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Que lire après « Rouge rubis » de Kerstin Gier ?

Que lire après « Rouge rubis » de Kerstin Gier ?

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Rouge rubis (Rubinrot) est le premier tome de la Trilogie des gemmes, une série de romans fantastiques de l’autrice allemande Kerstin Gier, publiée en Allemagne à partir de 2009 et traduite en français par Nelly Lemaire aux éditions Milan dès 2011. On y suit Gwendolyn Shepherd, une lycéenne londonienne de seize ans qui découvre, à la surprise générale, qu’elle est porteuse du gène du voyage dans le temps — et non sa cousine Charlotte, pourtant préparée à ce rôle depuis l’enfance. Dernier maillon du Cercle des Douze, Gwendolyn devient le Rubis et se retrouve enrôlée par la loge des Veilleurs — une société secrète fondée au XVIIIᵉ siècle —, aux côtés du ténébreux Gideon de Villiers et dans l’ombre du mystérieux comte de Saint-Germain. Complétée par Bleu saphir et Vert émeraude, la série a connu un succès international et a été adaptée au cinéma en Allemagne.

Si vous venez de refermer le dernier tome et que le manque se fait déjà sentir, voici quelques suggestions dans la même veine — des héroïnes à la volonté tenace, des univers où le surnaturel s’invite sans prévenir et, bien sûr, des romances qui ne font rien pour vous simplifier la vie.


1. Silver (Kerstin Gier, 2013)

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Après les voyages dans le temps, Kerstin Gier s’est attaquée à un autre territoire : les rêves. Dans cette trilogie publiée en Allemagne entre 2013 et 2015 (et traduite en français chez Milan à partir de 2015), on fait la connaissance de Liv, quinze ans, qui débarque de Suisse à Londres avec sa petite sœur Mia pour emménager chez le nouveau compagnon de leur mère. Grayson, le fils de ce dernier, fréquente la très britannique Frognal Academy et dissimule, avec trois de ses camarades — Henry, Arthur et Jasper —, un secret lourd à porter : un soir d’Halloween, les quatre garçons ont invoqué un démon. Sans vraiment mesurer les conséquences.

Liv se retrouve bientôt à arpenter les couloirs du rêve, un réseau de portes qui ouvrent sur les songes de chacun. Ce qui aurait pu rester un simple jeu nocturne vire au cauchemar quand les événements du monde onirique commencent à déborder sur la réalité. Entre un blog anonyme (la fameuse Secrecy, qui déballe les ragots du lycée sans le moindre scrupule), une cohabitation familiale explosive et un antagoniste retors en la personne d’Arthur, Liv a de quoi s’occuper.

Si vous avez aimé l’humour décalé de Gwendolyn, vous retrouverez ici la même tonalité espiègle, portée par une héroïne tout aussi futée et par le sens du rythme propre à Kerstin Gier. Le cadre londonien, les frictions domestiques (Mia, la petite sœur apprentie-détective, vaut à elle seule le détour) et l’équilibre entre fantastique et quotidien adolescent en font le prolongement naturel de la Trilogie des gemmes.


2. The Mortal Instruments (Cassandra Clare, 2007)

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C’est l’un des piliers du genre. Publiée à partir de 2007 et traduite en français chez Pocket Jeunesse, la saga de Cassandra Clare — six tomes et une mythologie en expansion constante — suit Clary Fray, une adolescente new-yorkaise de quinze ans dont le quotidien s’effondre le soir où elle assiste à un meurtre — perpétré par un garçon que personne d’autre ne semble voir. Ce garçon, c’est Jace Wayland, un Chasseur d’Ombres, et le monde dans lequel Clary vient de mettre les pieds ne ressemble en rien à celui qu’elle connaissait. Vampires, loups-garous, sorciers, Frères Silencieux, Créatures Obscures de toutes sortes : l’univers que Cassandra Clare a bâti autour des Néphilim est d’une densité redoutable — et les séries dérivées (Les Origines, Renaissance, Les Dernières Heures…) ne cessent de l’étoffer.

