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Que lire après Crescent City de Sarah J. Maas ?

Que lire après « Crescent City » de Sarah J. Maas ?

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Crescent City est une série de fantasy urbaine écrite par l’autrice américaine Sarah J. Maas, dont le premier tome, Maison de la terre et du sang, est paru en 2020. On y suit Bryce Quinlan, une jeune femme mi-fae mi-humaine, et Hunt Athalar, un ange déchu, dans la ville de Lunathion — alias Crescent City —, une métropole où cohabitent fae, vampires, garous, sorcières et humains sous la domination des Asteri, des entités quasi divines qui règnent sur le monde de Midgard. Au programme : une enquête sur une série de meurtres, une histoire d’amour entre une demi-fae et un ange esclave des archanges, une galerie de créatures surnaturelles longue comme le bras et, en toile de fond, une rébellion contre un régime totalitaire. La série a remporté le prix du meilleur roman fantasy aux Goodreads Choice Awards en 2020 et 2022.

Si vous êtes à la recherche de lectures similaires, voici quelques recommandations.


1. Un palais d’épines et de roses (Sarah J. Maas, 2015)

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Commencer par un autre livre de Sarah J. Maas, c’est un peu tricher. Mais ne pas mentionner Un palais d’épines et de roses (connu sous l’acronyme ACOTAR) dans cette liste relèverait de la faute professionnelle. Ce premier tome suit Feyre Archeron, une jeune chasseuse humaine qui, après avoir tué un Fae sous sa forme de loup, se retrouve emmenée de force à Prythian, le royaume des immortels. Sa prison ? Un palais somptueux. Son geôlier ? Tamlin, un Grand Seigneur Fae qui la traite en princesse plutôt qu’en captive. Car le roman est librement inspiré de La Belle et la Bête — mais la comparaison s’arrête vite : une malédiction ronge Prythian, imposée par Amarantha, une cruelle souveraine Fae qui a soumis la quasi-totalité des Seigneurs du royaume. Et seule une mortelle pourrait briser ce sortilège.

Ce qui rend la série addictive, c’est la façon dont l’intrigue se métamorphose d’un tome à l’autre. Le récit romantique du premier volume cède la place à des enjeux politiques et militaires de plus en plus vastes, et les cartes sont entièrement redistribuées : le personnage qui semblait être l’intérêt amoureux principal se révèle bien différent de ce qu’on croyait, et c’est Rhysand, Seigneur de la Cour de la Nuit — présenté d’abord comme un antagoniste manipulateur — qui occupe le devant de la scène à partir du tome 2, au point de diviser profondément le lectorat. Si vous avez aimé la construction d’univers de Crescent City et la façon dont Sarah J. Maas fait évoluer ses personnages au fil des tomes, ACOTAR est le prolongement naturel, dans un registre de high fantasy cette fois (c’est-à-dire un monde entièrement imaginaire, par opposition à la fantasy urbaine qui se déroule dans le nôtre).


2. Chasseuse de vampires – Tome 1 : Le Sang des anges (Nalini Singh, 2009)

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Dans l’univers de Nalini Singh, oubliez les chérubins joufflus de la Renaissance : les archanges qui gouvernent la planète sont des êtres d’une puissance terrifiante, beaux à couper le souffle et dénués de la moindre pitié. Dix archanges — le Cadre — se partagent le contrôle des territoires du monde, règnent sur les anges et créent les vampires, qui leur sont redevables d’un siècle de servitude en échange de l’immortalité. Elena Deveraux, chasseuse de vampires chevronnée pour le compte de la Guilde, possède un don rare : elle peut détecter les vampires à l’odeur. Lorsque l’archange Raphaël — qui contrôle le territoire nord-américain depuis New York — l’engage pour traquer un archange devenu fou et assoiffé de sang humain, Elena sait qu’elle n’a aucun droit à l’erreur. Refuser n’est pas une option non plus : quand un archange demande, on s’exécute.

La dynamique entre Elena et Raphaël constitue le cœur du roman. Elle est mortelle, il pourrait la briser d’un geste, et pourtant leur relation ne se réduit jamais à celle d’un prédateur et de sa proie. Elena ne s’incline devant personne — pas même devant un être vieux de mille ans qui a l’habitude d’être obéi sans discussion. La série, qui compte plus d’une douzaine de tomes, élargit peu à peu son univers et donne la vedette à d’autres personnages, notamment les Sept — les guerriers d’élite qui forment la garde rapprochée de Raphaël, chacun avec son propre passé et ses propres secrets. New York y devient un terrain de jeu surnaturel crédible et immersif, à mi-chemin entre l’ambiance de Crescent City et un thriller paranormal.


