Les 5 meilleurs livres sur l'histoire du Soudan

Les 5 meilleurs livres sur l’histoire du Soudan

Cet article vous présente une sélection de 5 des meilleurs livres sur l’histoire du Soudan.


1. Histoire et civilisations du Soudan – De la Préhistoire à nos jours (Collectif)

Histoire et civilisations du Soudan - De la Préhistoire à nos jours (Collectif)

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Les pyramides de Méroé ont fait rêver des générations de voyageurs, mais le Soudan dont elles sont l’emblème demeure largement méconnu. D’où cet ouvrage encyclopédique, première synthèse sur les brillantes civilisations qui s’y sont succédé, de la préhistoire à la période contemporaine, marquée, malgré les difficultés, par une réelle fécondité artistique.

Préfacé par l’auteur de Méroé et de Port-Soudan, Olivier Rolin, cet ouvrage s’inscrit dans la collection « études d’égyptologie » dirigée par Nicolas Grimal, professeur au Collège de France. Des spécialistes reconnus y font état des découvertes scientifiques les plus récentes ; il n’en est pas moins facile d’accès grâce à la clarté des contributions et à l’abondance de l’iconographie.

À propos de l’auteur

Claude Rilly, égyptologue et linguiste, spécialiste de renommée internationale de la langue de Méroé, chercheur au CNRS (LLACAN), directeur des fouilles de Sedeinga, ex-directeur de la Section française de la direction des Antiquités du Soudan (Sfdas).

Marc Maillot, chercheur-pensionnaire à la Sfdas, spécialiste de l’architecture et de l’urbanisme antique, rattaché au CNRS, à la Sorbonne et à l’Université centrale de Floride.

Vincent Francigny, directeur de la Sfdas, directeur des fouilles de Saï, attaché au National Museum of Natural History de New York.

Bernard François, chef de coopération à la délégation de l’Union européenne au Soudan de 2009 à 2012 et qui qui a découvert le charme du pays et l’accueil chaleureux de ses habitants.

Odile Beaumé-Nicoloso, documentaliste, en poste à Khartoum de 2009 à 2013. Mohamed Musa Ibrahim, designer, écrivain et critique d’art plastique.

Olivier Cabon, éditeur, amoureux du Soudan, photographe de missions archéologiques, a assuré la coordination éditoriale, la mise en pages et les index.


2. Les deux Soudans (Zygmunt L. Ostrowski)

Les deux Soudans (Zygmunt L. Ostrowski)

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Le 9 janvier 2011, le référendum d’autodétermination entérinait la division du plus grand pays d’Afrique en deux entités : la République du Soudan et la République du Soudan du Sud. Cet ouvrage revient sur cette partition et les premiers pas difficiles de ces deux nouvelles nations.

Au Sud, les luttes tribales ont plongé le pays dans une nouvelle guerre fratricide. La République du Soudan connaît quant à elle de nouveaux conflits, dirigés contre le président Omar al-Bashir et déclenchés par des ex-rebelles du Mouvement pour la Libération du Soudan.

La difficulté des négociations « chapeautées » par l’autorité intergouvernementale pour le développement témoigne du long chemin qu’il reste à parcourir pour résoudre pacifiquement l’avenir de ces deux pays et y instaurer la démocratie.

À propos de l’auteur

Zygmunt L. Ostrowski est pédiatre à Paris, diplômé à Varsovie en sciences africaines, ex-conseiller de l’Organisation mondiale de la santé. Il est président de l’ADE, une ONG humanitaire. Il a publié plusieurs ouvrages scientifiques et géopolitiques sur le Soudan.


3. Le Soudan français de 1939 à 1945 – Une colonie dans la guerre (Vincent Joly)

Le Soudan français de 1939 à 1945 - Une colonie dans la guerre (Vincent Joly)

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La guerre constitue un moment de vérité pour le régime colonial car elle permet de mesurer la réalité de son contrôle sur les hommes et sur les espaces. Déjà mis à contribution entre 1914 et 1918, le Soudan français qui correspond en partie à l’actuel Mali, est appelé à deux reprises à participer à l’effort de guerre entre 1939 et 1945.

Cette étude cherche à mesurer cette participation d’un double point de vue économique et militaire et à comprendre, d’une part, comment l’administration coloniale l’a organisée et, d’autre part, quelles réactions elle a suscitées chez les Soudanais. On peut ainsi dégager les limites d’une mise en valeur tant vantée en métropole après cinquante années de présence mais aussi les premiers craquements d’une domination de plus en plus en plus rejetée.

La contestation vient de ceux que l’administration coloniale appelle les  » évolués  » qui se sont révélés au moment du Front populaire et que l’on retrouve lors du bouillonnement politique des années 1943-1945. Leurs espoirs d’intégration ont disparu avec Vichy, perçu comme un retour en arrière démontrant l’impossible transformation du régime colonial.

