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Que lire après « The Boys » de Garth Ennis et Darick Robertson ?

Que lire après « The Boys » de Garth Ennis et Darick Robertson ?

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The Boys est une série de comics américaine créée par Garth Ennis (scénario) et Darick Robertson (dessin), publiée entre 2006 et 2012 chez Dynamite Entertainment. La série avait débuté chez Wildstorm, mais DC Comics, maison mère de l’éditeur, a mis fin à la publication au bout de six numéros : le ton anti-super-héros ne passait pas. En 72 numéros, la série suit les P’tits Gars, une équipe d’agents de la CIA chargée de surveiller — et au besoin de neutraliser — des super-héros corrompus par la célébrité, l’argent et l’impunité que leur garantit le conglomérat Vought-American. D’un côté, Billy Butcher, vétéran revanchard qui voue une haine viscérale aux « super » ; de l’autre, le Protecteur, héros national adulé en public, sociopathe dépravé en privé. Entre les deux, un humour noir féroce, une violence sans concession, et un démontage en règle de l’industrie du divertissement. L’adaptation en série télévisée par Amazon Prime Video, lancée en 2019, a depuis propulsé cet univers auprès d’un public bien plus large.

Si vous vous demandez quoi lire après avoir refermé le dernier tome de The Boys, voici des recommandations dans la même veine : des comics qui s’attaquent au genre super-héroïque, le mettent en pièces ou le retournent contre lui-même à coups de satire politique et sociale.


1. Marshal Law (Pat Mills et Kevin O’Neill, 1987)

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Dans un futur proche, San Futuro — bâtie sur les ruines de San Francisco après un séisme dévastateur — grouille de surhommes créés par des expériences militaires. La plupart, traumatisés par une guerre sans fin en Amérique du Sud, sont revenus au pays aussi instables qu’une grenade dégoupillée. Pour remettre de l’ordre dans ce chaos, le gouvernement fait appel à Marshal Law (alias Joe Gilmore), un flic surpuissant vêtu de cuir et de fil barbelé dont le passe-temps favori consiste à traquer les super-héros déviants. Sa cible principale : le Super Patriote, un analogue de Superman que la population vénère comme le symbole même du rêve américain — et que Law soupçonne d’être lié à une série de meurtres sordides.

Pat Mills, cofondateur du légendaire magazine britannique 2000 AD (celui qui a enfanté Judge Dredd), et Kevin O’Neill — futur dessinateur de La Ligue des Gentlemen Extraordinaires d’Alan Moore — ont conçu Marshal Law comme une charge frontale contre l’idéalisme super-héroïque américain. Là où Watchmen (1986) déconstruisait le genre avec la rigueur d’un mécanisme d’horlogerie, Marshal Law opère au lance-flammes. Le trait d’O’Neill, anguleux et surchargé de détails, couvre chaque planche de textes, de graffitis et de références jusqu’à l’étouffement — San Futuro est une ville qui vous agresse visuellement avant même de vous raconter quoi que ce soit. La série a connu une publication éclatée entre plusieurs éditeurs (Epic Comics, Apocalypse, Dark Horse, Image), mais l’intégrale publiée par Urban Comics en 2019 rassemble enfin l’essentiel de ces histoires en un seul volume.

Marshal Law précède The Boys d’une bonne vingtaine d’années, et l’influence est directe : Pat Mills a été l’un des premiers à poser noir sur blanc l’idée que les super-héros, s’ils existaient, seraient probablement les pires ordures de la planète.


2. Hitman (Garth Ennis et John McCrea, 1996)

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Avant The Boys, Garth Ennis s’était déjà taillé un terrain de jeu irrévérencieux en plein cœur de l’univers DC avec Hitman. La série suit Tommy Monaghan, un tueur à gages de Gotham City qui hérite de la télépathie et d’une vision à rayons X après avoir été mordu par un parasite extraterrestre lors du crossover Bloodlines (un événement éditorial de 1993 dans lequel des aliens parasites créent accidentellement des surhumains). Ancien marine de la guerre du Golfe, Tommy opère depuis le Cauldron, un quartier irlandais miteux, flanqué de son fidèle compagnon d’armes Natt the Hat et d’une galerie de personnages aussi attachants qu’improbables. Sa règle d’or : ne jamais tuer de civils ni de policiers.

