Trouvez facilement votre prochaine lecture
Quels mangas abordent le handicap avec justesse ?

Quels mangas abordent le handicap avec justesse ?

Cette page contient des liens affiliés vers Amazon et la Fnac. Si vous achetez un livre en passant par l’un de ces liens, nous touchons une petite commission — sans aucun surcoût pour vous. Une façon simple de nous soutenir. En tant que Partenaire Amazon, nous réalisons un bénéfice sur les achats remplissant les conditions requises.

Un lycéen qui découvre le handi-basket après avoir causé l’accident d’une proche. Une jeune femme qui retrouve son amour de jeunesse — devenu paraplégique. Un violoniste de onze ans, atteint de paralysie cérébrale, qui rêve de faire ressentir sa musique à son ami sourd. Une étudiante sourde qui tombe amoureuse d’un polyglotte incapable de signer un seul mot. Les dix mangas réunis dans cette sélection abordent le handicap sous des angles très différents — le sport, la romance, l’émancipation, l’amitié, la création artistique — mais dans chacun d’eux, le handicap fait partie de la vie des personnages, il ne la résume pas.

De Real, publié en 1999 par le créateur de Slam Dunk, à 37 Seconds, adapté en 2022 d’un film primé à la Berlinale, ces titres couvrent un spectre large de handicaps : amputation, paraplégie, surdité, autisme, paralysie cérébrale, troubles de la parole. Certains s’adressent à un public dès 12 ans, d’autres sont réservés aux lecteur·ice·s de 15 ans et plus. Tous méritent qu’on s’y arrête.


1. Real (Takehiko Inoue, 1999)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Après avoir conquis des millions de lecteur·ice·s avec Slam Dunk, Takehiko Inoue revient au basket — mais cette fois, les joueurs sont en fauteuil roulant. Real suit trois jeunes hommes dont les trajectoires se croisent autour du handi-basket (le basket en fauteuil roulant) : Tomomi Nomiya, exclu du lycée, qui n’est pas handicapé lui-même mais rongé par la culpabilité depuis qu’un accident de moto qu’il a provoqué a coûté l’usage de ses jambes à sa passagère — c’est en lui rendant visite à l’hôpital qu’il rencontre des joueurs de handi-basket et se prend de passion pour ce sport ; Kiyoharu Togawa, ancien prodige de l’athlétisme, amputé d’une jambe à cause d’un ostéosarcome (un cancer des os), qui refuse de jouer en équipe ; et Hisanobu Takahashi, capitaine de basket arrogant, qui se retrouve paralysé des jambes après avoir été percuté par un camion.

Inoue traite ses trois personnages avec la même exigence : ce sont des types compliqués, parfois odieux, souvent en colère, qui n’ont rien de figures héroïques. Chacun affronte ses propres impasses — le déni, la rage, l’isolement — et le sport ne constitue pas une baguette magique, mais un espace où il devient possible de se mesurer à soi-même plutôt qu’à son handicap. Les scènes de match, rares mais intenses, font oublier les fauteuils roulants tant le dynamisme des corps en mouvement domine la page. On est loin des exploits spectaculaires de Slam Dunk : ici, chaque panier, chaque déplacement sur le parquet est un combat intime autant qu’athlétique.

Publié depuis 1999 dans le magazine Young Jump (un magazine seinen, c’est-à-dire destiné à un lectorat adulte), Real avance à un rythme volontairement lent — seize tomes en un quart de siècle — car Inoue travaille en parallèle sur sa série principale, Vagabond. Le tirage total a dépassé les 16 millions d’exemplaires au Japon.

Tranche d’âge conseillée : dès 12 ans (classé seinen, publié chez Kana en France).


