Les Hathaway est une série de cinq romances historiques écrites par Lisa Kleypas, publiés entre 2007 et 2010 en version originale. La saga suit le destin de la famille Hathaway — Leo, Amelia, Winnifred, Poppy et Beatrix — propulsée dans l’aristocratie victorienne après un héritage. Chaque tome est centré sur l’histoire d’amour d’un membre de la fratrie.
Si vous cherchez quoi lire ensuite, voici quelques suggestions dans la même veine.
1. Secrets d’une nuit d’été (Lisa Kleypas, 2004)

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Premier tome de la série La Ronde des Saisons, ce roman suit Annabelle Peyton, jeune femme de bonne famille ruinée, qui forme avec trois autres « laissées-pour-compte » — Évangeline, Lillian et Daisy — un pacte pour s’aider mutuellement à trouver un époux. Annabelle vise un aristocrate fortuné, mais c’est Simon Hunt, un industriel d’origine modeste et fils de boucher, qui s’obstine à la courtiser.
Le ressort de l’histoire tient dans l’entêtement symétrique des deux personnages : Annabelle rejette un homme qu’elle juge indigne de son rang ; Simon, lui, refuse de renoncer. C’est la série qui précède directement les Hathaway dans la chronologie de Lisa Kleypas, et plusieurs personnages réapparaissent d’une saga à l’autre. Mais l’intérêt propre de La Ronde des Saisons tient surtout au groupe des quatre amies : leur complicité, leurs stratagèmes et leurs échecs communs font le sel de chaque tome.
2. Cœur de canaille (Lisa Kleypas, 2015)

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Ce premier tome de la série Les Ravenel se déroule en 1875. Devon Ravenel, viveur impénitent, hérite à la mort de son cousin d’un titre de comte et d’un domaine criblé de dettes, avec plus de deux cents familles de métayers à charge. Il découvre aussi que la veuve de son cousin, Kathleen — mariée seulement trois jours avant le décès — entend bien protéger les intérêts des trois jeunes sœurs du défunt et n’a aucune intention de le laisser tout vendre.
Ce qui fait la force du roman, c’est moins la romance elle-même que la galerie de personnages secondaires que Lisa Kleypas installe pour la suite : les jumelles Pandora et Cassandra, imprévisibles et drôles ; le frère Weston, libertin en voie de réforme ; et surtout Rhys Winterborne, homme d’affaires gallois dont l’histoire avec la douce Helen se dessine en filigrane. Comme souvent chez Kleypas, le premier tome d’une série pose les fondations d’un petit monde que les volumes suivants viendront habiter.
3. La chronique des Bridgerton (Julia Quinn, 2000)

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Cette saga en huit tomes (plus un épilogue) retrace les amours des huit enfants de la famille Bridgerton pendant la Régence anglaise. Chaque tome est consacré à un membre de la fratrie, d’Anthony à Hyacinthe, et s’ouvre sur un extrait de la chronique mondaine de la mystérieuse Lady Whistledown. La série a connu un regain de notoriété considérable grâce à son adaptation par Netflix à partir de 2020.
Julia Quinn ne cherche pas la profondeur psychologique ni le réalisme historique : elle mise tout sur le plaisir du quiproquo, du dialogue et de la scène de comédie. Ses intrigues reposent sur des malentendus, des pactes improbables et des situations légèrement absurdes assumées comme telles. Ce qui les élève, c’est la fratrie elle-même — bruyante, solidaire, envahissante — et la façon dont chaque tome enrichit le portrait collectif. Si les Hathaway vous manquent, les Bridgerton en sont le pendant le plus évident : même structure familiale, même ton, même chaleur.
4. Un goût de paradis (Julia Quinn, 2011)

