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Que lire après « Black Bird » de Kanoko Sakurakoji ?

Que lire après « Black Bird » de Kanoko Sakurakoji ?

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Black Bird est un shōjo manga de Kanoko Sakurakoji, prépublié dans le magazine Betsucomi entre 2006 et 2012 et compilé en 18 tomes (Pika Édition en France). On y suit Misao Harada, une lycéenne capable de voir les yôkai depuis l’enfance, qui découvre le jour de ses seize ans qu’elle est la « senka » : son sang prolonge la vie des démons, sa chair les rend immortels. Son ami d’enfance Kyô, chef du clan des tengu, la protège et ambitionne d’en faire sa femme — tandis que d’autres clans préféreraient la dévorer.

Si vous avez tourné la dernière page sans être rassasié·e, voici d’autres mangas à mettre en haut de la pile.


1. Divine Nanami (Julietta Suzuki, 2008)

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Nanami Momozono, lycéenne mise à la rue après que son père a fui ses créanciers, hérite du sanctuaire de Mikage et du titre de dieu de la Terre après qu’un inconnu l’a embrassée sur le front. Elle y découvre Tomoé, un esprit renard qui a gardé le temple seul durant vingt ans et qui n’entend pas se soumettre à une humaine. Leur lien, scellé par un baiser de familier, se déploie sur 25 tomes (Delcourt/Tonkam en France), entre rivalités divines, incursions dans le monde des yôkai et voyages dans le passé.

La série puise dans le folklore shinto — sanctuaires, esprits, rites — pour opposer la condition mortelle de Nanami à l’immortalité de ceux qui l’entourent. Plusieurs arcs ramènent Tomoé à son passé de yôkai sanguinaire, et c’est Nanami, dépourvue de pouvoirs réels, qui le tire de cette violence ancienne. Comme Misao face à Kyô dans Black Bird, elle refuse le rôle de protégée passive : c’est elle qui impose ses propres conditions à la créature censée la dominer.


2. Secret Service – Maison de Ayakashi (Cocoa Fujiwara, 2009)

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Ririchiyo Shirakiin, héritière d’une grande famille aux gènes de yôkai, emménage dans la Maison de Ayakashi, une résidence réservée aux descendants de créatures surnaturelles. Chaque résident·e dispose d’un agent du Secret Service comme garde du corps ; celui de Ririchiyo, Sôshi Miketsukami, est — comme Tomoé dans Divine Nanami — un esprit renard, mais d’un tout autre registre : il se présente comme le « chien de garde » de la jeune fille et obéit au moindre de ses gestes. Ririchiyo, de son côté, blesse par maladresse verbale tous ceux qu’elle voudrait garder près d’elle, et cette incapacité à dire juste forme le vrai moteur du récit.

Les premiers tomes — la série en compte 11 chez Kurokawa — tiennent de la comédie de pension — querelles domestiques entre yôkai, scènes de bain qui tournent au chaos, déclarations d’amour au mauvais moment. Rien ne prépare à ce qui suit. Cocoa Fujiwara renverse la table : la quasi-totalité des personnages meurt et se réincarne, et la seconde partie reprend les mêmes relations à zéro, sans mémoire partagée. Ce retournement, qui oblige les protagonistes à reconstruire des liens dont ils ignorent jusqu’à l’existence, donne à la série un poids émotionnel que sa première moitié ne laissait pas deviner.


3. Vampire Knight (Matsuri Hino, 2004)

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À l’Académie Cross, la Day Class accueille des élèves humains le jour, tandis que la Night Class réunit des vampires la nuit. Yûki Cross, fille adoptive du directeur, et Zero Kiryû, un chasseur contaminé malgré lui, veillent à ce que cette cohabitation reste secrète. Yûki est partagée entre Kaname Kuran, le sang-pur qui l’a sauvée enfant, et Zero, qui lutte contre sa propre transformation en Level E — la forme dégénérée et incontrôlable du vampire.