3. Les Chroniques de MacKayla Lane – Tome 1 : Fièvre noire (Karen Marie Moning, 2007)

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MacKayla Lane — Mac pour les intimes — est une jeune Américaine de vingt-deux ans, blonde, fan de rose et globalement allergique aux complications. Jusqu’au jour où sa sœur Alina est assassinée à Dublin de façon brutale et inexplicable. Devant l’impuissance de la police locale, Mac s’envole pour l’Irlande et découvre que sa sœur menait une double vie au milieu de créatures qu’on ne trouve dans aucun guide touristique : les Faës. Dans la mythologie de la série, ceux-ci se divisent en deux camps : les Seelies, la cour de lumière, relativement inoffensifs pour les humains ; et les Unseelies, la cour des ténèbres, nettement moins fréquentables. C’est alors que Mac croise la route de Jericho Barrons, un libraire autoritaire et superbement irritant, qui semble en savoir beaucoup trop sur ce monde souterrain — et qui refuse obstinément d’expliquer d’où lui vient cette connaissance.

Ensemble, ils se lancent à la recherche du Sinsar Dubh, un grimoire de magie noire vieux d’un million d’années. L’objet est d’une puissance colossale et tous les camps veulent mettre la main dessus — Faës noirs, Faës lumineux, organisations humaines secrètes — car celui qui le possède aura le pouvoir de verrouiller ou de laisser grande ouverte la frontière entre le monde des humains et celui des Faës. Ce qui frappe dans cette série, c’est la transformation radicale de son héroïne : la Mac du tome 1, un peu naïve et dépassée par les événements, n’a plus grand-chose à voir avec celle des derniers volumes — la mue est spectaculaire. Quant à Barrons, c’est le type de personnage dont on ne sait jamais, mais alors jamais, s’il faut lui faire confiance. La série Fever (cinq tomes principaux, suivis d’un spin-off) a contribué à poser les fondations de la fantasy urbaine moderne, et son Dublin — brumeux, hostile, truffé de zones fantômes où les humains disparaissent sans laisser de trace — colle aux semelles longtemps après la lecture.


4. Kate Daniels – Tome 1 : Morsure magique (Ilona Andrews, 2007)

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Atlanta, mais pas celle que vous connaissez. Dans l’univers d’Ilona Andrews (pseudonyme du couple Ilona et Andrew Gordon), le monde est soumis à l’alternance de vagues magiques et de vagues technologiques : quand la magie déferle, les armes à feu s’enrayent, les voitures refusent de démarrer et des monstres surgissent de nulle part ; quand la technologie reprend le dessus, tout rentre dans l’ordre — jusqu’à la prochaine vague. Dans ce chaos organisé, Kate Daniels travaille comme mercenaire de la magie : elle règle les problèmes paranormaux que la police ne veut ou ne peut pas gérer, un sabre à la main et une bonne dose d’insolence en guise d’armure.

Lorsque son tuteur, Greg, est assassiné, Kate se lance dans une enquête qui la projette au cœur d’un conflit entre les Nécromanciens — qui, dans cet univers, pilotent les vampires à distance via la magie, comme des marionnettes de chair (oui, vous avez bien lu) — et les Changeformes d’Atlanta, des métamorphes de toutes espèces menés par leur roi, le redoutable Curran, un lion-garou au charisme écrasant. Kate a la répartie d’un lance-flammes et le sens de l’autoconservation d’un lemming, ce qui donne des scènes d’anthologie. La romance avec Curran se construit sur la durée — très lentement — et le duo qu’ils forment, entre joutes verbales et coups d’éclat, est l’un des plus réjouissants de toute la fantasy urbaine. Dix tomes au compteur, et pas un de trop.


