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Que lire après « Les Femmes du bout du monde » de Mélissa Da Costa ?

Que lire après « Les Femmes du bout du monde » de Mélissa Da Costa ?

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Paru en 2023 chez Albin Michel, Les Femmes du bout du monde suit trois femmes — Autumn, Milly et Flore — qui se retrouvent dans un camping isolé de la région des Catlins, à la pointe sud de la Nouvelle-Zélande. Territoire sauvage, culture maorie, blessures intimes : chacune entame une lente reconstruction au contact des autres et de la nature.

Si vous vous demandez quoi lire ensuite, voici quelques suggestions dans la même veine.

Les Lendemains (Mélissa Da Costa, 2020)

Amande a tout perdu : son mari Benjamin et le bébé qu’elle portait. Pour fuir un quotidien devenu insoutenable, elle se réfugie dans une maison isolée d’Auvergne. C’est là qu’elle tombe sur les carnets de jardinage laissés par l’ancienne propriétaire, Madame Hugues, et qu’elle va peu à peu retrouver un lien avec le vivant.

Au fil des saisons, le potager devient un espace de convalescence silencieuse. La terre, les semis, les premières pousses offrent à Amande ce que les mots de son entourage ne peuvent plus lui donner. Un roman sur le deuil et la renaissance, où la nature est moins décor que partenaire.

Tout le bleu du ciel (Mélissa Da Costa, 2019)

Émile a vingt-six ans et un diagnostic d’Alzheimer précoce. Plutôt que d’attendre la fin chez lui, il poste une annonce sur Internet pour trouver un·e compagnon·ne de voyage. C’est Joanne, une inconnue au passé trouble, qui répond. Ensemble, ils prennent la route en camping-car à travers les Pyrénées et le sud de la France.

Ce road trip de 1 700 kilomètres est aussi une course contre la mémoire qui s’efface. Les secrets de Joanne se dévoilent par bribes, et le lien entre les deux personnages se resserre à mesure que le temps manque. Premier roman de Mélissa Da Costa, vendu à plusieurs millions d’exemplaires et adapté au cinéma en 2025.

Là où chantent les écrevisses (Delia Owens, 2018)

Kya Clark grandit seule dans les marais de Caroline du Nord après avoir été abandonnée par chacun des membres de sa famille. Privée d’école et rejetée par les habitants de Barkley Cove, elle apprend à survivre grâce à la nature, qu’elle observe avec une acuité de scientifique — au point de composer un herbier d’une précision remarquable.

Mais en 1969, lorsqu’un jeune homme est retrouvé mort, les soupçons se tournent vers elle. Le roman alterne entre les années de formation de Kya et le procès qui menace de la condamner. Porté au cinéma en 2022, traduit et lu dans le monde entier, c’est un récit où les marais protègent autant qu’ils enferment.

De pierre et d’os (Bérengère Cournut, 2019)

Une nuit, la banquise se fracture sous la tente d’Uqsuralik, jeune femme inuit, et la sépare de sa famille. Seule sur un fragment de glace avec quelques provisions et un couteau, elle doit apprendre à survivre dans l’immensité du Grand Nord.

Le récit suit son itinérance à travers un monde hostile et sacré, où chaque animal, chaque phénomène naturel relève d’un ordre invisible. Les légendes et les chants inuit ponctuent le texte et lui donnent un souffle presque rituel.

Lauréat du prix Fnac 2019, ce roman repose sur un solide travail de recherche ethnographique et fait ressentir, jusque dans la syntaxe, le froid, la faim et l’immensité.

Changer l’eau des fleurs (Valérie Perrin, 2018)

Violette Toussaint est garde-cimetière dans une petite ville de Bourgogne. Sa bonhomie et ses rituels quotidiens — café offert aux visiteurs, entretien des tombes, écoute des chagrins — tiennent à distance un passé qu’elle a soigneusement verrouillé.

