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Que lire après « Goblin Slayer » de Kumo Kagyū et Kōsuke Kurose ?

Que lire après « Goblin Slayer » de Kumo Kagyū et Kōsuke Kurose ?

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Goblin Slayer est une série de light novels écrite par Kumo Kagyū et illustrée par Noboru Kannatsuki, publiée depuis février 2016 chez SB Creative. Son adaptation en manga, signée Kōsuke Kurose, paraît depuis mai 2016 dans le Monthly Big Gangan de Square Enix.

On y suit un aventurier taciturne qui a voué son existence à l’extermination méthodique des gobelins, créatures jugées faibles mais d’une cruauté sournoise. La série doit beaucoup à la culture du jeu de rôle sur table : préparation minutieuse, gestion des ressources, conscience aiguë du danger.

Si vous vous demandez quoi lire ensuite, voici quelques suggestions dans la même veine.


1. Berserk (Kentaro Miura, 1989)

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Berserk suit Guts, un mercenaire solitaire trahi par son ancien compagnon d’armes Griffith lors d’un sacrifice démoniaque appelé l’Éclipse. Marqué par un sceau maudit qui attire démons et spectres, Guts parcourt un monde médiéval ravagé à la recherche de vengeance. La relation triangulaire entre Guts, Griffith et Casca — amitié, rivalité, trahison, amour brisé — constitue le cœur émotionnel du récit, et c’est elle qui lui donne sa profondeur, loin des seules scènes de combat.

Kentaro Miura dessinait chaque planche avec une précision obsessionnelle : armures rivetées, architectures gothiques, créatures aux anatomies aberrantes, doubles pages d’une densité graphique sans équivalent dans le manga. Après son décès en mai 2021, la publication a repris sous la supervision de son ami Kōji Mori et du Studio Gaga. Berserk a franchi les 70 millions d’exemplaires en circulation dans le monde.


2. Claymore (Norihiro Yagi, 2001)

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Dans un univers médiéval infesté de démons nommés Yōma, des guerrières mi-humaines mi-démoniaques, les Claymores, sont les seules à pouvoir éliminer ces créatures. On suit Clare, une Claymore de rang inférieur dont le village natal a été décimé par un Yōma, au fil de missions où chaque combat risque de la faire basculer du côté monstrueux, et de révélations sur l’Organisation qui fabrique et contrôle ces combattantes. La distribution est presque intégralement féminine, et chaque guerrière porte sa propre blessure, son propre rapport à la part démoniaque qui vit en elle.

Norihiro Yagi, originaire d’Okinawa et lauréat du 32e Prix Akatsuka, a mené son récit à terme en 27 volumes, avec une vraie fin : chose suffisamment rare dans le manga de longue série pour mériter d’être signalée. Les Claymores sont à la fois les protectrices des humains et les produits jetables d’une organisation cynique ; la morale n’y est jamais binaire. Adaptation anime par le studio Madhouse en 2007.


3. Übel Blatt (Etorouji Shiono, 2004)

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Quatorze guerriers furent envoyés par l’Empereur pour sceller les forces maléfiques de Wischtech. Sept en revinrent en héros ; quatre furent accusés de trahison et exécutés. Vingt ans plus tard, un jeune homme du nom de Köinzell entreprend de traquer les « Sept Héros », car la vérité est tout autre : ce sont eux, les véritables traîtres. Tout l’édifice du récit repose sur cette inversion. Les héros nationaux sont des imposteurs, et le seul à connaître la vérité est un mort qui a survécu. Une quête de vengeance pure, sans ambiguïté morale du côté du protagoniste.

La série, publiée dans le Young Gangan puis le Monthly Big Gangan de Square Enix, a remporté le Japan Expo Award 2008 dans la catégorie seinen. Elle s’est achevée en 2019 en 23 volumes, mais le monde d’Übel Blatt n’a pas dit son dernier mot : une suite, Übel Blatt II: L’Ordre du Roi Défunt, paraît depuis février 2024, et un anime est diffusé depuis janvier 2025.


