Le Trône de fer (A Song of Ice and Fire en version originale) est une saga de fantasy épique écrite par l’écrivain américain George R.R. Martin, dont le premier volume a été publié en 1996. Elle se déroule principalement sur le continent fictif de Westeros, où plusieurs familles nobles se disputent le pouvoir dans un contexte de guerres dynastiques, de complots politiques et de menaces surnaturelles. La série compte à ce jour cinq romans publiés sur les sept prévus et a connu un succès planétaire, amplifié par son adaptation télévisée Game of Thrones (HBO, 2011-2019).
Si vous vous demandez quoi lire ensuite, voici quelques recommandations qui devraient vous occuper un moment.
1. Chroniques du chevalier errant (George R.R. Martin, 2015)

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Avant de quitter Westeros, autant y rester un peu. Ce recueil rassemble trois récits — Le Chevalier Errant, L’Épée Lige et L’Œuf de Dragon — qui se déroulent quatre-vingt-dix ans avant les événements du Trône de fer, à une époque où les Targaryen règnent encore sur les Sept Couronnes. On y suit le duo improbable formé par Dunk, un chevalier errant au grand cœur et au gabarit assorti, et son écuyer l’Œuf — de son vrai nom Aegon Targaryen, futur roi Aegon V.
Là où la saga principale entrelace des dizaines de points de vue et des enjeux continentaux, ces nouvelles se concentrent sur des histoires à taille humaine : un tournoi qui dérape, un conflit de voisinage entre petits seigneurs, une conspiration à peine voilée autour d’un œuf de dragon. Le ton est plus léger, l’humour plus présent, mais la politique et ses coups fourrés sont bien là. Si vous n’êtes pas encore prêt·e à quitter Westeros, commencez par là : c’est court, c’est efficace, et les ancêtres de vos personnages préférés (ou détestés) y font leurs premières armes.
2. Feu et Sang (George R.R. Martin, 2018)

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Toujours pas envie de quitter Westeros ? Voici de quoi vous occuper : trois cents ans d’histoire de la dynastie Targaryen, de la conquête d’Aegon Ier jusqu’à la fin de la régence d’Aegon III, le tout raconté sous la forme d’une chronique rédigée par un archimestre de la Citadelle. Pas de chapitres à points de vue alternés ici : Feu et Sang adopte le format d’un livre d’histoire fictif, avec ses incertitudes de sources, ses versions contradictoires et ses lacunes volontaires.
Le résultat ne ressemble pas à un roman classique — il n’y a pratiquement aucun dialogue, aucune introspection. Le lecteur est dans la position d’un historien qui compulse les archives du royaume, avec tout ce que cela suppose de distance par rapport aux événements. Mais la matière est considérable : montées et chutes de rois, batailles de dragons (la terrible Danse des Dragons, qui a inspiré la série House of the Dragon), empoisonnements, régences chaotiques et mariages stratégiques négociés entre deux massacres. Pour celles et ceux qui aiment fouiller les coulisses d’un univers, il y a là de quoi occuper de longues soirées. Les autres pourront légitimement regretter la froideur du format — mais la densité du contenu compense largement.
3. Les Rois maudits – Tome 1 : Le Roi de fer (Maurice Druon, 1955)

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George R.R. Martin lui-même a déclaré que Les Rois maudits comptaient parmi ses principales sources d’inspiration. Et pour cause : on retrouve dans cette saga historique tous les ingrédients qui alimenteront, des décennies plus tard, Le Trône de fer — à la différence notable que tout s’est réellement passé. Nous sommes en 1314. Philippe IV le Bel, souverain d’une autorité glaciale, règne sur une France grande mais malheureuse. L’ordre du Temple (un puissant ordre religieux et militaire fondé lors des Croisades) est dissous et ses chefs brûlés vifs. Les brus du roi sont accusées d’adultère dans ce que l’on appellera le scandale de la tour de Nesle. Les caisses sont vides, les héritiers fragiles, et la succession s’annonce catastrophique.
Druon déploie son récit avec un sens du rythme redoutable. Les personnages — Robert d’Artois, colosse obstiné par la reconquête de son comté ; Mahaut, sa tante au caractère non moins trempé ; les Valois, les Poitiers — sont traités sans simplification, avec leurs contradictions et leurs calculs. Et quand le grand maître Jacques de Molay lance sa célèbre malédiction depuis le bûcher (« Maudits ! Maudits ! Vous serez tous maudits jusqu’à la treizième génération ! »), on comprend que les malheurs ne font que commencer. Sept tomes pour couvrir un demi-siècle de chaos dynastique français, jusqu’aux débuts de la guerre de Cent Ans : c’est la saga que Martin a lue et relue avant d’inventer la sienne.
4. L’Assassin royal – Tome 1 : L’Apprenti assassin (Robin Hobb, 1995)