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Premier tome du Quartet des Smythe-Smith, ce roman se déroule en 1824. Lady Honoria Smythe-Smith, dont le frère Daniel a été contraint à l’exil après un scandale, se morfond chez elle. Sa solution : trouver un époux. Elle jette son dévolu sur Gregory Bridgerton, mais son ami d’enfance Marcus, comte de Chatteris — chargé en secret par Daniel de veiller sur elle — fait échouer chacune de ses tentatives.
Marcus ignore que ses motivations sont devenues plus que protectrices, et Honoria ignore qu’il la surveille : le roman joue sur ce double aveuglement avec une douceur qui ne verse jamais dans la mièvrerie. Les cousines Smythe-Smith, célèbres dans l’univers de Julia Quinn pour leur récital annuel — un massacre de Mozart auquel la famille assiste avec une loyauté admirable —, apportent les meilleures scènes du livre. On y croise aussi Lady Danbury et Colin Bridgerton, ce qui ancre fermement le récit dans la galaxie des Bridgerton.
5. Un moment d’abandon (Tessa Dare, 2011)

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Ce premier tome des Demoiselles de Spindle Cove se déroule dans un village côtier anglais devenu un refuge pour les jeunes femmes jugées trop atypiques par la bonne société : bas-bleus, artistes, invalides. L’arrivée du lieutenant-colonel Victor Bramwell, chargé de lever une milice locale, bouleverse cet équilibre. Susanna Finch, qui a bâti cette communauté de toutes pièces, refuse de le laisser imposer sa loi.
Le roman a reçu le RITA Award 2012 de la meilleure romance historique Régence. Son point fort est le cadre : Spindle Cove n’est pas un simple décor, c’est une utopie féminine fragile dont le roman prend la défense. Le conflit entre Susanna et Bramwell n’oppose pas seulement deux caractères, mais deux visions de ce à quoi un village — et, par extension, une société — devrait ressembler. Tessa Dare traite ce sujet avec un mélange d’humour et de conviction qui évite aussi bien le sermon que la légèreté pure.
6. Un drôle de mariage (Tessa Dare, 2017)

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Premier tome de la série Girl Meets Duke, ce roman raconte le mariage de convenance entre le duc d’Ashbury — défiguré au retour de Waterloo — et Emma Gladstone, fille de pasteur devenue couturière. Le duc pose ses conditions : pas de lumière, pas de baisers, pas de questions sur ses cicatrices. Mais Emma, loin de se plier à ces exigences, impose les siennes avec une fermeté tranquille.
Le schéma évoque La Belle et la Bête, mais Tessa Dare le déjoue : le mariage a lieu dès les premiers chapitres, et le roman s’intéresse à ce qui se passe après. Pas de course à l’aveu ni de bal final — on suit un couple qui apprend à cohabiter, à se parler dans le noir, à négocier l’espace domestique. C’est un parti pris rare dans le genre, et il fonctionne parce qu’Emma est un personnage concret, obsédée par les pièces à retapisser autant que par les silences de son mari.
7. Un mariage en blanc (Mary Balogh, 2003)

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Ce premier tome de La Saga des Bedwyn se situe en 1814. Le colonel Aidan Bedwyn, issu d’une famille aristocratique au tempérament glacial, a promis à un soldat à l’article de la mort de protéger sa sœur, Eve Morris. Il découvre une jeune femme altruiste, entourée d’orphelins et de laissés-pour-compte, sur le point de perdre son foyer. Il lui propose un mariage blanc pour la mettre à l’abri.
Mary Balogh écrit des romances plus lentes et plus intériorisées que Lisa Kleypas ou Julia Quinn. Ici, ni bons mots ni coups de théâtre : la tension naît du silence d’Aidan, de la patience d’Eve, et de l’écart entre ce que les personnages ressentent et ce qu’ils s’autorisent à montrer. L’émotion arrive tard et n’en est que plus forte. La fratrie Bedwyn — six personnalités tranchées, orgueilleuses et fidèles — constitue un des meilleurs ensembles familiaux du genre.
8. Le flambeur (Sarah MacLean, 2012)