2. Perfect World (Rie Aruga, 2014)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Tsugumi Kawana, une décoratrice d’intérieur de 26 ans, retrouve par hasard Itsuki Ayukawa lors d’une soirée professionnelle. Au lycée, elle était secrètement amoureuse de lui. Il est devenu architecte — et paraplégique, à la suite d’un accident survenu pendant ses études. La première réaction de Tsugumi n’a rien de glorieux : le choc, puis la certitude qu’elle ne pourra jamais aimer un homme dont le corps est « amoindri ». Le manga part de là, de ce validisme ordinaire — cette tendance, souvent inconsciente, à considérer les personnes handicapées comme diminuées — et suit Tsugumi dans sa manière de s’en défaire, lentement, maladroitement, avec des rechutes.

Rie Aruga n’a rien inventé seule : avant de lancer la série, elle a rencontré un architecte paraplégique qui est devenu son consultant, visité des usines de fabrication de fauteuils roulants, et même loué un fauteuil pour éprouver elle-même les obstacles du quotidien. Ce travail de documentation se sent. Rie Aruga traite aussi bien des escarres et de l’incontinence que des contraintes d’accessibilité, de la pression sociale des familles, de la sexualité du couple ou de la procréation médicalement assistée. Itsuki est architecte, amoureux, exaspéré, drôle, parfois injuste — bref, un personnage à part entière, dont la paraplégie est une donnée parmi d’autres.

Achevée en 12 tomes, la série a été adaptée en film (2018) et en drama télévisé (2019) au Japon, et a remporté le prix du manga Kōdansha dans sa catégorie shōjo (manga destiné à un public féminin) en 2019. En France, les éditions Akata ont reversé une partie des ventes du tome 3 à Handicap International.

Tranche d’âge conseillée : 13 ans et plus (Akata).


3. Une fille atypique (Sôhachi Hagimoto et Renji Morita, 2018)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Seijin Gesui est un jeune mangaka amateur, partagé entre ses planches et son boulot de livreur de journaux. Sa routine s’effondre quand une lectrice de ses publications en ligne, Megumi Saitô, débarque chez lui sans prévenir — et s’y installe. Megumi est autiste. Elle n’a pas les codes sociaux habituels, dit tout ce qui lui passe par la tête, et sa vie jusqu’ici a été brutale : environnement familial violent, harcèlement scolaire, crises d’angoisse, automutilation, idées suicidaires. Le duo qu’elle forme avec Seijin — lui-même incapable de regarder quiconque dans les yeux — est le cœur d’un récit où l’autisme n’est ni un superpouvoir ni une fatalité : c’est le quotidien de Megumi, avec ses bons et ses mauvais jours.

Publié à l’origine sous le titre Asper Kanojo au Japon, le manga a été renommé pour l’édition française, car le terme « Asperger » n’est plus recommandé par l’OMS. Pika Édition a d’ailleurs fait appel à Healthy Allie, créatrice de contenu elle-même autiste, pour rédiger des postfaces sur le TSA (Trouble du Spectre Autistique). Ces pages bonus définissent des notions clés que le récit évoque : les shutdown (replis soudains sur soi, incapacité temporaire de réagir), les meltdown (crises de surcharge sensorielle ou émotionnelle), les intérêts spécifiques (ces passions intenses et absorbantes, typiques du spectre autistique). Ces apartés éclairent la lecture, mais c’est bien l’histoire de Megumi et Seijin — leur cohabitation chaotique, leurs malentendus, leur attachement grandissant — qui occupe le devant de la scène.

Attention toutefois : Une fille atypique ne convient pas à tous les publics. Les 12 tomes contiennent des scènes d’automutilation et des évocations de pensées suicidaires. C’est un manga exigeant, parfois éprouvant, mais qui donne à voir le quotidien d’une personne autiste dans toute sa complexité.

Tranche d’âge conseillée : 14 ans et plus, public averti (Pika Édition).


