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Que lire après « Cellule 24 » de Maxime Gillio ?

Que lire après « Cellule 24 » de Maxime Gillio ?

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Cellule 24 est une série de romans jeunesse écrite par Maxime Gillio et publiée aux éditions Auzou depuis 2021. On y suit Matthieu (nom de code : Pot-au-feu) et Juliette (nom de code : Tartiflette), deux adolescents recrutés par la Cellule 24, une division fictive et ultra-secrète de la DGSE (la Direction générale de la sécurité extérieure, autrement dit les services de renseignement français). La particularité de cette unité : elle forme des agents mineurs pour infiltrer des lieux fréquentés par les jeunes.

Sous les ordres de leur cheffe, surnommée Brocoli, les deux ados se font passer pour des jumeaux et intègrent un collège afin d’enquêter sur la disparition d’un professeur d’histoire-géographie. Les chapitres sont ponctués d’extraits du Manuel de l’ado espion, les gadgets rappellent ceux de James Bond, et les noms de code culinaires (Pot-au-feu, Tartiflette, Brocoli) insufflent un second degré qui tranche avec le sérieux des missions. La tranche d’âge conseillée varie selon les sources : dès 9-10 ans selon Auzou et certains libraires, 12 ans et plus selon Opalivres ou Cultura.

Si vous vous demandez quoi lire après Cellule 24, voici quelques suggestions dans la même veine : des romans d’espionnage jeunesse dans lesquels des adolescent·es (ou presque) sont recruté·es pour des missions que la plupart des adultes refuseraient. Les titres ci-dessous s’adressent globalement à la même tranche d’âge que Cellule 24, avec quelques variations selon les éditeurs.


1. Émile Titan (Vincent Baguian & Baptiste Vignol, 2020)

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La vie d’Émile Titan, bientôt dix ans, se résumait à l’école et aux copains — jusqu’à l’arrivée de Paul Ribérac, un nouvel élève avec qui il se lie aussitôt d’amitié. Puis Paul disparaît du jour au lendemain, sans explication. L’été venu, Émile accepte de participer à un camp de vacances sportif… et y retrouve Paul, toujours muet sur les raisons de son absence. Sauf que ce camp n’a rien d’ordinaire : on y pilote de vraies voitures de course, on y escalade des façades à mains nues, on y monte en hélicoptère. Ce qui ressemble à un programme de loisirs extrêmes est en fait un test de recrutement pour une organisation secrète.

Publié chez Poulpe Fictions, le roman est co-écrit par Vincent Baguian, auteur-compositeur connu dans la chanson française (co-auteur de la comédie musicale Mozart, l’opéra rock), et Baptiste Vignol, auteur et éditeur. Le duo a conçu un héros volontairement banal — honnête, bon en sport, pas particulièrement rusé — dont la force tient à la loyauté et à l’obstination. Autour de lui, des jeunes recrues aux profils complémentaires (la pilote née, le stratège, la spécialiste de la persuasion) qui doivent apprendre à coopérer avant de savoir s’ils seront retenus. À noter : le tome 2, Dix jours pour sauver Paris, a été sélectionné pour le Prix des Embouquineurs et le Prix Gavroche, entre autres.

Âge conseillé : dès 9-10 ans selon les éditions.


2. City Spies (James Ponti, 2020)

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Sara Martinez, douze ans, est une hackeuse new-yorkaise qui a eu la mauvaise idée de pirater le système informatique de la justice des mineurs pour dénoncer ses parents d’accueil maltraitants. Résultat : au lieu d’être saluée, elle risque des années en centre de détention. C’est alors qu’un homme se fait passer pour son avocat et la tire de ce mauvais pas. Cet imposteur s’appelle Mère — un surnom qui prête à sourire vu qu’il s’agit d’un homme, mais qui reflète son rôle de figure protectrice auprès de jeunes agents sans famille. Il travaille pour le MI6, le service de renseignement extérieur du Royaume-Uni (l’équivalent britannique de la DGSE). Sara le suit en Écosse, où elle est rebaptisée Brooklyn — comme sa ville d’origine — et rejoint quatre adolescents eux aussi recrutés aux quatre coins du monde : Paris (un réfugié rwandais expert en techniques de survie), Sydney (spécialiste des opérations de terrain), Rio (magicien des rues) et Kat (spécialiste du décryptage). Leur base ? Un vieux manoir écossais dont la couverture officielle est une fondation de recherche météorologique, la FERM.

Leur première mission les envoie à Paris — la ville, cette fois — pour déjouer un attentat écoterroriste lors d’un sommet mondial de la jeunesse, tandis que l’organisation criminelle Umbra rôde en coulisses. L’intérêt du livre tient beaucoup à la dynamique de groupe : cinq adolescents aux parcours très différents — tous orphelins ou abandonnés par leur famille — qui doivent fonctionner en équipe alors qu’ils viennent à peine de se rencontrer. Des chapitres en flash-back reviennent sur le recrutement de chaque membre, ce qui permet de s’attacher à eux en tant que personnes, et pas seulement en tant qu’agents. Publié en France chez Casterman (traduit par Cécile Leclère).