Au cœur du récit se joue la lutte contre Valentin Morgenstern, un ancien Chasseur d’Ombres devenu fanatique, bien décidé à purifier le Monde Obscur par tous les moyens — y compris les Instruments Mortels (la Coupe, l’Épée et le Miroir). Clary, accompagnée de son meilleur ami Simon, de Jace et des Lightwood — Alec et Isabelle —, devra percer les secrets de sa propre famille pour espérer contrer ses plans. Et comme si une guerre ancestrale ne suffisait pas, sa relation avec Jace prend un tour très inattendu à mesure que les révélations s’accumulent (on n’en dira pas plus, mais accrochez-vous).

Mais la vraie force de The Mortal Instruments, ce sont les personnages secondaires, aussi mémorables que les héros principaux. Magnus Bane, Grand Sorcier de Brooklyn, justifie à lui seul la lecture. Le couple qu’il forme avec Alec a d’ailleurs conquis un public immense. L’humour sarcastique qui irrigue les dialogues — surtout ceux de Jace — rappellera aux fans de Rouge rubis les piques entre Gwendolyn et Gideon, avec un cran d’insolence supplémentaire.


3. Damnés (Lauren Kate, 2009)

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Changement d’atmosphère radical. Avec Damnés (Fallen en version originale), publié en 2009 et traduit en français chez Bayard Jeunesse, Lauren Kate nous plonge dans un décor gothique à souhait : Sword & Cross, un établissement d’éducation surveillée du sud des États-Unis, cerné de vautours et d’un cimetière vieux de la guerre de Sécession. C’est là que débarque Luce, dix-sept ans, envoyée en « réinsertion » après un incident tragique et inexpliqué — un garçon est mort dans un incendie dont elle est sortie indemne, sans aucun souvenir de la soirée. Depuis l’enfance, Luce est aussi hantée par des ombres — des formes insaisissables qu’aucun médecin n’a su expliquer.

À Sword & Cross, deux garçons retiennent son attention : Cam, charmeur et attentif, et Daniel, distant au point d’en être glacial — mais dont le visage éveille en elle une certitude inexplicable : elle l’a déjà rencontré. La saga repose sur une malédiction millénaire qui lie Luce à Daniel, un ange déchu condamné à la retrouver à chaque réincarnation, pour la perdre à chaque fois. Au fil des quatre tomes, Luce partira à la recherche de ses vies antérieures grâce aux Annonceurs (ces fameuses ombres, qui sont en réalité des portails vers le passé) et tentera de briser le cycle qui les condamne.

L’ambiance de Damnés est résolument sombre, très éloignée de la légèreté de Rouge rubis. Mais si c’est la dimension romantique de la Trilogie des gemmes qui vous a séduit·e — l’idée d’un amour empêché par des forces qui dépassent les protagonistes —, cette saga va beaucoup plus loin dans le registre tragique. Soyez prévenu·e, toutefois : Lauren Kate prend son temps avant de livrer ses réponses.


4. Hush, Hush (Becca Fitzpatrick, 2009)

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On reste dans le registre des anges déchus, mais le ton change du tout au tout. Publié en 2009 et traduit en français aux éditions du Masque (collection MSK), Hush, Hush met en scène Nora Grey, une lycéenne studieuse de Coldwater (Maine), dont la vie bien rangée déraille le jour où Patch — regard noir, sourire en coin, attitude de celui qui en sait beaucoup trop — s’assoit à côté d’elle en cours de biologie. Oui, le point de départ a un petit air de déjà-vu. Mais ne partez pas tout de suite.

Car la particularité de Hush, Hush tient à son personnage masculin : Patch n’est ni le gentil garçon torturé, ni le méchant assumé. C’est un ange déchu doté d’un sang-froid inébranlable, d’une répartie acérée et de motivations longtemps indéchiffrables. Nora oscille entre l’attirance et la méfiance — et le lecteur ou la lectrice avec elle, puisque Becca Fitzpatrick prend un plaisir visible à brouiller les pistes. Derrière l’histoire d’amour se cache un conflit séculaire entre anges déchus et Néphilim (ici, les descendants d’anges et de mortels), et Nora va découvrir qu’elle y occupe une place bien plus centrale qu’elle ne l’imaginait. La saga se poursuit avec Crescendo, Silence et Finale.

