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Que lire après « Citrus » de Saburōta ?

Que lire après « Citrus » de Saburōta ?

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Citrus est un yuri manga écrit et dessiné par Saburōta, prépublié dans le magazine Comic Yuri Hime (Ichijinsha) de novembre 2012 à août 2018 et compilé en dix volumes. On y suit Yuzu Aihara, une lycéenne extravertie contrainte d’intégrer un établissement pour filles après le remariage de sa mère. Elle y découvre que la glaciale présidente du conseil des élèves, Mei, n’est autre que sa nouvelle demi-sœur. Leur relation oscille entre rejet et attirance, nourrie de baisers volés, de silences chargés et de rivalités familiales. La série a été adaptée en anime par le studio Passione en 2018 et se prolonge depuis dans un spin-off intitulé Citrus+.

Si vous vous demandez quoi lire ensuite, voici quelques suggestions dans la même veine.


1. Citrus+ (Saburōta, 2018)

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Citrus+ reprend l’histoire là où Citrus s’est arrêté. Yuzu et Mei forment désormais un couple, mais doivent apprendre à vivre leur relation au grand jour, sous le regard de leur entourage. Saburōta déplace ici le curseur : la tension ne provient plus de sentiments inavoués, mais des ajustements du quotidien à deux.

Le spin-off accorde aussi davantage de place aux personnages secondaires — Harumi, Matsuri, Sara et Nina — dont les arcs sentimentaux se développent en parallèle. Pour celles et ceux qui ont aimé Citrus, ce prolongement est la suite naturelle, plus apaisée et plus tendre, qui permet de retrouver le trait soigné de Saburōta sans renoncer aux rebondissements qui ont fait la force de la série mère.


2. Bloom Into You (Nio Nakatani, 2015)

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Yū Koito, lycéenne férue de shōjo manga, attend le jour où une déclaration d’amour la transportera. Mais quand un camarade de collège se confesse à elle, elle ne ressent rien. C’est à son entrée au lycée qu’elle rencontre Tōko Nanami, présidente du conseil des élèves, qui lui avoue ses sentiments — et provoque chez Yū non pas le frisson espéré, mais une perplexité nouvelle.

Bloom Into You doit sa singularité à son traitement de l’identité romantique. Yū incarne une forme d’aromantisme rarement abordée dans le genre : elle n’est pas en attente du bon moment, elle doute de sa capacité même à aimer. La série, sérialisée dans le Monthly Comic Dengeki Daioh (ASCII Media Works) et compilée en huit volumes, prend le temps de déplier cette question sans jamais la résoudre à la hâte.

La série a été adaptée en anime par le studio TROYCA en 2018. Hitoma Iruma a par ailleurs signé des light novels consacrés au personnage de Sayaka Saeki, avec des illustrations de Nakatani. Erica Friedman, présidente de la Yuricon, a salué le réalisme des personnages et la présence inhabituelle d’un personnage masculin significatif dans un manga yuri.


3. Girl Friends (Milk Morinaga, 2006)

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Studieuse, discrète, Mariko Kumakura déjeune seule chaque jour. L’arrivée d’Akko Ōhashi, sociable et passionnée de mode, va faire voler en éclats cette routine : relooking, sorties entre amies, intégration dans un cercle social — et, peu à peu, l’émergence de sentiments que ni l’une ni l’autre n’avait anticipés.

Girl Friends est l’un des titres fondateurs du yuri moderne. Sérialisé dans le magazine seinen Comic High! (Futabasha) et achevé en cinq volumes, le manga retrace pas à pas le glissement de l’amitié vers l’amour. Les hésitations de Mariko, sa peur de briser ce qu’elle a construit avec Akko, le fossé entre ce qu’elle éprouve et ce qu’elle s’autorise à nommer — le récit saisit ces contradictions avec une précision qui lui a valu d’être comparé, par la rédaction d’Anime News Network, aux représentations les plus réalistes de la romance lesbienne dans le manga.


4. Whispering You a Love Song (Eku Takeshima, 2019)

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Dès son premier jour de lycée, Himari Kino assiste à un concert du groupe de son aînée Yori Asanagi — et c’est le coup de foudre. Elle se précipite pour lui dire qu’elle l’aime, mais Yori entend ces mots comme une déclaration romantique. Or Himari ne sait pas encore ce qu’elle éprouve : c’est la voix de Yori qui l’a saisie, pas nécessairement Yori elle-même. Ce malentendu fondateur devient le pivot de toute la série.

Publié dans Comic Yuri Hime (Ichijinsha) depuis 2019, Whispering You a Love Song tire parti de la frontière floue entre admiration et amour — un ressort narratif que la plupart des romances lycéennes ignorent. La musique fonctionne à la fois comme ce qui rapproche les deux héroïnes et comme ce qui les sépare : Himari aime la voix avant d’aimer la personne, et c’est ce décalage temporel qui donne au récit sa tension propre. Une adaptation anime produite par Cloud Hearts et Yokohama Animation Laboratory a été diffusée en 2024.


5. Kase-san & les belles-de-jour (Hiromi Takashima, 2010)

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Le bonheur de Yui Yamada tient à peu de chose : entretenir les parterres de fleurs de son lycée, seule, à son rythme. Tomoka Kase, athlète populaire de la classe voisine, incarne tout ce que Yamada n’est pas : assurée, sociable, rapide. Pourtant, c’est autour de ces mêmes fleurs que les deux filles se rapprochent, jusqu’à former un couple.

La particularité de Kase-san, c’est que la relation amoureuse s’installe tôt dans le récit. Le manga ne s’attarde pas sur la phase de séduction, mais sur le quotidien d’un couple déjà formé — les jalousies, les ajustements, les matins ordinaires. Publié dans les magazines Hirari puis Flash Wings (Shinshokan), il se déploie en cinq volumes, prolongés par une suite intitulée Kase-san & Yamada qui accompagne les deux héroïnes à l’université. Un OVA a été produit par le studio Zexcs en 2018.


