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Que lire après « Tom Gates » de Liz Pichon ?

Que lire après « Tom Gates » de Liz Pichon ?

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Tom Gates est une série de romans illustrés pour la jeunesse créée par l’autrice et illustratrice britannique Liz Pichon. Le premier tome, Tom Gates, c’est moi !, a été publié en 2011 et a remporté le prix Roald Dahl du meilleur roman humoristique. Traduite en 47 langues et vendue à plus de 14 millions d’exemplaires dans le monde, la série raconte le quotidien de Tom Gates, écolier d’une dizaine d’années, à travers son journal intime truffé de gribouillages, de listes absurdes et d’excuses en béton pour justifier ses devoirs non rendus. Entre son meilleur ami Derek, sa sœur Délia (qu’il adore embêter), l’insupportable Marcus Meldrou et la jolie Amy, chaque journée de Tom dérape joyeusement — et il nous raconte tout, dessins à l’appui.

Si vous vous demandez quoi lire ensuite, voici des suggestions dans la même veine : des romans illustrés à la première personne, souvent sous forme de journal intime, où des héros et héroïnes traversent avec humour les galères de l’école, de la famille et de l’amitié. Tous ces titres s’adressent à la même tranche d’âge que Tom Gates, soit environ 8 à 12 ans, avec de légères variations selon les éditeurs.


1. Journal d’un dégonflé – Tome 1 : Carnet de bord de Greg Heffley (Jeff Kinney, 2007)

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Greg Heffley a douze ans et il tient à ce qu’on le sache : son cahier n’est pas un journal intime, c’est un carnet de bord. La nuance a son importance quand on est un collégien américain qui rêve de gloire et de popularité, mais dont le quotidien se résume à éviter les corvées, subir les blagues de son grand frère Rodrick et traîner avec Robert Jefferson, son meilleur ami — qu’il fréquente surtout faute de mieux. Au fil de l’année scolaire, Greg enchaîne les tentatives pour se faire remarquer (devenir délégué de classe, publier une BD dans le journal de l’école) et les échecs cuisants. Il n’est ni courageux, ni particulièrement sympathique, et c’est précisément ce qui le rend drôle : l’écart entre l’image qu’il a de lui-même et la réalité est permanent.

Le format du livre — mi-roman, mi-bande dessinée, avec des dessins au trait volontairement simples — a fait de Journal d’un dégonflé un phénomène mondial, traduit dans plus de 70 langues et adapté au cinéma à plusieurs reprises (dont des films d’animation produits par Disney). C’est probablement le titre le plus proche de Tom Gates par son ton et sa présentation : même principe de journal illustré, même regard moqueur d’un garçon ordinaire sur son petit monde.

Tranche d’âge conseillée : à partir de 9 ans selon l’éditeur Seuil Jeunesse. Certains libraires recommandent la série dès 10-11 ans.


2. Big Nate – Tome 1 : Le champion de l’école (Lincoln Peirce, 2010)

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Nate Wright, alias Big Nate, est convaincu d’une chose : il est destiné à la grandeur. Le problème, c’est que la grandeur tarde à se manifester, surtout quand on cumule les heures de colle au collège 38 et que les professeurs semblent vous avoir dans le collimateur depuis la naissance. Mais un beau jour, son ami Teddy lui offre un fortune cookie (ces biscuits servis dans les restaurants chinois qui contiennent une prédiction sur un petit bout de papier) et le message est formel : « Aujourd’hui, vous surpasserez tous les autres. » Nate prend la chose très au sérieux et passe la journée à chercher dans quel domaine il va enfin briller : le sport ? les filles ? un concours de mangeurs de haricots verts ? Spoiler : ce n’est aucun des trois.

Lincoln Peirce est d’abord un auteur de bandes dessinées publiées dans la presse américaine depuis 1991, et cela se sent : Big Nate alterne texte et strips de BD intégrés au récit, avec un humour plus proche du gag en trois cases que du journal intime classique. L’ego surdimensionné de Nate — qui se voit en génie incompris, là où tout le monde ne voit qu’un cancre distrait — est le moteur comique du livre. Auteur du Journal d’un dégonflé, Jeff Kinney a d’ailleurs salué la série ; les deux univers partagent le même terrain de jeu : celui des anti-héros scolaires persuadés de mériter mieux que ce que la vie leur offre.

Tranche d’âge conseillée : de 8 à 12 ans selon Gallimard Jeunesse (collection Folio Junior).


3. Le Journal d’une grosse nouille – Tome 1 : Une rentrée gratinée (Rachel Renée Russell, 2009)

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Nikki Maxwell vient d’intégrer la très chic Westchester Country Day grâce à une bourse. Une bourse obtenue parce que son père — exterminateur d’insectes de profession — a décroché le contrat de désinsectisation de l’établissement. Autant dire que Nikki préférerait que ce détail reste confidentiel, surtout face à l’impitoyable Mackenzie Hollister, reine autoproclamée de l’école, qui ne rate aucune occasion de l’humilier. Heureusement, Nikki se fait deux alliées, Chloë et Zoey, rencontrées à la bibliothèque, et s’accroche à sa passion pour le dessin — sa seule arme face aux humiliations quotidiennes.