Sur 60 numéros, Ennis et le dessinateur John McCrea ont livré une série qui fonctionne simultanément comme un polar brutal, une comédie de bar et — par moments — un drame d’une sincérité inattendue. Le numéro 34, dans lequel Tommy partage un café sur un toit avec Superman et lui parle de ses doutes d’ancien soldat, a remporté l’Eisner Award du meilleur numéro unique en 1999 (l’Eisner étant au comics ce que l’Oscar est au cinéma) — preuve qu’Ennis pouvait toucher juste sans recourir au cynisme. Les apparitions de Batman, du Démon Etrigan ou de Green Lantern sont à chaque fois l’occasion de moquer les conventions du genre, mais la série ne se limite jamais à la parodie : les personnages meurent pour de bon, et chaque perte a des conséquences durables. Pour qui a aimé l’humour noir d’Ennis, ses amitiés de comptoir et son mépris affiché pour les capes, c’est un incontournable.


3. Preacher (Garth Ennis et Steve Dillon, 1995)

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Le révérend Jesse Custer, pasteur d’une bourgade paumée du Texas, voit sa vie basculer le jour où une entité nommée Genesis — fruit de l’union improbable entre un ange et un démon — fusionne avec lui. L’événement pulvérise son église et tous ses fidèles, mais confère à Jesse un pouvoir redoutable : la Parole de Dieu, qui contraint quiconque l’entend à obéir. Lorsqu’il découvre que le Tout-Puissant a abandonné son trône, Jesse se lance sur les routes d’Amérique pour lui demander des comptes, accompagné de Tulip, son ex-petite amie tueuse d’élite, et de Cassidy, un vampire irlandais qui carbure au whiskey et à l’autodestruction.

Publiée de 1995 à 2000 chez Vertigo (DC Comics) et récompensée par l’Eisner Award de la meilleure série en 1999, Preacher est la série qui a fait la réputation d’Ennis. On y retrouve tous ses thèmes de prédilection : l’amitié à l’épreuve du feu, la trahison, la haine des institutions, et un sens de l’honneur très western — Jesse est un homme qui tient parole, regarde les gens dans les yeux et résout ses problèmes à coups de poing autant que par la Parole de Dieu (le spectre de John Wayne, littéralement, lui apparaît comme guide spirituel). Ces motifs tiennent sur 66 numéros avec une cohérence rare. Le Saint des Tueurs, ancien soldat de la guerre de Sécession devenu ange de la mort armé de deux colts capables de tuer n’importe quoi — y compris le diable —, reste l’un des antagonistes les plus glaçants de l’histoire du comics. Et la galerie de personnages secondaires, du pathétique Tête de Fion (un adolescent défiguré par une tentative de suicide ratée) au terrifiant Herr Starr (un agent du Graal, organisation secrète chargée de protéger la lignée du Christ), n’a pas d’équivalent dans le comics américain des années 1990. La série est intégralement disponible en français chez Urban Comics en six tomes.


4. Punisher MAX (Garth Ennis, Darick Robertson et al., 2004)

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En 2004, Garth Ennis reprend Frank Castle sous le label MAX de Marvel, une collection réservée au public adulte qui autorise violence explicite, langage cru et thématiques sans filtre. Libéré des contraintes de l’univers super-héroïque classique — ni costumes flamboyants, ni pouvoirs surnaturels —, le scénariste transforme le Punisher en une machine de guerre vieillissante et implacable, seule contre la mafia new-yorkaise, les réseaux de traite d’êtres humains et la corruption militaire. Le ton est celui d’un thriller criminel pur et dur, sans la moindre once d’humour : Castle ne fait pas de bons mots, il fait des cadavres.

Sur 60 numéros, Ennis enchaîne des arcs narratifs quasi autonomes et d’une efficacité imparable : In the Beginning (la CIA tente de recruter Castle comme agent), The Slavers (un réseau d’exploitation sexuelle de femmes d’Europe de l’Est — l’un des arcs les plus éprouvants jamais publiés chez Marvel) ou encore Valley Forge, Valley Forge (un secret militaire lié au Vietnam que des généraux veulent enterrer à tout prix). Chaque arc est servi par des dessinateurs différents — Darick Robertson, Lewis LaRosa, Leandro Fernandez, entre autres —, ce qui confère à chaque histoire une identité visuelle propre. La mini-série Born, qui raconte les derniers jours de Castle au Vietnam, constitue l’un des récits de guerre les plus percutants qu’Ennis ait écrits.

La série est disponible en français chez Panini Comics. C’est du Ennis sans filet de sécurité : pas de surhumains, pas d’humour potache, juste un homme armé jusqu’aux dents dans un monde qui ne mérite pas mieux.