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Bienvenue au royaume des Six-Duchés, où la famille royale des Loinvoyant a pour tradition de nommer ses enfants d’après la vertu qu’on espère les voir incarner. Le roi s’appelle Subtil, ses fils Chevalerie et Vérité, et son demi-frère Royal — ce qui, vous vous en doutez, ne garantit rien du tout. Au milieu de ce petit monde arrive Fitz, fils bâtard du prince Chevalerie, confié à Burrich, le maître des écuries du château de Castelcerf. Le roi Subtil a d’autres projets pour lui : faire de cet enfant un assassin au service de la couronne.
Ce premier tome est avant tout un roman d’apprentissage — et un apprentissage rude. Fitz grandit entre les intrigues de cour, la méfiance du prince Royal qui voit en lui une menace, et la découverte de deux formes de magie : l’Art (une télépathie réservée à la lignée royale) et le Vif (un lien empathique avec les animaux, très mal vu par la noblesse). Robin Hobb excelle dans l’art de faire vieillir ses personnages — au fil des tomes, Fitz, Burrich, le mystérieux Umbre (un vieil homme défiguré qui lui enseigne l’art du poison), le Fou et Vérité changent, murissent, se durcissent ou se brisent. Le lecteur s’attache à eux avec une intensité qui rend les coups du sort d’autant plus douloureux — et Hobb ne se prive pas d’en distribuer. La saga compte treize tomes en édition française (trois trilogies anglaises découpées par l’éditeur) : autant dire que la route est longue, mais personne ne s’en plaint.
5. L’Arcane des épées – Tome 1 : Le Trône du dragon (Tad Williams, 1988)

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Voici la saga que Martin lui-même cite parmi celles qui l’ont poussé à écrire Le Trône de fer. Sur la terre d’Osten Ard, le vieux roi Jean Presbytère — vainqueur légendaire du dragon Shurakai — se meurt. Son fils aîné, le prince Elias, s’apprête à monter sur le Trône du Dragon, mais la menace gronde : le Roi de l’Orage, un seigneur mort-vivant du peuple des Sithis (une race ancienne, antérieure aux humains), ourdit un pacte terrible avec le nouveau souverain. Au cœur de ce chaos, Simon, un jeune marmiton orphelin de quatorze ans, apprenti du docteur Morgénès, va se retrouver propulsé dans une quête qui le dépasse de très loin.
Le Trône du dragon est un roman de fantasy épique dans la plus pure tradition : quête initiatique, épées légendaires à retrouver, peuples anciens et mystérieux, prophéties à déchiffrer. Tad Williams a bâti un monde doté de ses propres langues, de sa propre histoire et d’une géographie fouillée — le continent d’Osten Ard est aussi vaste et structuré que Westeros. Le rythme est volontairement posé : l’auteur prend le temps d’installer son univers et ses personnages avant d’accélérer. Si vous acceptez cette montée en puissance progressive, la suite récompense la patience.
6. La Couronne d’Étoiles – Tome 1 : Le Dragon du roi (Kate Elliott, 1997)

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Wendar est un pays en crise. Le roi Henry voit son autorité contestée par sa propre sœur Sabella, les raids de races inhumaines menacent les frontières, et des esprits ténébreux — les Disparus — hantent les nuits. Au cœur de cette tourmente, deux destins convergent : celui d’Alain, un jeune homme adopté guidé par des visions mystiques, et celui de Liath, une jeune femme formée en secret par son père à une forme de magie liée aux astres — un savoir que l’Église considère comme hérétique et punit de mort.
Kate Elliott a construit un univers fortement inspiré de l’Europe médiévale, avec ses hiérarchies religieuses étouffantes, ses conflits de succession et ses préjugés envers la magie. Le point fort de ce premier tome réside dans la manière dont la religion structure la société et étouffe tout ce qui lui échappe : les personnages doués de pouvoirs doivent se cacher, mentir ou fuir, et ceux qui détiennent le savoir sont souvent ceux qui ont le plus à perdre. Un regret, toutefois : seuls deux tomes sur sept ont été traduits en français (Milady a interrompu la publication), ce qui oblige les plus motivé·e·s à poursuivre en anglais.
7. La Dague et la Fortune – Tome 1 : La Voie du Dragon (Daniel Abraham, 2011)

