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Que lire après « Brume » de Jérôme Pélissier et Carine Hinder ?

Que lire après « Brume » de Jérôme Pélissier et Carine Hinder ?

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Publiée chez Glénat depuis avril 2023, Brume est une série BD jeunesse scénarisée par Jérôme Pélissier et dessinée par Carine Hinder. Elle met en scène une petite fille espiègle, recueillie bébé par un père adoptif dans une forêt bretonne. Persuadée d’être une sorcière après la découverte d’un grimoire lié à sa naissance, Brume embarque son ami Hugo et un cochon nommé Hubert — narrateur de l’histoire et cerveau autoproclamé du groupe — dans des aventures où dragons, fées et Ankou (la figure de la Mort dans le folklore breton, souvent représentée sous la forme d’un squelette tirant une charrette) croisent le chemin de potions rarement réussies.

La série, dont les décors s’inspirent du village de Rochefort-en-Terre (Morbihan, où vivent les deux auteur·ice·s), a remporté le Prix BD Jeunesse de la Ville de Saint-Malo. Elle séduit par son humour effronté — Brume accuse un dragon d’avoir causé le brouillard qui a envahi le village alors que c’est sa propre potion ratée qui en est responsable, et décide d’aller lui régler son compte en forêt interdite. Généralement recommandée à partir de 6-7 ans selon les sources (Glénat, libraires et sites spécialisés), elle se lit aussi avec plaisir bien au-delà de cette tranche d’âge.

Si vous êtes à la recherche de lectures dans le même esprit, voici quelques pistes : des BD jeunesse où il est question de magie, de créatures improbables, d’héroïnes et de héros obstiné·e·s, et d’un humour qui ne se prend pas au sérieux. Toutes s’adressent à une tranche d’âge comparable à celle de Brume, avec quelques variations selon les éditeurs et les libraires.


1. Sorceline (Sylvia Douyé et Paola Antista, 2018)

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Sorceline rêve de devenir fantasticologue — une discipline qui consiste à étudier, soigner et protéger les créatures légendaires. Elle intègre un stage de cryptozoologie (l’étude des animaux dont l’existence n’est pas scientifiquement prouvée — sauf que dans cet univers, gorgones, griffons et vampires sont tout ce qu’il y a de réel) sur l’île de Vorn, dirigé par le professeur Archibald Balzar. Au programme : analyse des comportements, soins magiques, dressage. Mais les places sont disputées, les rivalités entre élèves féroces, et surtout, des stagiaires commencent à disparaître en ne laissant derrière eux que des débris de verre. Sorceline, rongée par la culpabilité, découvre peu à peu qu’elle n’est peut-être pas étrangère à ces événements.

Publiée chez Vents d’Ouest (Glénat), la série tient à la fois du suspense (qui fait disparaître les élèves, et comment ?) et du récit d’apprentissage — Sorceline se cherche, se découvre des origines troubles et doit faire face à ses propres secrets. Le scénario de Sylvia Douyé, ancienne journaliste scientifique chez Sciences & Vie Découvertes et Wapiti, traite les créatures fantastiques avec un sérieux presque naturaliste : on les soigne, on les observe, on respecte leur territoire. Paola Antista, formée à l’académie Disney de Milan, dessine des personnages dont les visages racontent autant que les dialogues — on lit la peur, la curiosité ou la méfiance avant même d’avoir parcouru les bulles. Un premier cycle de cinq tomes est achevé et un second est en cours.

Tranche d’âge conseillée : à partir de 7 ans (Fnac) à 9 ans (certaines librairies). Le ton se complexifie au fil des tomes — les derniers volumes abordent des sujets plus sombres — et la série séduit aussi un lectorat adolescent.


2. Hilda (Luke Pearson, 2010)

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Hilda est une petite fille aux cheveux bleus qui vit d’abord dans une maison isolée en pleine nature, entourée de montagnes et de trolls de pierre (des trolls qui se pétrifient au lever du jour), avant de déménager avec sa mère dans la ville de Trollbourg. Accompagnée de Brindille, son fidèle renard-cerf — un animal hybride entre un renard blanc et un daim, avec des sabots et de petits bois, mais le tempérament d’un chien loyal —, elle croise des elfes tatillons (il faut signer un minuscule contrat pour pouvoir les voir), des géants de minuit, des nisses (dans le folklore nordique, des esprits domestiques qui vivent cachés dans les maisons) et un chien noir aux proportions inquiétantes. Chaque album raconte une aventure autonome, ancrée dans un folklore d’inspiration scandinave.

