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Que lire après « Les Détectives du Yorkshire » de Julia Chapman ?

Que lire après « Les Détectives du Yorkshire » de Julia Chapman ?

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Les Détectives du Yorkshire est une série de romans policiers signés Julia Chapman — pseudonyme de l’autrice britannique Julia Stagg — publiés depuis 2017 aux éditions Robert Laffont. On y suit les enquêtes de Samson O’Brien, détective privé de retour dans son village natal après quatorze ans d’absence, et de Delilah Metcalfe, informaticienne au tempérament bien trempé qui gère un site de rencontres amoureuses. Ensemble, et souvent malgré eux, ils démêlent les affaires louches qui agitent la petite ville fictive de Bruncliffe, dans les Vallons du Yorkshire. Écoulée à plus de 400 000 exemplaires en France, la série s’est imposée comme une référence du cosy mystery.

Si vous êtes à la recherche de lectures du même genre, voici quelques pistes : des enquêtes légères portées par des personnages attachants, de l’humour britannique (ou breton), et des cadavres qui ont le bon goût de ne jamais gâcher complètement l’ambiance.


1. Agatha Raisin enquête – Tome 1 : La Quiche fatale (M.C. Beaton, 1992)

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Agatha Raisin est une ancienne attachée de presse londonienne, quinqua au caractère inflammable, qui prend sa retraite anticipée dans le village de Carsely, au cœur des Cotswolds, cette région du sud-ouest de l’Angleterre célèbre pour ses collines et ses cottages en pierre dorée. L’ennui la guette aussitôt. Pour se faire accepter des locaux, elle décide de participer au concours de quiches de la paroisse. Petit détail : elle achète la sienne chez un traiteur. Gros détail : l’arbitre de la compétition s’effondre après la première bouchée. Agatha n’a tué personne, mais pour le prouver, elle va devoir mener l’enquête elle-même.

Agatha est une héroïne aux antipodes des détectives policés : sans filtre, pugnace, fumeuse invétérée et volontiers acariâtre. Sa créatrice, M.C. Beaton (de son vrai nom Marion Chesney, autrice écossaise décédée en 2019), a donné naissance à une série de plus de trente volumes et à une adaptation télévisée. L’enquête proprement dite reste modeste dans ce premier tome, mais l’essentiel est ailleurs : Agatha est une quinqua qui boit sec, parle fort et refuse catégoriquement de se fondre dans le paysage bucolique qu’elle a choisi. C’est ce décalage permanent entre l’héroïne et son environnement qui porte la série — et qui a séduit plus de deux millions de lecteur·ices en France.


2. Les dames de Marlow enquêtent – Tome 1 : Mort compte triple (Robert Thorogood, 2021)

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À Marlow, paisible bourgade des bords de la Tamise, Judith Potts, 77 ans, mène une existence à sa convenance : bains de minuit (et sans maillot) dans le fleuve, whisky généreux et grilles de mots croisés conçues pour la presse nationale. Un soir, un coup de feu retentit chez son voisin. Pour Judith, aucun doute : il s’agit d’un meurtre. La police, elle, n’y croit pas une seconde. Qu’à cela ne tienne : Judith se lance dans l’enquête, flanquée de Becks, l’irréprochable femme du vicaire, et de Suzie, promeneuse de chiens et gazette officieuse du village.

Le principe tient en une phrase : à 77 ans, en cardigan et lunettes, personne ne vous soupçonne de rien — ce qui est un avantage considérable quand on veut poser des questions gênantes. Robert Thorogood, déjà connu comme créateur de la série télévisée Meurtres au paradis (diffusée sur France 2), s’appuie sur la complémentarité de ses trois héroïnes : Judith fonce, Becks tempère, Suzie rapporte les ragots. Chacune apporte au trio ce que les deux autres n’ont pas, et leurs échanges constituent le principal moteur du roman. Quatre tomes sont parus à ce jour, et la série a fait l’objet d’une adaptation pour la télévision britannique.


3. Le Murder Club enquête – Tome 1 : Le Murder Club du jeudi (Richard Osman, 2020)

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Elizabeth, Joyce, Ibrahim et Ron ont beau friser les quatre-vingts ans, ils n’ont rien perdu de leur mordant. Résidents du luxueux village de retraite de Coopers Chase, dans le Kent (sud-est de l’Angleterre), ils se retrouvent chaque jeudi pour passer en revue de vieilles affaires criminelles non résolues — un hobby comme un autre, entre l’aquagym et le bridge. Mais quand Tony Curran, associé du directeur de la résidence, est retrouvé mort dans sa cuisine, le jeu se transforme en enquête grandeur nature.

