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Que lire après « Saint Seiya » de Masami Kurumada ?

Que lire après « Saint Seiya » de Masami Kurumada ?

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Saint Seiya, publié entre 1986 et 1990 dans le Weekly Shōnen Jump, est un manga de Masami Kurumada dans lequel de jeunes guerriers, les Chevaliers d’Athéna, défendent la Terre grâce à l’éveil de leur cosmos — une énergie liée aux constellations qui leur confère des pouvoirs à l’échelle des dieux. Vendue à plus de 50 millions d’exemplaires, l’œuvre a façonné le shōnen de combat des années 1980-1990 et irrigué l’animation japonaise dans le monde entier.

Si vous vous demandez quoi lire ensuite, voici quelques suggestions dans la même veine.


1. Saint Seiya – The Lost Canvas (Shiori Teshirogi, 2006)

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Ce spin-off en 25 volumes, publié dans le Weekly Shōnen Champion, se déroule au XVIIIe siècle, soit 250 ans avant les événements du manga original. On y suit Tenma, le Chevalier Pégase de cette époque, qui doit affronter son meilleur ami d’enfance, Alone, devenu la réincarnation d’Hadès. Tout le récit tient sur cette déchirure : deux garçons que l’amitié lie et que le destin oppose, un dilemme déjà au cœur de Saint Seiya mais ici placé au premier plan.

Shiori Teshirogi, issue du shōjo, a été choisie par Kurumada lui-même pour ce projet. Son trait, plus fin et plus fluide que celui de la série mère, donne aux Chevaliers d’Or du passé — Albafica des Poissons, Manigoldo du Cancer, Kardia du Scorpion — une présence graphique qui leur a valu une popularité propre, parfois supérieure à celle de leurs homologues originaux. The Lost Canvas a été adapté en 26 OVA par TMS Entertainment.


2. Saint Seiya – Next Dimension (Masami Kurumada, 2006)

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Next Dimension est la suite officielle et canonique de Saint Seiya, écrite et dessinée par Kurumada lui-même. L’intrigue s’ouvre en 1990, lors du combat final contre Hadès : Seiya, grièvement blessé par l’épée du dieu des Enfers, est condamné à mourir. Athéna décide alors de remonter le temps, 250 ans en arrière, pour trouver un moyen de détruire cette arme et sauver son Chevalier.

Ce voyage temporel permet à Kurumada de mener deux récits en parallèle — la guerre sainte du XVIIIe siècle et l’agonie de Seiya dans le présent — et de révéler comment les choix des anciens Chevaliers ont scellé le sort de leurs successeurs. Publié de 2006 à 2024 dans le Weekly Shōnen Champion et compilé en 16 volumes, Next Dimension est entièrement en couleur, une première pour Kurumada. La publication, souvent interrompue par les problèmes de santé de l’auteur, s’est étalée sur 18 ans avant d’atteindre son dénouement.


3. Saint Seiya – Episode G (Megumu Okada, 2002)

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Préquelle de Saint Seiya, Episode G se situe en 1979, sept ans avant le début de la série originale. Le « G » du titre renvoie à « Gold » : les protagonistes sont ici les Chevaliers d’Or, confrontés au retour des Titans de la mythologie grecque. Au centre de l’intrigue, Aiolia du Lion, rejeté par le Sanctuaire à cause de la supposée trahison de son frère aîné Aiolos du Sagittaire.

Okada s’éloigne radicalement du style de Kurumada : ses personnages sont élancés, androgynes, et chaque planche est saturée de trames et de hachures qui donnent aux scènes d’affrontement une densité presque oppressante. L’œuvre, publiée dans le Champion Red de 2002 à 2013 (20 volumes), a engendré deux suites : Episode G – Assassin (2014-2019) et Episode G – Requiem (depuis 2020). Cet ensemble en trois volets puise dans un pan du mythe grec que Kurumada n’avait jamais abordé — les Titans — et finit par croiser les personnages de The Lost Canvas et de Next Dimension.


4. Saint Seiya – Saintia Shō (Chimaki Kuori, 2013)

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Saintia Shō se démarque des autres dérivés de Saint Seiya par ses protagonistes féminines. Le manga suit Shōko, une lycéenne ordinaire qui découvre que sa sœur Kyōko appartient à un ordre de guerrières au service d’Athéna : les Saintias. Lorsque Éris, déesse de la discorde, prend possession du corps de Kyōko, Shōko s’engage à son tour comme Chevalier du Petit Cheval pour la sauver.