Créée par l’auteur-illustrateur britannique Luke Pearson, la série a d’abord été publiée en anglais chez Nobrow en 2010 avant d’être reprise par Casterman pour l’édition française à partir de 2014 (traduction de Basile Béguerie). On compare souvent Hilda à Calvin et Hobbes — non pour le style graphique, très différent, mais parce que l’imaginaire d’Hilda semble déborder dans le réel avec la même évidence que les jeux de Calvin : les créatures fantastiques font partie du quotidien, et personne ne s’en étonne vraiment. Les paysages, inspirés des fjords et des forêts de conifères scandinaves, sont dessinés avec un souci du détail qui donne envie de s’y promener, et les intrigues prennent souvent des directions inattendues — on croit suivre une histoire simple et on se retrouve face à un dilemme moral. La série a reçu la Pépite de la BD 2014 au Salon de Montreuil pour Hilda et le Chien noir et a été adaptée en série animée sur Netflix.

Tranche d’âge conseillée : les albums sont classés « tous publics » par Casterman. Les critiques spécialisées suggèrent une lecture autonome à partir de 7-8 ans, tandis que BDThèque positionne la série dans la catégorie 10-13 ans — un écart qui s’explique par le fait que les derniers tomes posent des questions plus subtiles, notamment sur la relation entre Hilda et sa mère ou sur la coexistence entre humains et trolls.


3. Le Grimoire d’Elfie (Christophe Arleston, Audrey Alwett et Mini Ludvin, 2021)

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Elfie a onze ans, une passion pour les origamis et une mère disparue dans des circonstances tragiques. Recueillie avec sa sœur Magda chez une tante peu commode, elle voit sa vie basculer le jour où Louette, leur aînée devenue majeure, débarque au volant d’un bus anglais rouge à impériale transformé en librairie ambulante — baptisée « Le livre qui pue » (un ami de Louette y avait frotté du fromage sur chaque page d’un de ses ouvrages ; aucun libraire n’en a voulu, d’où le nom). Les trois sœurs prennent la route pour sillonner les villages de France, et dès la première étape — une île bretonne —, Elfie hérite d’un grimoire laissé par sa mère. En écrivant dedans et en pliant des origamis à partir de ses pages, elle donne vie à de petites créatures de papier dotées de pouvoirs. La magie ne fonctionne pas à tous les coups, et il faut parfois ruser avec le grimoire lui-même pour en tirer quelque chose.

Chez Drakoo (maison d’édition cofondée par Christophe Arleston, le créateur de Lanfeust de Troy, saga de fantasy humoristique vendue à plus de 15 millions d’albums), Arleston cosigne le scénario avec Audrey Alwett, romancière connue pour Magic Charly et la série Princesse Sara. Le dessin est de Mini Ludvin, qui a travaillé dix ans dans l’animation avant de passer à la BD — concrètement, cela se traduit par des enchaînements de cases très fluides, où les mouvements et les transitions entre les scènes se lisent presque comme un film. Elle revendique l’influence du studio Ghibli (les films d’animation japonais de Hayao Miyazaki : Le Voyage de Chihiro, Kiki la petite sorcière…). Hélène Lenoble assure la mise en couleurs, qui passe des teintes chaudes de l’intérieur du bus-maison aux bleus et verts de la côte bretonne. Chaque tome fonctionne comme un récit complet — les trois sœurs arrivent dans un village, y découvrent un problème à résoudre et repartent —, mais la série déroule en arrière-plan une histoire plus longue : celle de la mère disparue, de ce qu’elle a fait et de ce qu’elle n’a pas dit.

Tranche d’âge conseillée : à partir de 7-8 ans selon les critiques et blogs spécialisés.


4. Les Sortilèges de Zora (Judith Peignen et Ariane Delrieu, 2021)

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Zora, douze ans, est une sorcière qui ne demande qu’à le rester. Problème : sa grand-mère Babouchka, avec qui elle vit cachée sur le toit d’un immeuble parisien dans une maison invisible aux yeux des Nonsorciers (le terme désignant, dans cet univers, les humains dépourvus de pouvoirs), a d’autres projets. Les sorcières sont persécutées, les parents de Zora sont quelque part en Résistance, et Babouchka est persuadée que sa petite-fille sera plus en sécurité en menant une existence normale. Elle la prive donc de ses pouvoirs par un sortilège et l’expédie… au collège. Zora s’y retrouve affublée de nattes ridicules, sans la moindre magie, confrontée aux moqueries et aux codes sociaux d’un monde qu’elle ne comprend pas. Elle qui rêvait de combattre des monstres doit apprendre à survivre en cours de sport.

