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Que lire après « Sailor Moon » de Naoko Takeuchi ?

Que lire après « Sailor Moon » de Naoko Takeuchi ?

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Sailor Moon (Bishōjo Senshi Sailor Moon) est un shōjo manga écrit et dessiné par Naoko Takeuchi, prépublié dans le magazine Nakayoshi entre 1991 et 1997. On y suit Usagi Tsukino, une collégienne ordinaire qui découvre qu’elle est la réincarnation d’une princesse lunaire et qu’elle doit protéger la Terre aux côtés d’autres guerrières dotées de pouvoirs planétaires. Référence incontournable du genre magical girl, ce manga a durablement façonné le shōjo d’action et de transformation.

Si vous vous demandez quoi lire ensuite, voici quelques suggestions dans la même veine.


1. Codename Sailor V (Naoko Takeuchi, 1991)

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Codename Sailor V est la série qui a donné naissance à Sailor Moon. On y suit Minako Aino, collégienne de treize ans, dont le quotidien est chamboulé le jour où un chat blanc nommé Artémis lui révèle qu’elle possède le pouvoir de se transformer en Sailor V, justicière masquée. Sa mission : traquer et neutraliser les agents de la Dark Agency, une organisation maléfique qui cherche à manipuler l’industrie du divertissement japonais.

Conçue à l’origine comme un one-shot, cette série fait office de préquelle directe à Sailor Moon : on y découvre la genèse de Sailor Vénus avant qu’elle ne rejoigne les autres Sailor Guardians. Le ton y est nettement plus léger et comique que dans la série principale, porté par une héroïne fantasque, amoureuse en série et volontiers maladroite — un registre proche de la comédie scolaire.


2. Card Captor Sakura (CLAMP, 1996)

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Publié dans le magazine Nakayoshi entre 1996 et 2000, Card Captor Sakura met en scène Sakura Kinomoto, une fillette de dix ans qui libère par accident un jeu de cartes magiques — les Cartes de Clow — hors du livre scellé qui les contenait. Guidée par Kérobéros, le gardien du livre, elle doit désormais retrouver et capturer chaque carte avant qu’elles ne provoquent des catastrophes.

Le collectif CLAMP signe ici un shōjo majeur de la fin des années 1990, récompensé par le prix Seiun en 2001. Là où Sailor Moon mise sur le combat en équipe, Card Captor Sakura privilégie les épreuves individuelles et les liens affectifs entre ses personnages — amour, amitié, filiation — avec une sincérité rare, y compris dans sa façon de représenter des relations amoureuses qui échappent aux schémas habituels du genre.


3. Magic Knight Rayearth (CLAMP, 1993)

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Prépublié dans Nakayoshi de 1993 à 1996, Magic Knight Rayearth suit trois collégiennes — Hikaru, Umi et Fuu — transportées dans le monde fantastique de Céphiro lors d’une sortie scolaire à la Tour de Tokyo. Là, un archimage leur apprend qu’elles ont été invoquées par la Princesse Émeraude pour devenir les légendaires Chevalières Magiques et sauver ce monde de la destruction.

Autre titre du collectif CLAMP, la série opère un croisement rare entre magical girl, fantasy et mecha. La quête semble conventionnelle — jusqu’au dénouement du premier arc, qui renverse brutalement les attentes et place les héroïnes face à un dilemme moral sans issue confortable. En six volumes, CLAMP parvient à bâtir un univers dont la conclusion remet en cause l’idée même de mission héroïque.


4. Kamikaze Kaito Jeanne (Arina Tanemura, 1998)

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Publié dans le magazine Ribon entre 1998 et 2000, Kamikaze Kaito Jeanne raconte l’histoire de Maron Kusakabe, lycéenne de seize ans et gymnaste accomplie, qui mène une double vie : la nuit, elle devient Jeanne, une voleuse fantôme réincarnation de Jeanne d’Arc. Sa mission consiste à exorciser des démons dissimulés dans des tableaux afin de récupérer des fragments du pouvoir divin.

Maron est d’abord définie par sa solitude : abandonnée par ses parents, tenue au secret, elle porte seule le poids de sa mission. L’arrivée de Chiaki, un rival mystérieux doté des mêmes pouvoirs sous le nom de Sinbad, installe une tension sentimentale qui se complique à mesure que les trahisons s’accumulent. Arina Tanemura ancre son shōjo dans la mélancolie et y greffe un arrière-plan théologique — anges, démons, nature du pouvoir divin — rare dans le genre.


