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Que lire après « Naruto » de Masashi Kishimoto ?

Que lire après « Naruto » de Masashi Kishimoto ?

Naruto est un shōnen manga écrit et dessiné par Masashi Kishimoto. Prépublié dans le Weekly Shōnen Jump de l’éditeur Shūeisha entre septembre 1999 et novembre 2014, il totalise 72 tomes et 700 chapitres.

La version française, éditée par Kana, a été publiée entre 2002 et 2016. Si vous vous demandez quoi lire après avoir refermé le dernier tome, voici quelques suggestions du même acabit.


1. Boruto: Naruto Next Generations (Mikio Ikemoto, 2016)

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Suite officielle de Naruto, Boruto suit le fils du septième Hokage dans un monde ninja en paix, mais menacé par de nouvelles forces. Le scénario, d’abord confié à Ukyō Kodachi puis repris par Kishimoto lui-même fin 2020, met en scène les tensions entre l’héritage des anciens et les aspirations d’une génération qui doit se forger sa propre identité. La série se poursuit dans une seconde partie intitulée Boruto: Two Blue Vortex.

Le trait de Mikio Ikemoto, ancien assistant principal de Kishimoto, se distingue par un style plus réaliste que celui de son prédécesseur. Le récit s’éloigne progressivement de la nostalgie pour développer ses propres enjeux, notamment à travers la menace des Ōtsutsuki. Pour qui souhaite retrouver le village de Konoha et ses personnages sous un angle renouvelé, Boruto constitue le prolongement le plus naturel.


2. My Hero Academia (Kōhei Horikoshi, 2014)

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Dans un monde où 80 % de la population possède un super-pouvoir nommé « Alter », Izuku Midoriya fait partie de la minorité née sans aucune aptitude. Malgré ce handicap, il rêve d’intégrer la prestigieuse académie Yuei et de suivre les traces de son idole, le héros All Might. Son destin bascule le jour où ce dernier lui transmet son propre pouvoir.

Publié dans le Weekly Shōnen Jump de 2014 à 2024 et compilé en 42 tomes pour plus de 100 millions d’exemplaires en circulation, My Hero Academia reprend les fondamentaux du shōnen — persévérance, amitié, dépassement de soi — pour les transposer dans un univers de super-héros. Horikoshi, qui cite Naruto parmi ses influences majeures, a reçu les félicitations de Kishimoto lui-même dans les pages du Jump.


3. Jujutsu Kaisen (Gege Akutami, 2018)

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Yūji Itadori, lycéen doté d’une force physique hors norme, avale un fragment du démon Ryōmen Sukuna pour sauver ses camarades. Devenu l’hôte d’une entité redoutable, il intègre une école d’exorcistes et se retrouve au cœur d’un conflit surnaturel où les esprits maudits se nourrissent des émotions humaines.

Prépublié dans le Weekly Shōnen Jump de 2018 à 2024 et rassemblé en 30 tomes, Jujutsu Kaisen a dépassé les 100 millions d’exemplaires. Le manga se démarque par son traitement de l’ambiguïté morale : les personnages agissent selon leur propre éthique, sans repère absolu entre bien et mal. La mort peut frapper à tout moment, sans mise en scène héroïque. Gege Akutami, dont l’identité réelle reste inconnue, cite Bleach comme influence déterminante. Les amateurs de Naruto y retrouveront la structure d’un shōnen sombre et imprévisible.


4. Demon Slayer (Koyoharu Gotouge, 2016)

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Au Japon du début du XXe siècle, Tanjirō Kamado découvre sa famille massacrée par des démons. Seule sa sœur Nezuko a survécu, mais elle a été transformée en créature démoniaque. Déterminé à la guérir, Tanjirō rejoint les pourfendeurs de démons et maîtrise le « Souffle de l’eau », une technique de combat ancestrale transmise de maître à disciple.

Publié entre 2016 et 2020 en 23 tomes, Demon Slayer a atteint les 220 millions d’exemplaires, ce qui en fait l’un des mangas les plus vendus de l’histoire. La série doit sa puissance à un récit ramassé, sans longueurs, où chaque arc contribue à la quête centrale. Comme dans Naruto, les thèmes de la famille, du sacrifice et de la volonté de protéger ses proches constituent le moteur du protagoniste.


5. Black Clover (Yūki Tabata, 2015)

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Dans un royaume où la magie régit la société, Asta naît dépourvu de tout pouvoir magique. Son rival d’enfance, Yuno, est au contraire un prodige. Tous deux poursuivent le même but : devenir Empereur-Mage, le plus haut titre du Royaume de Clover. Asta finit par recevoir un grimoire d’antimagie qui lui permet de neutraliser les sorts adverses.