5. Brat Pack (Rick Veitch, 1990)

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À Slumburg, Pennsylvanie, quatre super-héros regroupés sous le nom de Black October recrutent de nouveaux sidekicks — ces jeunes acolytes qui accompagnent traditionnellement les héros dans les comics (Robin pour Batman, Bucky pour Captain America, etc.) — après que les précédents ont été assassinés par le Docteur Blasphemy. Le hic : chaque héros dissimule derrière son masque un vice abject. Midnight Mink (un clone évident de Batman) est un prédateur sexuel. Judge Jury (version dégénérée de Captain America) est un fanatique raciste dopé aux stéroïdes. Moon Mistress (parodie de Wonder Woman) règne par la manipulation et la violence. Et King Rad (pastiche de Green Arrow) est un alcoolique psychopathe. Les quatre adolescents recrutés pour les seconder ne sont que de la chair à canon au service d’une industrie du divertissement qui broie ses propres icônes.

Rick Veitch — dessinateur de Swamp Thing aux côtés d’Alan Moore — a auto-publié Brat Pack chez King Hell Press avec une introduction de Neil Gaiman. La série a été nommée à l’Eisner Award de la meilleure mini-série en 1992. Heidi MacDonald, ancienne éditrice chez Vertigo, l’a un jour qualifiée de troisième pilier du triptyque de déconstruction super-héroïque aux côtés de Watchmen et The Dark Knight Returns. C’est beaucoup dire, mais la violence du propos — sur l’exploitation des enfants-soldats costumés, sur le cynisme industriel, sur la fascination morbide du public — n’a rien perdu de sa force.

Brat Pack reste un classique souterrain du genre. Son compagnon narratif, The Maximortal, approfondit l’univers et la mythologie esquissée ici. Si vous trouviez que The Boys n’allait pas assez loin dans le malaise, Brat Pack vous fera reconsidérer cette opinion.


6. Transmetropolitan (Warren Ellis et Darick Robertson, 1997)

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Spider Jerusalem — crâne rasé, lunettes asymétriques, addiction à tout ce qui se fume ou s’injecte — est un journaliste gonzo du futur. Le gonzo, pour faire court, est un style de journalisme inventé par Hunter S. Thompson dans les années 1970, où le reporter se place au centre du récit et refuse toute prétention d’objectivité. Spider, c’est Thompson puissance dix : plus violent, plus drogué, plus paranoïaque, mais aussi plus empathique envers les laissés-pour-compte. Contraint de quitter sa retraite en montagne pour honorer un contrat d’édition en souffrance, il revient dans La Ville (une mégalopole du XXIIIe siècle où la technologie a rendu possibles à peu près toutes les déviances imaginables), reprend du service au journal The Word et se retrouve à couvrir deux élections présidentielles successives. Face à lui : la Bête puis le Sourire, deux présidents aussi corrompus l’un que l’autre.

Publiée de 1997 à 2002 chez Vertigo sur 60 numéros, Transmetropolitan est l’autre grande série co-créée par Darick Robertson — celui-là même qui dessine The Boys. Le lien entre les deux séries est d’ailleurs plus profond qu’il n’y paraît : Robertson a développé entre elles un vocabulaire visuel commun, fait de gueules cabossées et de décors saturés d’informations. Les thèmes abordés par Warren Ellis — surveillance de masse, manipulation médiatique, indifférence collective face aux abus de pouvoir — étaient déjà pertinents en 1997. Ils le sont devenus encore davantage depuis, au point que certaines pages semblent relever du reportage plutôt que de la science-fiction.

La série est disponible en français chez Urban Comics. Pas de capes ni de super-pouvoirs ici, mais le même nerf que The Boys : une rage froide contre ceux qui abusent de leur pouvoir — à coups de colonnes de journal plutôt que de poings.


7. La trilogie Black Summer – No Hero – Supergod (Warren Ellis, Juan Jose Ryp et Garrie Gastonny, 2007–2010)

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Chez Avatar Press, Warren Ellis a publié entre 2007 et 2010 trois mini-séries qui constituent une trilogie thématique sur la création de surhumains. L’auteur a résumé le projet en une phrase : « Black Summer parlait de surhumains trop humains. No Hero de surhumains inhumains. Supergod de surhumains qui ne sont plus humains du tout. »

Black Summer (2007, 8 numéros, dessiné par Juan Jose Ryp) démarre lorsqu’un super-héros nommé John Horus assassine le président des États-Unis en direct à la télévision, convaincu que c’est la seule réponse morale aux crimes de guerre de l’administration. Ses anciens coéquipiers, les Seven Guns, doivent alors choisir leur camp face à l’armée lancée à leurs trousses. No Hero (2008, 8 numéros, également par Ryp) suit un candidat à l’intégration dans une équipe de justiciers nés de la contre-culture des années 1960 — les Levellers — et révèle le prix physique et moral qu’exige la transformation en surhumain. Supergod (2009, 5 numéros, dessiné par Garrie Gastonny) imagine une course aux armements dans laquelle chaque nation construit son propre dieu vivant, avec des résultats apocalyptiques.