6. Fleurs bleues (Takako Shimura, 2004)

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Fumi Manjōme et Akira Okudaira étaient inséparables à la maternelle, avant que la famille de Fumi ne déménage. Des années plus tard, elles se retrouvent par hasard : Fumi entre dans un lycée pour filles, Akira dans un autre, et leurs chemins se croisent de nouveau chaque matin dans le train. Fumi, encore ébranlée par une relation amoureuse avec sa cousine qui s’est mal terminée, peine à se reconstruire. Akira, sans mesurer toute l’étendue de sa détresse, reprend d’emblée son ancien rôle de protectrice.

Fleurs bleues ne ressemble à aucun autre yuri. Takako Shimura, également connue pour Si nous étions adultes et Comme un adieu, opte pour une narration par soustraction : les sentiments passent par des silences, des regards furtifs, des ellipses qui laissent au lecteur·ice le soin de reconstituer ce qui s’est joué entre deux scènes. La rédaction d’Anime News Network l’a qualifié de « meilleur yuri qui existe ». Sérialisé dans Manga Erotics F (Ōta Publishing) et achevé en huit volumes, il a été adapté en anime en 2009. Un titre exigeant, situé à la frontière du yuri et du josei, qui récompense la lecture attentive.


7. Notre été éphémère (Yuama, 2020)

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Asociale, rongée par la culpabilité, Shizuku Hoshikawa achève en secret un roman qu’elle compte détruire sans le montrer à personne. Mais Kaori Asaka, une camarade de classe, s’empare du manuscrit et lui fait un retour enthousiaste — assorti d’une proposition surprenante : sortir ensemble le temps d’un été afin de nourrir l’inspiration de Shizuku.

La prémisse peut sembler légère. Elle ne l’est pas. Notre été éphémère est avant tout un récit sur la rédemption et le harcèlement scolaire : Shizuku porte le poids d’avoir autrefois persécuté une camarade, un traumatisme que Yuama traite sans complaisance ni raccourci — là où d’autres mangas (on pense à A Silent Voice) expédient parfois la question. Publié dans Comic Yuri Hime (Ichijinsha) et achevé en six volumes, le manga est disponible en France aux éditions Meian. Une série douce en surface, mais traversée par une mélancolie tenace.


8. Adachi et Shimamura (Moke Yuzuhara, 2019)

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En pleine journée de cours, Shimamura sèche et se rend au deuxième étage du gymnase. Elle y trouve Adachi, une autre élève absentéiste. Les deux lycéennes finissent par se lier autour de parties de ping-pong improvisées, de sorties au bowling et de karaokés. Pour Shimamura, c’est une amitié agréable et sans complication. Pour Adachi, c’est tout autre chose.

Cette adaptation manga du light novel de Hitoma Iruma repose sur un déséquilibre sentimental assumé : Adachi est envahie par ce qu’elle ressent pour Shimamura, tandis que Shimamura peine à identifier la nature exacte de leur lien. Le récit avance à un rythme volontairement lent, fidèle au matériau d’origine — une scène de bowling ou un trajet silencieux y pèsent plus lourd qu’une déclaration. Sérialisé dans le Monthly Comic Dengeki Daioh (ASCII Media Works), le manga a aussi été adapté en anime par Tezuka Productions en 2020.


9. Yuri Is My Job! (Miman, 2016)

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Tout le monde adore Hime Shiraki, et c’est exactement ce qu’elle veut. Cette lycéenne cultive avec soin son image de fille parfaite, douce et serviable — une façade qui ne tient qu’à sa vigilance. Quand elle blesse accidentellement la gérante d’un café, elle accepte de la remplacer pour éviter que l’incident ne ternisse sa réputation. Elle découvre alors un établissement atypique : le « Café de l’Institut Liebe pour jeunes filles », où les serveuses incarnent des élèves d’un pensionnat catholique fictif et entretiennent des relations de Schwestern (sœurs).

Le décalage entre le jeu de rôle imposé par le café et les sentiments réels des personnages donne à la série sa dynamique propre. Hime est fascinée par sa partenaire Mitsuki, qui se montre adorable devant la clientèle mais glaciale dès que les portes se ferment. Cette tension entre rôle et vérité contamine peu à peu l’ensemble des personnages. Sérialisé dans Comic Yuri Hime (Ichijinsha) depuis 2016, le manga compte quatorze volumes, a dépassé le million d’exemplaires en circulation, et a été adapté en anime par les studios Passione et Studio Lings en 2023.


10. I Can’t Believe I Slept With You! (Miyako Miyahara, 2019)

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Koduka Chiyo a 24 ans, pas d’emploi et trois mois de loyer impayé. Sa propriétaire, une jeune femme de 19 ans, lui propose un arrangement : effacer une partie de la dette en échange de « services ». Le premier d’entre eux : passer la nuit ensemble. Au matin, Chiyo regrette — mais l’accord se poursuit sous d’autres formes, et ce qui ne devait être qu’un contrat se transforme, repas après repas, service après service, en quelque chose de plus trouble.

Loin de l’univers lycéen qui domine le genre, I Can’t Believe I Slept With You! se situe dans un quotidien adulte sans filet : chômage, appartement en désordre, solitude, doute sur son orientation sexuelle. Le manga aborde, sous couvert de comédie, des questions concrètes sur les normes hétéronormatives et la difficulté de se définir en dehors d’elles. Sérialisé dans le Dengeki Daioh (ASCII Media Works) et achevé en trois volumes, c’est un yuri bref, incisif, à contre-courant.