Le scénario de Judith Peignen — qui fut rédactrice en chef du magazine jeunesse Les P’tites Sorcières pendant une douzaine d’années — place le fantastique dans un cadre immédiatement reconnaissable : la difficulté de se faire une place au collège quand on est différent·e, les premières amitiés, la tension entre l’envie de se fondre dans le groupe et le refus de renier ses origines. Publiée chez Vents d’Ouest (Glénat), la série gagne en ampleur au fil des tomes : Zora découvre progressivement une société de sorcières organisée, avec ses propres lois, ses propres dangers et ses propres traîtres. Les illustrations d’Ariane Delrieu, colorées et vives, donnent à Zora des expressions qui trahissent chacune de ses émotions — l’exaspération, surtout. Chaque tome inclut des pages du grimoire de Zora, présentées comme un journal intime illustré qui complète le récit. La série existe aussi en version roman chez Rageot.

Tranche d’âge conseillée : à partir de 8 ans (blogs spécialisés) à 9-10 ans (Cultura, Fnac). L’héroïne étant collégienne, la série touche un lectorat un peu plus âgé que Brume.


5. Hooky (Míriam Bonastre Tur, 2015)

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Dani et Dorian Wytte, sœur et frère jumeaux issus d’une prestigieuse lignée de sorciers, ratent le bus de l’école de magie. Plutôt que de prévenir leurs parents (mauvaise idée, évidemment), ils décident de se trouver un professeur particulier en secret. Ce qui les entraîne dans une cascade de catastrophes : un maître de magie aux intentions douteuses, des familles de sorciers hostiles qui les accusent de trahison, une prophétie annonçant que l’un des deux deviendra un Roi-Sorcier maléfique, et des parents qui disparaissent sans laisser d’explication. Autour d’eux se forme un groupe d’amis improbable : Monica, princesse héritière qui ne mâche pas ses mots, Nico, gamin espiègle qui compense en débrouillardise ce qui lui manque en pouvoirs, et Marc, un garçon plus âgé dont on comprend vite qu’il dissimule quelque chose.

Hooky est née comme un webtoon — une bande dessinée numérique conçue pour être lue en défilant verticalement sur un écran, format très populaire en Corée du Sud et devenu mondial grâce à la plateforme Webtoon. Publiée en ligne de 2015 à 2020 par l’artiste espagnole Míriam Bonastre Tur, la série a cumulé plus de 110 millions de vues. L’édition française, chez Dupuis depuis juin 2023, adapte le format en six volumes papier. L’autrice cite Harry Potter, Avatar : Le Dernier Maître de l’air et Kiki la petite sorcière parmi ses influences, et son intention déclarée était de créer un monde joyeux et magique… pour ensuite le faire basculer dans le drame. De fait, Hooky commence comme une comédie d’aventure colorée et prend progressivement des tournures bien plus sombres que ne le laisse deviner le premier tome : la guerre entre sorciers et Nonsorciers menace, les trahisons se multiplient, et les conséquences des choix de Dani et Dorian deviennent irréversibles.

Tranche d’âge conseillée : à partir de 8-10 ans selon les libraires. La Fnac mentionne « à partir de 10 ans ». Le ton évolue nettement au fil des tomes : les enjeux deviennent graves, certains passages abordent la guerre et la perte.


6. La Boîte à musique (Carbone et Gijé, 2018)

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Pour ses huit ans, Nola reçoit de son père un cadeau particulier : la boîte à musique de sa mère, Annah, décédée peu de temps auparavant. En regardant de près la petite scène miniature sous la cloche de verre, elle aperçoit une fillette qui gesticule et a écrit dans la neige : « Au secours ! » En tournant la clé, Nola rapetisse et pénètre dans Pandorient, un monde miniature peuplé de créatures féeriques — mais aussi de menaces concrètes. Elle y apprend que sa mère connaissait cet endroit, qu’elle y avait des amis, et que sa disparition n’est peut-être pas sans lien avec ce qui s’y passe.

Publiée chez Dupuis, la série est née d’une histoire qui ressemble elle-même à un conte. Carbone (Bénédicte Carboneill), alors professeure des écoles en maternelle, repère sur Instagram pendant le challenge Inktober (un défi artistique où les illustrateur·ice·s produisent un dessin par jour en octobre) le travail de Gijé (Jérôme Gillet), storyboarder dans l’animation en Belgique. Elle lui envoie un scénario ; il refuse d’abord, puis accepte en le lisant. Le résultat : Pandorient est un monde à part entière, avec ses forêts bioluminescentes, ses architectures tarabiscotées et ses créatures qui grouillent dans chaque recoin des cases — Gijé dessine des décors où l’on repère de nouveaux détails à chaque relecture. Carbone construit de son côté des aventures bouclées à chaque tome, reliées par la quête de Nola pour comprendre ce qui est arrivé à sa mère. Un premier cycle de cinq tomes est achevé et un second est en cours. La série a reçu le Prix des écoles au Festival d’Angoulême.

