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Que lire après « La Saga d'Auren » de Raven Kennedy ?

Que lire après « La Saga d’Auren » de Raven Kennedy ?

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La Saga d’Auren (The Plated Prisoner en version originale) est une série de romantasy écrite par l’autrice américaine Raven Kennedy, publiée à partir de 2020. Devenue un phénomène BookTok, la saga revisite le mythe du roi Midas à travers le regard d’Auren, une jeune femme à la peau dorée, favorite du roi Tyndall Midas, qui vit recluse dans une cage d’or au cœur du château de Highbell. Lorsque la guerre menace le royaume d’Orea, Auren est sacrifiée sur l’échiquier politique de Midas et se retrouve prisonnière de l’armée du Quatrième Royaume, où le commandant Rip — et la vérité — vont faire voler en éclats tout ce qu’elle croyait savoir. La série s’inscrit dans le registre dark fantasy adulte et traite sans détour d’emprise psychologique, d’émancipation et de ce que signifie se reconstruire quand tout ce qu’on croyait être un refuge était en réalité une prison. Les six tomes (Gild, Glint, Gleam, Glow, Gold et Goldfinch) ont été traduits en français et publiés chez Hugo Publishing.

Si vous vous demandez quoi lire après avoir refermé le dernier tome, voici quelques recommandations dans la même veine — des héroïnes qui refusent de rester dans leurs cages (dorées ou non), des royaumes instables, des romances qui prennent leur temps et des retournements de situation sans pitié.


1. Fae & Alchimie – Tome 1 : Quicksilver (Callie Hart, 2024)

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Dans le royaume désertique de Zilvaren, où l’eau vaut plus que l’or, Saeris Fane survit comme elle peut — elle pille les réservoirs d’eau de la Reine Éternelle. Mais quand la garde royale la capture et que son exécution semble inévitable, ses pouvoirs secrets se réveillent : elle ouvre un portail magique qui la propulse dans un monde de glace et de neige. Première humaine à fouler les terres d’Yvélia depuis un millénaire, Saeris tombe aux mains de Kingfisher, un guerrier fae dont le charisme n’a d’égal que le sale caractère, bien décidé à utiliser ses dons d’alchimiste pour sauver son peuple d’une guerre ancestrale contre les vampires.

La dynamique entre Saeris et Kingfisher repose sur le trope enemies to lovers avec une tension qui va crescendo — et un humour bienvenu, porté par une galerie de personnages secondaires très réussis (mention spéciale à Carrion et Lorreth, qui forment une found family dont on ne veut plus se séparer). Le système de magie fondé sur l’alchimie des métaux et le vif-argent apporte un renouveau appréciable dans un genre où la magie tombe trop souvent du ciel sans effort. À noter : Callie Hart parvient à faire tenir ensemble portails entre deux mondes, alliance forcée et pouvoirs à apprivoiser sans que l’ensemble ne sente le catalogue de tropes — ce qui n’est pas un mince exploit.


2. Les Couronnes de Nyaxia – Tome 1 : Le Serpent et le Descendant de la Nuit (Carissa Broadbent, 2022)

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Oraya est une humaine dans un monde qui n’a pas été conçu pour elle. Fille adoptive de Vincent, le roi vampire des Descendants de la Nuit — craint de tous, y compris de ses alliés —, elle a grandi parmi des créatures qui la considèrent comme une proie. Sa seule chance de devenir autre chose qu’un repas sur pattes : participer au Kejari, un tournoi légendaire orchestré par Nyaxia, la déesse de la Mort en personne. Si elle remporte les cinq épreuves, elle pourra formuler un vœu. Le problème, c’est que pour survivre face aux guerriers les plus redoutables des trois Maisons vampiriques, Oraya doit s’allier à Raihn — vampire, tueur hors pair, ennemi de la Couronne, et surtout le genre d’homme qu’on ne devrait pas trouver attirant.

L’atout majeur de ce premier tome tient dans l’équilibre quasi parfait entre action, intrigue politique et romance. La relation entre Oraya et Raihn est un slow burn maîtrisé, où la méfiance cède le terrain centimètre par centimètre. Mais c’est la relation filiale complexe entre Oraya et Vincent — entre amour paternel et calcul politique — qui donne au récit toute sa charge affective. Et les derniers chapitres enchaînent les révélations avec une précision chirurgicale. On comprend mieux, a posteriori, pourquoi la série a reçu le Prix Livraddict 2024 dans la catégorie Romantasy.