4. Overlord (Kugane Maruyama, 2012)

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Momonga, joueur d’un MMORPG en réalité virtuelle nommé Yggdrasil, se retrouve piégé dans le corps de son avatar, un liche squelettique aux pouvoirs dévastateurs, lorsque les serveurs du jeu cessent de fonctionner. Rebaptisé Ainz Ooal Gown, il règne sur le Grand Tombeau de Nazarick et ses PNJ devenus autonomes, qui le vénèrent comme un dieu. La singularité d’Overlord tient à son point de vue : le protagoniste n’est pas un héros mais un souverain omnipotent dont la moralité s’effrite de volume en volume, souvent sans qu’il s’en rende compte.

Née sur le site Shōsetsuka ni Narō en 2010 avant d’être reprise par Enterbrain, la série compte seize volumes de light novels illustrés par so-bin. Joueur passionné de Dungeons & Dragons, Kugane Maruyama accorde autant de place aux intrigues politiques entre royaumes qu’aux affrontements, et c’est souvent dans les coulisses du pouvoir que la tension est la plus forte.


5. Frieren (Kanehito Yamada & Tsukasa Abe, 2020)

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Le Roi des démons est vaincu. Le groupe de héros se sépare. Mais pour l’elfe magicienne Frieren, dont la longévité se compte en siècles, cette décennie d’aventure n’était qu’un bref épisode. Lorsque ses anciens compagnons vieillissent et meurent, elle réalise, trop tard, qu’elle n’a jamais pris le temps de les connaître. Accompagnée de Fern, l’apprentie que lui a confiée le prêtre Heiter, elle reprend la route pour refaire le voyage du groupe héroïque, cette fois avec le recul et l’attention qui lui avaient manqué.

C’est le postulat de Frieren : le récit commence là où les autres s’arrêtent, après la victoire finale. Publiée dans le Weekly Shōnen Sunday de Shōgakukan, la série a remporté le Manga Taishō 2021 et a été adaptée en anime par le studio Madhouse en 2023. Le rythme est lent, le ton élégiaque, et les scènes de combat, quand elles surviennent, n’en frappent que plus fort.


6. Gloutons & Dragons (Ryōko Kui, 2014)

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Un groupe d’aventuriers perd l’un des siens, dévoré par un dragon rouge au fond d’un donjon. Pour le secourir avant qu’il ne soit entièrement digéré, l’équipe doit y retourner sans provisions. Laïos, le chef de groupe, y voit l’occasion rêvée de réaliser un vieux fantasme : cuisiner et manger les monstres du donjon. Rejoint par Senshi, un nain expert en gastronomie souterraine, le groupe s’enfonce dans les profondeurs à grand renfort de ragoûts de slimes et de scorpions au court-bouillon.

Le concept semble parodique, mais Ryōko Kui le prend au sérieux : chaque étage du donjon possède son propre écosystème, chaque monstre s’inscrit dans une chaîne alimentaire cohérente, et les recettes obéissent à une logique nutritionnelle réelle. Publiée dans le magazine Harta d’Enterbrain et achevée en 14 volumes en 2023, la série a été adaptée en anime par le studio Trigger en 2024. Au fil des tomes, le ton s’assombrit et les enjeux se durcissent : la comédie n’était qu’une porte d’entrée.


7. The Rising of the Shield Hero (Aneko Yusagi, 2012)

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Naofumi Iwatani est invoqué dans un monde parallèle en tant que Héros au Bouclier, l’un des quatre héros légendaires chargés de repousser les Vagues de catastrophes. Dès le premier jour, il est victime d’une fausse accusation qui le laisse seul, ruiné et haï par le royaume entier. Privé de toute capacité offensive (le bouclier ne permet pas d’attaquer), Naofumi doit trouver des moyens détournés pour survivre et se bat avec une rancœur froide qui le rend aussi inquiétant qu’attachant.

D’abord publiée sur le site Shōsetsuka ni Narō entre 2012 et 2014, la série a été reprise en light novel par Media Factory avec les illustrations de Seira Minami. Elle totalise plus de vingt volumes et a été adaptée en anime par le studio Kinema Citrus. Ce qui porte le récit, c’est moins le système de jeu que la colère du protagoniste, et la question de savoir si cette colère finira par le consumer ou le sauver.


