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Que lire après « Ta deuxième vie commence » de Raphaëlle Giordano ?

Que lire après « Ta deuxième vie commence » de Raphaëlle Giordano ?

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Publié en 2015 aux Éditions Eyrolles, Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une est le premier roman de Raphaëlle Giordano. On y suit Camille, trente-huit ans, qui semble tout avoir pour être heureuse — un mari, un fils, un emploi stable — mais se sent engluée dans ce qu’un certain Claude, « routinologue » de profession, diagnostique comme une « routinite aiguë ». Sous sa houlette, Camille va reprendre sa vie en main par des exercices pratiques et des remises en question successives. Vendu à plus de 2,5 millions d’exemplaires en France et traduit dans une trentaine de pays, ce roman est devenu l’un des fers de lance du « feel-good » à la française.

Si vous vous demandez quoi lire ensuite, voici quelques suggestions dans la même veine : des romans où la fiction enrobe des réflexions sur le bonheur, la confiance en soi et la nécessité de secouer un quotidien devenu trop confortable.


1. Le jour où les lions mangeront de la salade verte (Raphaëlle Giordano, 2017)

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Deuxième roman de Raphaëlle Giordano, ce livre s’attaque à la « burnerie » : un néologisme qui recouvre tout ce qu’il y a d’égocentrique, de dominateur et de mesquin chez l’automobiliste enragé, le chef imbu de pouvoir ou le conjoint aux petites remarques acides. L’héroïne, Romane Gardener, a fondé une entreprise de « relooking de mentalité » pour aider les spécimens les plus coriaces à retrouver un peu d’humanité. Parmi ses nouveaux clients : Maximilien Vogue, PDG d’un groupe de cosmétiques, charismatique et insupportable à parts égales — le genre d’homme convaincu d’avoir toujours raison, y compris quand il a tort.

On devine assez vite que la confrontation entre Romane et Maximilien ne restera pas strictement professionnelle. L’intrigue est prévisible, mais le roman vaut surtout pour les outils de développement personnel glissés entre les lignes : comment cultiver la gratitude, désamorcer un rapport de force, rétablir une écoute sincère. Si le premier opus de Giordano posait la question du rapport à soi, celui-ci s’attaque à la relation aux autres — burnerie en moins, on l’espère.


2. Les dieux voyagent toujours incognito (Laurent Gounelle, 2010)

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Paris, un soir d’été. Alan Greenmore est au sommet de la tour Eiffel, prêt à en finir. Un inconnu le retient au dernier moment et lui impose un marché : Alan aura la vie sauve, mais devra faire tout ce que cet homme lui demandera. Sans condition. Le voilà embarqué dans une série de défis de plus en plus déroutants, entre humiliations volontaires chez la boulangère du coin et infiltration dans le monde des affaires. Peu à peu, le doute s’installe : qui est vraiment ce sauveur ? Et ses intentions sont-elles aussi nobles qu’il le prétend ?

On retrouve ici la question des peurs, des inhibitions et des conditionnements qui verrouillent nos existences — un terrain familier pour qui a lu Giordano. Mais là où Ta deuxième vie commence… mise sur la douceur, Gounelle préfère le suspense et la manipulation, ce qui donne au récit un rythme de thriller psychologique. Le livre a d’ailleurs reçu le Prix du roman d’entreprise en 2011. Un roman initiatique qui ne vous prend pas par la main mais vous pousse, parfois un peu rudement, dans le dos.


3. L’homme qui voulait être heureux (Laurent Gounelle, 2008)

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« Je ne voulais pas quitter Bali sans l’avoir rencontré. » La première phrase donne le ton. Julian, enseignant sans histoires, décide sur un coup de tête de consulter un guérisseur réputé, maître Samtyang, à la fin de ses vacances à Bali. Le diagnostic tombe, inattendu : Julian est en parfaite santé… mais il n’est pas heureux. S’ensuit une série d’entretiens quotidiens au cours desquels le vieux sage, par des questions déstabilisantes et des mises en situation, force Julian à examiner les croyances limitantes qui gouvernent sa vie sans qu’il en ait conscience.

Premier roman de Laurent Gounelle et best-seller international, L’homme qui voulait être heureux repose sur une idée forte empruntée au bouddhisme : « On est ce qu’on croit. » Le cadre balinais (rizières, temples, villages aux ruelles fleuries) offre un contrepoint serein à un récit qui fonctionne avant tout comme un dialogue socratique entre le sage et son élève. La mécanique du mentor et du disciple est la même que chez Giordano, mais le registre est plus contemplatif, plus silencieux. L’ensemble se lit en quelques heures et laisse une envie tenace de poser des questions à son propre reflet.


4. Kilomètre zéro (Maud Ankaoua, 2017)

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Maëlle est directrice financière d’une start-up parisienne en pleine expansion. Ses journées se résument à des tableurs, des réunions et un café avalé debout. Quand sa meilleure amie Romane, atteinte d’un cancer, lui demande de se rendre au Népal pour récupérer un mystérieux manuscrit censé l’aider à guérir, Maëlle accepte à contrecœur. La voilà catapultée à Katmandou, privée de réseau, de confort et de ses repères de Parisienne survoltée. Accompagnée de Shanti, un guide dont la patience semble illimitée, elle entame un trek dans les Annapurnas qui va la transformer bien plus que prévu.

