Pumpkin Night est un manga d’horreur scénarisé par Masaya Hokazono et dessiné par Seima Taniguchi, prépublié depuis octobre 2016 sur LINE Manga au Japon.
La série suit Naoko Kirino, une jeune fille défigurée et internée après avoir subi le harcèlement de ses camarades de classe. Échappée de l’hôpital psychiatrique, elle adopte l’identité de « Pumpkin Night » et entreprend une vengeance sanglante contre ses anciens bourreaux.
Mêlant violence graphique, tension psychologique et esthétique proche des films slasher américains, ce seinen a su conquérir un large public amateur de frissons. Si vous vous demandez quoi lire ensuite, voici quelques suggestions du même acabit.
1. Freak Island (Masaya Hokazono, 2013)

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Également signé Masaya Hokazono, Freak Island (titre original : Kichikujima) transpose l’horreur slasher dans un cadre insulaire. Six étudiants d’un club d’archéologie accostent sur une île déserte et tombent nez à nez avec un colosse au masque de cochon, armé d’un marteau.
Ce qui ressemble d’abord à un survival classique bascule rapidement vers le body horror et le surnaturel, avec une famille de cannibales mutants vouant un culte à une entité maléfique. Comme dans Pumpkin Night, Hokazono déploie une violence crue et détaillée, portée par un trait charbonneux et nerveux.
Les deux séries partagent cette filiation assumée avec les slashers américains – Massacre à la tronçonneuse, La Colline a des yeux – tout en y injectant des éléments proprement japonais. Freak Island pousse toutefois la démesure encore plus loin, avec des rebondissements imprévisibles qui déconcertent autant qu’ils fascinent.
2. Emerging (Masaya Hokazono, 2004)

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Avant de terroriser ses lecteur·ice·s avec des tueurs masqués, Masaya Hokazono avait déjà frappé fort avec Emerging, un thriller médical en deux volumes publié dans le magazine Morning. À Shinjuku, un homme s’effondre en pleine rue et se vide de son sang sous les yeux des passants horrifiés.
Les professeurs Onodera et Sekiguchi, chargés de l’autopsie, découvrent un virus inconnu d’une virulence extrême. Alors que l’épidémie se propage, la panique s’empare de Tokyo. Avec un réalisme quasi documentaire, Hokazono anticipe les crises sanitaires modernes – le récit résonne d’autant plus depuis la pandémie de Covid-19.
L’horreur ici n’est pas incarnée par un monstre visible, mais par une menace invisible et implacable. Les amateur·ice·s de Pumpkin Night retrouveront la noirceur et le sens du malaise propres à l’auteur, transposés dans un registre scientifique et politique.
3. Signal 100 (Arata Miyatsuki & Shigure Kondô, 2015)

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Signal 100 appartient au genre du death game, populaire au Japon depuis Battle Royale. M. Shimobe, professeur principal d’une classe de lycéens qui le harcèlent quotidiennement, décide de se venger de manière radicale : il hypnotise ses élèves et implante dans leur esprit cent gestes interdits qui, s’ils sont accomplis, les pousseront au suicide.
Puis il se jette dans le vide, laissant les adolescents livrés à eux-mêmes. Le récit dépeint la paranoïa, les trahisons et les manipulations entre survivants. Comme Pumpkin Night, Signal 100 met en scène une vengeance née du harcèlement scolaire et une violence graphique sans concession.
Arata Miyatsuki construit un huis clos étouffant où la mort peut surgir d’un simple sourire ou d’un éternuement. Une lecture éprouvante pour les nerfs, servie par le dessin incisif de Shigure Kondô.
4. Dead Tube (Mikoto Yamaguchi & Touta Kitakawa, 2014)