Tranche d’âge conseillée : 6 ans et plus (Dupuis). Certains avis recommandent la série à partir de 8-10 ans pour une lecture autonome, le récit abordant le deuil d’un parent de façon centrale.


7. La Sentinelle du Petit Peuple (Carbone, Véronique Barrau et Charline Forns, 2021)

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Élina rend visite à sa grand-mère Adélaïde, immobilisée en maison de repos après une chute. C’est le moment que choisit la vieille dame pour lui révéler un secret de famille : elle est la sentinelle du Petit Peuple, c’est-à-dire la protectrice d’un monde caché d’êtres féeriques — fées, lutins, ondines, licornes — dont l’existence garantit l’équilibre de la nature. Elle transmet à Élina la recette de la pommade de fée, un onguent à fabriquer soi-même qui, appliqué sur les paupières, permet de voir ces créatures invisibles à l’œil nu. La relève est passée. Et elle tombe bien, car une ondine vient de disparaître au lac voisin. Flanquée de la fée Nelvyna et du lutin Llyam — un brin susceptible dès qu’on touche à son chapeau —, Élina doit mener sa première mission tout en dissimulant ses activités à sa mère, qui ignore tout de cette tradition familiale.

On retrouve ici Carbone au scénario (déjà présente sur La Boîte à musique), associée cette fois à Véronique Barrau, autrice spécialisée dans les légendes et le folklore — elle a publié de nombreux ouvrages documentaires sur les croyances et traditions populaires françaises. La dessinatrice Charline Forns, diplômée de l’école Pivaut à Nantes, dessine des décors ancrés dans des lieux réels : la forêt de Brocéliande dans le tome 2, le littoral breton dans d’autres, les marais dans le troisième. Publiée chez Dupuis, la série tire parti du savoir de Barrau : chaque créature rencontrée par Élina est rattachée à une légende existante, et la BD prend le temps d’expliquer d’où vient le mythe, quelle région de France le porte, ce que les gens racontaient autrefois à son sujet. Mais cette dimension documentaire ne ralentit pas le récit — Élina a toujours un problème concret à résoudre (sauver une ondine, retrouver une licorne capturée par des gobelins, échapper à des lutins naufrageurs). La série a été récompensée par le Prix des écoles au Festival d’Angoulême 2022.

Tranche d’âge conseillée : à partir de 6 ans (indications librairies) à 9 ans (avis lecteur·ice·s). L’ancrage dans le folklore français en fait aussi un bon support de découverte pour les plus grand·e·s curieux·ses.


8. Enola et les animaux extraordinaires (Joris Chamblain et Lucile Thibaudier, 2015)

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Enola est vétérinaire. Jusque-là, rien d’extraordinaire — sauf que ses patient·e·s sont des gargouilles, des licornes, des krakens (créatures marines géantes de la mythologie nordique) et des phénix. Depuis son cabinet dissimulé au cœur d’un Muséum d’Histoire Naturelle, accompagnée de son chat parlant Maneki et équipée des inventions farfelues du génial Archibald (un hélicoléoptère, c’est-à-dire un hélicoptère en forme de scarabée, entre autres), elle parcourt le monde pour diagnostiquer les maux de créatures que la plupart des gens croient imaginaires. Chaque tome est une enquête indépendante, centrée sur un animal précis : pourquoi cette gargouille refuse-t-elle de rester en place sur son église ? Pourquoi des licornes deviennent-elles agressives envers les bûcherons qui travaillent près de leur forêt ?

Aux Éditions de la Gouttière, la série est signée par Joris Chamblain, surtout connu pour Les Carnets de Cerise (Fauve jeunesse à Angoulême 2014, série devenue une référence de la BD jeunesse). Le dessin est de Lucile Thibaudier, formée à l’école Émile Cohl de Lyon, qui travaille à l’aquarelle — ce qui donne aux planches un aspect doux, légèrement granuleux, avec des couleurs qui semblent posées à la main (parce qu’elles le sont). Le principe de chaque album suit un schéma limpide : Enola reçoit un appel à l’aide, se rend sur place, enquête et finit par comprendre que le problème de l’animal n’est jamais purement médical. C’est toujours lié à un conflit, un malentendu ou un déséquilibre entre le monde humain et le monde des créatures — et la solution passe par la compréhension plutôt que par la force. Les tomes sont courts (une quarantaine de pages), ce qui les rend très abordables pour les jeunes lecteur·ice·s, y compris celles et ceux qui découvrent la BD.

Tranche d’âge conseillée : dès 6-7 ans (éditeur) à 8 ans (blogs).