Les 5 meilleurs livres de Mo Yan

Les 5 meilleurs livres de Mo Yan

Mo Yan, de son vrai nom Guan Moye, est un écrivain chinois, né le 17 février ou le 5 mars 1955 ou bien encore en mars 1956 à Gaomi dans la province du Shandong en Chine. Le 11 octobre 2012, il a reçu le prix Nobel de littérature.


1. Beaux seins, belles fesses

Beaux seins belles fesses Mo Yan

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Beaux seins belles fesses. Les enfants de la famille Shangguan a été publié en Chine en 1995. Il raconte l’histoire d’une famille, la famille Shangguan, de la province du Shandong (région natale de l’auteur) depuis la fin du XIXe siècle jusqu’à nos jours en mettant en valeur la figure de la mère, qui donne naissance à neuf enfants dont un seul garçon.

Vaste fresque de la société rurale dans cette province confrontée à l’invasion allemande puis japonaise, et aux prises de pouvoir successives du Guomindang et du Parti communiste, ce roman est centré sur le personnage de Jintong (Enfant d’or) que son attachement immodéré et obsessionnel au sein maternel entraîne dans des situations plus tragiques les unes que les autres. Les destins du garçon et de ses huit sœurs sont irrésistiblement liés aux aléas de l’histoire de la chine au XXe siècle.

La liberté de ton de cette œuvre a valu de nombreuses attaques à son auteur. Mo Yan a cependant obtenu en 1996 le prix richement doté de la revue chinoise Dajia. La traduction réalisée par Noël et Liliane Dutrait s’appuie, à la demande de l’auteur, sur une version revue et corrigée encore inédite en Chine.


2. Le maître a de plus en plus d’humour

Le maître a de plus en plus d’humour Mo Yan

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Lorsque Lao Ding, à l’âge de soixante ans, est licencié de l’usine Étoile rouge pour cause de faillite, c’est un monde qui s’effondre. Mais une nouvelle Chine est en train de naître, fondée sur l’initiative privée, où se déploient tout ensemble l’ingéniosité du petit peuple, la corruption des cadres, la solidarité des générations et le chacun-pour-soi…

Maître Ding retrouve l’enthousiasme et la vigueur grâce à une idée géniale, bien audacieuse, et à l’infaillible soutien de son fidèle apprenti devenu conducteur de tricycle. Il ne sait pas qu’au début de l’hiver, une nuit de terreur l’attend…

Mo Yan exerce une fois de plus son regard décapant sur la société chinoise contemporaine. Ce court roman déborde de tendresse et d’humour.


3. Grenouilles

Grenouilles Mo Yan

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Le narrateur, Têtard, adresse une lettre à son maître, un écrivain japonais, pour lui parler de la pièce qu’il envisage d’écrire sur sa tante, une femme à la personnalité fascinante, célèbre gynécologue à l’origine du planning familial sous Mao. Têtard et sa tante vivent dans la région de Gaomi.

Cette fresque permet de dresser le portrait d’une période complexe.


4. La dure loi du karma

La dure loi du karma Mo Yan

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Un roman du meilleur Mo Yan, qui allie un brio stupéfiant, un humour corrosif avec une analyse pénétrante de l’histoire contemporaine de la Chine.

Où le héros poursuit son chemin dans la peau des animaux de sa ferme. Où Mo Yan, petit vaurien et autre témoin de la vie du village sème le trouble. Ximen Nao, jeune propriétaire foncier dynamique et bon, est fusillé le 1er janvier 1950, peu après le triomphe de Mao Zedong.

Selon la loi du karma, il est condamné, pour ses fautes, à être réincarné en animal. Très mécontent de sa fin brutale et plus encore de ce verdict injuste, Ximen Nao obtient du roi des enfers de renaître chez lui. Il sera âne, bœuf, cochon, chien, enfin singe, revenant sans cesse sur ses propres traces et auprès de ses descendants.

Témoin et acteur décalé, comique et déguisé, il suit cinquante ans durant, de la « libération » maoïste à l’époque marchande actuelle en passant par la Révolution culturelle, le destin de ce qui fut la propriété Ximen dans le village de Ximen, près de Gaomi, au pays de Mo Yan. Lequel s’est mis en scène aux côtés de son héros : dans le village sévit un petit garçon bavard, perspicace et fouineur, qui devient journaliste puis écrivain et que les narrateurs se plaisent à citer… et à brocarder ! La succession des nombreux narrateurs, les animaux, Ximen, ses enfants et petits-enfants, structure ce roman.

Entre eux maints apartés et commentaires divers. Cette construction complexe et jubilatoire est un tribut à l’existence intense et dérisoire d’une communauté de paysans pauvres, un exposé original du destin de la Chine rurale. On retrouve les qualités prodigieuses de l’écriture de Mo Yan, une puissance d’expression inégalée pétrie de culture classique et de slogans révolutionnaires.


5. Le veau, suivi du « Coureur de fond »

Le Veau suivi du “Coureur de fond” Mo Yan

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Mêlant souvenirs et imagination débordante, ces deux nouvelles que relient l’attachement de Mo Yan à l’enfance, à sa province natale et au monde animal, décrivent une Chine rurale où la débrouillardise permet d’affronter la dure réalité.

Mo Yan lui-même s’y dévoile comme jamais, en adolescent turbulent et bavard aux prises avec la souffrance du veau, la misère, et la ruse infinie des hommes, ou en observateur de dix ans, candide et curieux, de la course de fond organisée par l’école.

À chaque tour de piste, c’est la surprise, le suspense grandit tandis que l’enfant dresse un tableau truculent de la vie de son canton dans les années soixante.

Mo Yan laisse exploser avec délices la malice et l »énergie de l »enfance, la bonhomie, le courage et l »humour vache du monde paysan soumis aux lois absurdes de l’époque maoïste.

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