Les 5 meilleurs livres d'Alexandre Soljenitsyne

Les 5 meilleurs livres d’Alexandre Soljenitsyne

Alexandre Soljenitsyne est né dans le Caucase en 1918. Juste avant la fin de la Seconde Guerre mondiale, il est arrêté par la police militaire et passera les huit années suivantes dans des camps. Condamné ensuite à  » l’exil perpétuel « , il est réhabilité en 1957. Jusqu’en 1962, date de sa première publication, il enseigne les mathématiques et la physique dans des écoles secondaires de campagne.

Le succès que va connaître Soljenitsyne avec ses publications puis son prix Nobel déclenche une tempête d’injures et de calomnies dans la presse soviétique. En 1974, il est arrêté et expulsé d’URSS. Il s’installe alors dans le Vermont, aux États-Unis. Il revient de son exil américain et s’installe près de Moscou en 1994. Il meurt le 3 août 2008, à l’âge de quatre-vingt-neuf ans.


1. Une journée d’Ivan Denissovitch

Une journée d’Ivan Denissovitch Alexandre Soljenitsyne

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En 1962, pour qu’Une journée d’Ivan Denissovitch pût être publiée en URSS, Soljenitsyne avait dû consentir à des coupures et, par endroits, remanier le texte original. Voici la version intégrale de ce roman si profondément, si tragiquement russe et qui, cependant, fait maintenant partie du patrimoine mondial de la culture.

Vingt ans ont passé depuis qu’il a vu le jour. Des œuvres monumentales ont succédé à ce joyau : le Premier Cercle, le Pavillon des cancéreux, Août Quatorze et ce requiem colossal qu’est l’Archipel du Goulag ; pourtant, c’est toujours Ivan Denissovitch qui revient le premier à la mémoire dès qu’on nomme Soljenitsyne.

Récit, dans sa version intégrale, de la douloureuse expérience du maçon Denissovitch dans le camp Solovetski. Cette description crue du goulag a fait sensation dès sa parution.


2. Le pavillon des cancéreux

Le Pavillon des cancéreux Alexandre Soljenitsyne

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En 1955, au début de la déstalinisation, Alexandre Soljenitsyne est exilé dans un village du Kazakhstan après huit ans de goulag. Il apprend alors qu’il est atteint d’un mal inexorable dont le seul nom est un objet de terreur. Miraculeusement épargné, il entreprendra quelques années plus tard le récit de cette expérience.

Au  » pavillon des cancéreux « , quelques hommes, alités, souffrent d’un mal que l’on dit incurable. Bien que voisins de lit, Roussanov et Kostoglotov ne se parlent pas. Pour l’un, haut fonctionnaire, la réussite sociale vaut bien quelques concessions. Pour l’autre, Kostoglotov, seule compte la dignité humaine.

Pour ces êtres en sursis, mais également pour Zoé la naïve, Assia la sensuelle, Vadim le passionné, c’est le sens même de leur vie qui devient le véritable enjeu de leur lutte contre la mort. Une œuvre de vérité.


3. L’archipel du goulag

L’Archipel du Goulag Alexandre Soljenitsyne

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Immense fresque du système concentrationnaire en U.R.S.S. de 1918 à 1956,  » L’archipel du goulag  » (ce dernier mot est le sigle de l’Administration générale des camps d’internement) fut terminé par Soljénitsyne en 1968.  » le cœur serré, je me suis abstenu, des années durant, de publier ce livre alors qu’il était déjà prêt : le devoir envers les vivants pesait plus lourd que le devoir envers les morts. Mais à présent que, de toute façon, la sécurité d’Etat s’est emparée de ce livre, il ne me reste plus rien d’autre à faire que de le publier sans délai.  »

227 anciens détenus ont aidé Soljénitsyne à édifier ce monument au déporté inconnu qu’est  » L’archipel du goulag « . Les deux premières parties, qui composent ce premier volume, décrivent ce que l’auteur appelle  » l’industrie pénitentiaire « , toutes les étapes par lesquelles passe le futur déporté : l’arrestation, l’instruction, la torture, la première cellule, les procès, les prisons, etc. – ainsi que le  » mouvement perpétuel « , les effroyables conditions de transfert. (Les deux parties suivantes consacrées à la description du système et de la vie concentrationnaires feront l’objet du second volume à paraître prochainement.)