4. The Sound of my Soul (Rin Saitô, 2020)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Mizuki a onze ans, une paralysie cérébrale liée à une hypoplasie du cervelet (un développement incomplet de la partie du cerveau qui coordonne les mouvements), et un rêve : devenir violoniste professionnel. Sa maladie complique le contrôle de ses gestes, mais c’est justement pour cela qu’il cherche sa propre manière de jouer, adaptée à son corps. Son objectif le plus cher ? Que son ami Natsuki, sourd et atteint de problèmes rénaux qui l’obligent à des dialyses régulières, puisse un jour ressentir sa musique. Quand Mizuki décide d’intégrer un collège ordinaire plutôt qu’un établissement spécialisé, il se heurte de plein fouet au validisme de ses camarades et à l’inertie coupable de certains adultes — son accompagnant scolaire, par exemple, se contente de rester témoin passif du harcèlement qu’il subit.

Ce qui rend The Sound of my Soul si particulier, c’est son ancrage dans le réel. Rin Saitô a rencontré le véritable Mizuki Shikimachi lors d’un concert et a été bouleversée par son histoire. Bien que fictionnel, le manga retrace son parcours sans en gommer les épreuves ni en dramatiser les victoires. Le dernier tiers du premier tome, consacré à la naissance de Mizuki — grand prématuré, pronostic vital engagé, fuite du père incapable d’assumer la situation — constitue le socle émotionnel de toute la série.

En quatre tomes publiés chez Akata, cette série courte traite à la fois du handicap moteur, de la surdité et du harcèlement scolaire, mais c’est le lien entre les deux garçons qui lui donne sa singularité : Mizuki veut jouer pour que Natsuki puisse percevoir la musique à travers les vibrations, et cette ambition porte toute la série.

Tranche d’âge conseillée : 13 ans et plus (Akata).


5. 37 Seconds (Hikari et Kurihara Yohei, 2022)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Trente-sept secondes sans oxygène à la naissance : c’est le temps qu’il a fallu pour que la vie de Yuma bascule. Atteinte de paralysie cérébrale, la jeune femme se déplace en fauteuil roulant et rêve de devenir mangaka. Mais sa mère, hyperprotectrice, prend toutes les décisions à sa place, et sa soi-disant meilleure amie s’approprie sans vergogne les planches qu’elle dessine. Un jour, à bout, Yuma décide de postuler dans un magazine de prépublication de… mangas érotiques. La rédactrice en chef lui assène alors un conseil inattendu : avant de dessiner des histoires sur la sensualité, il faudrait peut-être en faire l’expérience.

Adapté du film éponyme de Hikari (primé à la Berlinale en 2019, visible sur Netflix), 37 Seconds suit Yuma dans sa conquête d’autonomie. La sexualité occupe une place centrale — Yuma a un corps, des désirs, et le manga l’accompagne là-dedans avec naturel. Il en va de même pour le validisme intériorisé, cette conviction, ancrée chez Yuma elle-même, qu’elle ne mérite pas la même vie qu’une personne valide. Le récit montre aussi la relation ambivalente avec sa mère, qui l’aime sincèrement mais décide de tout à sa place — repas, sorties, horaires, fréquentations. Pour Yuma, s’émanciper, c’est d’abord reprendre le contrôle de ces choix du quotidien.

Le dessin de Yohei Kurihara, formé auprès d’Inio Asano (Bonne nuit Punpun) et d’Akane Torikai, opte pour un travail d’ombres réalisé à la main plutôt qu’avec des trames numériques (ces motifs de points que l’on voit dans la plupart des mangas), ce qui donne aux planches un grain et une profondeur inhabituels. Achevée en trois tomes, la série est disponible en France chez Akata depuis octobre 2025.

Tranche d’âge conseillée : 15 ans et plus (Akata), en raison de contenus liés à la sexualité.


6. Running Girl, ma course vers les paralympiques (Narumi Shigematsu, 2018)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Rin a seize ans et une jambe en moins. Un sarcome osseux — une tumeur maligne de l’os — l’a contrainte à l’amputation de sa jambe droite un an plus tôt, et depuis, la lycéenne n’arrive plus à trouver de raison de se lever le matin. Sa prothèse lui fait mal, sa vie sociale s’est réduite à néant. Tout change le jour où elle découvre un club de handisport et, surtout, les « lames » : ces prothèses de course incurvées, en fibre de carbone, conçues pour reproduire la propulsion d’un pied lors du sprint. Le jour où elle en chausse une pour la première fois, Rin retrouve quelque chose qu’elle croyait perdu : l’envie de courir.

