Trouvez facilement votre prochaine lecture
Que lire après « Le jeu des tricheurs » d'Anita Rigins ?

Que lire après « Le jeu des tricheurs » d’Anita Rigins ?

Cette page contient des liens affiliés vers Amazon et la Fnac. Si vous achetez un livre en passant par l’un de ces liens, nous touchons une petite commission — sans aucun surcoût pour vous. Une façon simple de nous soutenir. En tant que Partenaire Amazon, nous réalisons un bénéfice sur les achats remplissant les conditions requises.

Publié en août 2023 aux éditions Hugo Roman, Le jeu des tricheurs est un roman d’Anita Rigins. Il met en scène Belle et Priam, deux avocats ennemis depuis l’adolescence qui se retrouvent des années plus tard à Boston, chacun représentant une partie dans un divorce explosif. Entre joutes verbales au tribunal, coups bas assumés et attirance de plus en plus difficile à ignorer, leur rivalité professionnelle finit par céder sous le poids de sentiments que ni l’un ni l’autre ne voulait admettre. Mais le roman ne s’arrête pas là : à travers le personnage d’April — sœur de Priam et meilleure amie de Belle —, il aborde la maladie, le deuil, le harcèlement, et le récit bascule de la comédie mordante vers le drame pur, jusqu’à un dénouement qui a laissé bon nombre de lecteur·ices en larmes.

Si vous êtes à la recherche de lectures similaires, voici quelques pistes.


1. Le jeu des menteurs (Anita Rigins, 2024)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Spin-off du Jeu des tricheurs, Le jeu des menteurs nous ramène à Boston — mais du côté de la pègre, cette fois. On y suit Morgane Haman, substitut du procureur, chargée de faire tomber Reyes Morello, héritier d’une famille mafieuse de la ville. Là où Belle et Priam se disputaient à coups de dossiers de divorce, Morgane et Reyes jouent une partie où les vies sont en jeu — la leur comprise. Le roman emprunte au registre de la dark romance — ces récits où la relation amoureuse flirte avec le danger, la violence et l’interdit — sans jamais basculer complètement : Reyes n’est pas le monstre que son nom de famille laisse supposer, et Morgane n’est pas aussi inébranlable qu’elle veut bien le montrer.

On retrouve au passage Priam et Belle en personnages secondaires — Reyes étant le meilleur ami de Priam —, et les revoir à travers le regard d’autres protagonistes est un vrai plaisir. L’intrigue judiciaire se fait plus tendue, les secrets plus lourds. Surtout, la confrontation entre Morgane et Reyes ne se limite pas aux rapports de force : chacun finit par révéler ce qu’il tente de protéger — une famille dont il n’a jamais voulu hériter pour lui, des traumatismes enfouis liés à la violence pour elle.


2. Gold, Bright & Associés – Tome 1 : Le droit d’y croire (Tess Tjagvad, 2025)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Gracie a un nom de famille qu’elle préfère taire. Fille d’un avocat renommé de Boston, elle a pris le patronyme de sa mère et rejoint un cabinet concurrent — Gold, Bright & Associés — pour prouver qu’elle peut réussir sans le réseau paternel. Personne au cabinet ne sait qui est son père, et Gracie tient à ce que ça reste ainsi. Parmi les jeunes recrues ambitieuses, son principal rival s’appelle Ira : discret, attentif, et nettement plus complexe que la froideur qu’il affiche au premier abord. Assignés à la même affaire — une enquête sur une entreprise de cosmétiques soupçonnée de mener des tests sur animaux —, ils n’ont d’autre choix que de cohabiter professionnellement. Le problème, c’est que le courant passe un peu trop bien entre deux confrontations.

Premier tome d’une trilogie, ce roman offre une romance de type rivals-to-lovers (des rivaux qui finissent par tomber amoureux) doublée d’une véritable intrigue juridique. L’enquête n’est pas un simple prétexte au rapprochement : l’affaire de cosmétiques tient debout toute seule, avec ses fausses pistes et ses retournements. Ira, qui a grandi dans l’ombre d’une fratrie nombreuse et passait pour l’élève bizarre à l’école, apporte une douceur et une fragilité inhabituelles pour un rôle masculin dans ce type de récit. Gracie, elle, avance sur un fil : à mesure qu’elle se rapproche d’Ira, le risque que sa véritable identité éclate au grand jour — et ruine sa crédibilité au cabinet — ne fait qu’augmenter.


3. Conflits, Amour et Préjudices (Julie James, 2011)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Payton Kendall, féministe convaincue, et J.D. Jameson, fils d’un juge de renom élevé dans les cercles privilégiés de Chicago, sont avocats dans le même cabinet depuis huit ans. Huit ans de civilité de façade, de piques à peine voilées et d’une rivalité dont aucun des deux ne saurait expliquer l’origine exacte. Le jour où leur supérieur leur impose de collaborer sur un dossier majeur — tout en annonçant qu’un seul d’entre eux sera promu associé —, la guerre froide se transforme en conflit ouvert.