A la fin de la guerre, le mot indépendance n’est plus tabou. Mais, pour le colonisateur, ces hommes ne constituent pas la menace principale ; celle-ci est plutôt représentée par les musulmans proches de Cheikh Hamallah, que l’on cherche à briser avec le soutien de la Tijaniyya  » officielle  » au lendemain des tragiques événements de Nioro-Assaba en août 1940.

C’est au nom de la lutte contre cet homme et ses fidèles mais aussi d’une meilleure administration des nomades que la frontière entre le Soudan français et la Mauritanie est rectifiée à l’été 1944. Comme à l’occasion de la Grande Guerre, on demande au Soudan en 1939 et en 1943 des hommes, travailleurs et soldats, des denrées vivrières et du bétail. Le rôle de la colonie doit se comprendre dans le cadre de l’AOF car le mil, le riz, la viande et les travailleurs réclamés sont destinés aux territoires voisins et en particulier au Sénégal.

Ainsi, se dessine une spécialisation dans le cadre de ce vaste ensemble malgré les réticences des autorités locales qui y voient la remise en cause de leurs politiques de développement. En envoyant des navétanes au Sénégal, elles doivent renoncer à faire du Soudan un grand producteur d’arachides.

Le Soudan de 1945 est bien éloigné de celui de 1939. En à peine quelques années, l’administration coloniale a perdu l’initiative, ce n’est plus elle qui a le tempo des transformations, elle est désormais sur la défensive.

À propos de l’auteur

Vincent Joly est professeur d’histoire contemporaine à l’Université Rennes 2. Ses recherches portent sur les régimes coloniaux et les décolonisations.


4. Soudan – Conflits autour des richesses (Zygmunt L. Ostrowski)

Soudan - Conflits autour des richesses (Zygmunt L. Ostrowski)

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Après un rappel de l’histoire du Soudan indépendant et de la longue guerre civile Nord-Sud qui y a fait rage durant deux décennies (1983-2005), l’auteur retrace le combat de John Garang, le charismatique chef de la rébellion sudiste, en faveur d’un « Nouveau Soudan ».

Le livre nous plonge dans l’ambiance qui règne au Soudan au sortir de la guerre et nous livre les interrogations des Soudanais sur l’avenir de leur pays. La découverte du pétrole ne constitue-telle pas la véritable source des conflits au Soudan ?

À propos de l’auteur

Zygmunt L. Ostrowski est pédiatre à Paris, diplômé à Varsovie en sciences africaines, ex-conseiller de l’Organisation mondiale de la santé. Il est président de l’ADE, une ONG humanitaire. Il a publié plusieurs ouvrages scientifiques et géopolitiques sur le Soudan.


5. La Guerre du Fleuve – Un récit de la reconquête du Soudan (Winston Churchill)

La Guerre du Fleuve - Un récit de la reconquête du Soudan (Winston Churchill)

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Le 2 août 1898, le lieutenant Winston Churchill, vingt-trois ans, rejoint au Caire le 21e régiment de lanciers de l’armée britannique où il n’a obtenu un poste que par l’intrigue de sa puissante famille.

Lord Kitchener, qui mène les 25 000 hommes de l’armée anglo-égyptienne lancée à la reconquête du Soudan, n’a aucune envie d’enrôler ce jeune homme si avide de batailles qu’il s’empresse aussitôt de les raconter dans les meilleures gazettes londoniennes.

Churchill, dans son premier livre La Guerre du Malakand (édité aux Belles Lettres dans la même collection) n’a pas épargné non plus le gouvernement de Sa Majesté dans sa conduite de la guerre en Afghanistan qu’il vient de quitter.

Maintenant, il fait route le long du Nil, direction Khartoum, capitale des rebelles mahdistes, les fameux derviches tourneurs. Pistolet Mauser à la main, il échappe de peu à la mort dans la dernière grande charge de la cavalerie britannique à Omdurman.

La Guerre du Fleuve est un document essentiel – et inédit – pour comprendre la jeunesse et la formation d’un des plus grands hommes politiques du XXe siècle. Le futur Prix Nobel de littérature poursuit ici l’apprentissage de l’écriture de guerre, dans un récit qui mêle journalisme et littérature, avec une peinture exubérante des vastes territoires du Nil, mais aussi – suprématie blanche oblige – avec des analyses parfois bourrées de préjugés sur ses populations.

Churchill ouvre la voie aux grands reporters de guerre qui, tout au long du siècle, raconteront ses horreurs. Lui est déjà ailleurs, en partance pour l’Afrique du Sud où la révolte des Boers lui semble prometteuse de sang, de sueur et de larmes.

À propos de l’auteur

Winston Leonard Spencer-Churchill est un homme d’État britannique, né le 30 novembre 1874 au palais de Blenheim et mort le 24 janvier 1965 à Londres.

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