Âge conseillé : dès 9 ans (Toppsta) à dès 11 ans (Casterman, Opalivres).


3. Alex Rider – Tome 1 : Stormbreaker (Anthony Horowitz, 2000)

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Alex Rider a quatorze ans, vit à Londres avec son oncle Ian et sa gouvernante Jack. Sa vie bascule le jour où Ian meurt dans un prétendu accident de voiture. Intrigué, Alex fouille le bureau de son oncle et découvre que ce soi-disant banquier travaillait en réalité pour le MI6 (les services secrets extérieurs britanniques, déjà croisés dans City Spies). Les espions de Sa Majesté remarquent qu’Alex a hérité de certaines aptitudes de son oncle — karaté, sang-froid, curiosité tenace — et décident de l’enrôler contre son gré pour achever la mission qu’Ian n’a pas pu finir. L’objectif : infiltrer les installations d’Hérod Sayle, un milliardaire d’origine libanaise qui s’apprête à offrir gratuitement un exemplaire de son nouvel ordinateur, le Stormbreaker, à chaque école du pays. Un geste en apparence philanthropique, mais le MI6 soupçonne que ces machines cachent quelque chose de bien plus dangereux.

Publié en France chez Hachette Jeunesse dès 2001 (traduit par Annick Le Goyat), ce premier tome a lancé une saga de douze volumes vendue à plus de treize millions d’exemplaires dans le monde. Alex est un protagoniste crédible : il a peur, il hésite, il rate parfois, mais il dispose aussi de gadgets ingénieux fournis par Smithers (le « Q » du MI6 version jeunesse) et d’un instinct qui compense son inexpérience. Le roman a été adapté au cinéma en 2006 et en série télévisée en 2020 sur Amazon Prime Video.

Âge conseillé : dès 9 ans (édition poche Hachette) à dès 12 ans (Cultura), selon les formats et les libraires.


4. Cyberespions – Mission #01 : Intelligence artificielle (Logan Macx, 2022)

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Derrière le pseudonyme de Logan Macx se cachent deux romanciers britanniques, Edward Docx (finaliste du Man Booker Prize) et Matthew Plampin (auteur de romans historiques). Ensemble, ils ont créé un duo d’espions adolescents dont l’arme principale n’est ni le karaté ni le tir à l’arc, mais le code informatique. Caleb Quinn (nom de code : Swift) est un prodige de l’intelligence artificielle ; il a conçu Sam, une IA embarquée dans son téléphone, capable d’analyser des environnements en temps réel, de pirater des systèmes de sécurité ou de piloter des drones. Zen Rafiq (nom de code : Hawk) est experte en robotique et en infiltration physique — escalade, combat, fabrication de microbots.

Quand leurs familles respectives sont enlevées dans des circonstances violentes, Caleb et Zen sont recrutés par le programme Möbius, une unité secrète qui les lance sur une mission de sauvetage : retrouver les disparus. La piste les mène des tunnels oubliés sous le British Museum aux docks d’Amsterdam, puis au mystérieux navire Crépuscule, jusqu’à l’île de Spøkelsøy, au large de la Norvège. Publié chez Larousse Jeunesse en France (traduit par Marie Cambolieu), le roman se démarque par son ancrage technologique concret : on y parle de réseaux neuronaux, de réalité augmentée et de failles de sécurité avec un souci de vraisemblance peu courant dans le genre.

Âge conseillé : dès 8 ans (certaines librairies) à dès 12 ans, selon les sources.


5. CHERUB – Tome 1 : 100 jours en enfer (Robert Muchamore, 2004)

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La série qui a converti des générations de pré-ados à la lecture — parfois malgré eux. James Choke (qui prendra le nom de James Adams) a douze ans. Il vit avec sa mère, sa petite sœur Lauren et un beau-père violent nommé Ron. Quand sa mère meurt d’une crise cardiaque, James se retrouve placé en orphelinat, séparé de Lauren, sans personne vers qui se tourner. Bagarreur et impulsif, il tombe vite dans la petite délinquance — ce qui, paradoxalement, attire l’attention de CHERUB, un département clandestin des services de renseignement britanniques. Sa particularité : il n’emploie que des agents âgés de 10 à 17 ans. La logique est simple — qui soupçonnerait un gamin d’être un espion ?