L’arrivée de Julien Seul, un policier venu disperser les cendres de sa mère dans une tombe précise, va rouvrir ce qui devait rester clos. Le roman se déploie sur deux temporalités : le présent au cimetière et les souvenirs d’une vie conjugale ravagée par le mensonge. Jean-Pierre Jeunet en a tiré un film.

Soudain, seuls (Isabelle Autissier, 2015)

Louise et Ludovic forment un couple aventurier, habitué aux défis. Lors d’une escale dans les îles sub-antarctiques, au large du Cap Horn, une tempête détruit leur voilier et les laisse naufragés sur un îlot rocheux peuplé de manchots, d’otaries et d’éléphants de mer.

Ce qui devait être une parenthèse sauvage se transforme en épreuve de survie radicale. Le froid, la faim et l’isolement révèlent tout ce que le confort quotidien permettait d’ignorer dans leur couple. Isabelle Autissier, elle-même navigatrice, restitue avec justesse la réalité physique de cet enfermement à ciel ouvert.

Wild (Cheryl Strayed, 2012)

À vingt-six ans, Cheryl Strayed a perdu sa mère, son mariage et ses repères. Pour reprendre pied, elle décide — sans véritable expérience de la randonnée — de parcourir seule le Pacific Crest Trail, un sentier de 1 700 kilomètres qui traverse le désert de Mojave jusqu’à l’Oregon.

Ce récit autobiographique ne masque rien : les ampoules, les erreurs de débutante, les nuits de terreur, mais aussi l’effet progressif de l’effort et du silence sur un esprit en miettes. Ce n’est pas un récit d’exploit sportif mais celui d’une femme qui marche pour ne pas sombrer. Le film tiré du livre (2014, avec Reese Witherspoon) a contribué à en faire un classique du genre.

Il est grand temps de rallumer les étoiles (Virginie Grimaldi, 2018)

Anna, trente-sept ans, vient de perdre son emploi et son compagnon. Pour offrir un nouveau départ à ses deux filles — Chloé, dix-sept ans, en pleine crise d’adolescence, et Lily, douze ans, encore dans l’enfance —, elle achète un vieux camping-car et met le cap sur la Scandinavie.

Le roman donne la parole à ces trois voix en alternance : le récit d’Anna, le blog de Chloé et le journal intime de Lily. Au fil de la route, les non-dits refont surface, les tensions s’usent et quelque chose se renoue. Un roman sur la famille monoparentale et l’art de repartir avec peu, élu livre préféré des Français en 2022.

La Tresse (Laetitia Colombani, 2017)

En Inde, Smita, intouchable, refuse que sa fille subisse le même sort et prend la fuite. En Sicile, Giulia découvre que l’atelier de perruques familial est au bord de la faillite. Au Canada, Sarah, avocate brillante, apprend qu’elle est atteinte d’un cancer. Trois vies sur trois continents, sans lien apparent.

Ce qui les relie, c’est le commerce mondial du cheveu — un fil bien réel, celui-là. Laetitia Colombani construit un parallèle entre des réalités très éloignées, unies par une même obstination à ne pas plier. Traduit en quarante langues et vendu à plus d’un million d’exemplaires.

S’adapter (Clara Dupont-Monod, 2021)

Dans une famille des Cévennes, un enfant naît avec un lourd handicap. Le récit observe les répercussions de cette naissance sur la fratrie, à travers trois voix successives : l’aîné, qui se dévoue corps et âme ; la cadette, qui se cabre et se révolte ; le dernier, né après la mort de l’enfant, qui devra trouver sa place dans une histoire dont il n’a pas été témoin.

La narration est confiée aux pierres de la maison familiale — un choix qui dit bien ce que les personnages, eux, ne savent pas formuler. La nature cévenole, rude et minérale, prolonge cette retenue : ici, on encaisse plus qu’on ne parle. Lauréat du prix Femina et du prix Goncourt des lycéens 2021.