5. Mercy Thompson – Tome 1 : L’Appel de la lune (Patricia Briggs, 2006)

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Mercedes Thompson, dite Mercy, est mécanicienne dans les Tri-Cities (État de Washington). Elle répare des voitures, bricole un vieux minibus Volkswagen qui appartient à un vampire fan de Scooby-Doo, et reçoit la visite régulière d’une vieille dame très digne… qui vient jeter des sorts sur son garage. Mercy est aussi une changeuse : elle peut prendre la forme d’un coyote — un pouvoir hérité de son père amérindien, qui la rend atypique dans un monde surnaturel dominé par les loups-garous. Son voisin, Adam Hauptman, se trouve justement être l’Alpha de la meute locale. Le quotidien de Mercy est donc tout sauf ordinaire — et ce n’est pas près de s’arranger quand un jeune loup-garou en fuite débarque à son garage, suivi de près par des individus très peu recommandables.

Ce qui rend cette série si attachante, c’est le naturel avec lequel Patricia Briggs intègre le surnaturel dans une vie quotidienne parfaitement crédible. Mercy paie ses factures, gère son commerce, s’agace contre ses voisins trop protecteurs — et se retrouve régulièrement plongée dans des affaires de meurtre, d’enlèvement et de politique lupine (car oui, les meutes ont leurs propres lois, hiérarchies et querelles internes). L’univers s’enrichit au fil des tomes avec l’introduction de Fae, de sorcières et de créatures issues du folklore amérindien. En plus d’une douzaine de volumes, la série n’a pas faibli, ce qui dans le genre relève presque de l’exploit.


6. Alex Stern – Tome 1 : La Neuvième Maison (Leigh Bardugo, 2019)

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Leigh Bardugo, surtout connue pour ses romans de fantasy destinés aux jeunes adultes (la saga du Grishaverse, la duologie Six of Crows), prend ici un virage net vers un registre résolument adulte, sombre et ancré dans un cadre très réel : l’université de Yale, aux États-Unis. Alex « Galaxy » Stern a eu une adolescence ravageuse — drogue, violence, errance dans les bas-fonds de Los Angeles. À vingt ans, seule survivante d’un massacre inexpliqué, elle se voit offrir une seconde chance inattendue : intégrer Yale et rejoindre la maison Léthé, dite la Neuvième Maison. Sa mission : surveiller les huit sociétés secrètes de l’université — qui existent bel et bien dans la réalité (Skull and Bones, Scroll and Key, etc.), mais auxquelles Bardugo ajoute une dimension surnaturelle : dans le roman, chacune pratique un type de magie différent, souvent sinistre (nécromancie, divination par la souffrance, manipulation des rêves…).

Alex a été recrutée pour une raison précise : elle peut voir les Grays, c’est-à-dire les fantômes — un don qui fait d’elle la seule personne capable de repérer les dérives occultes sur le campus. Lorsque son mentor, Darlington, disparaît sans explication et qu’une jeune femme est retrouvée morte aux abords de l’université, Alex doit enquêter seule dans un milieu où le pouvoir, le privilège et la magie noire se renforcent mutuellement. Le roman aborde frontalement les inégalités de classe, les violences sexuelles et les traumatismes. L’atmosphère rappelle le Maître des illusions de Donna Tartt (un autre roman noir situé dans une université américaine d’élite, publié en 1992), mais avec une couche de surnaturel en plus. C’est un registre bien plus sombre que Crescent City — avis aux lecteur·ices qui veulent de la fantasy urbaine sans concessions.


7. The Bone Season – Tome 1 : Saison d’os (Samantha Shannon, 2013)

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2059. À Scion-Londres, la clairvoyance est un crime passible de mort. Dans cette version dystopique de notre monde, un gouvernement autoritaire — Scion — traque et exécute les « anormaux », c’est-à-dire toute personne dotée de pouvoirs psychiques. Paige Mahoney, jeune Irlandaise de dix-neuf ans, est une marcherêve : un type de voyante extrêmement rare, capable de projeter son esprit hors de son corps pour s’insinuer dans la conscience des autres. Elle travaille clandestinement pour la pègre clairvoyante de Londres, au sein d’une cellule appelée les Sept Sceaux, sous les ordres du flamboyant et retors Jaxon Hall. Quand elle se fait arrêter, Paige n’est pas exécutée : elle est déportée à Sheol I, une colonie pénitentiaire secrète installée dans les ruines de l’université d’Oxford, contrôlée par les Réphaïm, des êtres venus d’un autre monde qui réduisent les clairvoyants en esclavage.

