Les 5 meilleurs livres sur le libéralisme

Les 5 meilleurs livres sur le libéralisme

Cet article vous présente une sélection de 5 des meilleurs livres sur le libéralisme.


1. L’idéologie néolibérale – Ses fondements, ses dégâts (Claude Simon)

L’Idéologie néolibérale ses fondements ses dégâts Claude Simon

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Dans cet ouvrage très pédagogique, Claude Simon explique comment le néolibéralisme, sous couvert de liberté et d’efficacité économique, s’est imposé dans tous les domaines de notre vie. Jusqu’à devenir une véritable idéologie, dont le bilan, après plusieurs décennies de règne sans partage, est négatif sur les plans économique, social et écologique.

Il explique comment ce système a été pensé et imposé par des théoriciens, comme Friedrich Hayek ou Milton Friedman, et par des politiques, comme Margaret Thatcher ou Ronald Reagan. Il explique comment le libéralisme a muté au cours de la décennie quatre-vingt. Initialement né au siècle des lumières pour libérer l’homme du pouvoir absolu et mettre l’économie à son service, le néolibéralisme a inversé la logique en plaçant les individus et les États au service de l’économie et des marchés.

À propos de l’auteur

Claude Simon est professeur émérite à l’ESCP Europe. Il se consacre à la publication d’ouvrages répondant aux grands problèmes actuels de nos sociétés et accessibles à tout public. Il a récemment publié : Stop à la dérive des banques et de la finance puis co-rédigé Stop au mirage de la croissance (l’Atelier / Collectif Roosevelt). Il vit en région parisienne.


2. Gouverner par le chaos – Ingénierie sociale et mondialisation (Collectif)

Gouverner par le chaos – Ingénierie sociale et mondialisation Anonyme

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Comment devenir les maîtres du monde ? En centralisant l’ordre et le pouvoir autour d’une minorité et en semant le désordre dans le peuple, ramené au niveau de pantins paniqués. La méthode ? L’ingénierie sociale : infiltration des esprits, analyse de nos moindres faits et gestes, contrôle des comportements à distance, marketing de l’intime et autres réjouissances qui font de nous de bons consommateurs.

Ce texte prolonge l’essai insurrectionnel signé du Comité invisible et attribué aux inculpés dans l’affaire de Tarnac. Publié d’abord sur le web et y ayant suscité « enthousiasme débridé ou agacement hystérique » (Le Nouvel Observateur), il a été pour cette nouvelle édition revu et augmenté par l’auteur.

Volontairement anonyme, celui-ci prône une résistance constructive : « Créer, c’est résister. Résister, c’est créer. »

À propos de l’auteur

Qui se cache derrière Gouverner par le chaos ? Rédigé collectivement, les auteurs de ce texte ont choisi l’anonymat comme dernière arme de résistance contre la société du contrôle et de la transparence.


3. L’intégrisme économique (Eric Berr)

L’intégrisme économique Eric Berr

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Le monde est gangrené par un intégrisme économique qui est l’instrument du pouvoir exercé par une minorité à son propre profit. Fonctionnant comme une religion, ou, pire, comme un intégrisme religieux, il vénère un dieu, le Marché, promeut un Ordre apostolique néolibéral, et refuse toute évolution. Il tente d’imposer une lecture rigoriste de ses évangiles économiques, regroupés en dix commandements.

A cet effet, il peut compter sur une armée de disciples – théologiens élaborant les tables de la loi, évangélistes économiques et clergé politico-médiatique prêchant la parole intégriste – dont la mission est de convaincre les foules de la bonté du Marché et de combattre les hérétiques qui douteraient de la véracité de ce catéchisme économique.

Lutter contre l’intégrisme économique implique de dévoiler son mode opératoire, c’est-à-dire le mode d’exercice de son pouvoir, afin de déconstruire ses dogmes et de démasquer ses adorateurs, qu’il convient de déradicaliser afin de leur faire retrouver le chemin de la raison, celui du débat et de la recherche de compromis soutenables, donc de l’espoir.

À propos de l’auteur

Eric Berr est Maître de conférences en économie à l’université de Bordeaux. II est membre du collectif des Économistes atterrés.


4. Brève histoire du néolibéralisme (David Harvey)

Brève histoire du néolibéralisme David Harvey

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Brève histoire du néolibéralisme retrace un processus de redistribution des richesses, une « accumulation par dépossession ». La financiarisation, l’extension de la concurrence, les privatisations et les politiques fiscales des États redirigent les richesses du bas vers le haut de la hiérarchie sociale. Les néolibéraux se moquent de l’enrichissement collectif. Ils lui préfèrent celui de quelques-uns, dont ils font partie.

Plaider en faveur d’un « socialisme libéral » n’a aucun sens. Le néolibéralisme n’est pas une pensée du bien commun. Et pourtant, c’est de cette conception de l’action publique que nous sommes aujourd’hui à la fois héritiers et prisonniers. Le néolibéralisme s’est transformé en institutions.

Ces dernières ont produit des dispositifs d’intervention publique, construits sur la durée, qui façonnent des manières d’agir et de penser. À commencer par cette quasi-règle de nos sociétés contemporaines, selon laquelle le marché serait le meilleur outil de satisfaction des besoins humains.

Formulée de la sorte, la proposition étonne peut-être. Elle est pourtant le principal pilier de l’édifice. Celui que David Harvey nous invite, en priorité, à abattre.

À propos de l’auteur

David Harvey, chef de file de la géographie radicale, est professeur dans le département d’anthropologie de la City University of New York. Il a publié, aux Prairies ordinaires, Géographie de la domination, Le Nouvel Impérialisme et Paris, capitale de la modernité.


5. La droitisation du Monde (François Cusset, Régis Meyran)

La droitisation du Monde François Cusset Régis Meyran

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Sauf de rares soubresauts la séquence altermondialiste ou les printemps arabes, cela fera bientôt un demi-siècle que le monde a engagé un immense virage à droite, brutal ou plus progressif selon les régions.

Dans cet échange, François Cusset revient sur les étapes de cette droitisation du monde. Après la phase de dérégulation et de contre-attaque idéologique des années 1980, close par la fin du communisme « réel », ce seront la financiarisation et le tournant biopolitique des années 1990, puis l’alliance des années 2000 entre ultralibéralisme et néoconservatisme.

Initié dès l’aube des années 1970, c’est ce long retour de bâton, réactionnaire et individualiste, cynique et guerrier, bienveillant et divertissant, que François Cusset détaille. Il interroge ses reconfigurations et ce que peuvent encore, en face, les forces de résistance et d’émancipation.

À propos de l’auteur

Professeur d’études américaines à l’université de Paris Ouest Nanterre, François Cusset est écrivain et historien des idées.

Chercheur en histoire intellectuelle et politique contemporaine, il a notamment publié French Theory et La décennie : le grand cauchemar des années 1980 (La Découverte, 2006), et dirigé Une histoire (critique) des années 1990 (Centre Pompidou Metz, 2014).

Il est aussi l’auteur de deux romans, À l’abri du déclin du monde et Les jours et les jours (P.O.L, 2012 et 2015).

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