis un pied dehors. Atteinte d’un déficit immunitaire combiné sévère — la maladie dite « de l’enfant-bulle » —, elle vit confinée dans une maison aseptisée de Los Angeles, sous la surveillance constante de sa mère médecin et de son infirmière Carla. Ses journées sont faites de lectures (dont son roman favori, Des fleurs pour Algernon), de cours en ligne et de rituels rassurants.

Un jour, Olly, adolescent habillé de noir au passé familial douloureux, emménage dans la maison voisine. Leurs premiers échanges passent par la fenêtre, puis par écran interposé — jusqu’au moment où Madeline décide que voir le ciel pour de vrai vaut le risque d’en mourir. Le roman de Nicola Yoon surprend aussi par sa mise en page inventive — illustrations, courriels, extraits de journal intime — et par un retournement final qui redistribue le sens de toute l’histoire.


7. Eleanor & Park (Rainbow Rowell, 2013)

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Rentrée 1986, Omaha, Nebraska. Eleanor — rousse, ronde, habillée de fripes dépareillées — monte dans le bus scolaire le premier jour de cours. Park — discret, d’origine coréenne par sa mère, fan de comics et des Smiths — est le seul à lui céder une place sur sa banquette. D’abord, ils s’ignorent. Puis Eleanor commence à lire par-dessus son épaule. Des bandes dessinées passent de main en main, des compilations sur cassette suivent, et un lien se noue, silencieux et obstiné.

Mais derrière cette romance nourrie de mixtapes et de références aux Watchmen, Rainbow Rowell installe un arrière-plan brutal. Eleanor subit le harcèlement au lycée et la violence de son beau-père Richie dans un foyer où règnent la peur et la précarité. Park, de son côté, cherche à s’affirmer face à un père qui ne comprend pas toujours sa sensibilité. Le roman tient à ce déséquilibre constant : à chaque scène de tendresse répond la peur qu’Eleanor rapporte chez elle chaque soir, et la narration alternée entre les deux voix donne à cette tension sa justesse.


8. Le Monde de Charlie (Stephen Chbosky, 1999)

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Charlie a quinze ans et entre au lycée après une année difficile, marquée par le suicide de son meilleur ami et la mort de sa tante Helen, à laquelle il était très attaché. Trop sensible, trop observateur, considéré comme un « freak » par ses camarades, il consigne son quotidien dans des lettres adressées à un destinataire anonyme — une forme épistolaire qui donne le sentiment d’entendre quelqu’un penser tout haut, avec une franchise que la conversation en face à face ne permettrait pas.

L’arrivée de Patrick et Sam, deux élèves plus âgés qui l’accueillent dans leur groupe, ouvre une brèche. Charlie découvre la musique, les fêtes, les premières amours, mais aussi la drogue, les secrets de famille et ce que chacun dissimule derrière ses habitudes. Stephen Chbosky, qui s’est inspiré de sa propre adolescence à Pittsburgh, aborde sans détour le harcèlement, l’homosexualité, la dépression et les traumatismes enfouis. Le style est d’une simplicité trompeuse — phrases courtes, vocabulaire d’adolescent — car le dénouement éclaire rétrospectivement chaque page et révèle tout ce que Charlie n’avait pas les mots pour dire.


9. Demain n’est pas un autre jour (Robyn Schneider, 2015)

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Souvent comparé aux romans de John Green, Demain n’est pas un autre jour (Extraordinary Means) raconte l’histoire de Lane, un lycéen à l’avenir tout tracé, envoyé dans un sanatorium pour adolescents après avoir contracté une souche résistante de tuberculose. Il y retrouve Sadie, une jeune fille qu’il avait connue enfant, entourée d’une bande de copains excentriques et résolument vivants.

Dans ce huis clos médical, Robyn Schneider mêle humour acéré et gravité avec une finesse qui rappelle l’équilibre tonal de Nos étoiles contraires. Le roman est narré à deux voix et pose la question des secondes chances : que faire quand la maladie redistribue les cartes ? Loin du pathos, le récit célèbre l’amitié, l’amour qui éclot et l’urgence de vivre sans attendre un lendemain qui n’est jamais garanti. Un roman à deux voix, grave et tendre à la fois.


10. La Voleuse de livres (Markus Zusak, 2005)

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Allemagne, 1939. Liesel Meminger, neuf ans, perd son petit frère Werner lors du trajet en train qui les conduit vers leur famille d’accueil à Molching, près de Munich. Sur la tombe, elle dérobe son premier livre — Le Manuel du Fossoyeur — sans même savoir lire. D’autres vols suivront. L’originalité du roman tient à sa narratrice : la Mort elle-même, dotée d’un humour noir et d’une compassion inattendue pour les mortels dont elle collecte les âmes.

Au 33, rue Himmel, Liesel s’attache à Hans Hubermann, son père adoptif accordéoniste qui lui apprend à lire la nuit, à Rosa, sa mère adoptive bourrue et tendre, et à Rudy Steiner, son voisin intrépide qui rêve d’imiter Jesse Owens. Lorsque la famille cache Max Vandenburg, un jeune boxeur juif, dans son sous-sol, le danger entre dans la maison. Markus Zusak fait de la lecture un geste concret de survie : Liesel lit à ses voisins pendant les bombardements, construit un dictionnaire sur les murs de la cave, offre des histoires à Max cloué dans le noir. Ce ne sont pas des symboles — ce sont les seules armes qu’elle possède.


11. Quelques minutes après minuit (Patrick Ness, 2011)

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Conor O’Malley, treize ans, vit seul avec sa mère dont le cancer résiste aux traitements. Son père a refait sa vie en Amérique, sa grand-mère le met mal à l’aise, et au collège, ses camarades l’évitent ou le harcèlent. Chaque nuit, un cauchemar terrible le réveille. Mais un soir, à minuit sept exactement, un monstre frappe à sa fenêtre : l’if du cimetière voisin a pris vie, créature colossale et ancienne, venue lui raconter trois histoires.

En échange, le monstre exigera une quatrième histoire — celle de Conor — et cette histoire devra être la vérité, celle qu’il se refuse à formuler. Les contes que narre l’if ne livrent ni morale simple ni réconfort facile : les héros y sont imparfaits, les coupables pas toujours ceux qu’on croit, et la frontière entre cruauté et nécessité s’y brouille sans cesse.

Né d’une idée originale de Siobhan Dowd, décédée avant d’avoir pu l’écrire, ce roman a été porté par Patrick Ness avec une sobriété et une précision remarquables — pas un mot de trop, pas une scène inutile. Couronné par la Carnegie Medal et le Prix Imaginales, c’est un livre court qui ne quitte pas facilement la mémoire, construit autour du deuil, de la culpabilité et de cette pensée inavouable que Conor retient depuis le début : il veut que tout s’arrête.