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Daniel Abraham n’est pas un inconnu pour les amateurs de science-fiction : il est le co-auteur de la série The Expanse (sous le pseudonyme James S.A. Corey) et le scénariste de l’adaptation en bande dessinée de Game of Thrones. Avec La Dague et la Fortune, il revient à la fantasy et propose un monde où les dragons ont autrefois régné en maîtres absolus. Ils ont depuis longtemps disparu, et la magie avec eux. Les royaumes humains subsistent, peuplés de treize races humanoïdes aux physionomies variées, et les luttes de pouvoir s’y mènent désormais par le fer et par l’argent.
Le récit suit plusieurs personnages dont les destins s’entrecroisent : Marcus, un ancien soldat hanté par la mort de sa famille ; Cithrin, une orpheline prodige de la finance ; et Geder, un noble érudit et gauche que les circonstances vont transformer de manière inattendue. L’originalité du cycle tient à la place centrale accordée à l’économie et au commerce dans les mécanismes du pouvoir — un angle rare en fantasy. Abraham construit ses personnages avec soin, loin de tout manichéisme : Geder, en particulier, passe du personnage comique au personnage inquiétant sans que l’on voie la transition venir. Publié en France sous le pseudonyme Daniel Hanover, ce cycle en cinq tomes (dont trois traduits) est l’un des secrets les mieux gardés de la fantasy contemporaine.
8. La Première Loi – Tome 1 : Premier Sang (Joe Abercrombie, 2006)

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Joe Abercrombie a débarqué sur la scène de la dark fantasy comme on enfonce une porte — avec fracas, un humour noir corrosif et un mépris absolu pour les conventions du genre héroïque. Premier Sang nous présente trois antihéros mémorables : Logen Neuf-Doigts, un barbare du Nord qui aimerait bien arrêter de tuer mais n’y parvient jamais tout à fait ; l’inquisiteur Glotka, ancien officier brisé par la torture et reconverti en tortionnaire, dont chaque pensée est un sarcasme ; et Jezal dan Luthar, un jeune capitaine noble, vaniteux et paresseux, dont la principale ambition est de remporter un tournoi d’escrime.
Ajoutez à ce trio Bayaz, un vieillard irascible qui prétend être le Premier des Mages (peut-être un imposteur, certainement une source d’ennuis), et vous obtenez le casting le plus dysfonctionnel de la fantasy contemporaine. Abercrombie prend un malin plaisir à retourner les archétypes de la fantasy : chez lui, le barbare est philosophe, le héros est un crétin et le sage est probablement le plus dangereux de tous. Le ton est sombre, les dialogues mordants, et personne — absolument personne — n’est tout à fait ce qu’il prétend être. L’Union, cet empire en déliquescence rongé par la corruption, sert de toile de fond à des intrigues politiques féroces qui ne dépareilleraient pas à Port-Réal.
9. Les Monarchies divines – Tome 1 : Le Voyage d’Hawkwood (Paul Kearney, 1995)

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Si le Trône de fer est un Moyen Âge fantasmé, Les Monarchies divines lorgnent plutôt vers la Renaissance et les Grandes Découvertes. Aekir, la cité sainte de la religion ramusienne (un équivalent fictif du christianisme), vient de tomber aux mains des armées du sultan Aurungzeb (dont l’empire rappelle l’Empire ottoman de Mehmet II). En Hebrion, le roi Abeleyn IV fait face à la montée en puissance des Inceptines, un ordre religieux fanatique déterminé à éradiquer toute forme de magie. Richard Hawkwood, navigateur de renom, se voit contraint d’accepter un marché : embarquer vers un continent légendaire avec pour équipage des magiciens et des sorciers bannis.
Paul Kearney, auteur nord-irlandais diplômé en vieil anglais et en vieux norrois à Oxford, sait de quoi il parle quand il décrit des batailles, des sièges ou des traversées en haute mer. Sa pentalogie est dense, sombre et sans concession envers ses personnages — une parenté certaine avec Martin sur ce point. Le récit se déploie sur plusieurs fronts simultanés : guerre de religion, voyage maritime, intrigues de cour, survie militaire. Attendez-vous à croiser un vocabulaire nautique abondant (gaillard d’avant, étrave, beaupré…) — c’est le prix à payer pour une immersion qui, une fois le cap passé, ne vous lâche plus.
10. Kushiel – Tome 1 : La Marque (Jacqueline Carey, 2001)