Ce spin-off de Chimaki Kuori, paru de 2013 à 2021 dans le Champion Red (16 volumes), transpose les codes du shōnen dans un registre proche du magical girl, avec des passes d’armes vives et une dramaturgie centrée sur les liens entre sœurs. L’intrigue se situe parallèlement au premier arc du manga original, et certains personnages de Next Dimension y apparaissent — signe que les séries dérivées ne sont pas cloisonnées mais partagent un même tissu narratif.


5. Valkyrie Apocalypse (Shinya Umemura, Takumi Fukui & Azychika, 2017)

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Tous les mille ans, les dieux se réunissent pour décider du sort de l’humanité. Leur verdict : l’extinction. Mais la Valkyrie Brunhilde obtient un sursis sous la forme d’un tournoi en treize rounds — le Ragnarök — où treize figures historiques affrontent treize divinités issues de mythologies du monde entier. Le perdant meurt.

Sérialisé dans le Monthly Comic Zenon depuis 2017 (26 volumes à ce jour), ce seinen fonctionne sur un principe de duels à mort : Thor contre Lü Bu, Zeus contre Adam, Jack l’Éventreur contre Héraclès. Chaque rencontre est l’occasion de revisiter la biographie du champion humain et la légende du dieu qu’il affronte, si bien que les flashbacks pèsent autant que les coups échangés. Le dessin d’Azychika amplifie la démesure de chaque duel par des pleines pages où les corps se déforment sous l’impact, dans un style volontairement excessif. La série a été adaptée en anime par Netflix (trois saisons, 2021-2025).


6. Hokuto no Ken (Buronson & Tetsuo Hara, 1983)

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Dans un monde post-apocalyptique ravagé par la guerre nucléaire, Kenshirō, héritier de l’art martial ancestral du Hokuto Shinken, parcourt les terres désolées pour défendre ceux que plus personne ne protège. Sa technique permet de faire exploser un adversaire de l’intérieur par pression sur ses points vitaux. Kenshirō affronte ses propres frères d’armes — Raoh, Toki, Jagi — dans une lutte de succession qui structure toute l’histoire.

Scénarisé par Buronson et dessiné par Tetsuo Hara, Hokuto no Ken a été publié de 1983 à 1988 dans le Weekly Shōnen Jump (27 volumes). L’œuvre a imposé un archétype — le héros stoïque, quasi invincible, qui avance seul dans un monde hostile — dont les shōnen des années suivantes, Saint Seiya compris, porteront la trace. La brutalité frontale des corps-à-corps, la dimension tragique des rivalités fraternelles et les décors de ruines calcinées ont fait de Hokuto no Ken l’une des matrices du manga d’action des années 1980.


7. JoJo’s Bizarre Adventure (Hirohiko Araki, 1987)

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Saga au long cours entamée en 1987 dans le Weekly Shōnen Jump, JoJo’s Bizarre Adventure retrace le destin de la lignée Joestar à travers les générations. Chaque arc met en scène un nouveau protagoniste et un nouveau cadre. Du Londres victorien de Phantom Blood au Japon contemporain de Diamond is Unbreakable, Hirohiko Araki renouvelle son récit sans jamais perdre de vue l’affrontement fondateur contre Dio Brando et ses héritiers.

À partir du troisième arc, Stardust Crusaders, Araki introduit les Stands, des entités surnaturelles liées à l’âme de leur utilisateur. Ce système de pouvoirs, où chaque Stand possède une capacité unique et très spécifique, a transformé les combats en joutes tactiques où la ruse importe plus que la force brute. L’inventivité des situations, les références omniprésentes à la musique rock et le goût assumé pour la pose théâtrale confèrent à JoJo’s une identité que nulle autre série n’a reproduite, en plus de 130 volumes à ce jour.


8. Dragon Ball (Akira Toriyama, 1984)

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Sérialisé de 1984 à 1995 dans le Weekly Shōnen Jump (42 volumes), Dragon Ball suit Son Goku depuis son enfance dans les montagnes jusqu’à ses combats contre des adversaires aux pouvoirs cosmiques. L’œuvre d’Akira Toriyama part d’une relecture libre du roman classique chinois Le Voyage en Occident avant de bifurquer, à partir de l’arc des Saiyans, vers un shōnen de combat où chaque ennemi pousse le héros à franchir un nouveau seuil.

Dragon Ball a codifié nombre de mécaniques devenues des standards du genre : les transformations (Super Saiyan), l’escalade de puissance entre arcs, les tournois d’arts martiaux, la résurrection des personnages. Avec plus de 260 millions de copies vendues, c’est l’un des mangas les plus diffusés de l’histoire. Son lien avec Saint Seiya est direct : les deux séries ont été publiées simultanément dans le Shōnen Jump, et elles partagent un même goût pour les rivalités, l’escalade des enjeux et les luttes à l’échelle des galaxies.


