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Que lire après Captive de Sarah Rivens ?

Que lire après « Captive » de Sarah Rivens ?

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Captive est une série de dark romance écrite par l’autrice algérienne Sarah Rivens. Publiée d’abord sur Wattpad en 2020 sous le pseudonyme « theblurredgirl », la saga a atteint sept millions de lecteur·ices sur la plateforme avant d’être éditée en format physique par HLab (collection BMR, Hachette Livre) à partir d’août 2022. On y suit Ella Collins, vingt-deux ans, livrée comme « captive » à Asher Scott, chef du réseau criminel des Scott. Dans cet univers, chaque chef de réseau possède une captive — une femme retenue contre son gré, contrainte de servir les intérêts de son « possesseur ». Ella a subi six ans d’abus sous les ordres d’un premier possesseur avant d’être transférée à Asher, qui refuse catégoriquement sa présence et la traite avec hostilité. Leur relation évolue selon une mécanique très prisée en fiction : celle des ennemis qui finissent par tomber amoureux. Propulsée par BookTok, la saga s’est hissée en tête des ventes en France. Le deuxième tome a été le livre le plus vendu du pays en janvier 2023 et a remporté le Prix Babelio dans la catégorie romance la même année.

Si vous vous demandez quoi lire après avoir refermé le dernier tome, voici des recommandations qui partagent tout ou partie de l’ADN de Captive : dark romance, univers mafieux, héroïnes qui tiennent tête et héros peu recommandables.


1. Lakestone (Sarah Rivens, 2024)

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Dans la petite ville d’Ewing, aux États-Unis, Iris est une étudiante ordinaire — du moins en apparence. Lâchée financièrement par un père absent, elle décroche un job dans un bar pour payer ses frais de scolarité. À des kilomètres de là, un mercenaire enterre un cadavre dans le froid de la nuit. Il s’appelle Kai, on le surnomme Lakestone, et sa prochaine mission a un visage : celui d’Iris. Quand leurs routes se croisent, l’étudiante se retrouve arrachée à sa vie et liée à un homme façonné pour tuer.

Iris et Kai viennent de deux mondes opposés, mais partagent un point commun : des enfances ravagées qui ont façonné leur rapport au monde. Iris étouffe ses angoisses sous une apparence de vie normale ; Kai, lui, a fait de la violence son métier. Sarah Rivens prend le temps d’installer leur relation — l’attirance réciproque met plusieurs centaines de pages à se déclarer, et la menace qui pèse sur Iris empêche le récit de se replier sur la seule romance. Le personnage de Jacob, ami fidèle de Kai et source régulière de répliques comiques, apporte les respirations nécessaires dans un récit par ailleurs très sombre.

Si vous avez aimé Captive, Lakestone est la suite logique : même autrice, même éditeur, même tonalité, mais un travail plus approfondi sur la psychologie des personnages. La duologie a d’ailleurs été annoncée en adaptation série sur Prime Video.


2. La Trilogie Santiago – Tome 1 : Cœurs captifs (Catherine Wiltcher, 2023)

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Dante Santiago dirige un réseau de trafiquants de drogue. Froid, manipulateur, sans état d’âme : le portrait est posé dès les premières pages. Ève, kidnappée par ce monstre, n’a pourtant pas l’intention de se laisser briser. Derrière sa soumission apparente se cache un objectif précis : venger le meurtre de son frère, un agent de la Brigade des Stupéfiants. Elle se plie aux exigences de Dante, accepte l’humiliation et la violence, dans le seul but de le détruire de l’intérieur. Mais son plan déraille quand elle commence, malgré elle, à éprouver du désir pour l’homme qu’elle est censée haïr.

Ce qui rapproche Cœurs captifs du thriller psychologique, c’est qu’Ève n’est pas une victime ordinaire : elle a un plan, et on la regarde mentir, calculer et risquer sa vie à chaque chapitre. La relation entre les deux personnages ne suit pas le schéma classique de la dark romance où l’héroïne finit par s’attendrir malgré elle — ici, Ève veut que Dante baisse la garde pour mieux le frapper. Les rôles de bourreau et de victime sont donc constamment brouillés, et c’est cette ambiguïté qui porte l’essentiel de la tension narrative.

