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Que lire après « Gunnm » de Yukito Kishiro ?

Que lire après « Gunnm » de Yukito Kishiro ?

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Gunnm est un seinen manga de science-fiction créé par Yukito Kishiro, prépublié entre 1990 et 1995 dans le magazine Business Jump de Shūeisha et compilé en neuf volumes.

On y suit Gally, une cyborg amnésique retrouvée dans la Décharge de Kuzutetsu par le cybernéticien Ido, qui lui offre un nouveau corps. Seul vestige de son passé : la maîtrise du Panzer Kunst, un art martial redoutable. Dans ce monde post-apocalyptique dominé par la cité flottante de Zalem, Gally cherche à reconstituer son identité au fil de combats brutaux et de rencontres qui l’obligent à décider ce qu’elle veut être.

Publié en France par Glénat dès 1995, Gunnm a été l’un des premiers mangas à trouver un large public occidental. Le film Alita: Battle Angel, réalisé par Robert Rodriguez et produit par James Cameron, en est l’adaptation cinématographique sortie en 2019.

Si vous vous demandez quoi lire après avoir refermé le dernier tome, voici quelques suggestions dans la même veine.


1. Ashman (Yukito Kishiro, 1997)

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Ce one-shot de 136 pages se déroule à Kuzutetsu, dans l’univers de Gunnm, et se concentre sur le monde brutal du Motorball. On y suit Snev, surnommé « le roi du crash » pour sa spécialité : offrir au public des accidents spectaculaires plutôt que des victoires. Hanté par le fantôme d’un homme qu’il a tué sur la piste, Snev traîne une culpabilité qui imprègne chaque course.

Lorsque son amie cartomancienne est assassinée, il quitte l’arène pour retrouver le meurtrier. Le récit bascule alors dans le polar noir, porté par un encrage en aplats de noir et blanc qui évoque le Sin City de Frank Miller. Snev est à l’opposé des figures mythologiques de Gunnm : fragile, humain, sans grandeur. Pas une page de trop. Réédité par Glénat en 2020.


2. Gunnm Other Stories (Yukito Kishiro, 1997)

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Ce recueil rassemble quatre histoires courtes liées à l’univers de Gunnm, publiées entre 1997 et 2006 dans Ultra Jump puis compilées en un volume unique. Douce Nuit fait office de préquelle et retrace les débuts d’Ido dans la Décharge, avant sa rencontre avec Gally. Supersonic Fingers oppose Gally, alors chasseuse de primes, au redoutable Doigt Sonique.

Borne 50 donne au sidekick humoristique de la série un rôle inattendu dans un épisode presque muet. Barjack Rhapsody suit la jeune Koyomi à la recherche de Den, le centaure de métal obsédé par la destruction de Zalem. Chaque récit comble un angle mort du Gunnm original — le passé d’Ido, les rouages de la chasse aux primes, le sort des personnages secondaires — et peut se lire indépendamment ou comme antichambre de Last Order. Publié par Glénat (288 pages).


3. Gunnm Last Order (Yukito Kishiro, 2000)

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Suite directe de Gunnm, cette série de dix-neuf volumes (douze en édition originale Glénat) reprend l’intrigue au moment où Gally est piégée par le professeur Desty Nova à la fin du tome 9. Son corps pulvérisé, elle est reconstruite par Nova sur Zalem avec le corps Imaginos, une enveloppe de combat conçue à partir de sa lame de Damas et capable de se régénérer. On apprend enfin d’où vient Yoko, ce que cache Zalem, et pourquoi Gally maîtrise le Panzer Kunst.

L’échelle change avec le ZOTT (Zenith of Things Tournament), un tournoi interplanétaire qui oppose Gally à des adversaires que le cadre terrestre de Gunnm n’aurait jamais pu contenir — guerriers de Jupiter, intelligences de combat, entités dont le corps même est une arme. Prépubliée dans Ultra Jump puis dans Evening après le départ de Kishiro chez Kōdansha en 2010, la série s’est achevée en janvier 2014 et débouche directement sur Mars Chronicle.


4. Gunnm Mars Chronicle (Yukito Kishiro, 2014)

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Troisième et dernière série de la saga, Mars Chronicle compte onze volumes prépubliés dans le magazine Evening de Kōdansha entre octobre 2014 et mars 2025. La narration alterne deux temporalités : des flashbacks sur l’enfance de Yoko sur une planète Mars ravagée par une guerre centenaire, et un présent situé trois ans après les événements de Last Order.