Maud Ankaoua s’est inspirée de son propre voyage au Népal (cinq semaines de marche en silence dans l’Himalaya après un quasi burn-out) pour écrire ce roman. Étape après étape, Maëlle passe de l’agacement pur — pas de Wi-Fi, pas de douche chaude — à une attention nouvelle aux enseignements de Shanti sur les peurs, les croyances et la pleine conscience. Une romance avec un certain Matteo vient compliquer, ou enrichir (c’est selon), le tableau. Ce qui fait la force du livre, c’est que le changement intérieur y passe aussi par le corps : l’altitude, la fatigue, le souffle court. Un roman qui donne envie de poser son téléphone — ne serait-ce que cinq minutes.


5. Et il me parla de cerisiers, de poussières et d’une montagne (Antoine Paje, 2014)

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Paul Lamarche a toujours cru que réussir sa vie revenait à réussir tout court. Jusqu’au jour où une mésaventure lors d’un séjour aux États-Unis le conduit en garde à vue. En prison, il fait la connaissance d’un homme qui va fissurer cette belle assurance. De retour en France, sa trajectoire croise celle d’un homme d’affaires japonais qui lui parle, entre deux métaphores, de cerisiers et de poussières. Ces rencontres — que Paul surnomme ses « Yodas » — vont lui révéler ce qui pilotait sa vie depuis toujours sans qu’il le sache : la peur. Peur de l’échec, peur du regard des autres, peur de ne pas être à la hauteur.

Le roman se structure comme une succession de tableaux, où chaque nouveau « Yoda » ajoute une pièce au puzzle. La thèse centrale est limpide : on ne peut marcher droit que lorsqu’on cesse d’être paralysé par ses craintes. Antoine Paje traite ce sujet grave avec un humour discret ; il ne se prend jamais au sérieux, même quand il parle de sujets qui le sont. Plus court et plus direct que les romans de Gounelle, ce petit livre va droit au but. Comme le résume son sous-titre : « Il faut parfois toute une vie pour apprendre à marcher. »


6. Le café du bout du monde (John P. Strelecky, 2006)

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John est épuisé par son travail et décide de prendre quelques jours de vacances. Retardé par un accident, il emprunte un chemin inconnu, tombe en panne d’essence et échoue dans un café surgi de nulle part. Sur le menu, trois questions plutôt inhabituelles pour un établissement de restauration : « Pourquoi êtes-vous ici ? », « Avez-vous peur de la mort ? » et « Êtes-vous pleinement épanoui·e ? » Au fil de ses discussions avec Casey, la serveuse, Mike, le cuisinier, et Anne, une cliente de passage, John sent le sol se dérober sous ses convictions.

Best-seller international traduit dans plus de quarante langues, Le café du bout du monde se lit en moins de deux heures — mais ses trois questions, elles, peuvent occuper bien plus longtemps. Le livre introduit le concept de « Raison d’Être » et propose des images dont on se souvient : la tortue de mer verte qui utilise la force des vagues au lieu de lutter contre elles, ou le pêcheur qui vit déjà la vie dont le millionnaire rêve pour sa retraite. Pas de rebondissements spectaculaires ici, pas d’intrigue à tiroirs. Le récit mise tout sur la justesse de ses questions. Et c’est suffisant.


7. Le Voyage d’Hector ou la Recherche du bonheur (François Lelord, 2002)

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« Il était une fois un jeune psychiatre nommé Hector qui n’était pas très content de lui. » Avec cette phrase d’ouverture digne d’un conte pour enfants, François Lelord — lui-même psychiatre — donne le ton d’un roman qui refuse de se prendre au sérieux. Hector, donc, n’arrive pas à rendre ses patients heureux. Plutôt que de se morfondre derrière son divan, il décide de parcourir le monde pour comprendre ce qu’est le bonheur. La Chine, l’Afrique, les États-Unis : chaque étape est l’occasion de rencontres improbables (un moine, un baron de la drogue, un chercheur en neurosciences) et d’une nouvelle « leçon de bonheur » griffonnée dans un petit carnet.

Le livre a été adapté au cinéma en 2014 sous le titre Hector et la Recherche du bonheur, avec Simon Pegg et Rosamund Pike. Mais c’est dans sa version papier que le charme opère le mieux. Le ton faussement naïf de Lelord, qui rappelle par moments Voltaire et son Candide, lui permet de glisser des idées sérieuses — la comparaison sociale, le lien entre richesse et satisfaction, le poids de nos attaches affectives — sous un vernis de légèreté. Là où d’autres romans du genre assènent leurs leçons, celui-ci les murmure. Hector a d’ailleurs fait des petits : plusieurs suites ont vu le jour pour celles et ceux qui s’attacheraient au personnage.


8. N’attends pas que les orages passent et apprends à danser sous la pluie (Véronique Maciejak, 2019)

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Emma travaille depuis six ans comme reporter à Double MR, une petite radio généraliste. Sur le papier, elle est simple reporter ; dans les faits, elle assume les responsabilités d’un chef d’édition sans en avoir le titre ni le salaire. Sa rencontre avec Julien Vascos, auteur à succès de romans initiatiques, va tout bousculer : l’écrivain lui propose de participer à un coaching de vie virtuel, sous la forme de neuf e-mails envoyés sur plusieurs semaines, chacun accompagné d’exercices, de pistes de réflexion et de citations à méditer.

Premier roman de Véronique Maciejak (ancienne journaliste et spécialiste du coaching parental), ce livre s’ancre dans un quotidien très concret : pas de voyage à Bali ni de trek dans l’Himalaya, mais un open space, un patron qui ne tient pas ses promesses et des factures à payer. Le personnage de Julien Vascos apporte une part de mystère — notamment à travers les bouquets de fleurs qu’il adresse à Emma, chacun porteur d’un message symbolique lié au langage des plantes. De tous les livres de cette liste, c’est sans doute le plus ancré dans le quotidien ordinaire, celui où les révolutions intérieures se jouent entre deux trajets en métro.