La force du roman tient à son quatuor où chaque membre apporte un savoir-faire précis : Elizabeth a un passé trouble dans les services de renseignement ; Ibrahim, ancien psychiatre, sait faire parler les gens ; Ron, ex-dirigeant syndical, n’a peur de bousculer personne ; Joyce, infirmière retraitée, tient un journal intime où elle consigne tout ce qu’elle observe. Richard Osman — animateur star de la télévision britannique passé à l’écriture — fait rire, mais glisse aussi entre les lignes des questions de solitude, de deuil et de mémoire qui donnent au récit une épaisseur inattendue. Succès phénoménal au Royaume-Uni (plusieurs millions d’exemplaires vendus), le livre a été adapté au cinéma par Chris Columbus (à qui l’on doit les deux premiers Harry Potter), avec Helen Mirren et Pierce Brosnan. Le film est sorti sur Netflix en 2025.


4. Les mystères de Honeychurch – Tome 1 : Petits meurtres en héritage (Hannah Dennison, 2014)

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Kat Stanford animait une émission de télévision à succès, jusqu’à ce qu’un scandale médiatique torpille sa carrière. Elle file rejoindre sa mère, qui vient d’acquérir — sans prévenir personne — une vieille bicoque sur le domaine de Honeychurch, propriété d’une famille d’aristocrates désargentés dans la campagne du Devon, au sud-ouest de l’Angleterre. La maison est une ruine, le voisinage est hostile, et la situation dérape vite : une nurse disparaît, une domestique est retrouvée assassinée au fond du parc, et la mère de Kat semble cacher un nombre impressionnant de secrets — à commencer par une carrière clandestine d’autrice de romans érotiques.

Le décor est celui d’un manoir anglais avec ses hiérarchies sociales figées : les châtelains d’un côté, les domestiques de l’autre, et des non-dits empilés depuis des décennies. Mais le vrai ressort du livre, c’est la relation entre Kat et sa mère, faite de reproches muets et de révélations en cascade. Chaque chapitre apporte son lot de surprises sur le passé maternel, et c’est cette mécanique de secrets qui donne envie de tourner les pages. Hannah Dennison — ancienne journaliste, hôtesse de l’air, puis rédactrice d’avis de décès, un parcours qui prédispose au roman policier — a prolongé l’aventure sur onze tomes.


5. Les enquêtes de Lady Hardcastle – Tome 1 : Petits meurtres en campagne (T. E. Kinsey, 2016)

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Angleterre, début du XXe siècle. Lady Hardcastle, veuve excentrique au passé nébuleux, s’installe dans un village du Gloucestershire en compagnie de Florence, sa femme de chambre — qui, entre deux services du thé, pratique les arts martiaux avec un enthousiasme certain. L’idée était de couler des jours tranquilles, loin des aventures vécues dans les colonies de l’Empire britannique. Mais à peine arrivées, les deux femmes découvrent un cadavre pendu à un arbre lors de leur première promenade.

T. E. Kinsey, historien de formation, situe sa série à une époque où une femme non accompagnée fait jaser, où conduire un véhicule est encore considéré comme une lubie et où donner son avis sur une enquête relève de l’impertinence. Lady Hardcastle et Florence ignorent superbement toutes ces conventions. La première est fantasque et bavarde, la seconde pragmatique et mordante, et c’est précisément leur complicité par-delà les barrières de classe — une aristocrate et sa domestique qui partagent la même table et les mêmes dangers — qui donne à la série son caractère propre. Le récit est narré par Florence, ce qui permet des commentaires pince-sans-rire sur les excentricités de sa patronne. Huit tomes ont été traduits en français.


6. Les Thés meurtriers d’Oxford – Tome 1 : Chou à la crim’ (H.Y. Hanna, 2016)

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Gemma Rose a tout plaqué — un poste confortable en Australie, un salaire enviable — pour rentrer en Angleterre et réaliser son rêve : ouvrir un salon de thé dans le village fictif de Meadowford-on-Smythe, à deux pas d’Oxford. Toutes ses économies y sont passées, et elle a dû retourner vivre chez ses parents. Les scones sont dorés, le thé est brûlant, les affaires décollent… jusqu’au matin où un touriste américain est retrouvé mort dans sa cour, étouffé par l’un de ses propres scones. Difficile de faire bonne publicité après ça.