La romance n’est pas le seul moteur de la série : le rythme effréné et les dialogues souvent caustiques y sont pour beaucoup — notamment grâce à Vee, la meilleure amie de Nora, qui injecte une dose d’humour bienvenue dans un récit par ailleurs assez sombre. Si les joutes verbales entre Gwendolyn et Gideon vous ont plu, les échanges entre Nora et Patch devraient vous régaler — en plus acerbe.


5. Fille des chimères (Laini Taylor, 2011)

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Avec Fille des chimères (Daughter of Smoke and Bone), premier tome de la trilogie La Marque des anges publié en 2011 et traduit chez Gallimard Jeunesse, on quitte les lycées anglo-saxons pour les ruelles de Prague — et le dépaysement est total. Karou a dix-sept ans, étudie l’art, a une meilleure amie irrésistible (Zuzana, reine du théâtre de marionnettes) et remplit ses carnets de créatures monstrueuses. Le détail, c’est que ces créatures existent bel et bien : Karou a été élevée par Sulfure, une chimère féroce qui l’envoie aux quatre coins du monde récupérer… des dents humaines. Pourquoi ? Mystère. Et c’est la question qui ronge Karou : qui est-elle, au juste ?

Quand des empreintes noires apparaissent sur les portes de l’officine de Sulfure et que des êtres ailés se manifestent un peu partout sur Terre, Karou croise la route d’Akiva, un ange d’une beauté effroyable et tout aussi brutal. Leur rencontre fait voler en éclats tout ce que Karou croyait savoir — sur la guerre millénaire entre anges et chimères, et sur ses propres origines. Le roman bascule alors dans un récit de vies antérieures, d’amour impossible et de trahisons à grande échelle.

Ce qui rend Fille des chimères si singulier, c’est d’abord l’univers : le bestiaire de chimères inventé par Laini Taylor — créatures mi-humaines, mi-animales, toutes mémorables — n’a aucun équivalent dans le genre. C’est aussi un roman qui prend au sérieux le conflit qu’il raconte et les cicatrices qu’il laisse, bien loin du simple prétexte à romance. Si Rouge rubis vous a donné le goût des héroïnes qui se découvrent un destin insoupçonné, Fille des chimères emmène cette prémisse sur un terrain autrement plus vaste et plus âpre.


6. Caraval (Stephanie Garber, 2017)

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On termine avec un livre qui ressemble à un tour de magie. Caraval, publié en 2017 et traduit en français chez Bayard, nous transporte sur l’île des Songes, où se tient chaque année un jeu légendaire orchestré par le mystérieux Légende. Scarlett Dragna, dix-sept ans, rêve d’y participer depuis l’enfance. Prisonnière d’une île avec sa petite sœur Donatella et un père brutal, elle écrit à Légende depuis des années sans jamais obtenir de réponse — jusqu’au jour où l’invitation arrive enfin. Avec l’aide de Julian, un marin au passé trouble, les deux sœurs s’enfuient. Mais à peine arrivée, Donatella est enlevée par Légende lui-même. Le jeu peut commencer : Scarlett a cinq nuits pour retrouver sa sœur, faute de quoi celle-ci disparaîtra pour toujours.

Le décor de Caraval est une sorte de Venise fantasmée, un labyrinthe de rues féeriques où tout n’est qu’illusion — ou presque. Car c’est là tout le piège du roman : la frontière entre le jeu et la réalité ne cesse de se brouiller, et Scarlett (comme le lecteur ou la lectrice) ne sait jamais à quel moment la magie s’arrête et le danger commence. Autre singularité : Scarlett est synesthète — elle perçoit les émotions sous forme de couleurs —, ce qui colore le récit au sens propre. La trilogie se poursuit avec Legendary (narré par Donatella) et Finale.

Si Rouge rubis vous a plu pour son mélange de mystère, de romance et de rebondissements, Caraval joue sur les mêmes ressorts — mais dans un registre radicalement différent. Ici, pas de voyages dans le temps ni d’anges déchus, mais un spectacle où rien n’est ce qu’il paraît — et où la confiance que l’on accorde aux personnages peut se retourner contre vous à la page suivante. Idéal pour les lecteur·ice·s qui aiment qu’on les prenne au piège.