Les 5 meilleurs livres de Jean Genet

Les 5 meilleurs livres de Jean Genet

Jean Genet est un écrivain, poète et auteur dramatique français. Jean Genet aborde dans ses ouvrages, l’homosexualité et l’érotisme, à travers la célébration de personnages ambivalents au sein de mondes interlopes.


1. Les Bonnes

Les Bonnes (Jean Genet)

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Genet a choisi comme personnages « Les Bonnes ». Au début de la pièce, deux sœurs, Claire et Solange, seules dans la chambre de Madame, « d’une dame un peu cocotte et un peu bourgeoise », pendant son absence, jouent pour elles, et entre elles, des variations sur le thème des Bonnes et de Madame. Claire incarne Madame tandis que Solange joue de temps en temps le rôle de sa sœur Claire. Chacun des personnages menace de quitter ou de reprendre sa propre personnalité, ou d’inverser les rôles. Elles préparent un tilleul, chargé de gardénal, pour l’empoisonner.

Comme on peut découvrir qu’elles ont par une lettre anonyme à la police dénoncé Monsieur, un moment arrêté, puis relâché, elles parlent avec véhémence toutes les deux, en tête à tête, de leur situation de bonnes et s’exaltent jusqu’à imaginer une mise à mort. Dans leur folie, elles hésitent entre vouloir assassiner Madame, le personnage réel, et Madame incarnée par Claire. Solange force Claire à boire le tilleul empoisonné.

Genet nous avertit. Il ne faut pas prendre cette tragédie à la lettre « C’est un conte, c’est-à-dire une forme de récit allégorique. « Sacrées ou non, ces Bonnes sont des monstres. Elles ont vieilli, elles ont maigri dans la douceur de Madame. Elles crachent leurs rages. » Les domestiques sont des êtres humiliés dont la psychologie est perturbée. Austères dans leur robe noire et souliers noirs à talons plats, les bonnes ont pour univers la cuisine et son évier ou la chambre en soupente, dans la mansarde, meublée de deux lits de fer et d’une commode en pitchpin avec le petit autel à la Sainte Vierge et la branche de buis bénit.

Genet a réussi cette pièce : « Les Bonnes », peut-être parce qu’il revivait, à l’intérieur de ses personnages, en l’écrivant, sa propre humiliation.


2. Journal du voleur

Journal du voleur (Jean Genet)

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Je nomme violence une audace au repos amoureuse des périls. On la distingue dans un regard, une démarche, un sourire, et c’est en vous qu’elle produit des remous. Elle vous démonte. Cette violence est un calme qui vous agite. On dit quelquefois : « Un gars qui a de la gueule. » Les traits délicats de Pilorge étaient d’une violence extrême. Leur délicatesse était violence.


3. Notre-Dame-des-Fleurs

Notre-Dame-des-Fleurs (Jean Genet)

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Weidmann vous apparut dans une édition de cinq heures, la tête emmaillotée de bandelettes blanches, religieuse et encore aviateur blessé, tombé dans les seigles, un jour de septembre pareil à celui où fut connu le nom de Notre-Dame-des-Fleurs.

Son beau visage multiplié par les linotypes s’abattit sur Paris et sur la France, au plus profond des villages perdus, dans les châteaux et les chaumières, révélant aux bourgeois attristés que leur vie quotidienne est frôlée d’assassins enchanteurs, élevés sournoisement jusqu’à leur sommeil qu’ils vont traverser, par quelque escalier d’office qui, complice pour eux, n’a pas grincé.

Sous son image, éclataient d’aurore ses crimes : meurtre 1, meurtre 2, meurtre 3 et jusqu’à six, disaient sa gloire secrète et préparaient sa gloire future.


4. Le balcon

Le balcon (Jean Genet)

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Un bordel de luxe pendant que la révolution gronde à l’extérieur.

Les clients jouent à l’évêque, au juge, au général. Plus vrais que leurs modèles. Dans la comédie somptueuse ou sordide que se donnent les clients de Madame Irma,  » le mal sur scène explose, nous montre nus, nous laisse hagards s’il se peut et n’ayant de recours qu’en nous.  »


5. Querelle de Brest

Querelle de Brest (Jean Genet)

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Le matelot Querelle, son frère Robert, le petit Gil Turko, Madame Lysiane, patronne de La Feria, Nono le tenancier, l’inspecteur Mario, tous les protagonistes du drame naissent pour Jean Genet du brouillard de Brest, du soleil qui dore faiblement ses façades, et de la mer semblable au mouvement intérieur très singulier qui anime l’écrivain.

« L’idée de meurtre évoque souvent l’idée de mer, de marins. Mer et marins ne se présentent pas alors avec la précision d’une image, le meurtre plutôt fait en nous l’émotion déferler par vagues. « 

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