Là où Greg Heffley ou Tom Gates adoptent un regard de garçon sur les petites misères du quotidien, Nikki Maxwell offre un point de vue féminin sur les mêmes thématiques : la quête de popularité, les guerres de clans entre filles, les premiers émois amoureux (en l’occurrence, son béguin tenace pour Brandon Roberts, le photographe du journal de l’école). La narration alterne texte manuscrit et planches de BD. Chaque tome de la série porte un titre à connotation culinaire — Une fête bien râpée, Une pop star très pesto, Un canard aux petits oignons… — ce qui donne d’emblée une idée du niveau de sérieux revendiqué.

Tranche d’âge conseillée : à partir de 9 ans selon les éditions Milan et la Fnac. Les lectrices (et lecteurs) de 9-12 ans constituent le cœur du lectorat.


4. Comment éduquer ses parents… (Pete Johnson, 2003)

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Louis n’est pas un mauvais garçon. Il n’est simplement pas du genre à se tuer à la tâche devant un exercice de maths — ce qui, de son point de vue, est parfaitement raisonnable. Son rêve ? Devenir humoriste. Mais ses parents, fraîchement déménagés, font la connaissance de voisins dont les enfants sont premiers en tout. Résultat : du jour au lendemain, ils décident que Louis aussi doit devenir un élève modèle. Cours de soutien, emploi du temps minuté, pression constante sur les résultats : Louis voit sa vie basculer. Puisque ses parents ont perdu la tête, c’est à lui de les ramener à la raison. Son plan : mentir sur ses notes, boycotter les activités imposées, et tenir un journal intime dans lequel il consigne ses stratégies de résistance.

Le roman traite un sujet sérieux — la pression scolaire imposée par des parents bien intentionnés — sans jamais plomber l’ambiance. Louis n’est jamais dans la révolte dure ; il est drôle, malin, et observe les adultes avec un mélange d’agacement et de tendresse. La série, qui compte quatre tomes publiés chez Gallimard Jeunesse, a valu à Pete Johnson une nomination pour le prix Roald Dahl du livre le plus drôle de l’année. Les fans de Tom Gates retrouveront ici la même forme de journal illustré et le même plaisir de voir un gamin rusé se démener face à des adultes qui font n’importe quoi en toute bonne conscience.

Tranche d’âge conseillée : de 9 à 13 ans selon Gallimard Jeunesse. Certains avis de libraires suggèrent une lecture à partir de 8 ans pour les bons lecteurs.


5. La 6e, la pire année de ma vie (James Patterson & Chris Tebbetts, 2011)

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Rafe Khatchadorian se présente lui-même comme un « héros tragique ». Son entrée en sixième au collège Hills Village ne fait que confirmer ce diagnostic : il accumule les gaffes, se fait racketter par Miller le Tueur, la brute de service, et doit supporter une professeure surnommée la Femme Dragon. Mais Rafe a un plan, et pas n’importe lequel : l’Opération R.A.F.E., un défi personnel qui consiste à enfreindre un par un tous les articles du règlement intérieur — et à les cocher sur une liste au fur et à mesure. Mâcher du chewing-gum en cours ? Fait. Courir dans les couloirs ? Fait. Déclencher l’alarme incendie ? C’est en cours de réflexion.

Sous ses airs de farce scolaire, le roman cache des enjeux plus personnels. La mère de Rafe se démène seule pour élever ses enfants, son beau-père est un personnage peu aimable, et Rafe porte un secret familial qui éclaire d’un jour très différent son besoin de tout casser — on n’en dira pas plus pour ne pas gâcher la surprise. Les illustrations de Laura Park, disséminées dans le texte, complètent le récit comme dans un journal de bord griffonné entre deux cours. Le livre, co-écrit par James Patterson (l’un des auteurs les plus vendus au monde, habituellement connu pour ses thrillers pour adultes) et Chris Tebbetts, a engendré plusieurs suites (La 5e, la encore pire année de ma vie, etc.) ainsi qu’un film d’animation.

Tranche d’âge conseillée : à partir de 9-10 ans selon les éditions Hachette et Le Livre de poche jeunesse. Idéal pour les lecteur·ice·s qui s’apprêtent à entrer au collège ou qui viennent d’y mettre les pieds.


6. Les Journaux (pas si) intimes de Marion (Faustina Fiore, 2023)

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Marion s’apprête à entrer en sixième lorsqu’elle fait une découverte qui la met hors d’elle : sa mère lit son journal intime en secret. Plutôt que de piquer une crise, Marion élabore une contre-attaque : elle tiendra désormais deux journaux. Le premier, un carnet rose laissé bien en vue sous l’oreiller, dans lequel elle incarnera la fille modèle rêvée par toute mère. Le second, un carnet noir soigneusement caché, où elle consignera sa vraie vie — bêtises, coups bas et pensées inavouables compris. Le problème, c’est que pour rendre son faux journal crédible, Marion doit inventer des amitiés fictives, de faux projets de spectacle, de fausses bonnes notes… et que ces mensonges finissent par s’empiler jusqu’à devenir ingérables.