Julie James, elle-même diplômée en droit et ancienne avocate, ancre son intrigue dans un milieu professionnel qu’elle connaît sur le bout des doigts, ce qui confère aux scènes de tribunal et de bureau une crédibilité rare dans la romance contemporaine. Les références à Orgueil et Préjugés de Jane Austen ne sont pas qu’un clin d’œil cosmétique : comme Elizabeth Bennet face à Mr. Darcy, Payton juge J.D. sur ses privilèges de classe avant de découvrir que sa nonchalance de façade masque de vraies convictions et une loyauté qu’il ne sait pas exprimer — et J.D., de son côté, met un temps considérable à ravaler sa fierté. Le ton reste léger, les réparties font mouche, et le dénouement — s’il ne surprendra personne — a le bon goût de se faire attendre juste assez.


4. FBI/US Attorney – Tome 1 : Mon ange gardien (Julie James, 2010)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Cameron Lynde, substitut du procureur à Chicago, ne demandait qu’un week-end tranquille dans un palace. Au lieu de quoi, elle se retrouve témoin d’un meurtre commis dans la chambre voisine. Et comme si la situation n’était pas assez inconfortable, l’agent du FBI dépêché sur l’affaire n’est autre que Jack Pallas — le même Jack Pallas qui, trois ans plus tôt, a vu sa carrière manquer de dérailler après une décision prise par Cameron sur un dossier commun. Depuis, il lui en veut. Beaucoup.

Là où Conflits, Amour et Préjudices misait sur la comédie romantique pure, Mon ange gardien ajoute une dimension policière qui change la donne. Le meurtre n’est pas un fait divers isolé : la victime était liée à un homme politique de Chicago, et l’enquête tire un fil qui mène vers des jeux de pouvoir et des compromissions bien au-dessus du simple crime passionnel. La tension entre Cameron et Jack se nourrit autant de leur rancœur professionnelle que du danger qui plane sur Cameron, désormais témoin gênant qu’on préférerait voir se taire. C’est le premier tome de la série FBI/US Attorney, et l’on y croise déjà les personnages qui peupleront les volumes suivants — notamment Collin, le meilleur ami de Cameron, dont les interventions fournissent quelques-unes des scènes les plus drôles du roman. Pour qui a aimé le mélange romance-tribunal du Jeu des tricheurs, cette incursion du côté de l’enquête fédérale pousse la formule un cran plus loin.


5. Meilleurs ennemis (Sally Thorne, 2016)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Lucy Hutton mesure un mètre cinquante, porte des robes colorées, distribue des sourires à tout l’étage et collectionne les Schtroumpfs. Joshua Templeman porte des chemises impeccables, ne sourit jamais et semble avoir fait de l’exaspération de Lucy un sport quotidien. Depuis la fusion de leurs deux maisons d’édition — Gamin Publishing et Bexley Books —, ils partagent le même bureau, se font face huit heures par jour, et se vouent une hostilité aussi méthodique qu’inexplicable. Quand une promotion les met en compétition directe, les enjeux deviennent concrets : le perdant devra démissionner.

Adapté au cinéma en 2021 sous le titre The Hating Game, ce premier roman de Sally Thorne est rapidement devenu un classique du genre — et l’un des enemies-to-lovers (des ennemis qui tombent amoureux) les plus cités en recommandation. Le récit, entièrement narré du point de vue de Lucy, joue sur un ressort efficace : on devine ce que Josh ressent bien avant qu’elle ne le comprenne elle-même, et ce décalage entre ce que Lucy croit voir et ce qui se passe réellement crée une tension qui ne retombe jamais tout à fait. Le cadre — l’univers de l’édition — change agréablement des cabinets d’avocats, mais la mécanique de fond et la montée en tension rappelleront la dynamique entre Belle et Priam à quiconque sort du Jeu des tricheurs.


6. Dating You, Hating You (Christina Lauren, 2017)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Carter et Evie se rencontrent lors d’une soirée d’Halloween chez des amis communs — déguisés par accident de façon assortie, ce qui brise la glace assez efficacement. L’attirance est immédiate, et tout semble réuni pour une belle histoire. Sauf que Carter et Evie sont tous les deux agents artistiques à Hollywood, chacun dans une agence rivale. Et quand les deux agences fusionnent, les plaçant en compétition pour un même poste, leur romance naissante se mue en guerre de tranchées. Sabotages créatifs, coups en douce et remords garantis.

Derrière le pseudonyme Christina Lauren se cachent Christina Hobbs et Lauren Billings, duo d’auteures à succès connues pour la saga Beautiful. Dating You, Hating You se démarque de leurs précédents titres par un ancrage féministe assumé : le roman aborde de front le sexisme en milieu professionnel, incarné par Brad, le supérieur hiérarchique de Carter et Evie. Remarques condescendantes, promotions accordées selon des critères qui n’ont rien à voir avec la compétence : Brad représente, avec une précision agaçante parce que réaliste, ce que beaucoup de femmes subissent dans l’industrie du divertissement. L’histoire alterne les points de vue de Carter et d’Evie, et cette double narration révèle surtout à quel point chacun se trompe sur les intentions de l’autre — ce qui rend leurs sabotages mutuels aussi absurdes que touchants. Le cadre hollywoodien apporte son lot de situations mémorables — le chien de Brad, notamment, provoque un incident public qu’il vaut mieux découvrir par soi-même —, et si le dénouement penche du côté du conte de fées, il le fait sans trahir la trajectoire des personnages.