Pour sauver sa boutique de la faillite, Gemma n’a d’autre choix que d’enfiler le tablier de détective. Elle peut compter sur l’aide des « vieilles chouettes » — quatre commères du village aussi fouineuses qu’intrépides —, d’une chatte tigrée nommée Muesli dont le talent pour provoquer des catastrophes est sans limite, et, accessoirement, de l’inspecteur chargé de l’enquête, qui se trouve être son ancien amour de fac. H.Y. Hanna, elle-même diplômée d’Oxford, place la ville universitaire et ses environs au cœur de chaque intrigue : les collèges séculaires, les ruelles pavées, les pubs au bord de la Tamise. La série originale s’étend sur douze tomes, et chaque volume se termine par les recettes des pâtisseries mentionnées dans l’histoire — cerise sur le scone.


7. Une enquête de Loveday & Ryder – Tome 1 : Le corbeau d’Oxford (Faith Martin, 2018)

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Oxford, 1960. Lorsque Sir Marcus Deering, un riche industriel, reçoit des lettres de menace anonymes, il choisit de ne pas s’en inquiéter. À tort : un meurtre est bientôt commis. La jeune policière Trudy Loveday, 19 ans et stagiaire dans un commissariat où la misogynie est la norme, rêverait de participer à l’enquête. Mais ses supérieurs l’envoient plutôt assister le Dr Clement Ryder, coroner — dans le système judiciaire britannique, c’est le magistrat chargé de déterminer les causes d’un décès suspect. Ancien chirurgien, surnommé « le vieux vautour » par la police, Ryder est un homme brillant et cassant, qui dissimule les premiers symptômes de la maladie de Parkinson. L’une a l’énergie et le sens moral ; l’autre, l’expérience et l’autorité. Leur association, que personne ne prenait au sérieux, se révèle redoutable.

L’action se déroule dans l’Angleterre d’avant les bouleversements sociaux de la fin des années 1960 : la pilule contraceptive n’est pas encore généralisée, une femme en uniforme de police est une curiosité, et les puissants se croient intouchables. Ce cadre historique donne à l’enquête une tension supplémentaire, car Trudy doit non seulement résoudre l’affaire, mais aussi se faire respecter dans un monde qui ne lui fait aucune place. Faith Martin — de son vrai nom Jacquie Walton, née à Oxford — propose ici un premier tome un peu plus sombre que les cosy mysteries habituels, qui tranche par son ancrage dans une époque précise. Huit tomes suivent les enquêtes du duo, chacun se déroulant au tournant des années 1960.


8. Bretzel & beurre salé – Tome 1 : Une enquête à Locmaria (Margot et Jean Le Moal, 2021)

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Changement de décor radical : fini les cottages et l’Earl Grey, place au Finistère et à la choucroute. Cathie Wald, Strasbourgeoise de cinquante ans, fraîchement divorcée et décidée à repartir de zéro, s’installe à Locmaria, village côtier fictif de Bretagne, avec un projet que personne n’attendait : y ouvrir un restaurant de spécialités alsaciennes. Si la plupart des habitants l’accueillent avec curiosité, d’autres voient cette « étrangère » d’un mauvais œil. Et quand un notable du village s’effondre après une soirée choucroute au restaurant, tous les regards se tournent vers Cathie.

Derrière le pseudonyme de Margot et Jean Le Moal se cache un couple d’auteurs — elle est alsacienne, lui breton — qui signe ici le pendant français du cosy mystery britannique. Le choc culturel entre l’Alsace et la Bretagne nourrit tout le roman : querelles de clocher, rivalités gastronomiques, commérages au comptoir du bar-tabac. Cathie est une héroïne sans chichis, frondeuse et obstinée, entourée de villageois qui oscillent entre solidarité et suspicion. On est loin d’Oxford et des scones, mais le principe reste le même : un petit monde clos, un mort de trop, et une enquêtrice qui n’a pas prévu de s’en mêler mais qui n’a pas non plus l’intention de se laisser faire. Sept tomes sont parus à ce jour, et la preuve est faite : on n’a pas besoin de traverser la Manche pour trouver un cadavre entre le fromage et le dessert.