Traduite en français par Elsa Ganem et publiée chez Korrigan Éditions, cette trilogie s’adresse à un lectorat averti. Le livre contient des scènes de violence, de torture et d’agression — l’éditeur le signale dès la couverture. Si le premier tome installe les règles du jeu, c’est dans les deux suivants que les conséquences des choix d’Ève se révèlent pleinement.


3. Attirance criminelle (Jenn Guerrieri, 2019)

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Après la mort de son frère, Maya se réfugie dans la photographie et quitte le cocon familial pour entamer ses études à l’université de Phoenix. Son nouveau départ tourne court : lors d’une sortie nocturne dans un quartier malfamé, elle assiste à un meurtre. Le tueur, Evann Black, est le criminel le plus recherché d’Arizona. Plutôt que de la supprimer, il fait d’elle sa prisonnière et l’entraîne dans le monde de son gang, les Blackness Chokers.

Maya a peur, elle déteste ses ravisseurs, et son attirance naissante pour Evann la déstabilise précisément parce qu’elle sait qu’elle ne devrait rien ressentir pour lui. Elle ne perd jamais de vue l’anormalité de sa situation — ce qui la rend plus crédible que beaucoup d’héroïnes du genre. Evann, de son côté, alterne entre la menace froide et des gestes de proximité inattendus : un jour il la terrorise, le lendemain il la protège. Les retours en arrière sur le passé des personnages (le deuil de Maya, les raisons qui ont conduit Evann au crime) permettent de comprendre pourquoi ils agissent comme ils le font, au lieu de simplement constater qu’ils le font.

Née sur Wattpad sous le titre Entre les mains d’un criminel (plus de quatre millions de lectures), la saga a été publiée en trois tomes par Plumes du Web, puis rééditée chez Hugo Publishing en 2025. C’est le premier roman de Jenn Guerrieri, et le texte en porte parfois la trace : quelques incohérences narratives, des dialogues inégaux, un rythme qui hésite au début. Mais le récit a le mérite de ne jamais normaliser ce que vivent les personnages : Maya sait qu’elle est face à un criminel, et le livre ne prétend jamais le contraire.


4. Set Me Free (Alexandra Kean, 2021)

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Kurt Smith dirige l’une des mafias les plus puissantes au monde. Froid, cruel, méthodique : briser les gens est pour lui un exercice routinier. Sa vie bascule le jour où Nix débarque dans son entourage — une jeune femme au passé inconnu, ravagée par des traumatismes qu’elle refuse d’expliquer, et qui n’a peur de rien. Ni de lui, ni de ses hommes, ni de la mort. Kurt, habitué à voir tout le monde plier devant lui, se retrouve face à quelqu’un qu’il ne peut ni acheter, ni intimider, ni comprendre. Qui est cette fille ? Que cache-t-elle ? L’essentiel de la trilogie repose sur ces questions.

La grande réussite de Set Me Free, c’est Nix elle-même. Là où beaucoup de dark romances opposent un homme dangereux à une femme vulnérable, elle fait jeu égal avec Kurt : même aplomb, même insolence, même capacité de nuisance. Leur relation ne repose pas sur la domination de l’un·e par l’autre mais sur un rapport de force permanent, où chaque réplique est une provocation et chaque geste un calcul. Le mystère autour de l’identité réelle de Nix, que l’on découvre par bribes au fil des trois tomes, fonctionne comme une véritable intrigue policière et maintient la tension bien après que la romance s’est installée.

Auto-éditée par Alexandra Kean (qui a commencé à écrire cette histoire à treize ans — oui, vous avez bien lu), la trilogie trahit parfois son origine : coquilles, syntaxe approximative, quelques invraisemblances. Mais l’énergie du récit et la solidité de l’intrigue compensent ces aspérités. Attention cependant : le livre contient des scènes de torture, de violence physique et d’agression sexuelle, et ne s’adresse qu’à un public adulte.


5. Dark Verse – Tome 1 : Le Prédateur (RuNyx, 2024)

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Dans les bas-fonds de la mafia, Tristan Caine est une anomalie. Adopté enfant par le Clan Tenebrae, il est une énigme pour tous : compétences redoutables, valeurs douteuses, motivations inconnues. Ce que Tristan accomplit avec les armes, Morana Vitalio, fille de la famille rivale et véritable génie informatique, le fait avec les ordinateurs. Quand un mystère vieux de vingt ans — la disparition de plusieurs filles — refait surface, Morana s’infiltre chez les Tenebrae avec l’intention de tuer Tristan. Elle ignore encore qu’un lien les unit.