3. Un palais d’épines et de roses (Sarah J. Maas, 2015)

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C’est un peu la recommandation incontournable, le passage obligé, la case que tout·e lecteur·ice de romantasy finit par cocher tôt ou tard. L’histoire suit Feyre Archeron, jeune chasseuse humaine qui, après avoir tué un loup dans les bois, découvre qu’elle a abattu un Fae. En guise de réparation, elle est emmenée à Prythian, royaume des immortels, où Tamlin, Grand Seigneur de la Cour du Printemps, la retient dans un palais magnifique — et truffé de secrets. Ce qui devait être une captivité se transforme en alliance ambiguë, puis en attachement, puis en danger mortel — surtout lorsqu’une ancienne malédiction menace de détruire Prythian tout entier.

Le roman, librement inspiré du conte La Belle et la Bête, fonctionne comme un piège raffiné : Sarah J. Maas pose ses pions avec patience, et les cent dernières pages renversent tout ce que l’on croyait avoir compris. Si le tome initial vous semble un poil classique, sachez que le deuxième volume, Un palais de colère et de brume, est celui où la série change radicalement de dimension — et de love interest. La saga ACOTAR (cinq tomes publiés, d’autres annoncés) est l’une des références du genre pour une bonne raison : un univers politique foisonnant, des personnages dont la complexité grandit de tome en tome, et une capacité à prendre ses lecteur·ice·s à contre-pied.


4. Le Sang et la Cendre (Jennifer L. Armentrout, 2020)

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Poppy n’a jamais eu le droit de vivre. Désignée dès sa naissance pour devenir la Pucelle — garante de l’avenir du royaume lors du rite de l’Ascension —, elle vit recluse, surprotégée, sans contact physique autorisé. Ses parents ont été assassinés, son corps porte les cicatrices d’un passé violent, et son quotidien se résume à attendre. Mais Poppy rêve de vengeance autant que de liberté. Quand Hawke, son nouveau garde personnel, entre dans sa vie avec son sourire insolent et ses secrets, les certitudes de Poppy se fissurent — et le lecteur·ice avec.

Le parallèle avec La Saga d’Auren est immédiat : une héroïne enfermée dans un rôle qu’on lui a imposé, un univers construit sur le mensonge institutionnalisé, et une émancipation qui passe par la remise en question de tout ce qu’elle tenait pour sacré. Armentrout emprunte abondamment au mythe du vampire — Élevés, Atlantiens, Voraces — mais s’en écarte assez pour surprendre. Les révélations du dernier tiers frappent fort, même si certain·e·s lecteur·ice·s les verront venir. La saga, qui compte plusieurs tomes et une série dérivée (La Chair et le Feu), a l’ambition d’un univers tentaculaire où les lignes de partage entre héros et monstres ne cessent de bouger.


5. Les Secrets de l’AutreMonde – Tome 1 : Le Roi de la nuit (Laura Thalassa, 2016)

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Changement de décor radical : pas de royaume médiéval ici, mais un cadre contemporain où le monde humain coexiste avec l’AutreMonde, peuplé de faes et d’autres créatures bien moins hospitalières. Calypso Lillis est une sirène — oui, une sirène — qui cumule depuis sept ans des dettes magiques sous la forme de perles noires serties autour de son poignet. Chacune représente une faveur réclamée au Roi de la Nuit, alias Desmond Flynn, un fae capable de vous obtenir tout ce que vous désirez… à condition d’en payer le prix. Le jour où Des réapparaît dans sa chambre, un sourire aux lèvres, Callie sait que l’addition vient d’arriver.

Le récit alterne entre passé et présent pour révéler par strates la relation entre Callie et Des — un slow burn sur plusieurs années, fait de non-dits, de limites respectées et de sentiments d’autant plus intenses qu’ils ont été longtemps contenus. L’originalité de la série tient à son ancrage dans un monde moderne (Callie a une meilleure amie, un quotidien, des factures à payer) sans renoncer pour autant à une fantasy riche en complots et en disparitions mystérieuses. Moins sombre que La Saga d’Auren, Le Roi de la nuit offre un ton plus léger sans sacrifier les enjeux — et Desmond Flynn risque fort de prendre ses quartiers dans votre panthéon personnel de book boyfriends.


