Mercy Thompson est une série de fantasy urbaine (ou bit-lit) écrite par l’autrice américaine Patricia Briggs, dont le premier tome, L’Appel de la lune, est paru en 2006 aux États-Unis avant d’être publié en France chez Milady en 2008. La série compte à ce jour plus d’une douzaine de romans et se déroule dans les Tri-Cities, dans l’État de Washington. On y suit Mercedes « Mercy » Thompson, mécanicienne automobile capable de se transformer en coyote — un don hérité de son père, un Amérindien Blackfoot. Mercy évolue dans un monde où loups-garous, vampires et faes (les créatures issues du folklore féerique : fées, gobelins, trolls et consorts) vivent à côté des humains, dans un secret de plus en plus difficile à maintenir. Entre Adam Hauptman, le chef — l’« Alpha » — de la meute de loups-garous locale (et accessoirement son voisin), et Samuel Cornick, un loup vieux de plusieurs siècles, Mercy se retrouve régulièrement au cœur de crises où la politique inter-espèces tourne au règlement de comptes.
Si vous êtes à la recherche de lectures du même genre, voici quelques recommandations.
1. Alpha & Omega – Tome 1 : Le Cri du loup (Patricia Briggs, 2008)

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Restons en terrain connu. Alpha & Omega se déroule dans le même univers que Mercy Thompson, mais déplace le projecteur vers deux personnages que les lecteur·ice·s de la série principale n’ont fait qu’entrevoir. D’un côté, Anna Latham : transformée en louve-garou contre son gré, elle a subi trois ans de mauvais traitements au sein de sa meute de Chicago. De l’autre, Charles Cornick, fils du Marrok — Bran, le chef de tous les loups-garous d’Amérique du Nord — et chargé d’une mission que personne ne lui envie : exécuter les loups qui enfreignent les lois de la meute. Quand Charles débarque à Chicago pour régler une situation de crise, il découvre qu’Anna n’est pas une louve ordinaire. Elle est une Omega, un statut extrêmement rare dans la hiérarchie des garous : là où les Alphas imposent leur volonté par la domination, les Omégas échappent à cette emprise et possèdent au contraire la capacité d’apaiser les loups, même les plus instables. Charles reconnaît aussi en Anna sa compagne — un lien instinctif et définitif chez les loups-garous de cet univers.
Ce premier tome nous transporte à Aspen Creek, dans le Montana, où Anna doit apprivoiser sa nouvelle vie aux côtés d’un homme aussi puissant que taiseux. Là où Mercy Thompson privilégie la narration à la première personne et l’humour mordant de son héroïne, Le Cri du loup opte pour la troisième personne et alterne les points de vue — ceux d’Anna, de Charles, mais aussi de Bran et du mystérieux Asil le Maure, un loup millénaire hanté par la mort de sa compagne et qui peine de plus en plus à contenir sa propre violence. L’intrigue — la traque d’un loup solitaire dans les montagnes enneigées — sert avant tout de cadre au lent retour de confiance d’Anna, à la relation naissante entre les deux protagonistes et à une plongée dans les rouages internes de la meute du Marrok. La porte d’entrée idéale pour qui veut retrouver l’univers de Patricia Briggs sous un autre angle : plus de romance, une tonalité plus sombre, et un regard neuf sur des personnages que Mercy Thompson ne montrait qu’en périphérie.
2. Kate Daniels – Tome 1 : Morsure magique (Ilona Andrews, 2007)

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Atlanta, mais pas celle que vous connaissez. Dans cette version du monde, la magie est revenue — et elle n’a pas fait les choses à moitié. Le phénomène se manifeste sous forme de « vagues » : quand la magie déferle, les armes à feu s’enrayent, les moteurs calent, les gratte-ciel s’effritent et des créatures surgissent de nulle part. Puis la vague se retire, la technologie reprend ses droits, et la vie redevient à peu près normale — jusqu’à la prochaine fluctuation. C’est dans ce chaos que Kate Daniels gagne sa vie comme mercenaire du surnaturel : on l’appelle quand un problème est trop dangereux ou trop bizarre pour la police. Elle se bat au sabre autant qu’à la répartie, et ne recule devant rien.
Quand son tuteur Greg est assassiné, Kate se lance dans une enquête qui la place entre deux feux : d’un côté, les Nécromanciens — des mages capables de contrôler les morts-vivants, y compris les vampires, qu’ils pilotent à distance comme des marionnettes ; de l’autre, les Changeformes, une communauté de métamorphes (loups, rats, hyènes et autres) dirigée d’une main de fer par Curran, le Seigneur des Bêtes — un lion-garou dont l’autorité ne se discute pas et dont le tempérament n’a rien à envier à celui de Kate. Les deux camps se tiennent mutuellement pour responsables d’une série de meurtres, et Kate est coincée au milieu.
Ilona Andrews signe ici un premier tome qui pose les fondations d’un univers vaste : personnages secondaires solides (Derek, Mahon, les chevaliers de l’Ordre), un brassage mythologique qui va de la Grèce antique aux légendes celtes et slaves, et une tension entre Kate et Curran qui ne fera que croître au fil des dix tomes suivants. La romance prend son temps — les deux protagonistes consacrent l’essentiel de ce volume à se provoquer mutuellement — et c’est justement cette lenteur qui donne tout son élan à la suite.
3. Jane Yellowrock – Tome 1 : Tueuse de vampires (Faith Hunter, 2009)

