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Que lire après « Sawako » de Karuho Shiina ?

Que lire après « Sawako » de Karuho Shiina ?

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Sawako (Kimi ni Todoke) est un shōjo manga de Karuho Shiina, prépublié de 2005 à 2017 dans le magazine Bessatsu Margaret (Shūeisha) et compilé en 30 tomes. Publié en France par Kana, on y suit Sawako Kuronuma, lycéenne que son apparence sinistre condamne à l’isolement, jusqu’au jour où Kazehaya, le garçon le plus apprécié de la classe, décide de la traiter comme n’importe qui.

Si vous venez de refermer le dernier tome et que vous cherchez quoi lire ensuite, voici quelques recommandations qui pourraient vous plaire.


1. Say I Love You (Kanae Hazuki, 2008)

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Mei Tachibana, 16 ans, a renoncé à toute forme de lien social après des années de harcèlement scolaire. Le jour où elle frappe par erreur Yamato Kurosawa, l’élève le plus populaire du lycée, elle s’attend à des représailles. C’est l’inverse qui se produit : intrigué par son indifférence, Yamato s’obstine à la fréquenter, et Mei, malgré elle, finit par accepter sa présence.

La parenté avec Sawako est évidente — héroïne exclue, garçon qui passe outre les préjugés —, mais Say I Love You adopte un ton plus âpre. Kanae Hazuki ne contourne ni le harcèlement, ni la jalousie entre adolescentes, ni la difficulté d’accorder sa confiance quand on a appris à s’en passer. En 18 tomes (Pika Édition), chaque personnage secondaire — d’Asami, victime de slut-shaming, à Kaï, ancien souffre-douleur — reçoit un arc qui lui est propre.


2. Blue Spring Ride (Io Sakisaka, 2011)

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Au collège, Futaba Yoshioka était douce et féminine. Au lycée, elle joue les garçons manqués pour ne plus jamais être rejetée par les filles de sa classe. L’apparition de Kô Mabuchi — autrefois Kô Tanaka, son premier amour — vient fissurer cette façade et la pousse à redevenir elle-même.

Blue Spring Ride tient à une idée simple : on ne retrouve jamais la personne qu’on a aimée, on en rencontre une autre qui porte le même nom. Le Kô que Futaba retrouve n’est plus celui qu’elle a connu — endurci par le deuil de sa mère, il oscille entre froideur et élans de tendresse. Autour d’eux, le groupe formé avec Yuri, Murao et Kominato donne au récit une épaisseur collective qui rappelle Sawako — chacun·e avec ses propres impasses sentimentales. 13 tomes chez Kana.


3. Lovely Complex (Aya Nakahara, 2001)

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Risa Koizumi mesure 172 cm ; Atsushi Ōtani, 156 cm. Leur différence de taille et leurs chamailleries incessantes leur valent le surnom de « duo de comiques ». Pourtant, derrière les vannes et les disputes, quelque chose d’autre se dessine — un sentiment que Risa sera la première à identifier.

Là où la plupart des shōjos font languir le lecteur·ice jusqu’à la déclaration, Lovely Complex renverse la mécanique : c’est l’héroïne qui avoue ses sentiments très tôt, et c’est le garçon qui ne comprend pas. Aya Nakahara tire de ce décalage un moteur comique qui ne s’essouffle pas, sans jamais ridiculiser Risa pour autant. Le manga parle de complexes physiques, du regard des autres et de la peur du ridicule, mais toujours sur un ton vif qui refuse de s’apitoyer. 17 tomes chez Delcourt/Akata.


4. Fruits Basket (Natsuki Takaya, 1998)

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Tohru Honda, orpheline de 16 ans, vit sous une tente lorsqu’elle est recueillie par la famille Sôma. Elle découvre alors que certains de ses membres sont frappés par une malédiction ancestrale : ils se transforment en animaux du zodiaque chinois dès qu’une personne du sexe opposé les étreint. La prémisse est fantaisiste, mais le récit bascule vite vers les traumatismes familiaux, l’emprise psychologique et la difficulté de se reconstruire quand on a grandi dans la peur.

Chaque maudit·e de la famille Sôma porte une blessure spécifique — Yuki, élevé dans l’isolement par Akito ; Kyô, le maudit du chat, rejeté par son propre père. Au fil de 23 tomes (Delcourt/Tonkam), Natsuki Takaya n’en néglige aucun. Tohru, par sa bienveillance obstinée, rappelle Sawako, mais Fruits Basket va plus loin dans la noirceur : ce qu’Akito inflige aux Sôma n’a rien d’un simple malentendu de cour de lycée.