Le Prédateur fait coexister deux intrigues : la romance entre Tristan et Morana d’un côté, l’enquête sur les filles disparues de l’autre. Les deux sont censé·es être des ennemis héréditaires, mais la traque les oblige à coopérer — et l’attirance qui naît entre eux complique tout. RuNyx ne précipite rien : pas de baiser avant un long moment, pas de déclaration facile, juste une tension qui s’accumule chapitre après chapitre jusqu’à devenir difficilement soutenable. À noter : contrairement à nombre de héros du genre, Tristan respecte explicitement le consentement de Morana — ce qui n’est pas anodin dans un sous-genre où les limites sont souvent floues.

Publié en français chez Contre-Dires en octobre 2024, ce premier tome d’une saga de six livres pose beaucoup de questions et n’en résout volontairement qu’une partie. Les jeux d’alliances entre clans et le mystère des disparitions se déploient sur plusieurs tomes — il faut accepter de ne pas tout savoir à la fin du premier.


6. The Devil’s Sons (Chloé Wallerand, 2022)

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Avalone pensait que sa première année d’université se résumerait à des cours, une bibliothèque et quelques soirées. C’était sans compter sur Lola, sa colocataire, dont le frère aîné fait partie d’un gang du Michigan : les Devil’s Sons. Très vite, Avalone se retrouve impliquée — contre son gré — dans les activités de cette bande soudée par la mythologie nordique, les motos et un code d’honneur très personnel. Et puis il y a Clarke Taylor, le plus imprévisible du groupe, violent et secret, pour qui elle éprouve une attirance qu’elle aurait préféré ne jamais ressentir.

La particularité de The Devil’s Sons dans le paysage de la dark romance, c’est son cadre mythologique. Les Devil’s Sons sont des païens adeptes de la religion nordique — celle des dieux comme Odin et Thor, pratiquée en Scandinavie avant la christianisation — et leurs croyances, leurs symboles et leurs rituels jouent un rôle concret dans l’intrigue : ce n’est pas juste un décor. L’autre élément qui distingue ce récit : Avalone cache une maladie cardiaque potentiellement fatale. Ce secret pèse sur chaque décision, chaque risque pris — la menace ne vient pas seulement du monde criminel, elle est aussi dans le corps de l’héroïne. La romance avec Clarke progresse lentement — beaucoup de refus, de non-dits, de reculs — mais les personnages secondaires, notamment Carter, le chef du gang, ont assez de présence pour porter le récit quand le couple principal piétine.

Phénomène Wattpad avec plus de 7,5 millions de lecteur·ices, la saga se déploie sur cinq tomes publiés d’abord chez Plumes du Web, puis réédités chez HarperCollins. Là où Captive est un huis clos entre une captive et son possesseur, The Devil’s Sons mise davantage sur le groupe : Avalone trouve au sein du gang une solidarité et une forme de famille qu’elle n’avait jamais connues — et c’est cette dimension collective, plus que la romance, qui donne au récit son identité.


7. 365 jours (Blanka Lipińska, 2021)

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Laura Biel, en vacances en Sicile avec son petit ami, est kidnappée le jour de son vingt-neuvième anniversaire par Don Massimo Torricelli, chef d’une puissante famille mafieuse. L’explication est pour le moins originale : lors d’une tentative d’assassinat quelques années plus tôt, Massimo a eu, entre la vie et la mort, la vision du visage de Laura. Depuis, il la cherche. Son ultimatum : 365 jours pour qu’elle tombe amoureuse de lui. Passé ce délai, il promet de la laisser partir.

Le roman de Blanka Lipińska est devenu un phénomène mondial après son adaptation en film sur Netflix en 2020 (sous le titre 365 DNI), qui a déclenché autant d’engouement que de controverses — de nombreuses voix ont critiqué la glorification de l’enlèvement et du contrôle exercé sur l’héroïne. Le livre ne fait pas dans la demi-mesure : les scènes érotiques sont très fréquentes, le cadre sicilien (palais, yachts, garde-robe de luxe) relève du pur fantasme, et la frontière entre séduction et coercition reste volontairement ambiguë. Laura n’est pas une héroïne totalement passive — elle négocie, pose des conditions, impose ses limites — mais le point de départ reste un enlèvement, et le roman ne cherche pas à le faire oublier.