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Direction la Nouvelle-Orléans, où Jane Yellowrock débarque à moto, un fusil Benelli chargé de fléchettes en argent en bandoulière. Chasseuse de primes spécialisée dans les vampires, Jane est aussi la dernière porteuse de peau (skinwalker en anglais) de descendance cherokee. Dans la tradition cherokee telle que Faith Hunter la réinterprète, les porteurs de peau peuvent prendre la forme d’un animal, à condition de posséder un échantillon de son matériel génétique — typiquement un os ou une griffe. La forme favorite de Jane est celle d’un puma. Mais ce puma n’est pas un simple déguisement : c’est la Bête, une entité dotée de sa propre conscience, de ses propres désirs et de son propre langage — un flux de pensées brutes, sans syntaxe. Jane et la Bête cohabitent dans le même corps, en tension permanente. L’une chasse pour vivre ; l’autre vit pour chasser.
Engagée par Katherine Fonteneau, l’une des plus anciennes vampires de la ville, pour traquer un vampire paria qui sème la mort parmi ses congénères, Jane plonge dans le jeu politique de Léo, le Maître des vampires de la Nouvelle-Orléans. Entre les intrigues de pouvoir au sommet de la hiérarchie vampirique et les cadavres qui s’accumulent dans les rues du Quartier Français, le contrat s’avère bien plus dangereux que prévu. Le roman tire sa force de la dualité Jane/Bête : certains chapitres basculent dans la perception sensorielle du puma — un monde d’odeurs, de sons et d’instincts où les mots n’ont plus cours. Les personnages secondaires — Troll et Gros-Bras (les gardes du corps des vampires, surnommés par Jane), Rick LaFleur — un motard cajun séduisant dont on ne sait jamais vraiment pour qui il travaille —, ou Molly, la meilleure amie sorcière de l’héroïne — complètent un premier tome dense, où Jane apparaît partiellement amnésique : elle ignore une grande partie de son propre passé, et chaque fragment de mémoire qui remonte à la surface soulève plus de questions qu’il n’en résout.
4. Rachel Morgan – Tome 1 : Sorcière pour l’échafaud (Kim Harrison, 2004)

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Dans une version alternative de notre monde, une pandémie baptisée le « Tournant » a décimé un quart de la population humaine il y a une quarantaine d’années. Les créatures surnaturelles — vampires, loups-garous, sorciers, pixies (de minuscules êtres ailés, à ne surtout pas confondre avec des fées sous peine de représailles), elfes et bien d’autres — ont été largement épargnées par le virus. Leur résistance les a rendues visibles : impossible de prétendre ne pas exister quand on ne tombe pas malade alors que ses voisins meurent par millions. Depuis, ces espèces, désignées sous le terme d’« Outres », vivent ouvertement aux côtés des humains. À Cincinnati, elles se concentrent dans un quartier appelé les Hollows, et deux services d’ordre veillent au grain : le Bureau Fédéral de l’Outremonde (composé d’humains) et le Service de Sécurité de l’Outremonde (le SSO), composé exclusivement de non-humains.
C’est dans ce SSO que travaille Rachel Morgan, sorcière de terre — c’est-à-dire une sorcière qui prépare ses sorts à base d’ingrédients et de recettes, par opposition aux sorcières de lignée, dont la magie est innée. Lassée d’être sous-estimée par sa hiérarchie, Rachel démissionne pour fonder sa propre agence de chasseuse de primes. Le problème : le SSO ne laisse pas partir ses agents, et Rachel hérite d’un contrat sur la tête. Pour s’en tirer, elle doit rapporter un gros poisson — Trent Kalamack, un homme d’affaires richissime et trafiquant de drogue dont personne ne sait s’il est humain ou Outre. Dans cette galère, elle n’est pas seule : sa partenaire Ivy est une vampire vivante (née vampire mais pas encore morte — une distinction capitale dans cet univers, où les vampires morts-vivants sont bien plus dangereux) ; et Jenks, un pixie d’une quinzaine de centimètres, père de quelques dizaines d’enfants, qui assure la reconnaissance aérienne entre deux remarques cinglantes.
L’univers de Kim Harrison est l’un des plus denses du genre : les sorciers puisent leur énergie dans des lignes telluriques — des flux de magie souterraine qui parcourent le monde —, le soufre sert à la fois de composant magique et de drogue sur le marché noir, et chaque espèce obéit à ses propres règles biologiques et sociales. Le volume d’informations à absorber est conséquent, et le rythme met un peu de temps à s’installer — c’est le prix d’un premier tome qui construit des fondations solides. Le trio Rachel-Ivy-Jenks est en tout cas l’un des plus réussis du genre, et la série (seize tomes) gagne en maîtrise à chaque nouveau volume.
5. Kitty Norville – Tome 1 : Kitty et Les Ondes de minuit (Carrie Vaughn, 2005)