8. Helck (Nanaki Nanao, 2014)

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Le Roi des démons vient d’être abattu. Le monde démoniaque organise un tournoi pour lui choisir un successeur. Parmi les participants, un candidat improbable : Helck, un héros humain à la force colossale, qui affirme vouloir anéantir sa propre espèce. Vermilio la Rouge, l’une des Quatre Seigneurs démoniaques, supervise le tournoi et soupçonne une machination. Les premiers chapitres ressemblent à une comédie franche (épreuves absurdes, gags à répétition), puis le récit bascule, et ce qui semblait léger devient douloureux.

Publiée sur le site Ura Sunday de Shōgakukan entre 2014 et 2017, Helck compte 12 volumes et a été adaptée en anime par le studio Satelight en 2023. La réussite de Nanaki Nanao tient à une construction très calculée : le masque comique des premiers chapitres recouvre une histoire de deuil et de résistance, et il ne tombe que lorsque l’on s’est suffisamment attaché·e aux personnages pour en encaisser le poids.


9. Dorohedoro (Q Hayashida, 2000)

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Caïman est un homme à la tête de reptile, amnésique, qui traque les mages dans les ruelles crasseuses de Hole, un quartier misérable où les sorciers viennent tester leurs pouvoirs sur les habitants. Accompagné de Nikaido, une cuisinière de gyōza qui sait aussi se battre, il enfourne la tête de chaque mage dans sa gueule pour y faire parler une mystérieuse entité. Le but : retrouver celui qui l’a transformé. L’intrigue semble simple, mais elle ne cesse de bifurquer et de redistribuer les rôles entre victimes, bourreaux et alliés.

Q Hayashida, diplômée de l’Université des arts de Tokyo en peinture à l’huile, a travaillé seule sur Dorohedoro pendant 18 ans (2000–2018, 23 volumes). Son trait, brut et organique — on sent la matière, la crasse, l’encre épaisse —, colle à un univers où l’humour noir et la violence crue cohabitent sans que l’un ne neutralise jamais l’autre. L’anime produit par le studio MAPPA en 2020 a fait connaître à un public bien plus large un titre longtemps resté confidentiel.


10. Skeleton Knight in Another World (Enki Hakari, 2014)

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Un joueur s’endort devant son jeu vidéo et se réveille dans un monde fantastique, piégé dans le corps de son avatar : un chevalier squelette en armure lourde. Arc dispose de l’équipement et des compétences surpuissantes de son personnage, mais son apparence cadavérique l’oblige à dissimuler son visage en toutes circonstances. Sa rencontre avec Ariane, une guerrière elfe noire, le précipite dans un conflit lié à l’esclavage et au trafic des elfes, un fil narratif plus sombre que le ton général de la série ne le laisse d’abord supposer.

D’abord publiée sur Shōsetsuka ni Narō en 2014, puis reprise en light novel par Overlap (illustrée par KeG) à partir de 2015, la série a aussi été adaptée en manga par Akira Sawano (Comic Gardo, 2017) et en anime par le Studio Kai (2022). Le plaisir de lecture tient à l’écart entre la force démesurée d’Arc et sa personnalité discrète, presque timide : un contraste que le récit entretient avec constance et dont il tire l’essentiel de son humour.


11. Made in Abyss (Akihito Tsukushi, 2012)

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Au pied de la cité d’Orse s’ouvre l’Abysse, un gouffre vertigineux aux profondeurs inconnues, peuplé de faune hostile et jonché de reliques antiques. Rico, une jeune orpheline au grade de sifflet rouge, rêve de suivre les traces de sa mère disparue dans les niveaux les plus profonds. La découverte de Légu, un robot amnésique à forme humaine, précipite son départ. La règle est simple et terrible : plus l’on descend, plus le Mal de l’Abysse, la malédiction qui frappe ceux qui remontent, se fait dévastateur. Hémorragies, hallucinations, perte de son humanité : le retour a un prix.

Ancien designer chez Konami, Akihito Tsukushi a lancé Made in Abyss en 2012 dans le magazine en ligne Web Comic Gamma de Takeshobo. Le character design, rond et enfantin, crée un contraste brutal avec la cruauté de ce que subissent les protagonistes ; c’est ce qui rend chaque épreuve aussi difficile à soutenir. L’anime produit par Kinema Citrus en 2017 a révélé la série au grand public international.