On découvre Yoko enfant, encore incapable de marcher malgré son corps de cyborg, protégée par son amie Erica dans un quotidien précaire, à des années-lumière de la Décharge et du Motorball. En parallèle, Gally affronte l’antagoniste Whophon, qui convoite un mystérieux trésor martien et complote contre la reine cydonienne Kagura Dornburg. La publication s’est achevée en 2025, et une nouvelle série a été annoncée par Kishiro. Édité en France par Glénat depuis 2016.


5. BLAME! (Tsutomu Nihei, 1998)

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Dans une mégastructure en expansion perpétuelle appelée la Cité, un homme nommé Killy arpente seul des niveaux immenses à la recherche du Net Terminal Gene, un marqueur génétique capable de restaurer le contrôle humain sur le réseau. Son unique arme : le Graviton Beam Emitter, un pistolet d’une puissance dévastatrice. Sur sa route, il croise des Safeguards hostiles, des Silicon Life et de rares survivants humains.

Prépublié dans Afternoon entre 1998 et 2003, BLAME! compte dix volumes (six en Master Edition Glénat). Nihei, ancien étudiant en architecture, a construit un manga où les décors — couloirs infinis, structures cyclopéennes, vides abyssaux — sont les véritables protagonistes. Les dialogues sont rares, l’atmosphère oppressante, et le silence visuel tient lieu de narration. Un film d’animation produit par Netflix est sorti en 2017, mais la Cité ne révèle vraiment son échelle que sur papier, là où l’œil peut s’attarder sur chaque double page.


6. The Ghost in the Shell (Masamune Shirow, 1989)

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Publié en volume unique dans Young Magazine de Kōdansha, The Ghost in the Shell suit le Major Motoko Kusanagi, officier de la Section 9, une unité anti-cyberterrorisme qui intervient dans un Japon futuriste où la cybernétisation des corps et des esprits est devenue la norme. La Section 9 traque le Puppet Master, un pirate informatique capable de s’infiltrer dans les « ghosts » — les consciences — de ses victimes et de les contrôler à distance.

La question centrale est simple : qu’est-ce qui définit l’humain quand le corps n’est plus qu’une coquille interchangeable ? Shirow agrémente ses planches de notes techniques et philosophiques parfois très denses — chose rare dans un manga, et qui lui donne un statut hybride entre fiction et essai. Deux suites existent (1.5 et 2: Man-Machine Interface). Le film de Mamoru Oshii sorti en 1995 a profondément influencé la science-fiction au cinéma — les Wachowski l’ont cité comme source d’inspiration directe pour Matrix.


7. Akira (Katsuhiro Otomo, 1982)

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Peu de mangas de science-fiction ont eu l’influence d’Akira. La série se compose de quatorze volumes en couleur (ou six en noir et blanc selon l’édition) prépubliés dans Young Magazine entre 1982 et 1990. L’histoire prend place à Neo-Tokyo en 2030, reconstruit après une explosion mystérieuse qui a détruit la capitale en 1988. Kaneda, chef de gang motard, et Tetsuo, son ami d’enfance, croisent par accident la route d’enfants cobayes dotés de pouvoirs psychiques et d’un projet militaire secret nommé Akira — une force que le gouvernement pensait avoir enterrée avec l’ancienne Tokyo.

Katsuhiro Otomo a réalisé lui-même l’adaptation cinématographique de 1988, qui a fait découvrir l’animation japonaise à une génération entière de spectateurs occidentaux. Le manga va toutefois beaucoup plus loin : l’effondrement de Neo-Tokyo n’est pas une fin, mais un point de bascule après lequel les factions s’affrontent pour le contrôle des ruines. La précision graphique d’Otomo dans le rendu des destructions urbaines — chaque brique, chaque éclat de béton — n’a toujours pas trouvé d’équivalent. Édité en France par Glénat depuis 1990.


8. Origin (Boichi, 2016)

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Tokyo, 2048. Un androïde connu sous le nom d’Origin vit parmi les humains et dissimule sa nature. Son créateur, un ingénieur solitaire, lui a laissé une seule directive avant de mourir : mener une vie convenable. Mais ses huit « frères », d’autres robots conçus par le même homme, tuent des humains sans distinction. Origin doit les affronter sans révéler son secret.

Dix volumes parus dans Young Magazine de Kōdansha (2016-2019), publiés en France par Pika. Boichi, également dessinateur de Dr. Stone et auteur de Sun-Ken Rock, utilise une technique de modélisation 3D qui rend chaque impact physiquement lisible, même dans les séquences les plus rapides. Le manga a reçu le Grand Prix de la division Manga au Japan Media Arts Festival 2019. La directive — « mène une vie convenable » — donne à Origin un fil moral étonnamment simple pour un récit aussi violent : qu’est-ce qu’une vie convenable quand on n’est pas humain ?


