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Quels mangas pour un·e enfant de 7 ou 8 ans ?

Quels mangas pour un·e enfant de 7 ou 8 ans ?

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Votre enfant réclame des mangas et vous voilà un peu perdu·e dans les rayons des librairies ? Pas de panique. Le manga ne se limite pas aux combats intergalactiques et aux justiciers musclés en combinaison flashy. Il propose aussi des histoires tendres, drôles ou apaisantes — parfaitement adaptées aux jeunes lecteur·ice·s. On y apprend à prendre soin des animaux, on y croise des esprits de la forêt, on y capture des cartes magiques. Voici neuf titres choisis pour accompagner un·e enfant de 7 ou 8 ans dans sa découverte du manga. À vous de piocher selon les goûts de votre jeune lecteur·ice.

Voir aussi : mangas pour les 5-6 ansmangas pour les 9-10 ans / mangas pour les 11-12 ans / mangas pour les 13-14 ans.


1. Yuzu, la petite vétérinaire (Mingo Itô, 2016)

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Yuzu est une petite fille qui, à la suite de l’hospitalisation de sa mère, doit s’installer chez son oncle — lequel tient la clinique vétérinaire Miawouf. Le hic ? Elle n’est pas du tout à l’aise avec les animaux. Les débuts s’annoncent compliqués. Mais chapitre après chapitre, la fillette va découvrir un talent inattendu pour comprendre ce que ressentent ses patients à quatre pattes et leurs propriétaires.

Chaque chapitre se consacre à un cas particulier — Leone la chienne maman-poule, Popy le chien star, ou encore le chien guide Luke — et n’esquive pas les sujets difficiles : le vieillissement, la maladie, la perte d’un compagnon. Des thèmes sérieux, traités sans lourdeur, qui pourront ouvrir la discussion à la maison. La mangaka Mingo Itô, qui confie avoir passé ses années d’études à dessiner des animaux plutôt qu’à écouter ses cours, a le don de croquer des museaux, des pattes et des regards qui crèvent la page.

La série compte 7 tomes, publiés en France par nobi nobi! dans la collection Kawaï Kids. Un format court, parfait pour un premier pas dans le manga sans s’engager sur dix ans de lecture.


2. Minuscule (Takuto Kashiki, 2013)

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Hakumei et Mikochi mesurent 9 centimètres. Elles vivent dans un tronc d’arbre aménagé, se déplacent à dos de scarabée et fabriquent des tentes avec des feuilles de mandarinier. Bienvenue dans un monde à l’échelle d’un pouce, où le moindre ruisseau a des allures de fleuve.

C’est le premier manga de Takuto Kashiki, et on peine à le croire tant l’univers est abouti. Les deux héroïnes, aux personnalités complémentaires — Hakumei l’artisane audacieuse et Mikochi la cuisinière posée —, évoluent dans une forêt peuplée d’animaux doués de parole. Le manga fonctionne par petites histoires indépendantes : un festival, une journée de travail au village, une cueillette d’herbes, la confection d’une robe à partir d’éléments naturels. Les amateurs du film Ghibli Arrietty, le petit monde des chapardeurs retrouveront ici la même joie de voir le quotidien réinventé à une autre échelle.

La série, publiée chez Komikku Éditions, compte 13 tomes et a été adaptée en anime en 2018. Son graphisme foisonnant, plein de rondeurs et de menus détails, invite à s’attarder sur chaque case — un vrai plaisir pour les enfants qui aiment observer.


3. Yotsuba & ! (Kiyohiko Azuma, 2003)

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Yotsuba Koiwai a cinq ans, des couettes vertes et une énergie qui pourrait alimenter une petite bourgade. Elle vient de s’installer en ville avec son père adoptif, et tout — absolument tout — est une découverte : les sonnettes, les climatiseurs, les balançoires, la pluie. Le manga décrit son quotidien, chapitre après chapitre, au fil des jours d’un été japonais.

Il n’y a pas d’intrigue dans Yotsuba & !. Pas de méchant, pas de quête, pas de rebondissement spectaculaire. Et pourtant, c’est l’un des mangas les plus acclamés au monde. Kiyohiko Azuma, déjà salué pour Azumanga Daioh, a reçu pour cette série le Grand Prix Osamu Tezuka en 2016 — la plus haute distinction du manga au Japon. Ce qui fait mouche : un sens du comique de situation redoutable, un père débordé mais aimant, des voisines (les trois sœurs Ayase : Ena, Fuuka et Asagi) qui deviennent vite des complices, et surtout une capacité rare à restituer le regard d’un·e enfant sur le monde. Petit détail amusant : malgré le succès phénoménal du manga — plus de neuf millions d’exemplaires au Japon —, Azuma a toujours refusé qu’il soit adapté en anime. Sa raison : le rythme de la série ne s’y prête tout simplement pas.

