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Que lire après « Pumpkin Night » de Masaya Hokazono et Seima Taniguchi ?

Que lire après « Pumpkin Night » de Masaya Hokazono et Seima Taniguchi ?

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Pumpkin Night est un manga d’horreur slasher, écrit par Masaya Hokazono et dessiné par Seima Taniguchi, publié depuis 2016 au Japon. On y suit Naoko Kirino, une collégienne défigurée à l’acide sulfurique — dissimulé dans un masque de citrouille par ses camarades lors d’une soirée d’Halloween — puis internée en hôpital psychiatrique. Évadée, le visage caché derrière ce même masque devenu son emblème, elle traque un à un ses persécuteurs pour leur faire payer au prix du sang.

Si vous vous demandez quoi lire ensuite, voici quelques suggestions dans la même veine.


1. Revenge Classroom (Karasu Yamazaki & Ryu Kaname, 2013)

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Ayana Fujisawa, collégienne en classe de troisième, subit les sévices de ses camarades depuis des mois — injures gravées sur son bureau, brûlures de cigarette, racket. Le jour où l’un d’eux la pousse sous les roues d’un véhicule, elle échappe de justesse à la mort. Depuis son lit d’hôpital, elle prend une décision irrévocable : chacun des élèves de sa classe paiera, qu’il soit agresseur, complice silencieux ou ancien ami.

Ce qui rend Revenge Classroom redoutable, c’est la méticulosité avec laquelle Ayana prépare sa vengeance. Elle observe ses cibles, repère leurs failles et conçoit un plan sur mesure pour chacune. Mais la série refuse de faire d’elle une héroïne vertueuse. Ayana s’en prend aussi bien à ceux qui la méritent qu’à ceux dont la culpabilité reste douteuse, et sa cruauté finit par égaler celle de ses agresseurs.

Les sept tomes posent la question sans détour : la vengeance a-t-elle une limite, ou finit-elle par consumer celui qui s’y abandonne ? Le dénouement, volontairement abrupt, ne donne pas de réponse nette — et c’est ce qui le rend difficile à oublier.


2. Cross of the Cross (Shiryuu Nakatake, 2020)

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Shun Uruma, élève de sixième, est surnommé « le Cobaye A » par cinq camarades qui lui font subir des tortures répétées. Ses parents et son petit frère constituent son seul refuge — jusqu’au moment où ses tortionnaires les assassinent. Privé de tout, Shun se tourne vers son grand-père, ancien membre d’un bataillon militaire secret, et consacre quatre années à un entraînement intensif dont l’unique but est la mise à mort de ses cinq cibles.

Le manga ne fait pas dans la nuance, et c’est précisément ce qui lui donne son impact. Les antagonistes, Kyou Shigou en tête, sont taillés pour inspirer le dégoût — Kyou calcule avec méthode jusqu’où il peut pousser Shun avant de le briser, et continue de le traquer des années après. Les affrontements sont d’une violence graphique frontale, sans ellipse ni détour.

Cross of the Cross a frôlé l’annulation après un premier volume aux ventes décevantes en magazine. Transféré sur la plateforme numérique Magazine Pocket, il y est devenu l’un des titres les plus lus, dépassant les 4,5 millions d’exemplaires en circulation au Japon — un retournement qui dit beaucoup sur l’appétit du lectorat pour ce type de récit.


3. Freak Island (Masaya Hokazono, 2013)

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Six étudiants d’un club d’archéologie débarquent sur une île isolée au large de la côte japonaise. Au lieu de vestiges anciens, ils découvrent un individu au masque de cochon et une famille de cannibales adeptes d’un culte voué à une divinité monstrueuse. Ce qui ressemble d’abord à un survival horror classique — des jeunes piégés sur un territoire hostile — déraille très vite vers le grotesque, l’occultisme et le surnaturel pur.

Freak Island refuse de se fixer dans un seul registre. Hokazono enchaîne magie noire, mutations corporelles et body horror de façon si abrupte que le cadre initial — l’île, les étudiants, la survie — ne tient pas trois tomes. Le récit rappelle Massacre à la tronçonneuse et La Colline a des yeux, mais s’en détache dès que l’irrationnel prend le pas sur toute logique narrative.