Publié en Pologne en 2018 (où il s’est vendu à plus de 500 000 exemplaires) et traduit en français chez Hugo Roman en 2021, 365 jours est le premier volet d’une trilogie. Le rythme est soutenu, les pages se tournent vite, mais la psychologie des personnages passe souvent au second plan derrière l’érotisme. Pour les lecteur·ices de Captive, le parallèle est immédiat : captivité, mafia, attirance entre geôlier et prisonnière. Ce qui change, c’est le décor (la Sicile remplace les États-Unis) et le dosage (beaucoup plus de sexe, beaucoup moins de violence physique).


8. The Mafia Chronicles – Tome 1 : Bound by Honor (Cora Reilly, 2022)

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Aria Scuderi, fille d’une grande famille mafieuse de Chicago, est promise depuis ses quinze ans à Luca Vitiello, futur Capo (chef) de la Cosa Nostra de New York. Surnommé « le Vice » pour avoir broyé la gorge d’un homme à mains nues, Luca incarne tout ce qu’Aria redoute : la brutalité, le sang, la mort. Pourtant, ce mariage arrangé est la seule garantie de paix entre les deux familles. Pour survivre, Aria n’a qu’une option : tenter d’apprivoiser un homme dont tout le monde dit qu’il n’a pas de cœur.

Cora Reilly s’est imposée comme l’une des références de la romance mafieuse grâce à cette saga vendue à plus d’un million d’exemplaires dans une dizaine de pays. Bound by Honor repose sur le ressort du mariage forcé, mais Aria n’est pas une héroïne qui subit passivement son sort : consciente qu’elle ne peut ni fuir ni divorcer, elle décide de rendre son mariage vivable — puis, peu à peu, de comprendre l’homme qu’on lui a imposé. L’évolution du couple passe par de petites victoires : un geste de protection inattendu de Luca, un moment de vulnérabilité qu’il laisse entrevoir, un aveu arraché à demi-mot. Pas de grande déclaration, pas de revirement spectaculaire — juste une confiance qui se construit sur la durée.

Le récit est principalement porté par le point de vue d’Aria, avec quelques chapitres du côté de Luca. Les personnages secondaires — Gianna, la sœur rebelle d’Aria, et Fabi, le benjamin des Scuderi — occupent suffisamment de place pour exister en dehors du couple principal. Chacun d’eux hérite d’ailleurs de son propre tome dans la suite de la saga, qui compte neuf volumes au total.


9. Le Sang en héritage – Tome 1 : Un prince cruel (Sophie Lark, 2022)

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Aida Gallo, benjamine d’une famille de la mafia italienne de Chicago, n’en fait qu’à sa tête. Callum Griffin, héritier de la mafia irlandaise, est impitoyable, arrogant, et aimerait beaucoup la voir disparaître — surtout depuis qu’elle a allumé un (tout petit) feu dans sa maison. Pour éviter une guerre ouverte entre les deux clans, leurs familles décrètent un mariage arrangé. Autant dire que la cohabitation s’annonce mouvementée.

Sophie Lark injecte dans sa dark romance une dose d’humour qui la différencie nettement du reste de cette liste. Aida est impulsive, grande gueule et résolument indocile ; Callum, derrière sa froideur, ne vaut guère mieux en matière de provocations. Leur rivalité donne lieu à des échanges acides, des coups bas inventifs et une surenchère permanente qui finit — sans grande surprise — par se transformer en attirance. Chaque chapitre alterne entre leurs deux points de vue, ce qui permet de voir en temps réel la distance se réduire entre ce qu’ils affirment (« je te déteste ») et ce qu’ils ressentent (l’exact inverse). La structure rappelle Roméo et Juliette — deux familles rivales, un amour supposé impossible — mais en version nettement plus drôle et sans la fin tragique : Sophie Lark garantit un happy end, ce que Shakespeare n’avait pas jugé utile de faire.

Premier tome d’une saga de six livres (chacun centré sur un frère ou une sœur des deux familles), Un prince cruel peut se lire indépendamment des suivants. C’est aussi la lecture la plus légère de cette liste : si vous cherchez de la dark romance sans la noirceur écrasante de Captive ou de Set Me Free, c’est par ici.