5. Full Moon (Arina Tanemura, 2002)

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Prépublié dans Ribon entre 2002 et 2004, Full Moon (Full Moon wo Sagashite) suit Mitsuki Koyama, une orpheline de douze ans atteinte d’un cancer de la gorge, qui rêve de devenir chanteuse pour honorer une promesse faite à Eichi, son ami d’enfance. Un jour, deux shinigami lui annoncent qu’il ne lui reste plus qu’un an à vivre — mais acceptent de l’aider grâce à une transformation magique qui lui donne l’apparence d’une jeune fille de seize ans à la voix intacte.

La série ne se contente pas de son cadre musical : elle aborde frontalement la maladie, le deuil et le suicide, notamment à travers les shinigami eux-mêmes, dont on découvre qu’ils furent des êtres humains morts avant l’heure. Le contraste entre la fragilité de Mitsuki et sa détermination absolue donne au récit une gravité qui ne faiblit à aucun moment sur les sept volumes.


6. Tokyo Mew Mew (Mia Ikumi et Reiko Yoshida, 2000)

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Prépublié dans Nakayoshi entre 2000 et 2003, Tokyo Mew Mew met en scène Ichigo Momomiya, une élève de douze ans dont l’ADN est accidentellement fusionné avec celui du chat sauvage d’Iriomote, une espèce en voie de disparition. Dotée de capacités félines, elle rejoint une équipe de cinq filles — chacune liée à un animal menacé — pour défendre la Terre contre des extraterrestres qui cherchent à la reconquérir.

L’écologie n’est pas ici un décor : c’est le fondement de l’intrigue, depuis les pouvoirs des héroïnes jusqu’aux motivations des antagonistes. Entre les combats, la vie quotidienne du groupe s’organise autour d’un café qui sert de couverture à leurs activités — un cadre qui donne aux scènes de repos une tonalité chaleureuse, presque familière.


7. Pichi Pichi Pitch (Pink Hanamori et Michiko Yokote, 2002)

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Prépublié dans Nakayoshi entre 2002 et 2005, Pichi Pichi Pitch (Mermaid Melody) suit Lucia Nanami, princesse sirène de l’océan Pacifique Nord, qui part sur la terre ferme à la recherche du garçon qu’elle a sauvé de la noyade sept ans plus tôt — et à qui elle a confié sa perle rose, source de son pouvoir. Accompagnée de deux autres princesses sirènes, Hanon et Rina, elle doit affronter les serviteurs de Gackto, un tyran qui veut s’emparer des sept mers.

Ici, pas d’armes ni de sorts : les héroïnes combattent par le chant. Elles se transforment en idoles et vainquent leurs adversaires par la puissance de leur voix. Le récit emprunte librement au conte d’Andersen — notamment l’interdit de révéler sa véritable identité sous peine de se changer en écume — et y ajoute une dimension collective absente de l’original, puisque sept princesses sirènes finissent par unir leurs forces.


8. Shugo Chara! (Peach-Pit, 2006)

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Prépublié dans Nakayoshi entre 2006 et 2010, Shugo Chara! met en scène Amu Hinamori, une écolière perçue par ses camarades comme froide et rebelle, alors qu’elle est en réalité timide et désireuse de changer. Un soir, elle formule le souhait de trouver le courage d’être elle-même. Le lendemain, trois œufs mystérieux apparaissent dans son lit, d’où naissent des Shugo Chara : de minuscules gardiens qui représentent ses personnalités rêvées.

Aux côtés des « Gardiens », un groupe d’élèves eux aussi dotés de Shugo Chara, Amu doit protéger les « œufs du cœur » des enfants contre une organisation qui les corrompt. Récompensée par le Prix du manga Kōdansha dans la catégorie Enfant en 2008, la série fait de la quête d’identité et de l’acceptation de soi son véritable sujet — plus encore que les affrontements, c’est le rapport de chaque personnage à l’image qu’il projette qui structure le récit.


9. Puella Magi Madoka Magica (Hanokage, 2011)

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Adaptation manga de la série animée éponyme écrite par Gen Urobuchi et produite par le studio Shaft, Puella Magi Madoka Magica est dessinée par Hanokage et publiée en trois volumes en 2011 chez Hōbunsha. L’histoire suit Madoka Kaname, une adolescente approchée par Kyubey, une créature qui propose aux jeunes filles de réaliser un vœu en échange d’un contrat : devenir une Puella Magi et combattre des sorcières nées du désespoir humain.

La série emprunte volontairement tous les codes visuels du magical girl — costumes, transformations, mascotte — pour mieux les retourner contre le lecteur·ice. La nature réelle des sorcières, le prix véritable du contrat et les motivations de Kyubey forment une mécanique d’une cruauté méthodique qui ne laisse aucune échappatoire aux personnages. Le registre magical girl est ici vidé de sa promesse de triomphe et réduit à un piège — trois volumes, pas un de plus : la concision fait partie de la cruauté.