Mais avant toute mission, il faut survivre au programme d’entraînement : cent jours dans des conditions extrêmes (froid, privation de sommeil, exercices physiques épuisants, survie en pleine nature) sous la supervision d’instructeurs impitoyables. C’est ce calvaire qui occupe l’essentiel du livre — d’où le titre. Une fois ce cap franchi, James est envoyé en mission : se lier d’amitié avec le fils d’un trafiquant de drogue afin de rassembler des preuves contre le père. Le ton est nettement plus sombre que dans Cellule 24 : on y parle de violence, de précarité et de familles brisées. James lui-même est loin d’être un héros exemplaire — il ment, frappe d’abord et réfléchit ensuite, et fait régulièrement des choix discutables. C’est précisément cette imperfection qui a fait de CHERUB un best-seller mondial : on ne s’identifie pas à James parce qu’il est admirable, mais parce qu’il est crédible. La série, traduite par Antoine Pinchot et publiée chez Casterman, compte dix-sept tomes dans la saga principale, plus sept volumes de la préquelle Henderson’s Boys — de quoi tenir un moment.

Âge conseillé : dès 11 ans (Cultura) à dès 13 ans (Fnac, édition poche), selon les sources. Le ton plus mature justifie un lectorat légèrement plus âgé que pour Cellule 24.


6. Robin Hood – Tome 1 : Hacking, braquage et rébellion (Robert Muchamore, 2020)

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Robert Muchamore, encore lui — mais dans un registre différent. Ici, pas de service secret gouvernemental. Le point de départ est une relecture contemporaine de la légende de Robin des Bois, ce hors-la-loi du folklore anglais médiéval qui volait les riches pour donner aux pauvres et vivait caché dans la forêt de Sherwood, près de Nottingham. Dans cette version modernisée, Robin a douze ans quand son père est envoyé en prison pour un crime qu’il n’a pas commis, piégé par Guy Gisborne, un mafieux local aussi influent que corrompu. Devenu à son tour la cible de Gisborne, Robin s’enfuit et trouve refuge dans la forêt de Sherwood — qui existe toujours, mais abrite désormais des squatteurs et des marginaux plutôt que des archers en collants verts. Son atout ? Un talent redoutable pour le piratage informatique et une précision hors norme au tir à l’arc.

Les personnages classiques de la légende sont tous là — Petit Jean, Marion, le shérif — mais transposés dans un monde de courses-poursuites en moto, de braquages et de cyberattaques. Publié chez Casterman et traduit par Faustina Fiore et Antoine Pinchot, le roman fonctionne grâce à des chapitres très courts (rarement plus de dix pages) qui se terminent presque systématiquement sur un rebondissement ou une chute. Pas besoin de connaître la légende originale pour suivre l’histoire, mais celles et ceux qui la connaissent s’amuseront à repérer les références — Locksley, Nottingham, les hors-la-loi de Sherwood, autant de noms empruntés au folklore médiéval anglais et replantés dans le monde d’aujourd’hui.

Âge conseillé : de 11 à 15 ans (Casterman).


7. Drôles d’espions – Tome 1 : Une énigme bleu saphir (Pierdomenico Baccalario & Alessandro Gatti, 2020)

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Changement d’ambiance avec cette série italienne, plus légère et volontiers loufoque. Chez les Intrigue — c’est leur nom de famille, on ne peut pas faire plus explicite —, l’espionnage est une affaire héréditaire. Les parents, Lazlo et Veena, sont des agents chevronnés qui opèrent depuis Amsterdam avec leur domestique Thibaut et un chien nommé Chaplin. Leurs trois enfants viennent d’être admis dans l’équipe : Imogen (14 ans), capable de mentir à quiconque sans que son visage ne la trahisse ; Zelda (11 ans), qui repère un détail incongru dans une pièce en moins de dix secondes ; et Marcus (10 ans), réfractaire à toute forme de technologie — un comble pour un fils d’espions. Leur première mission les conduit place Vendôme, à Paris, où le joaillier Jézéquel s’est fait dérober l’Œil de Poséidon, un saphir d’une valeur considérable, malgré un système de sécurité supposément inviolable. La piste les ramènera à Amsterdam, puis dans un petit État princier fictif au cœur de l’Europe.

Co-écrit par Pierdomenico Baccalario (déjà connu pour la série Ulysse Moore) et Alessandro Gatti, publié chez Hachette Romans (traduit de l’italien par Catherine Tron-Mulder), le roman assume pleinement son ton décalé. Lazlo pontifie avec un sérieux imperturbable sur des détails absurdes, Marcus s’empêtre dans des gadgets qu’il ne comprend pas, et les situations d’espionnage virent régulièrement à la comédie domestique — comme quand toute la famille doit se coordonner pour filer un suspect dans les rues de Paris sans se perdre de vue ni se faire repérer. Les illustrations de Tommaso Ronda, en pleine page, accompagnent chaque chapitre. On est quelque part entre Les Indestructibles (pour la famille aux talents spéciaux) et le Cluedo (pour l’enquête en huis clos dans des lieux cossus).

Âge conseillé : dès 8-10 ans (collection « HR 10-12 ans » chez Hachette). Le livre le plus accessible de cette sélection, et celui qui se prête le mieux à une lecture en famille.