En trois tomes, Narumi Shigematsu rend les prothèses sportives aussi fascinantes que les méchas (les robots géants) d’un manga de science-fiction. Les explications techniques sur la fabrication des lames, leur adaptation à chaque morphologie, les enjeux économiques qui menacent leur développement (car non, concevoir des prothèses pour une poignée d’athlètes n’est pas rentable) sont intégrées au récit sans lourdeur. L’aspect financier du handisport — à qui appartient la lame ? qui la finance ? que se passe-t-il si l’entreprise arrête de la produire ? — donne au manga une dimension sociale qui le démarque des récits sportifs classiques.

La série est sortie en France chez Akata en 2020, avec un calendrier pensé pour coïncider avec les Jeux Paralympiques de Tokyo… avant que la pandémie ne rebatte toutes les cartes. Akata a par ailleurs reversé 5 % des ventes du premier tome à la Fédération Française Handisport.

Tranche d’âge conseillée : 12 ans et plus (Akata).


7. A Silent Voice (Yoshitoki Ōima, 2013)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

C’est probablement le titre le plus connu de cette sélection. A Silent Voice raconte le harcèlement scolaire non pas du point de vue de la victime, mais de celui du bourreau. Sourde de naissance, Shōko Nishimiya intègre l’école primaire de Shōya Ishida, un gamin turbulent qui décide de la prendre en grippe. Les brimades s’intensifient jusqu’à ce qu’une plainte de la famille de Shōko fasse basculer la situation : la classe entière se retourne contre Shōya, qui passe du statut de harceleur à celui de harcelé.

Des années plus tard, au lycée, rongé par la culpabilité au point d’avoir envisagé le suicide, Shōya apprend la langue des signes et part retrouver Shōko pour s’excuser. Mais la question que pose le manga est plus épineuse qu’il n’y paraît : cherche-t-il le pardon pour elle ou pour lui-même ? Yoshitoki Ōima, dont la mère est interprète en langue des signes, ne tranche jamais à la place du lecteur. Shōya n’est ni racheté ni condamné : il est simplement montré tel qu’il est, avec sa culpabilité sincère et ses propres contradictions.

Achevée en sept tomes chez Kōdansha (éditée en France par Ki-oon), la série a été adaptée en 2016 par le studio Kyoto Animation dans un film qui a conquis le monde entier. Le manga a d’ailleurs été adopté par la Japanese Federation of the Deaf (Fédération japonaise des sourds) comme support pédagogique de sensibilisation à la surdité et au harcèlement.

Tranche d’âge conseillée : 14 ans et plus (Ki-oon). Le film d’animation est également accessible dès cet âge.


8. A Sign of Affection (suu Morishita, 2019)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Yuki est étudiante, sourde de naissance, et se débrouille au quotidien grâce à la langue des signes japonaise et à son téléphone. Un jour, dans un train, un touriste étranger lui demande son chemin en anglais — moment de panique total, jusqu’à ce qu’un certain Itsuomi intervienne. Polyglotte (il parle trois langues), globe-trotteur, il ne connaît pourtant pas un seul signe. Ce décalage entre un homme qui collectionne les langues parlées et une femme qui communique sans la voix est le point de départ d’une romance où chaque mode de communication — un message tapé sur un écran, un geste signé, une expression du visage — devient un enjeu amoureux.