En 27 tomes et 335 chapitres, la série a eu le temps de traverser tant de genres et de registres qu’aucun résumé ne peut en rendre compte fidèlement. C’est autant sa limite que sa singularité : on ne sait jamais où Hokazono va emmener son récit, et c’est exactement pour ça qu’on tourne les pages.


4. Prison Lab (Kantetsu & Chiho Minase, 2016)

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Aito Eyama, lycéen harcelé par les élèves de sa classe, reçoit un jour une lettre anonyme l’invitant à participer à un « jeu de la prison ». Le principe : séquestrer une personne pendant un mois sans la tuer, en échange d’une forte somme d’argent. Aito choisit Aya Kirishima, la meneuse de ceux qui le persécutent. La seule règle : ne pas commettre de meurtre. Tout le reste est permis.

Le manga inverse la dynamique entre victime et bourreau, puis observe ce qui se produit lorsqu’un garçon soumis obtient soudain un pouvoir absolu sur celle qui le terrorisait. La transformation d’Aito est rapide et inquiétante : en l’espace de quelques jours, on ne sait plus si on a affaire à une victime qui se libère ou à un tortionnaire en train de naître. Prison Lab ne tranche pas ; il se contente de montrer, et le trouble s’installe de lui-même.

L’intrigue s’étend ensuite loin du duo initial. D’autres participants apparaissent, chacun avec ses propres raisons de jouer, et l’identité réelle de l’organisateur du jeu — le mystérieux Kujima — devient le fil conducteur des derniers tomes. La série, achevée en dix volumes, a également été adaptée en anime au Japon.


5. Dead Tube (Mikoto Yamaguchi & Touta Kitakawa, 2014)

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Dead Tube est le nom d’une plateforme clandestine de partage de vidéos. Les participants filment les contenus les plus extrêmes possibles ; celui ou celle qui récolte le moins de vues endosse la responsabilité pénale de tous les crimes commis par les autres concurrents. Tomohiro Machiya, membre discret du club de cinéma de son lycée, se retrouve embrigadé dans ce jeu par Mai Mashiro, une camarade à l’apparence anodine dont le premier acte consiste à attirer un homme dans une usine désaffectée pour le tuer devant la caméra.

Chaque « défi » imposé par la plateforme repousse un peu plus loin ce que les participants sont prêts à filmer — et à subir. La violence n’est pas un moyen ; c’est un produit, calibré pour générer des vues, et le public en ligne en est à la fois le commanditaire et le complice. La série pousse cette mécanique jusqu’à un point d’absurdité meurtrière assumée.

Le scénario de Mikoto Yamaguchi — par ailleurs auteur de Friends Games — repose sur des trahisons en chaîne, des règles truquées et des personnages dont les véritables intentions ne se révèlent que trop tard. Dead Tube ne cherche pas la subtilité ; il fonce, et c’est cette brutalité sans filtre qui fait tenir l’ensemble sur plus de vingt tomes.


6. Happiness (Shûzô Oshimi, 2015)

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Makoto Okazaki est un lycéen terne et isolé dont la vie bascule le soir où une inconnue le mord et lui impose un choix : devenir comme elle, ou mourir. Il choisit de vivre. Mais la vie qui l’attend n’a rien d’un fantasme de toute-puissance : sa peau ne supporte plus la lumière du jour, la proximité des autres éveille en lui une faim incontrôlable, et il comprend très vite qu’il ne peut plus rester auprès de sa mère ni retourner en cours. Le vampirisme, ici, n’est pas un don. C’est une maladie qui isole.

Shûzô Oshimi — également auteur de Les Fleurs du mal et Dans l’intimité de Marie — traite la métamorphose comme un arrachement. Okazaki ne gagne rien : il perd sa famille, ses repères et sa mortalité. Là où d’autres récits de vampires célèbrent la puissance et l’éternité, Happiness ne montre que l’effacement progressif d’un adolescent coupé du monde des vivants.

La série se déploie sur dix tomes et prend le temps d’installer ses silences. Le traitement visuel des scènes nocturnes — ciels tourbillonnants, perspectives distordues — donne au récit une tonalité onirique et mélancolique, souvent comparée à celle de Morse de John Ajvide Lindqvist.