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Kitty Norville n’est ni chasseuse de primes, ni mercenaire, ni guerrière d’élite. Elle est animatrice radio à Denver, sur K-NOB, et c’est un peu par accident qu’elle crée Les Ondes de minuit, une émission nocturne. Une nuit, un auditeur appelle pour demander si les vampires existent. Au lieu de raccrocher, Kitty répond — avec la franchise de quelqu’un qui sait très bien que la réponse est oui. L’émission devient un confessionnal pour créatures surnaturelles : un loup-garou qui ne supporte plus sa meute, une sorcière en plein doute, un humain convaincu d’être destiné à devenir vampire. Le succès est fulgurant. Le problème, c’est que Kitty est elle-même une louve-garou — et que ni sa meute ni la communauté vampirique locale n’apprécient qu’on déballe leurs affaires sur les ondes.
Ce qui rend ce roman singulier dans le paysage de la fantasy urbaine, c’est qu’il s’intéresse moins aux combats qu’aux rapports de pouvoir au sein de la meute. Kitty est au bas de l’échelle : dominée par Carl, son Alpha (le mâle dominant du groupe), elle plie l’échine à chaque confrontation et étouffe sa personnalité dès qu’elle est sous forme de louve. L’émission de radio, paradoxalement, devient l’espace où elle ose enfin dire ce qu’elle pense — et cette prise de parole publique va la mettre en danger. En parallèle, une série de meurtres secoue Denver, et un chasseur de loup-garous nommé Cormac entre dans sa vie — pas exactement le genre de fréquentation rassurante. Le ton est plus intimiste que dans d’autres séries du genre, et la fin du roman réserve un virage inattendu qui redéfinit la situation de Kitty. La série compte quatorze tomes, et l’on y suit l’émancipation progressive d’une héroïne qui passe du statut de louve soumise à celui de voix publique du surnaturel. Si l’aspect « politique de meute » de Mercy Thompson vous a plu, cette série pousse le sujet bien plus loin.
6. Femmes de l’Autremonde – Tome 1 : Morsure (Kelley Armstrong, 2001)

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Avant Mercy Thompson, avant Kate Daniels, il y avait Elena Michaels. Publié dès 2001 sous le titre original Bitten, ce roman de la Canadienne Kelley Armstrong est l’un des premiers jalons de la fantasy urbaine moderne. Elena est la seule femme loup-garou au monde — dans cet univers, la lycanthropie se transmet par morsure ou de père en fils, et les femmes n’y survivent presque jamais. C’est Clay, son ancien compagnon, qui l’a mordue — sans son consentement, dans des circonstances qu’elle n’a toujours pas digérées. Depuis, elle a fui le plus loin possible : à Toronto, elle travaille comme journaliste et vit avec Philip, un homme ordinaire qui ignore tout de sa double nature. Mais quand la Meute — le noyau dur des loups-garous, une poignée de mâles soudés par la loyauté et la violence — la rappelle, Elena obéit. La fidélité au groupe prime, toujours.
À Bear Valley, le territoire de la Meute, des « cabots » — des loups-garous solitaires qui refusent l’autorité du groupe et vivent en marge, sans règles — sèment le chaos. Ils tuent des humains sur le territoire, ce qui menace d’attirer l’attention sur l’existence même des garous. Elena doit reprendre sa place aux côtés de Jeremy, l’Alpha, et de Clay, devenu l’exécuteur du groupe — celui-là même qui l’a condamnée à cette vie qu’elle refuse. Le roman plonge profondément dans le quotidien d’une meute : rituels de soumission, courses nocturnes en forêt, chasses collectives. Les scènes de transformation n’épargnent rien de la brutalité animale, et Kelley Armstrong ne cherche pas à rendre la lycanthropie glamour. Elena est tiraillée entre sa vie humaine à Toronto et la part sauvage d’elle-même qui se sent chez elle à Bear Valley — un conflit sans résolution facile, qui nourrit tout le roman. L’ensemble s’étend sur treize tomes ; chaque volume, à partir du troisième, change d’héroïne et de registre — sorcières, semi-démones, fantômes — pour couvrir d’autres facettes de cet « Autremonde ». Le premier tome a par ailleurs été adapté en série télévisée sous le titre Bitten en 2014.
7. Rebecca Kean – Tome 1 : Traquée (Cassandra O’Donnell, 2011)