La série, publiée chez Kurokawa, compte 15 tomes en France (16 au Japon). Les enfants s’y reconnaîtront, les adultes riront autant qu’eux — voire davantage. Et si vous n’avez qu’un seul titre à retenir de cette liste, celui-ci est un choix difficile à regretter.


4. Card Captor Sakura (CLAMP, 1996)

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Sakura Kinomoto, élève de CM1, ouvre un jour par accident un livre mystérieux dans la bibliothèque de son père et libère les Cartes de Clow, des cartes magiques dotées chacune d’un pouvoir propre. Seule rescapée de la catastrophe : la carte du Vent. Flanquée de Kéro, gardien du sceau sacré qui s’était endormi au travail (on a les protecteurs qu’on mérite), Sakura part récupérer les cartes une à une, aidée par sa meilleure amie Tomoyo et son rival Shaolan.

Derrière la mécanique de « magical girl », Card Captor Sakura s’est imposé comme l’un des shôjo les plus importants des années 1990 — Prix Seiun du meilleur manga en 2001. CLAMP, le collectif de quatre autrices qui signe la série, y développe des thèmes étonnamment nuancés pour un manga jeunesse : le deuil, l’amitié, les premiers émois amoureux, la confiance en soi. Quant aux dessins — pages ornées de fleurs, de bulles et de scintillements —, ils portent la signature graphique immédiatement reconnaissable du studio.

La série originale compte 12 tomes (Pika Édition), également disponibles en édition deluxe en 9 volumes. Elle a donné lieu à une suite, Card Captor Sakura – Clear Card Arc, publiée depuis 2017 en France — autant dire que la matière ne manque pas. Toute une génération de lecteur·ice·s français·es a découvert Sakura via la série animée diffusée sur M6 dans les années 2000 sous le titre Sakura, chasseuse de cartes. Si vous en faites partie, vous savez déjà pourquoi ce titre figure ici.


5. Fukuneko : les chats du bonheur (Mari Matsuzawa, 2016)

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Dans la ville de Fukuneko, les chats ne sont pas de simples félins. Certains d’entre eux, les « fukuneko », sont des serviteurs du dieu des chats : ils choisissent un humain et s’attachent à lui pour le rendre heureux. Quand la jeune Ako débarque à la campagne après un déménagement, c’est Fuku, la chatte de sa défunte arrière-grand-mère, qui la choisit. Et à ses yeux — à ses yeux uniquement —, l’animal prend l’apparence d’une fillette aux oreilles de chat.

Ako porte le deuil de ses parents, et le lien avec Fuku vient combler un vide affectif profond. La série ne fait pourtant jamais peser cette gravité sur le lecteur : le ton reste léger, les fukuneko ont des frimousses désarmantes, et l’on s’attache aux personnages en quelques pages. On découvre au fil des pages d’autres duos chat-humain, chacun avec son histoire propre — y compris Charlotte, une fukuneko qui panique à l’idée que sa maîtresse parte à l’étranger, car ces créatures ne peuvent pas quitter la ville.

Quatre tomes seulement, publiés chez nobi nobi! dans la collection Kawaï Kids. Une série idéale pour les enfants qui aiment les chats (et pour les parents qui n’ont pas la place d’en adopter un vrai).


6. Doraemon (Fujiko F. Fujio, 1969)

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Un chat-robot bleu, sans oreilles, débarque du futur chez un écolier du nom de Nobita pour l’empêcher de ruiner la vie de ses descendants par sa paresse légendaire. Voilà le pitch de Doraemon, l’un des mangas les plus vendus de l’histoire — plus de 250 millions d’exemplaires écoulés dans le monde, rien que ça.

Chaque chapitre suit le même schéma imparable : Nobita a un problème (il a raté un contrôle, Giant le tyrannise, Suneo le nargue), Doraemon sort de sa poche ventrale un gadget futuriste censé tout arranger, et la situation dégénère de manière hilarante. C’est simple, c’est répétitif, et ça fonctionne à tous les coups. La force de Fujiko F. Fujio — de son vrai nom Hiroshi Fujimoto — tient à sa capacité à renouveler ce mécanisme comique sur 1 344 histoires, sans jamais le rendre lassant. Nobita reste touchant dans ses échecs, et Doraemon, malgré ses allures de peluche high-tech, est un personnage d’une humanité inattendue (il a peur des souris et raffole des dorayaki, ces gâteaux fourrés à la pâte de haricots rouges).