Sur 19 tomes (Panini Comics en France), Matsuri Hino construit une hiérarchie vampirique rigide — sang-purs, nobles, Level E — doublée d’intrigues de clans et de complots au sein du Sénat. Tout bascule à mi-parcours : les révélations sur l’identité véritable de Yûki redessinent toutes les alliances et font voler en éclats la frontière entre humains et vampires. La romance ne peut plus, dès lors, revenir en arrière, et cette irréversibilité rappelle le dilemme de Misao dans Black Bird, elle aussi condamnée à choisir un camp au prix de tout ce qu’elle a connu avant.


4. Midnight Secretary (Tomu Ohmi, 2006)

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Kaya Satozuki, secrétaire méticuleuse, est affectée auprès de Tohma Kyôhei, directeur adjoint d’une société d’art de la table. Le jeune homme se révèle être un vampire soumis aux lois d’un clan qui n’admet les unions avec les humains que sous conditions strictes de beauté, de fortune et de statut. Kaya, qui ne remplit aucun de ces critères, s’impose par sa compétence : elle organise les « dîners » nocturnes de Kyôhei — ses repas de sang — avec la même rigueur qu’un agenda de rendez-vous d’affaires.

Classée josei, la série (sept tomes chez Soleil Manga) est la seule de cette liste à situer sa romance hors d’un lycée ou d’un temple : l’action se déroule dans un bureau, et la hiérarchie patron/secrétaire imprègne chaque échange. Kaya ne cède pas parce que Kyôhei est beau ; elle gagne d’abord son respect professionnel, puis refuse de n’être réduite qu’à un « repas de qualité ». La tension entre devoir et désir, au cœur de Black Bird, se rejoue ici dans un registre adulte, débarrassé des codes scolaires du shōjo.


5. InuYasha (Rumiko Takahashi, 1996)

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Kagome Higurashi, collégienne des années 1990, tombe dans un puits et atterrit dans le Japon de l’ère Sengoku, où elle libère Inu-Yasha, un hanyô (mi-humain, mi-démon) scellé depuis cinquante ans par la prêtresse Kikyô. La perle de Shikon, dont Kagome est la gardienne sans le savoir, se brise en fragments ; les deux sont contraints de s’allier pour les récupérer avant Naraku, un démon qui orchestre la plupart des malheurs qu’ils croisent.

Sur 56 tomes (Kana en France), Rumiko Takahashi fait cohabiter l’action, la comédie et l’horreur au sein d’une même série — Miroku, Sango, Shippô et Sesshōmaru viennent étoffer un groupe de compagnons aux objectifs souvent contradictoires. Mais le fil conducteur reste la rivalité silencieuse entre Kagome et le souvenir de Kikyô : Inu-Yasha aime une femme morte et sa réincarnation vivante, sans parvenir à séparer les deux. Ce conflit entre fidélité au passé et attachement au présent, entre part humaine et part démoniaque, fait d’InuYasha un prolongement naturel de Black Bird — l’amour entre humains et yôkai y est tout aussi central, et tout aussi asymétrique.


6. Beast Master (Kyousuke Motomi, 2006)

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Yuiko Kubozuka adore les animaux, mais ceux-ci la fuient systématiquement — même son propre chat. L’arrivée dans sa classe de Léo Aoi, un garçon au regard sauvage que tous les élèves évitent, intrigue Yuiko : en réalité, Léo est candide, ne connaît rien aux usages sociaux, et les animaux viennent se lover contre lui sans hésiter. Le problème survient à la vue du sang : Léo sombre alors dans une rage incontrôlable, héritage d’une enfance dont il ne parle pas.

Deux tomes seulement (Kazé en France), et pourtant la série ne donne jamais l’impression d’être tronquée. Kyousuke Motomi va droit au nœud de l’histoire : Yuiko est la seule à pouvoir ramener Léo à lui-même lorsqu’il perd le contrôle, ce qui la place dans un rôle identique à celui de Misao auprès de Kyô. La différence tient au format : là où Black Bird étire ses enjeux sur 18 tomes, Beast Master condense la même prémisse — aimer un être dont la nature peut à tout instant se retourner contre vous — en une poignée de chapitres, sans qu’il manque un seul temps fort.