Publié dans le Weekly Shōnen Jump depuis 2015, qui compte 37 tomes, Black Clover assume pleinement son ancrage dans la tradition shōnen. La mécanique du héros sans pouvoir dans un monde qui en regorge rappelle directement le parcours de Naruto Uzumaki. Tabata, nourri de Dragon Ball, Hunter × Hunter et One Piece, mise sur un rythme soutenu et des combats spectaculaires, sans négliger la construction de ses personnages secondaires.


6. Kaiju n°8 (Naoya Matsumoto, 2020)

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Kafka Hibino, 32 ans, occupe un emploi ingrat : il nettoie les cadavres de kaiju pour le compte d’une société de décontamination. Un jour, une créature parasite pénètre dans son corps et le transforme en Kaiju n°8, un monstre aussi redouté par les humains que par ses congénères. Dès lors, Kafka mène une double vie pour réaliser son rêve d’enfance : intégrer les Forces de Défense.

Prépublié sur le Shōnen Jump+ depuis 2020, le manga compte 16 tomes pour plus de 15 millions d’exemplaires, Kaiju n°8 s’est imposé comme un phénomène éditorial en France avec un premier tirage de 250 000 exemplaires pour le tome 1. Là où Naruto mettait en scène un adolescent, Matsumoto choisit un protagoniste trentenaire à qui la vie semble avoir échappé. Ce décalage confère au récit une tonalité singulière, portée par le thème de la seconde chance.


7. Hell’s Paradise (Yūji Kaku, 2018)

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À l’époque Edo, le ninja Gabimaru, surnommé « le Vide », croupit dans le couloir de la mort. On lui propose un marché : obtenir sa grâce s’il rapporte l’élixir d’immortalité depuis Shinsenkyo, une île surnaturelle où toutes les expéditions précédentes ont péri. Accompagné de la bourelle Yamada Asaemon Sagiri, il affronte les créatures de l’île et d’autres condamnés en quête du même objectif.

Publié sur le Shōnen Jump+ de 2018 à 2021 en 13 tomes, Hell’s Paradise est l’un des piliers du « dark shōnen » contemporain. Yūji Kaku, ancien assistant de Tatsuki Fujimoto (Chainsaw Man), construit un récit de survie où les alliances entre personnages aux intérêts opposés évoluent sans cesse. Les fans de Naruto y reconnaîtront la figure du ninja renégat, ici poussée dans ses retranchements les plus brutaux. Le thème de la rédemption par l’amour traverse toute la série.


8. Chainsaw Man (Tatsuki Fujimoto, 2018)

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Denji, adolescent endetté et misérable, tue des démons pour le compte de yakuzas, aidé de son chien-démon Pochita. Trahi et laissé pour mort, il fusionne avec Pochita et renaît sous la forme de Chainsaw Man, un hybride mi-humain mi-démon. Recruté par Makima, une énigmatique responsable de la Sécurité publique, il se retrouve pris dans un jeu de manipulation qui le dépasse.

La première partie, publiée dans le Weekly Shōnen Jump de 2018 à 2020, compte 11 tomes. La seconde, en cours sur le Shōnen Jump+, poursuit le récit. Fujimoto a déclaré avoir voulu créer un manga différent des codes classiques du Jump. Là où Naruto rêvait de reconnaissance, les aspirations de Denji — un repas correct, un toit — révèlent une précarité radicale. Derrière l’humour noir et la violence graphique, Chainsaw Man interroge la manipulation, l’aliénation et le prix du pouvoir.


9. Tokyo Revengers (Ken Wakui, 2017)

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À 26 ans, Takemichi Hanagaki a le sentiment d’avoir raté sa vie. Lorsqu’il apprend la mort de Hinata, son ancienne petite amie, victime d’un règlement de comptes au sein du gang Tokyo Manji-kai, il est projeté douze ans dans le passé. Il décide alors de remonter les échelons du gang pour modifier le cours des événements et empêcher la tragédie.

Prépublié dans le Weekly Shōnen Magazine de Kōdansha de 2017 à 2022 et compilé en 31 tomes pour 80 millions d’exemplaires, Tokyo Revengers a remporté le 44e Prix du manga Kōdansha. Ken Wakui, lui-même ancien membre de gangs, injecte un réalisme cru dans sa description du milieu des furyō (délinquants japonais). Le mécanisme temporel, sobre et linéaire, sert avant tout un récit de rédemption. Comme Naruto, Takemichi tire sa force non de ses aptitudes physiques, mais de son courage et de sa loyauté envers ceux qu’il aime.

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