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Dead Tube pousse la critique des réseaux sociaux jusqu’à l’horreur absolue. Tomohiro Machiya, membre du club de cinéma de son lycée, accepte de filmer la belle Mai Mashiro pendant deux jours. Il ne sait pas encore qu’il va devenir le caméraman d’un snuff movie pour une plateforme clandestine.
Sur Dead Tube, les vidéos les plus trash récoltent des millions de vues et des gains faramineux – mais le·la participant·e dont la vidéo récolte le moins de vues devra assumer tous les crimes des autres.
Le manga de Mikoto Yamaguchi et Touta Kitakawa mêle gore, érotisme et satire sociale dans un cocktail volontairement provocateur. Les lecteur·ice·s de Pumpkin Night y retrouveront une violence décomplexée, des retournements de situation constants et une atmosphère de cauchemar éveillé où la morale s’effondre face à la quête de notoriété.
5. Museum – Killing in the Rain (Ryôsuke Tomoe, 2013)

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Museum est un thriller policier en trois volumes souvent comparé au film Seven de David Fincher. Le lieutenant Sawamura enquête sur une série de meurtres atroces : une femme dévorée par des chiens affamés, un homme découpé en morceaux…
Chaque scène de crime est accompagnée d’un message énigmatique, une « sentence » prononcée par un tueur au masque de grenouille qui ne frappe que sous la pluie. Lorsque Sawamura découvre que sa femme et son fils ont disparu, la traque devient personnelle.
Ryôsuke Tomoe construit une tension suffocante à travers un découpage cinématographique et des dessins d’un réalisme cru. Les aficionados de Pumpkin Night apprécieront le tueur iconique, les meurtres créatifs et l’atmosphère poisseuse qui imprègne chaque page de ce récit nerveux.
6. The Killer Inside (Hajime Inoryu & Shota Itô, 2018)

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« Le psychopathe qui sommeille en moi… » Eiji Urashima est un étudiant discret dont le père, le tueur en série surnommé « LL », a terrorisé le Japon avant de mourir. Alors qu’Eiji tente de mener une vie normale, il se réveille un matin aux côtés d’une jeune femme sans aucun souvenir des derniers jours.
Au même moment, un cadavre mutilé dans le style de LL est retrouvé dans le quartier. Eiji souffrirait-il d’un dédoublement de personnalité ? Hajime Inoryu élabore un scénario retors où chaque révélation en amène une autre.
Shota Itô accompagne ce thriller d’un dessin sobre et réaliste, qui renforce l’oppression psychologique. Les amateur·ice·s de Pumpkin Night y trouveront une même obsession pour la folie, l’héritage familial maudit et les zones d’ombre de la psyché humaine.
7. Gannibal (Masaaki Ninomiya, 2018)

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Daigo Agawa, policier en quête d’un nouveau départ, est muté avec sa famille dans le village isolé de Kuge, perdu au cœur des montagnes japonaises. Dès son arrivée, il découvre un cadavre au visage arraché.
Les habitants évoquent une attaque d’ours, mais une trace de morsure humaine éveille ses soupçons. Une rumeur tenace court sur ce village : ses habitants seraient cannibales. Masaaki Ninomiya insuffle une tension permanente à ce récit où la méfiance imprègne chaque interaction.
Le dessin, précis et expressif, restitue à merveille l’atmosphère claustrophobe de cette communauté repliée sur ses secrets. Gannibal partage avec Pumpkin Night un goût pour l’horreur viscérale et une mise en scène impitoyable, tout en ancrant son récit dans un réalisme social qui le rend d’autant plus déstabilisant.
8. Shigahime (Hirohisa Sato, 2017)

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Osamu Hirota mène une existence banale de lycéen jusqu’à ce qu’il suive le mystérieux Soichi dans un manoir isolé. Là, il rencontre Miwako, une vampire immortelle à la beauté envoûtante et à la cruauté sans limites.
Transformé en familier contre son gré, Osamu doit désormais chasser d’autres humains pour conserver une forme humaine et protéger celle qu’il aime. Hirohisa Sato livre un seinen où l’horreur corporelle côtoie l’érotisme et la manipulation psychologique. Les corps se déforment, les cœurs s’arrachent littéralement, et la relation toxique entre Miwako et ses serviteurs génère un malaise constant.
Les lecteur·ice·s de Pumpkin Night retrouveront cette même atmosphère malsaine, ce goût pour le gore assumé et ces personnages piégés dans une spirale de violence dont ils ne peuvent s’extraire.