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Changement de registre : on reste dans la fantasy urbaine, mais côté francophone. Romancière française originaire de Lille, Cassandra O’Donnell a fait de Rebecca Kean l’une des héroïnes les plus populaires de la bit-lit hexagonale. Rebecca est une sorcière de guerre — elle maîtrise les éléments (feu, eau, air, terre) et sait se battre —, condamnée à mort par son propre clan pour avoir eu une liaison avec un vampire, ennemi héréditaire des sorcières. Depuis dix ans, elle vit cachée à Burlington, en Nouvelle-Angleterre, sous une fausse identité, avec sa fille Léonora, dix ans, née de cette union interdite. Léonora est une hybride sorcière-vampire, et son existence doit rester secrète à tout prix : si le clan de Rebecca découvre l’enfant, les deux sont mortes.
Mais à Burlington, la communauté surnaturelle est bien plus nombreuse que Rebecca ne l’avait imaginé. Quand le Directum — le conseil local qui réunit des représentants de chaque espèce (vampires, loups-garous, métamorphes, sorciers) — la repère, il lui confie une mission : enquêter sur des disparitions de créatures surnaturelles. Rebecca est propulsée Assayim, c’est-à-dire l’agent d’exécution du Directum — celle qu’on envoie quand la diplomatie a échoué. Elle doit alors collaborer avec des loups-garous, des muteurs (des métamorphes qui prennent la forme d’un animal unique), des potineuses (des sorcières spécialisées dans la fabrication de potions, dépourvues des pouvoirs de combat de Rebecca) et, comble de l’ironie, des vampires — dont Raphaël, un maître vampire vieux de plusieurs siècles, aussi courtois que redoutable, avec qui la tension ne tarde pas à devenir autre chose que professionnelle.
Le tout baigne dans un humour constant : Rebecca a la langue bien pendue, un talent certain pour s’attirer des ennuis et le réflexe de protéger Léonora avant tout le reste. La galerie de personnages secondaires — Beth la louve, Bruce le barman philosophe — donne à Burlington des airs de petite ville où tout le monde se connaît, et où tout le monde cache quelque chose.
8. Les Vampires de Chicago – Tome 1 : Certaines mettent les dents (Chloe Neill, 2009)

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Merit est une étudiante de vingt-sept ans en littérature anglaise à Chicago. Sa vie bascule un soir, sur le campus, quand un vampire lui déchire la gorge. Sauvée in extremis par Ethan Sullivan, le Maître de la Maison Cadogan — l’un des trois clans vampiriques de la ville —, elle se réveille transformée. Contre son gré. La seule façon de la maintenir en vie était de faire d’elle un vampire, et Ethan n’a pas demandé son avis. Dans cet univers, les vampires ont récemment révélé leur existence au grand public et s’organisent en « Maisons » — des sortes de clans structurés sur un modèle féodal, où chaque vampire doit allégeance à un Maître, seul habilité à créer de nouveaux vampires. Un code de lois, le « Canon », régit leur conduite, et une instance internationale, le Présidium, arbitre les conflits entre Maisons. Merit, qui n’a rien demandé, atterrit tout en bas de cette hiérarchie, sommée de jurer fidélité à un Maître aussi séduisant qu’autoritaire.
Ce qui fait le sel de ce premier tome, c’est le refus obstiné de Merit de se plier aux codes de sa nouvelle condition. Là où une novice lambda jurerait fidélité et baisserait les yeux, Merit ferraille, questionne et envoie promener quatre siècles de protocole vampirique avec un aplomb qui laisse Ethan perplexe — et le lectorat ravi. La dynamique entre les deux repose sur la tension et les joutes verbales ; la romance avance à petits pas, et chaque concession arrachée à l’un ou l’autre a des airs de victoire. Autour d’eux gravitent Mallory, la meilleure amie de Merit (fan de Buffy et elle-même dotée de pouvoirs de sorcière dont elle ignore encore l’étendue), Catcher, un sorcier bourru et ancien membre de l’ordre qui régit la magie à Chicago, et Morgan, le Maître d’une autre Maison, dont l’intérêt pour Merit complique encore l’équation. L’intrigue principale — quelqu’un cherche à tuer Merit, et il faut comprendre pourquoi — reste secondaire dans ce premier volume, qui consacre l’essentiel de ses pages à poser l’univers et ses personnages. La série (treize tomes) monte nettement en puissance par la suite, et les enjeux politiques entre Maisons finissent par prendre une ampleur que ce premier tome laisse à peine deviner.