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Terre d’Ange est une version alternative de la France — un pays fondé par Elua, divinité née du sang et des larmes, dont le précepte suprême tient en quatre mots : « Aime comme tu l’entends. » Dans ce royaume où la courtisanerie est un art sacré, Phèdre nó Delaunay grandit avec un don aussi rare que cruel : une tache vermillon dans l’œil gauche, marque de l’ange Kushiel, qui la condamne à éprouver du plaisir dans la souffrance. Formée par le noble Anafiel Delaunay à l’espionnage et aux langues autant qu’aux arts de l’alcôve, elle devient la courtisane la plus convoitée du royaume — et, de ce fait, une espionne que bien des seigneurs payent très cher sans se douter qu’ils lui livrent aussi leurs secrets.
Ne vous fiez pas à l’étiquette « fantasy érotique » parfois accolée à la série : les scènes de sensualité, quoique présentes, servent toujours le récit et ne versent jamais dans la complaisance. Le cœur du roman est ailleurs : dans les complots politiques implacables, les trahisons entre grandes maisons, l’invasion skaldique (les peuples germaniques du Nord), les jeux d’alliance et de pouvoir. Phèdre est une héroïne singulière — ni guerrière ni magicienne au sens classique, mais d’une intelligence acérée et d’une ténacité à toute épreuve. Autour d’elle gravitent des figures inoubliables : le cassilin Joscelin, guerrier-moine protecteur tiraillé entre ses vœux et ses sentiments ; la terrifiante Mélisande Shahrizai, manipulatrice de génie ; Hyacinthe, le prince des Tsingani (le peuple nomade de cet univers). Le tout dans une géographie calquée sur l’Europe — Terre d’Ange pour la France, les Skaldiques pour la Scandinavie, Alba pour l’Angleterre — mais suffisamment réinventée pour qu’on ne sache jamais tout à fait où l’on met les pieds.
11. Le Bâtard de Kosigan – Tome 1 : L’Ombre du pouvoir (Fabien Cerutti, 2014)

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Pour celles et ceux qui préfèrent les intrigues ancrées dans notre propre histoire : voici Pierre Cordwain de Kosigan, chevalier assassin, capitaine d’une compagnie de mercenaires d’élite, bâtard exilé d’une puissante lignée bourguignonne. Nous sommes en novembre 1339, les prémices de la guerre de Cent Ans couvent, et Kosigan débarque en Champagne — dernier fief des princesses elfiques d’Aëlenwil. Oui, vous avez bien lu : des elfes dans la France du XIVe siècle. Le pari de Fabien Cerutti, agrégé d’histoire, est de greffer sur notre Moyen Âge réel un univers de fantasy où races magiques, changeforme et Inquisition cohabitent dans un équilibre précaire.
Le roman se déroule sur deux temporalités : le XIVe siècle, raconté avec gouaille et panache, et la fin du XIXe siècle, où Kergaël de Kosigan, lointain descendant du chevalier, enquête sur la disparition de la magie au fil de l’Histoire. Cette double narration — aventure médiévale d’un côté, investigation épistolaire de l’autre — crée un jeu de miroir entre les deux époques et pose une question qui soutient tout le cycle : pourquoi la magie a-t-elle été effacée des livres d’histoire, et par qui ? Kosigan est un antihéros comme on les aime — rusé, manipulateur, doté de capacités physiques suspectes et d’un sens de la répartie aiguisé. Prix Imaginales des lycéens et prix Futuriales en 2015 : la fantasy historique française a trouvé ici l’un de ses meilleurs représentants.
12. Renégat – Tome 1 : Le Chevalier rouge (Miles Cameron, 2013)

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Miles Cameron (pseudonyme de l’écrivain et historien canadien Christian Cameron) est diplômé d’histoire médiévale et ancien militaire. Cette double formation se lit à chaque page : les descriptions de sièges, d’entretien d’armures et de logistique de compagnie de mercenaires sonnent juste, sans la moindre approximation. En Alba (une île qui évoque la Grande-Bretagne médiévale), le Chevalier rouge et sa troupe sont engagés pour défendre l’abbaye de Lissen-Carack contre les créatures du Monde Sauvage — une force hostile qui rassemble des êtres surnaturels et des bêtes monstrueuses venues du Nord. Ce qui devait être un contrat lucratif va se transformer en un siège sans merci : les assauts se succèdent, les murs craquent, les pertes s’accumulent, et le Chevalier découvre que l’ennemi en sait bien trop sur lui.
L’originalité de Renégat tient à sa relecture de la légende arthurienne : les éléments du mythe (le roi, la reine, le mage de la cour, les chevaliers) sont redistribués et réarrangés dans un cadre de dark fantasy où rien ne se passe comme dans la version que vous connaissez. Le Chevalier rouge n’est pas un héros classique — jeune, secret, il dissimule un passé lourd et des pouvoirs magiques qu’il préférerait oublier. Cameron offre une galerie de personnages secondaires solides et mémorables : l’Effrontée (ancienne prostituée reconvertie en soldate), Tom la Terreur, la novice Amicia, l’abbesse au caractère de fer. Les scènes de combat sont d’un réalisme et d’une précision rares en fantasy — on sent le poids de l’armure, la boue sous les pieds, la fatigue après chaque assaut — et le siège de l’abbaye, qui constitue l’essentiel de ce pavé de plus de huit cents pages, tient en haleine jusqu’au dernier chapitre.