9. Yu Yu Hakusho (Yoshihiro Togashi, 1990)

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Yūsuke Urameshi, délinquant de 14 ans, meurt après avoir sauvé un enfant d’un accident de la route. Face à ce sacrifice inattendu, le royaume des esprits lui offre une seconde chance : revenir à la vie à condition de devenir détective du spirituel. Sa mission : traquer les démons et les menaces surnaturelles qui s’infiltrent parmi les humains.

Paru de 1990 à 1994 dans le Weekly Shōnen Jump (19 volumes), Yu Yu Hakusho de Yoshihiro Togashi évolue d’un récit à tonalité fantastique vers un manga de combat à part entière lors du Tournoi des Ténèbres — un tournoi à élimination entre guerriers qui rappelle les Guerres Galactiques de Saint Seiya. Togashi excelle dans la construction de personnages ambigus — Hiei, Kurama — dont les motivations n’obéissent pas à la partition habituelle entre bien et mal. Adaptée en anime de 112 épisodes, la série a aussi posé un modèle que Bleach ou Jujutsu Kaisen ont clairement repris à leur compte.


10. Bleach (Tite Kubo, 2001)

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Ichigo Kurosaki, lycéen capable de voir les fantômes, acquiert par accident les pouvoirs d’une Shinigami (dieu de la mort) et se retrouve chargé de protéger les vivants contre les Hollows, des esprits corrompus. Ce point de départ ouvre sur un univers stratifié — Soul Society, Hueco Mundo, Monde des Vivants — où chaque faction possède ses propres grades, ses propres lois et ses propres rivalités internes.

Avec 74 volumes parus de 2001 à 2016 dans le Weekly Shōnen Jump, Bleach de Tite Kubo se rapproche de Saint Seiya par sa structure : des arcs fondés sur la traversée d’un territoire ennemi, des duels successifs contre des adversaires toujours plus redoutables, et un héros qui doit éveiller de nouveaux niveaux de puissance. Le Gotei 13, l’ordre des capitaines Shinigami, évoque les Chevaliers d’Or par son prestige et son rôle de rempart sacré. Kubo se signale aussi par un sens du design très personnel — silhouettes allongées, armes aux formes improbables, compositions épurées — qui donne à chaque capitaine une allure immédiatement reconnaissable.


11. Sailor Moon (Naoko Takeuchi, 1991)

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Usagi Tsukino, adolescente maladroite, découvre grâce à une chatte parlante qu’elle est Sailor Moon, gardienne chargée de protéger la Terre au nom de l’amour et de la justice. Elle est rejointe par d’autres guerrières, chacune associée à une planète du Système solaire, pour affronter des forces maléfiques liées à un passé mythique oublié.

Créé entre 1991 et 1997 pour le magazine Nakayoshi (18 volumes), Sailor Moon de Naoko Takeuchi a redéfini le genre magical girl : les thèmes de sacrifice, de réincarnation et de lutte cosmique qu’elle y a introduits relèvent d’ordinaire du shōnen. Le parallèle avec Saint Seiya saute aux yeux : des guerriers et guerrières protègent une figure divine, portent des armures liées à des astres et affrontent des divinités ennemies à travers des arcs de plus en plus sombres. Takeuchi est par ailleurs l’épouse de Yoshihiro Togashi, l’auteur de Yu Yu Hakusho — une union qui dit bien à quel point shōnen et magical girl ont pu se nourrir l’un l’autre.


12. Noragami (Adachitoka, 2010)

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Yato est un dieu mineur, sans sanctuaire ni fidèles, qui accepte n’importe quelle tâche pour cinq yens dans l’espoir de se faire un nom. Sa vie bascule lorsque Hiyori Iki, une lycéenne, se jette devant un véhicule pour le sauver et voit son âme se détacher de son corps. Elle devient alors liée à Yato et à Yukine, un esprit qu’il utilise comme arme sacrée (shinki).

Adachitoka a publié Noragami de 2010 à 2024 dans le Monthly Shōnen Magazine (27 volumes). La série enracine ses enjeux dans le panthéon shintoïste : hiérarchie entre divinités, pactes entre dieux et humains, oubli comme forme de mort pour les êtres célestes. La tonalité comique des premiers volumes cède progressivement du terrain à des arcs plus sombres, portés par un antagoniste — le père de Yato — dont l’emprise psychologique sur son fils impose au manga une tension qui ne faiblit pas. Adapté en anime par le studio Bones (2014-2015).