6. Kindred’s Curse – Tome 1 : Spark of the Everflame (Penn Cole, 2023)

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Dans un monde où les dieux ont colonisé la terre et où leurs descendants — les Descendants, justement — règnent avec une brutalité assumée, Diem Bellator mène une existence modeste de guérisseuse dans un village mortel. La disparition soudaine de sa mère, Auralie, change la donne : pour retrouver sa trace, Diem doit infiltrer l’univers des Descendants et déterrer les secrets qu’Auralie a emportés avec elle. Tandis qu’une guerre civile gronde entre mortels et immortels, l’héritier du trône — impénétrable, magnétique — semble observer chacun de ses pas.

Penn Cole — une Américaine installée en France, pour l’anecdote — a construit un univers où la frontière morale entre oppresseurs et résistants n’est jamais aussi nette qu’on le voudrait. Un être aimé peut menacer un enfant pour faire avancer sa cause ; un ennemi cruel peut se soucier sincèrement des plus démunis. C’est cette ambiguïté qui fait la force du roman, bien plus que la romance (une tension à combustion très lente, où le love interest se fait rare mais compte double à chaque apparition). Le système de magie, lié aux divinités et à leurs lignées, apporte un socle solide à une intrigue politique qui gagne en densité chapitre après chapitre. Quatre tomes sont prévus pour la série.


7. The Moonfall – Tome 1 : When the Moon Hatched (Sarah A. Parker, 2024)

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Voici sans doute l’univers le plus ambitieux de cette sélection. Le postulat : dans ce monde, les dragons, à leur mort, s’élèvent dans le ciel et se replient en sphères qui deviennent des lunes. Et parfois, ces lunes tombent. Raeve est une assassin au service du groupe rebelle Fíur du Ath. Impitoyable et brisée en parts à peu près égales, elle finit capturée par la Guilde des Nobles, un consortium de faes qui fait d’elle un pion politique. Kaan Vaegor, quant à lui, est un dragonnier qui a décapité un roi et fondu sa couronne pour la porter. Ravagé par la perte de la femme qu’il aimait, il arpente le monde en quête de réponses — jusqu’à ce qu’une piste le mène dans la prison de haute sécurité où Raeve est enfermée.

Le roman alterne les points de vue et les temporalités pour révéler, pièce par pièce, les liens entre ses protagonistes. Le worldbuilding est dense — suffisamment pour justifier un glossaire en début de volume — et Sarah A. Parker ne fait aucune concession à la facilité. Le registre est nettement plus lyrique que la moyenne du genre — chaque chapitre de Raeve ou de Kaan s’ouvre comme un poème noir —, au point que Raven Kennedy elle-même a salué le roman. Pour celles et ceux qui ont aimé les scènes de confrontation entre Auren et le commandant Rip, la dynamique entre Raeve et Kaan devrait produire un effet comparable — en plus volcanique.


8. La légende de Thezmaar – Tome 1 : Le sang et l’acier (Helen Scheuerer, 2022)

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Althea (Thea pour les intimes) n’a qu’un seul objectif : devenir l’une des guerrières légendaires du royaume de Thezmarr, les fameux Glaives. Petit obstacle : un oracle lui a prédit qu’elle mourrait à 27 ans, ce qui lui laisse trois ans pour marquer l’Histoire. Autre obstacle, nettement moins métaphysique : son instructeur, le taciturne Wilder Hawthorne, surnommé la Main de la Mort, refuse catégoriquement l’idée qu’une femme intègre son unité. Bien entendu, ce que Wilder refuse avec tant de véhémence, il finit par le désirer avec la même intensité — mais on ne brûlera pas les étapes.

L’entrée en matière est résolument tournée vers l’action et l’entraînement guerrier, ce qui le rapproche davantage d’une fantasy militaire que d’une romantasy classique. Thea ne doit rien à personne : sa place, elle l’arrache à la force de l’épée et de la volonté. La romance avec Hawthorne se déploie avec lenteur, construite sur le respect mutuel avant le désir — un choix d’autant plus efficace qu’il laisse le temps à l’intrigue politique de s’épaissir. Car derrière le duel maître/apprentie, une menace oubliée refait surface aux frontières du royaume, et Thea pourrait bien posséder des pouvoirs dont elle ignore encore l’étendue. La série compte quatre tomes et se termine de manière satisfaisante — un luxe, dans le paysage actuel de la romantasy.