Derrière le pseudonyme collectif suu Morishita se trouvent deux autrices — Makiro au scénario et Nachiyan au dessin — qui travaillent en collaboration avec Yuki Miyazaki, une femme sourde qui supervise la représentation de la langue des signes et partage des éléments de son vécu (le prénom de l’héroïne n’est d’ailleurs pas un hasard). Ce travail de consultation imprègne le manga jusque dans ses détails graphiques : les mains sont dessinées avec une attention méticuleuse, et la mise en scène est entièrement pensée du point de vue de Yuki. Un téléphone qui sonne ? Elle ne réagit pas. Quelqu’un l’appelle dans la rue ? Aucune réponse. Ces moments, d’ordinaire anodins dans un manga, deviennent ici la source des quiproquos, des rapprochements et des frustrations qui rythment l’histoire.

En cours de publication chez Akata (13 tomes au Japon en novembre 2025), la série a été adaptée en anime en 2024 et a été récompensée par le grand prix du manga An An (onzième édition).

Tranche d’âge conseillée : 12 ans et plus (Akata).


9. Shino ne sait pas dire son nom (Shūzō Oshimi, 2011)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Premier jour de lycée. Shino s’est entraînée des dizaines de fois devant son miroir. Quand vient son tour de se présenter à la classe, elle ouvre la bouche — et rien ne sort. Pas un mot, pas une syllabe. Ses muscles se contractent, son visage se crispe, et ses camarades éclatent de rire. Shino souffre d’un trouble de la parole qui bloque certains sons de manière imprévisible.

Connu pour ses séries sombres et dérangeantes (Les Fleurs du mal, Les Liens du sang), Shūzō Oshimi change ici de registre. Ce one-shot (un manga en un seul volume, sans suite) de 240 pages est d’inspiration autobiographique : l’auteur a lui-même été atteint du même trouble pendant son adolescence, comme il le révèle en postface. On y apprend comment il s’arrangeait pour éviter toute prise de parole en public, et comment le manga est devenu pour lui un moyen d’expression alternatif. L’amitié entre Shino et Kayo — une guitariste au franc-parler qui chante comme une casserole — débouche sur un projet musical inattendu : Shino découvre que son bégaiement disparaît quand elle chante. Pour la première fois, elle peut s’exprimer devant d’autres personnes sans que son corps la trahisse.

Le résultat est un récit bref qui va droit au but, étonnamment lumineux pour un auteur dont les précédentes séries versaient dans l’angoisse et le malaise. La mise en scène du bégaiement frappe par sa justesse physique — les visages qui se tordent sous l’effort, les cases qui se resserrent comme un étau, le silence qui s’installe quand les mots refusent de sortir. En quelques planches sans texte, Oshimi fait comprendre ce que des pages de dialogue n’auraient pas su transmettre.

Tranche d’âge conseillée : Ki-oon ne précise pas d’âge minimum, mais le ton et les thèmes abordés s’adressent à un public d’au moins 12-13 ans. Classé seinen.


10. Fends le vent ! (Wataru Midori, 2019)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Shōta Kikuzato était la star du club de foot de son collège. Depuis qu’il a perdu sa jambe gauche, il n’a plus touché un ballon et enchaîne les journées au lycée sans but ni envie. Jusqu’au jour où il croise Chidori, un orthoprothésiste (un spécialiste qui conçoit et adapte des prothèses) un peu allumé, qui lui fait essayer une lame de compétition. Le déclic est immédiat : Shōta décide de se lancer dans le para-athlétisme avec l’objectif — fou, vu son niveau de départ — de participer aux Jeux Paralympiques de Tokyo.

En cinq tomes, Wataru Midori construit un trio improbable : Shōta, l’ancien footballeur qui doit réapprendre à courir ; Chidori, le prothésiste dont les ambitions techniques dépassent largement les moyens de son employeur ; et un coéquipier du club d’athlétisme aussi maladroit que dévoué. Le manga s’intéresse aussi aux réalités économiques du handisport — développer des lames coûte cher pour un marché minuscule — et intègre même la pandémie de COVID-19 dans son récit, période où les compétitions sont annulées les unes après les autres.

La série est sortie en France chez Akata en 2024, avec un calendrier pensé (cette fois avec succès) pour accompagner les Jeux Paralympiques de Paris.

Tranche d’âge conseillée : 14 ans et plus (Akata / Manga News).