Publié chez Poulpe Fictions et illustré par Sess, ce roman de Faustina Fiore a été sélectionné pour le Prix des Incorruptibles et a remporté le Prix des jeunes lecteurs du salon de la Saussaye en 2024. Le ressort comique est simple mais efficace : chaque mensonge du journal rose oblige Marion à modifier la réalité pour que les deux versions collent, ce qui la pousse dans des situations de plus en plus absurdes. On pensera à Mortelle Adèle — la célèbre héroïne de BD créée par Mr Tan et Diane Le Feyer, connue pour son sale caractère assumé — mais en version roman. La mise en page imite un vrai journal intime — feuilles à carreaux, surlignage fluo, dessins gribouillés dans les marges —, ce qui rend la lecture particulièrement fluide.

Tranche d’âge conseillée : à partir de 8 ans selon l’éditeur Poulpe Fictions et la plupart des libraires.


7. Journal d’une peste (Virginy L. Sam, 2015)

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Fannette a douze ans, est en cinquième, et déteste à peu près tout ce qui ressemble à de l’autorité : l’orthographe, les premières de la classe, les repas de famille du samedi, et les mères qui fouillent dans les affaires de leurs filles. Sa philosophie de vie tient en une phrase : la vie est faite pour s’amuser. Elle a donc fondé la Confrérie des Pestes, une organisation (très) secrète dont elle est à la fois la présidente, la porte-parole et la principale adhérente. Dans son journal, elle livre ses « pestolutions » — des résolutions de peste, autrement dit des conseils pour survivre au collège, aux parents et à l’ennui — et le récit de ses embrouilles à répétition.

Illustré par Marie-Anne Abesdris (la sœur de l’autrice), le livre se situe à la frontière entre le roman et la bande dessinée, avec beaucoup de dessins et peu de texte par page, ce qui le rend très accessible. Fannette n’est pas méchante : elle est frondeuse, un peu égocentrique, et son amour inconditionnel pour pépé Gaston — le seul adulte qui la prend au sérieux — la rend finalement très attachante. Publiée aux éditions de La Martinière Jeunesse, la série compte plus d’une dizaine de tomes. C’est l’un des rares titres de cette liste à être 100 % français et non traduit de l’anglais : pas de collège américain ni de casiers dans les couloirs, mais un univers bien ancré dans le quotidien d’une collégienne française — les sorties chez les grands-parents, les bulletins de notes redoutés, les profs qui convoquent les parents.

Tranche d’âge conseillée : à partir de 9 ans selon la Fnac et La Martinière Jeunesse. Certains avis de lectrices et lecteurs mentionnent la tranche 8-10 ans.


8. Le monde de Lucrèce (Anne Goscinny & Catel, 2018)

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Lucrèce fait sa rentrée en sixième et sa famille ne manque pas de personnalités encombrantes : une mère avocate débordée, un beau-père nommé Georges qui lui pique ses exercices de maths pour s’amuser à les résoudre, un demi-frère geek prénommé Victor, un père artiste dont les tableaux abstraits laissent perplexe à peu près tout le monde, et une grand-mère — surnommée Scarlett — persuadée d’être une star de cinéma. Heureusement, Lucrèce peut compter sur ses trois meilleures amies : Aline, Coline et Pauline, alias les Lines, un trio inséparable. Ensemble, elles traversent les grandes questions de la sixième : comment se faire élire déléguée de classe, comment convaincre sa mère d’adopter une tortue (baptisée Madonna), comment survivre à un repas de famille quand tout le monde parle en même temps.

Anne Goscinny est la fille de René Goscinny, le scénariste qui a co-créé Astérix (avec Uderzo) et Le Petit Nicolas (avec Sempé), deux monuments de la culture française. Avec Le monde de Lucrèce, elle signe sa première série jeunesse, et la parenté avec l’univers de son père est évidente : on retrouve le même principe d’une enfant qui raconte son quotidien avec un regard à la fois candide et très lucide sur les adultes, le même humour qui naît du décalage entre la logique des enfants et celle des grandes personnes. Le livre a d’ailleurs souvent été décrit comme un Petit Nicolas au féminin, version contemporaine, avec ses familles recomposées et ses préoccupations d’aujourd’hui. Les illustrations en couleurs de Catel Muller — une autrice de bande dessinée connue pour ses biographies (Kiki de Montparnasse, Olympe de Gouges) — tranchent avec le noir et blanc des autres « journaux » de cette liste : les aquarelles et les croquis au trait souple donnent au livre un aspect chaleureux. Le ton est plus tendre et moins mordant que dans un Tom Gates ou un Journal d’un dégonflé, ce qui plaira à celles et ceux qui cherchent un registre un peu différent.

Tranche d’âge conseillée : de 8 à 12 ans selon Gallimard Jeunesse. La série compte dix tomes à ce jour.