9. Biomega (Tsutomu Nihei, 2004)

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En l’an 3005, le virus N5S a transformé la majeure partie de l’humanité en Drones, des créatures zombifiées. Zoichi Kanoe, agent synthétique de la Toha Heavy Industries, parcourt les ruines de la civilisation à moto, accompagné de Fuyu, une intelligence artificielle intégrée au système de son véhicule. Leur mission : retrouver des individus immunisés contre le virus, en particulier Eon Green, une jeune femme capable de transmuter le N5S.

Face à eux, la Data Research Foundation (DRF) veut non pas guérir le virus N5S, mais s’en servir pour forcer l’évolution de l’espèce humaine vers une forme qu’elle juge supérieure. Prépubliée dans Ultra Jump entre 2004 et 2009, la série compte six volumes (Glénat). On retrouve l’univers visuel de Nihei — architectures démesurées, horizons écrasés — dans un format plus ramassé et plus narratif que BLAME!. Le rythme est brutal, les rebondissements imprévisibles, et un ours armé d’un fusil nommé Kozlov vole la vedette à la moitié du casting.


10. Levius (Haruhisa Nakata, 2012)

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Au XIXe siècle d’une « nouvelle ère » qui a suivi une guerre dévastatrice, un sport domine le divertissement populaire : la boxe mécanique. Les combattants, équipés de membres cybernétiques, s’affrontent dans des arènes monumentales où leur sang se change en vapeur. Levius Cromwell a perdu son père dans la guerre et veille sur une mère plongée dans le coma. Pour survivre et financer ses soins, il monte sur le ring.

Prépubliée dans le magazine Ikki entre 2012 et 2014, cette série de trois volumes (Kana, collection Big Kana) se lit de gauche à droite, fait rare pour un manga. Derrière les combats, c’est la corporation Amethyst qui tire les ficelles : A.J. Langdon, l’adversaire principale de Levius, n’est pas seulement une boxeuse, mais un sujet d’expérience dont le corps a été reconfiguré contre sa volonté. Nakata a prolongé l’univers avec la série Levius/est, publiée dans Ultra Jump à partir de 2015. Une adaptation animée produite par Polygon Pictures est disponible sur Netflix.


11. Eden: It’s an Endless World! (Hiroki Endo, 1998)

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Dans un futur proche, le closure virus a décimé 15 % de la population mondiale : il durcit l’épiderme de ses victimes et liquéfie leurs organes internes. Les équilibres politiques se sont effondrés. Le Propater, une fédération paramilitaire aux méthodes radicales, tente d’instaurer un gouvernement mondial. Au centre de cette débâcle : Elijah Ballard, un adolescent de quinze ans séparé de sa mère et de sa sœur par le Propater, dont le père Enoah est devenu le plus puissant baron de la drogue en Amérique du Sud.

Dix-huit volumes publiés dans Afternoon (1998-2008), réédités par Panini Comics depuis 2021. Les noms des personnages sont tirés de la mythologie gnostique, et cette influence est partout : les questions de transcendance et de chute y côtoient des scènes de trafic de drogue, de guerre civile et de deuil familial. Hiroki Endo ne sépare jamais la violence des conséquences qu’elle entraîne — on tue, et on vit avec. Le magazine Wizard l’a élu meilleur manga de l’année 2007.


12. Last Hero Inuyashiki (Hiroya Oku, 2014)

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Ichirō Inuyashiki a 58 ans, mais en paraît bien davantage. Méprisé par sa famille, atteint d’un cancer en phase terminale, il ne trouve de réconfort qu’auprès de sa chienne Hanako. Une nuit, une navette extraterrestre le percute dans un parc et le tue. Pour effacer les traces de leur passage, les extraterrestres reconstruisent son corps sous forme de cyborg surpuissant. Mais un lycéen, Hiro Shishigami, a subi la même transformation — et choisit d’utiliser ses pouvoirs pour assassiner des innocents.

Dix volumes parus dans Evening (2014-2017), publiés en France par Ki-oon. Hiroya Oku, auteur de Gantz, oppose deux figures symétriques : un vieil homme que plus personne ne regarde et un lycéen que tout le monde admire. Le premier se découvre une raison de vivre : il sauve des inconnus. Le second, libéré de toute contrainte par son nouveau corps, tue pour le plaisir de ressentir quelque chose. Oku dessine en modélisation 3D — comme Boichi dans Origin —, mais là où Boichi privilégie la lisibilité de l’impact physique, Oku recherche le malaise : les visages sont trop réels, les décors trop nets, et la violence prend une dimension clinique qui empêche de la trouver « cool ». Adapté en anime par le studio MAPPA en 2017 et en film live en 2018.