Au Japon, Doraemon a été nommé « ambassadeur de l’anime » par le ministère des Affaires étrangères en 2008, et élu « héros de l’Asie » par Time. En France, la série est publiée chez Kana. Un excellent point de départ pour les enfants qui aiment rire — et il y a de fortes chances que les parents se surprennent à tourner les pages aussi.


7. Pokémon – La Grande Aventure (Hidenori Kusaka, Mato, Satoshi Yamamoto, 1997)

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Si votre enfant connaît déjà Pikachu, Salamèche et compagnie par les jeux vidéo ou la série animée, ce manga lui offrira un regard différent sur l’univers Pokémon. Ici, pas de Sacha : le héros du premier arc s’appelle Rouge, un jeune Dresseur de Bourg Palette que le Professeur Chen envoie compléter le Pokédex. Il sera rejoint par Bleu, son rival, et par d’autres Dresseurs dans les arcs suivants.

La Grande Aventure suit la trame des jeux vidéo — chaque arc correspond à une génération (Rouge et Bleu, Or et Argent, Rubis et Saphir, etc.) — mais développe des intrigues plus étoffées et des combats plus stratégiques que la série télévisée. Les méchants, à commencer par la Team Rocket, représentent une menace crédible. Le scénariste Hidenori Kusaka a été initialement épaulé au dessin par Mato, qui a dû céder sa place pour raisons de santé à Satoshi Yamamoto à partir du dixième tome japonais.

La série est publiée en France par Kurokawa depuis 2014, dans un format compilé (les tomes français regroupent plusieurs volumes japonais). C’est une série au long cours — plus de 60 volumes au Japon — mais chaque arc peut se lire de façon relativement autonome. Pour les fans de Pokémon, c’est tout simplement la référence en manga.


8. Mochi et compagnie (Hiromu Shinozuka, 2015)

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Mochi est un petit être tout rond, moelleux et d’une naïveté absolue, qui vient des profondeurs de la Terre — un « intraterrestre », si vous voulez. Sauvé par Yûka, une collégienne dont la gentillesse frise le superpouvoir, il décide de rester vivre chez elle. Dans le grenier, il cohabite avec Al, une extraterrestre occupée à réparer son vaisseau spatial. Oui, sous le même toit, on trouve une terrienne, un intraterrestre et une extraterrestre. La colocation la plus cosmique du manga.

Le quotidien de cette fine équipe donne lieu à des situations comiques, portées par la candeur de Mochi — qui découvre la pluie, la télévision ou les glaces comme si chaque chose était un miracle. La mangaka Hiromu Shinozuka, déjà connue au Japon pour Mirumo (Prix Kôdansha 2003, Prix Shôgakukan 2004), sait parler aux jeunes lecteur·ice·s. La série a d’ailleurs remporté le Prix Shôgakukan du meilleur manga jeunesse en 2018 (catégorie kodomo) et a été adaptée en anime sous le titre PriPri Chi-chan!! en 2017.

Sept tomes publiés chez nobi nobi!, collection Kawaï Kids. Court, joyeux, facile à lire : le genre de série qu’un·e enfant dévore en un week-end, puis redemande.


9. Mon voisin Totoro (Hayao Miyazaki, 1988)

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On ne présente plus Mon voisin Totoro — ou plutôt si, justement, car cette version « anime comics » mérite qu’on s’y attarde. Il ne s’agit pas d’un manga dessiné à proprement parler, mais d’un montage en bande dessinée des images du célèbre film de Miyazaki, publié en France par Glénat dans un volume unique de plus de 500 pages en couleurs. Une brique, certes, mais une brique enchantée.

On y retrouve Satsuki et Mei Kusakabe, deux sœurs qui emménagent avec leur père à la campagne pour se rapprocher de l’hôpital où leur mère est soignée. Au pied d’un camphrier gigantesque, elles vont croiser le chemin de Totoro, esprit de la nature aussi imposant que bienveillant — et du fameux Chat-bus, moyen de transport dont la RATP n’oserait même pas rêver. Sorti en 1988, le film est devenu la signature du studio Ghibli au point que Totoro figure sur son logo. À l’origine, Miyazaki n’avait prévu qu’une seule fillette ; il a ajouté Satsuki parce qu’il tenait absolument à la scène de l’arrêt de bus sous la pluie, et qu’il lui fallait un personnage assez grand pour y attendre son père.

Pour un·e enfant qui a déjà vu le film, c’est l’occasion de retrouver chaque plan à son rythme. Pour les autres, c’est une très belle entrée dans l’univers Ghibli. Totoro a d’ailleurs fait une apparition sous forme de peluche dans Toy Story 3 — un hommage de Pixar au studio japonais.