5. Horimiya (HERO & Daisuke Hagiwara, 2011)

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Au lycée, Kyôko Hori est brillante et populaire ; Izumi Miyamura passe pour un otaku effacé. Après les cours, tout s’inverse : Hori enchaîne les tâches ménagères et s’occupe de son petit frère en l’absence de ses parents, tandis que Miyamura troque ses lunettes contre piercings et tatouages. Le jour où chacun découvre la vie secrète de l’autre, une amitié s’installe — puis autre chose.

Adapté d’un webcomic de HERO et redessiné par Daisuke Hagiwara, Horimiya se passe des ficelles du genre : pas de rivalité artificielle, pas de quiproquo qui dure dix tomes, pas de triangle amoureux forcé. Hori et Miyamura se mettent ensemble sans que le manga ait besoin d’en faire un événement — et c’est justement cette franchise qui donne à leur couple son naturel. Le reste du temps, on mange chez les Hori, on traîne dans les couloirs, on regarde Tōru se faire chambrer par le groupe. 16 tomes + 1 tome bonus chez nobi nobi!.


6. Mon histoire (Kazune Kawahara & Aruko, 2011)

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Takeo Gôda n’a rien du héros de shōjo classique : bâti comme une armoire à glace, le visage sévère, il voit toutes les filles qu’il aime s’éprendre de son ami d’enfance, le séduisant Sunakawa. Tout change le jour où il sauve Rinko Yamato d’une agression dans le train — et où, pour la première fois, une jeune fille tombe amoureuse de lui.

Le couple se forme dès les premiers chapitres, ce qui déplace l’intérêt du « vont-ils finir ensemble ? » vers quelque chose de plus rare dans le genre : le bonheur maladroit d’un garçon qui ne sait pas comment se comporter en petit ami. Kazune Kawahara (au scénario) et Aruko (au dessin) en tirent 13 tomes chez Kana où chaque chapitre trouve un nouveau prétexte pour attendrir sans mièvrerie, et où l’amitié indéfectible entre Takeo et Sunakawa pèse autant que la romance — un équilibre qui rappelle les liens entre Sawako, Chizuru et Ayane.


7. A Sign of Affection (suu Morishita, 2019)

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Yuki est une étudiante sourde de naissance. Dans le train, un jour, Itsuomi — globe-trotteur trilingue de son université — lui adresse la parole sans savoir qu’elle ne peut pas l’entendre. Lui ne connaît pas la langue des signes ; elle ne peut pas saisir sa voix. Leur relation se construit alors sur l’invention constante de nouvelles façons de se comprendre — gestes, textos, expressions du visage, et parfois le simple fait de se regarder.

suu Morishita (duo formé par Makiro au scénario et Nachiyan au dessin) aborde la surdité sans misérabilisme. L’héroïne n’est pas définie par son handicap : elle a des amis, un quotidien d’étudiante, un ami d’enfance un peu rustre qui veille sur elle à sa manière. Le manga prend le temps de montrer comment Yuki négocie chaque interaction — commander un café, suivre une conversation de groupe, deviner ce qu’on lui dit dans une rue bruyante. Les autrices ont travaillé avec une consultante sourde, Yuki Miyazaki, et cela se sent dans chaque scène en langue des signes. En cours chez Akata.


8. Skip & Loafer (Misaki Takamatsu, 2018)

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Mitsumi Iwakura a grandi dans un village reculé de la préfecture d’Ishikawa. Plan de vie en poche — lycée d’élite, grande université, carrière au ministère, retour au village comme maire —, elle débarque à Tokyo avec un sérieux imperturbable que personne autour d’elle ne sait tout à fait comment prendre. Dès le premier jour, ses gaffes la rapprochent de Sōsuke Shima, beau gosse de la classe dont la décontraction apparente cache un passé qu’il préfère taire.

Le manga ne suit pas le schéma « fille naïve sauvée par le garçon populaire ». C’est Mitsumi qui, par sa franchise et son absence totale de calcul, déplace les équilibres autour d’elle — y compris pour Shima, qui retrouve à son contact une sincérité qu’il avait perdue. Misaki Takamatsu accorde à chaque membre du groupe de lycéen·ne·s — de la discrète Mika au turbulent Kurume — un arc personnel étoffé, et la romance ne prend jamais le pas sur les amitiés. Lauréat du 47ᵉ Prix du manga Kōdansha en 2023, le manga est en cours chez Noeve Grafx.