Assignée au mystérieux Gouverneur — Arcturus Mesarthim —, Paige doit apprendre à maîtriser son don et organiser sa fuite en parallèle. L’univers construit par Samantha Shannon (également autrice du Prieuré de l’Oranger) brille par sa densité : une classification complète des types de clairvoyance (sept ordres, des dizaines de sous-catégories), une histoire alternative où la traque des voyants a redessiné la carte politique de l’Europe, et un système de magie fondé sur l’éther — une sorte de plan spirituel parallèle au monde physique, peuplé d’esprits que les clairvoyants peuvent percevoir et manipuler. L’entrée en matière demande un peu de patience — les informations arrivent en masse dans les premiers chapitres —, mais une fois les repères posés, on ne décroche plus. La série, prévue en sept tomes, est en cours de publication.


8. The Empyrean – Tome 1 : Fourth Wing (Rebecca Yarros, 2023)

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Le phénomène Fourth Wing a déferlé sur BookTok (la communauté littéraire de TikTok) et en librairie avec une rapidité foudroyante. Violet Sorrengail se destinait à devenir scribe — une vie calme parmi les livres et les archives, loin du fracas des batailles. Mais sa mère, la Générale Lilith Sorrengail, en a décidé autrement : Violet intégrera le quadrant des cavaliers à l’Académie de guerre de Basgiath, où l’on forme l’élite du royaume de Navarre — les dragonniers. Problème : Violet est plus petite et plus fragile que tous les autres cadets. Elle souffre d’une maladie qui fragilise ses os et ses articulations (inspirée du syndrome d’Ehlers-Danlos, dont l’autrice est elle-même atteinte), et dans cette école, les élèves meurent pour de vrai. Les dragons, eux, ne font pas de sentiment : ils choisissent leur cavalier… ou l’incinèrent.

Au milieu de cette académie où la moindre erreur peut être fatale, Violet croise la route de Xaden Riorson, chef d’aile taciturne et fils d’un traître exécuté — par la mère de Violet, justement. L’hostilité entre eux est immédiate, l’attirance aussi (à leur grand déplaisir). Le roman assume pleinement son statut de romantasy (contraction de romance et fantasy, un sous-genre en plein essor) : les deux personnages passent de la méfiance hostile à l’attirance malgré eux — un schéma narratif que les anglophones appellent enemies-to-lovers —, et la relation se construit lentement, sur fond de secrets d’État, de complots militaires et de retournements de situation. Si vous avez aimé l’alchimie entre Bryce et Hunt dans Crescent City et que l’idée de monter un dragon ne vous laisse pas indifférent·e, foncez.


9. Le Royaume des Damnés (Kerri Maniscalco, 2020)

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Direction la Sicile du XIXe siècle — ou plutôt une version gothique et surnaturelle de celle-ci. Emilia et sa sœur jumelle Vittoria sont des streghe, des sorcières qui vivent cachées parmi les humains. Leur quotidien tourne autour du restaurant familial, des recettes traditionnelles et des règles strictes transmises par leur grand-mère : surtout, ne jamais attirer l’attention des Damnés — les princes de l’Enfer, au nombre de sept, chacun incarnation d’un péché capital (Orgueil, Colère, Envie, Luxure, Avarice, Paresse, Gourmandise). Quand Vittoria est retrouvée morte, le corps profané de manière atroce, Emilia jure de retrouver le meurtrier, quitte à recourir à la magie noire interdite.

C’est alors qu’entre en scène Colère, l’un des sept princes démoniaques — arrogant, opaque et d’une franchise calculée —, qui prétend être là pour aider Emilia à résoudre la série de meurtres de sorcières qui frappe l’île. Mais au royaume des Damnés, les apparences ne valent rien, et les alliances se font et se défont au gré des secrets de famille — y compris ceux qu’Emilia ignore sur sa propre lignée. La trilogie — complétée par Le Royaume des Maudits et Le Royaume des Inferni — mise sur une romance sombre et lente entre une héroïne obstinée et un démon dont les intentions restent indéchiffrables, le tout baigné dans une atmosphère de Palerme nocturne, entre ruelles pavées, autels clandestins et parfum de cannoli. Pour les amateur·ices de Crescent City qui aiment que le danger vienne aussi — et surtout — de l’intérêt amoureux : vous êtes au bon endroit.