Les trois séries partagent une structure de récit tendu sur quelques numéros, un goût prononcé pour la violence graphique et une même conclusion pessimiste : dès que des êtres surpuissants existent, la catastrophe est inévitable, et la question n’est jamais si mais quand. Ryp, en particulier, livre des planches d’une densité hallucinante, chaque case gorgée de détails anatomiques et architecturaux. Pour qui a aimé le questionnement politique de The Boys sur la place des surhumains dans la société, ces trois séries en poussent les prémisses jusqu’à leurs conséquences les plus extrêmes.


8. Wanted (Mark Millar et J.G. Jones, 2003)

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Wesley Gibson est un loser intégral : emploi de bureau abrutissant, copine qui le trompe avec son meilleur ami, crises d’angoisse chroniques. Jusqu’au jour où Fox, une tueuse aussi létale que séduisante, débarque dans sa vie et lui apprend que son père décédé était Le Killer, l’un des assassins les plus dangereux de la planète. Plus fort encore : depuis 1986, les super-vilains du monde entier se sont alliés pour écraser les super-héros, effacer leur existence de la mémoire collective et diriger secrètement le monde au sein d’une organisation nommée la Confrérie. Le choix de 1986 n’est pas anodin : c’est l’année de publication de Watchmen et de The Dark Knight Returns, les deux comics qui ont redéfini le genre — Millar suggère, avec un culot monstre, que le « tournant sombre » des comics correspond au moment où les vilains ont pris le pouvoir. Wesley est l’héritier de ce trône sanglant. Il ne lui reste qu’à accepter la succession.

Publié en six numéros chez Top Cow (Image Comics), Wanted a été qualifié par le Sunday Times de « Watchmen des super-vilains ». Mark Millar renverse la table : pas d’anti-héros tourmenté ni de vigilante ambigu, mais un protagoniste qui embrasse joyeusement le mal absolu. Le trait hyperréaliste de J.G. Jones — Wesley est calqué sur Eminem, Fox sur Halle Berry — donne à l’ensemble un vernis de magazine people appliqué sur un bain de sang. Les super-vilains de la Confrérie, du professeur Solomon Seltzer au sinistre Mister Rictus, sont des copies à peine déguisées de figures iconiques de Marvel et DC, reconverties dans le crime à l’échelle planétaire. La dernière page brise le quatrième mur — le personnage s’adresse directement à vous, le lecteur ou la lectrice, pour vous dire ce qu’il pense de votre passivité — et reste l’une des conclusions les plus provocatrices du genre.

Le film de 2008 avec James McAvoy et Angelina Jolie n’a gardé du comics que le titre et trois noms de personnages. La BD originale est disponible en français chez Delcourt (et en réédition chez Panini). Si The Boys exposait des héros pourris, Wanted va un cran plus loin : ici, les méchants ont déjà gagné — et s’en portent très bien.


9. Irrécupérable (Mark Waid et Peter Krause, 2009)

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Et si Superman pétait les plombs ? C’est la question que pose Mark Waid — l’un des scénaristes les plus respectés du genre super-héroïque, auteur de Kingdom Come avec Alex Ross — en créant Irrécupérable chez Boom! Studios. Le Plutonian, autrefois le héros le plus puissant et le plus aimé de la planète, a basculé. Il a rasé Sky City, la métropole qu’il protégeait, massacré des millions de personnes et lobotomisé son propre sidekick. Ses anciens alliés, le groupe Paradigm, tentent désespérément de comprendre pourquoi — et surtout de trouver comment l’arrêter.

Sur 37 numéros publiés entre 2009 et 2012, Waid déroule une enquête à rebours dans le passé du Plutonian. Chaque numéro ajoute une pièce au puzzle — une humiliation de trop, un rejet, une trahison — et dessine peu à peu le portrait d’un être que personne n’a voulu comprendre. Ce qui rend Irrécupérable si efficace, c’est que Waid connaît les super-héros par cœur — il en a écrit parmi les versions les plus nobles et les plus idéalistes — et sait exactement où frapper pour que ça fasse mal. Le Plutonian n’est pas un monstre né : c’est un être aux pouvoirs illimités que personne n’a jamais su aimer correctement. La série a engendré un spin-off, Incorruptible, qui suit l’arc inverse : l’un des pires super-vilains, Max Damage, décide de devenir un héros face à la menace du Plutonian.

La série a été publiée en France par les éditions Delcourt et a reçu des nominations aux Eisner et Harvey Awards. Là où The Boys fonde sa critique sur la corruption institutionnelle et l’avidité corporatiste, Irrécupérable pose une question plus intime et plus dérangeante : que se passe-t-il quand un être tout-puissant est aussi émotionnellement fragile que n’importe lequel d’entre nous ?