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Ce premier tome du Cercle des Canailles suit Michael, marquis de Bourne, qui a tout perdu aux cartes à vingt et un ans — titre, terres, fortune. Dix ans plus tard, à la tête d’un cercle de jeu très en vue, il apprend que ses anciennes terres familiales font partie de la dot de Pénélope, son amie d’enfance. Il décide de l’épouser par calcul, mais découvre que les sentiments ne se gouvernent pas si aisément.
Le roman doit beaucoup à son décor : le Londres interlope des clubs de jeu, un monde de dettes, de faux noms et de fortunes faites en une nuit. Sarah MacLean y situe une intrigue où la vengeance commande chaque décision du héros et complique chacun de ses gestes envers Pénélope. Les trois autres « canailles » — Cross, Temple et Chase — ont chacune une blessure propre, et leurs échanges, à mi-chemin entre la loyauté et la provocation, donnent au groupe une épaisseur qui dépasse le simple prétexte à suite.
9. L’amour en 9 défis (Sarah MacLean, 2010)

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Ce premier tome de la série Love by Numbers met en scène Lady Calpurnia Hartwell, vingt-huit ans, considérée comme une vieille fille irréprochable. Lassée de ce rôle, elle dresse une liste de neuf défis scandaleux à accomplir — fumer le cigare, faire de l’escrime, voler un baiser à minuit. Pour les réaliser, elle a besoin du concours de Gabriel, marquis de Ralston, le libertin le plus notoire de Londres.
Ce qui frappe d’abord, c’est l’héroïne. Calpurnia est ronde, ordinaire et a vingt-huit ans — trois caractéristiques presque jamais réunies dans une romance Régence. Son désir de vivre enfin selon ses propres termes ne passe pas par une transformation physique ni par un sauvetage masculin, mais par une série de petites transgressions qu’elle choisit elle-même. Face à elle, Ralston est d’abord amusé, puis déstabilisé, puis amoureux — et cette progression, parce qu’elle est crédible, donne au roman son élan.
10. Au douzième coup de minuit (Eloisa James, 2010)

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Premier tome de la série Il était une fois, ce roman est une réécriture de Cendrillon dans l’Angleterre du XIXe siècle. Kate Daltry, réduite au rang de servante par sa belle-mère Mariana, est envoyée au château du prince Gabriel — un cadet issu d’une petite principauté européenne — déguisée en sa demi-sœur Victoria, promise à un mariage avantageux. L’imposture se complique quand Kate et le prince éprouvent une attirance mutuelle.
Eloisa James est aussi professeure à l’Université de New York et spécialiste de Shakespeare, et cela se sent : la réécriture du conte ne se contente pas d’en transposer les motifs (belle-mère, pantoufle, bal de minuit), elle les questionne. Kate n’est ni passive ni rêveuse — c’est une femme habituée à gérer un domaine à bout de bras, et qui connaît le prix d’un sac de farine. Le prince Gabriel, de son côté, est loin du héros chevaleresque : arrogant et pragmatique, il cherche un mariage d’argent pour nourrir une cour de réfugiés. Leur relation avance à coups de malentendus et de franchise brutale.
11. La coqueluche de ces dames (Eloisa James, 2018)

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Ce premier tome de la série Les Wilde se déroule au XVIIIe siècle. Lord Alaric Wilde, explorateur et auteur de récits d’aventures, rentre en Angleterre sans soupçonner l’immense notoriété que lui ont value ses écrits. Il découvre avec stupeur qu’on joue des pièces de théâtre tirées de ses exploits, que des jeunes femmes l’attendent en masse à chacune de ses apparitions, et que sa réputation publique n’a plus rien à voir avec la personne qu’il est réellement. Seule Willa Ffynche, fille d’un pair excentrique, reste imperméable à cette frénésie.
L’idée de départ — un homme célèbre malgré lui dans une Angleterre sans presse people — est à la fois drôle et fertile. Eloisa James s’en sert pour bâtir une comédie sur l’écart entre l’image et la personne, où Alaric doit prouver à Willa qu’il existe en dehors de sa légende. La famille Wilde — nombreuse, excentrique, ingouvernable — fournit un terreau idéal pour une saga au long cours.