Un été prodigue (Barbara Kingsolver, 2000)

Dans une vallée reculée des Appalaches, trois femmes vivent un même été sans jamais se rencontrer. Deanna, garde forestière solitaire, observe le retour des coyotes dans les montagnes. Lusa, jeune veuve d’origine palestinienne, hérite d’une exploitation agricole qu’elle ne connaît pas. Nannie Rawley, soixante-quinze ans, se bat pour préserver ses vergers des pesticides.

Chacune entretient avec la terre et le vivant un rapport singulier, et le roman restitue avec minutie les cycles de la faune et de la flore appalachienne. Chez Barbara Kingsolver, biologiste de formation, l’écologie est une matière romanesque, jamais un sermon. Elle a reçu le prix Pulitzer en 2023 pour Les Saisons de la joie.

Les Huit Montagnes (Paolo Cognetti, 2016)

Pietro grandit à Milan mais passe ses étés dans un hameau du Val d’Aoste, au pied du mont Rose. C’est là qu’il se lie d’amitié avec Bruno, un garçon du village qui, lui, ne redescend jamais en plaine. L’enfance les unit autour des torrents, des alpages et des sentiers de haute altitude.

Vingt ans plus tard, après la mort du père de Pietro — un homme taiseux dont l’ombre plane sur tout le récit —, les deux amis se retrouvent pour construire ensemble un refuge de pierre. Mais leurs vies ont divergé, et la montagne, si elle reste un terrain d’entente, ne peut combler tous les écarts. Prix Strega en Italie et prix Médicis étranger en 2017.

Une vie entre deux océans (M. L. Stedman, 2012)

Au lendemain de la Première Guerre mondiale, Tom Sherbourne devient gardien de phare sur l’île de Janus, un îlot rocheux au large de l’Australie-Occidentale. Il y vit des jours paisibles avec sa femme Isabel, jusqu’à ce que le désir d’enfant — contrarié par plusieurs fausses couches — devienne une obsession.

Le jour où un canot s’échoue sur le rivage avec à son bord un homme mort et un bébé vivant, Isabel convainc Tom de garder l’enfant et de ne rien signaler. Ce mensonge fondateur va s’insinuer dans chaque recoin de leur vie commune, jusqu’à des conséquences que ni l’un ni l’autre n’avait mesurées. Un roman sur le conflit entre l’amour et la morale, traduit dans le monde entier.

Dans le murmure des feuilles qui dansent (Agnès Ledig, 2018)

Anaëlle, marquée par un grave accident dont on découvre les séquelles au fil des pages, tente de reprendre le cours de sa vie entre son travail et l’écriture d’un roman. Pour ses recherches, elle entame une correspondance avec Hervé, un procureur, et leurs échanges épistolaires glissent insensiblement vers l’intime.

En parallèle, Thomas, jeune menuisier, passe ses journées à l’hôpital auprès de Simon, son petit frère atteint de leucémie. Il lui raconte la forêt, les arbres, les animaux — tout ce qui existe dehors et que Simon ne peut plus voir.

La forêt des Vosges sert de toile de fond à ce récit où la nature est moins un thème qu’un geste : celui d’amener le dehors à quelqu’un qui ne peut plus y aller.

Le Cœur cousu (Carole Martinez, 2007)

À Santavela, petit village d’Andalousie, Frasquita Carasco hérite de sa mère une mystérieuse boîte à couture. De ses mains sortent des ouvrages aux pouvoirs étranges : des fleurs de tissu si réalistes qu’elles fanent, un éventail si fidèle aux ailes d’un papillon qu’il s’envole.

Mal mariée à un homme qui la joue et la perd lors d’un combat de coqs, Frasquita prend la route avec ses enfants — chacun doté d’un don surnaturel —, traverse une Andalousie en proie aux révoltes paysannes et finit par gagner l’Algérie.

Porté par la voix de Soledad, la fille cadette, le récit emprunte au réalisme magique et au conte pour dire ce qui se transmet entre femmes : un savoir, une endurance, et cette obstination à créer de la beauté là où tout s’effondre. Lauréat du prix Renaudot des lycéens 2007.