 » L’archipel du goulag  » n’est pas un roman mais, comme l’intitule Soljénitsyne, un essai d’investigation littéraire. La cruauté parfois insoutenable des descriptions, l’extrême exigence de l’auteur vis-à-vis de lui-même et l’implacable rigueur du réquisitoire sont sans cesse tempérées par la compassion, l’humour, le souvenir tantôt attendri, tantôt indigné ; les chapitres autobiographiques alternent avec de vastes aperçus historiques ; des dizaines de destins tragiques revivent aux yeux du lecteur, depuis les plus humbles jusqu’à ceux des hauts dignitaires du pays.

La généralisation et la personnalisation, poussée chacune à leur limite extrême, font de  » L’archipel du goulag  » un des plus grands livres jamais écrits vivant au monde,  » notre contemporain capital « .


4. Le premier cercle

Le Premier Cercle Alexandre Soljenitsyne

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Le jeune diplomate Volodine a eu connaissance d’un piège tendu à un médecin de valeur, ami de sa famille, Doit-il le prévenir ? Sa conscience et son cœur disent oui, l’instinct de conservation regimbe.

En 1949, sous Staline, il faut se montrer en tout d’une extrême prudence si l’on veut vivre ou simplement survivre, mais alors est-on encore un être humain ? D’ailleurs, il n’existe pas de technique permettant d’identifier les voix. En appelant d’une cabine publique, en faisant vite, les risques restent limités. Et Volodine téléphone.

Par malheur, il y a près de Moscou, à Mavrino, une de ces prisons surnommées charachkas où les détenus politiques, pour la plupart ingénieurs et techniciens, sont employés à des travaux de recherche. Ceux de Mavrino s’occupent de mettre au point un téléphone assurant le secret absolu des communications et, accessoirement, d’élaborer un système de codification de la voix analogue à celui des empreintes digitales.

Qui sont ces détenus ? Des mathématiciens, des paysans ou de hauts fonctionnaires qui ont plongé par le hasard d’un caprice ou, d’une dénonciation dans l’Enfer de la disgrâce dont la charachka est le premier cercle, le camp de déportation le dernier ? épreuves qu’Alexandre Soliénitsyne, pour les avoir vécues, décrit et dénonce avec vigueur dans ce livre bouleversant.


5. La maison de Matriona

La maison de Matriona Alexandre Soljenitsyne

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Six mois après la disparition d’Alexandre Soljenitsyne, « Pavillons Poche » rend hommage à l’écrivain d’exception, Prix Nobel de littérature, en publiant l’une de ses œuvres qui a exercé la plus grande influence sur la littérature soviétique.

Après une dizaine d’années d’internement dans un désert poussiéreux et brûlant, Ignatitch éprouve un grand désir de fraîcheur, de tranquillité et de forêts bruissantes. À l’été 1956, il se rend au cœur de la vraie Russie et prend un poste de professeur de mathématiques dans le village de Talnavo. Une vieille femme, Matriona Vassilievna, accepte de l’héberger dans son isba. Dans le silence et le respect de l’autre, ils partageront leur maigre fortune et leur solitude.

D’inspiration nettement autobiographique, cette longue nouvelle raconte le retour aux sources de l’auteur, la vie misérable de son peuple, incarné par une Matriona résignée et lasse et son exemplaire humanité. Écrit en 1959, La Maison de Matriona a paru dans la revue Novy Mir en 1963 et fut publié pour la première fois en France chez Julliard en 1966.

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