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Que lire après « Noblesse oblige » de Maiwenn Alix ?

Que lire après « Noblesse oblige » de Maiwenn Alix ?

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Publié en 2024 aux éditions Slalom, Noblesse oblige est une uchronie young adult écrite par l’autrice française Maiwenn Alix. Elle part du postulat que la Révolution française de 1789 a échoué. La France est toujours gouvernée par une monarchie autoritaire, celle du Roi Louis XXI, qui maintient le peuple sous son joug mais soigne son image grâce à des émissions de téléréalité. L’une d’elles, Noblesse oblige, invite chaque année une poignée de jeunes roturières à côtoyer la noblesse dans l’espoir d’un mariage avantageux. Secrètement antiroyaliste, Gabrielle y voit l’occasion rêvée d’infiltrer la Cour et d’en révéler les dessous. Mais derrière les caméras et les sourires, ce qu’elle y découvre est bien plus sordide qu’une simple émission truquée. Le roman a remporté le Prix ActuSF de l’Uchronie 2024 et s’est imposé comme un phénomène sur BookTok.

Si vous êtes à la recherche de lectures similaires, voici quelques pistes : des récits où monarchies, compétitions, complots et héroïnes à fort caractère se disputent la vedette.


1. La Sélection (Kiera Cass, 2012)

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C’est la référence la plus évidente : Noblesse oblige lui doit beaucoup, et les deux romans partagent le même ADN (roturière, téléréalité, monarchie). Dans le royaume d’Illéa, né sur les ruines des États-Unis, la société est figée en un système de castes numérotées de un à huit — les Uns au sommet, les Huit tout en bas. À chaque génération, trente-cinq jeunes femmes sont sélectionnées pour participer à la Sélection : une compétition télévisée et diffusée dans tout le pays, dont l’enjeu est de séduire le prince héritier et de devenir reine. Musicienne de la caste des Cinq, America Singer y entre à contrecœur, poussée par sa famille pour les avantages financiers que cela procure. Son cœur est déjà pris : elle aime en secret Aspen, un garçon de la caste des Six, donc inférieure à la sienne.

Mais au palais, America fait la connaissance du prince Maxon — et découvre un jeune homme bien différent de l’image rigide qu’il renvoie à la télévision. Le premier tome pose un triangle amoureux tendu entre America, Aspen et Maxon, sur fond de rivalités féroces entre candidates et de menaces rebelles aux portes du Palais. Les amateur·ice·s de Noblesse oblige retrouveront ici le même cocktail : une roturière propulsée dans un monde qui n’est pas le sien, des caméras omniprésentes, et une Cour où chaque sourire peut cacher un coup bas.


2. Le Joyau (Amy Ewing, 2014)

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Dans la Cité solitaire, une île divisée en cercles concentriques — du plus pauvre en périphérie au plus riche au centre —, le luxe suprême n’est ni l’or ni les pierres précieuses : c’est la descendance. Les familles nobles du Joyau, le quartier central où vit la royauté, ne peuvent plus concevoir d’enfants par elles-mêmes. Pour perpétuer leur lignée, elles achètent lors d’enchères publiques des jeunes filles issues du Marais, le cercle le plus pauvre. Ces jeunes filles, formées dès l’enfance, sont appelées Mères-Porteuses : leur seule fonction est de porter les héritiers de l’aristocratie. Rebaptisée « Lot 197 », Violet Lasting est acquise par la Duchesse du Lac — et accueillie par une gifle.

Derrière les robes somptueuses et les palais dorés, Violet découvre un monde de cruauté méthodique : les Mères-Porteuses sont traitées comme des objets de collection, exhibées lors de réceptions mondaines, punies à la moindre désobéissance. Le parallèle avec La Servante écarlate de Margaret Atwood est difficile à ignorer. C’est pourtant dans ce cadre suffocant que naît une romance interdite entre Violet et Ash, un jeune homme que la Duchesse a acheté pour servir de cavalier à sa nièce — car au Joyau, même les compagnons des nobles sont des marchandises. Ash est tout aussi prisonnier que Violet, et leur liaison, si elle venait à être découverte, les condamnerait tous les deux à mort.


3. American Royals (Katharine McGee, 2019)

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À l’issue de la guerre d’indépendance américaine, en 1783, George Washington s’est vu offrir une couronne. Dans la réalité, il l’a refusée pour fonder une république. Dans le roman de Katharine McGee, il l’a acceptée. Deux cent cinquante ans plus tard, la maison Washington règne toujours sur les États-Unis, et la famille royale est aussi scrutée que des célébrités hollywoodiennes. Le roi George IV et la reine Martha ont trois enfants : Béatrice, l’aînée, qui sera la première femme à monter sur le trône américain — un rôle pour lequel elle a été formée depuis l’enfance ; Samantha, sa cadette turbulente, cantonnée au rôle de « fusible » (la remplaçante qu’on espère ne jamais avoir à utiliser) ; et Jefferson, le frère jumeau de Samantha, troisième dans l’ordre de succession mais premier dans le cœur des tabloïds.

Le récit alterne quatre points de vue : ceux de Béatrice et Samantha, mais aussi de Nina, la meilleure amie roturière de Samantha, mal à l’aise dans un monde qui n’est pas le sien, et de Daphné, l’ex-petite amie de Jefferson, prête à écraser quiconque se dressera entre elle et la couronne. Amours interdites, scandales étouffés, rivalités à fleur de peau : le tout se joue sous l’œil des paparazzis et des réseaux sociaux. Si Noblesse oblige vous a plu par son mélange de royauté contemporaine et de jeux de pouvoir, American Royals en propose une variation plus légère, plus glamour, mais tout aussi addictive.


4. Grace and Fury – Tome 1 : Fleurs de fer (Tracy Banghart, 2018)

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À Viridia, les femmes n’ont pas le droit de lire. Ni de choisir leur métier, leur époux ou leur avenir. Elles n’ont même pas le droit d’avoir des idées — ce qui, il faut bien l’admettre, simplifie considérablement l’éducation. Dans ce royaume patriarcal, Serina a été élevée pour devenir une Grâce : l’une des jeunes femmes choisies pour séduire le prince héritier et espérer devenir son épouse. Sa sœur cadette, Nomi, a été formée pour un rôle plus modeste — servir Serina au palais en tant que Suivante. Mais le jour de la sélection des Grâces, tout dérape : c’est l’insolente Nomi qui retient l’attention de l’Héritier, Malachi. Et quand Serina est surprise avec un livre entre les mains — un crime pour une femme à Viridia —, elle est aussitôt déportée sur Mont Brutal, une île-prison réservée aux condamnées.

Le récit se déploie ensuite en deux fils narratifs parallèles. Au palais, Nomi doit apprendre en accéléré à jouer un rôle qui ne lui ressemble en rien — et comprendre, au passage, les intrigues de la cour, notamment la rivalité entre Malachi et son frère Asa, dont les ambitions ne sont pas celles qu’on croit. Sur l’île, Serina découvre un univers brutal où les prisonnières sont forcées de se battre entre elles pour obtenir de la nourriture. Tracy Banghart signe un premier tome féministe dont la force repose sur le renversement des rôles : Serina, la beauté docile préparée pour la cour, doit apprendre la violence ; Nomi, la rebelle née, doit feindre la soumission. L’une et l’autre cherchent un moyen de se retrouver — et de faire tomber le système.


5. Vampyria – Tome 1 : La Cour des Ténèbres (Victor Dixen, 2020)

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En 1715, Louis XIV ne meurt pas. Il se transmute en vampyre et devient le Roy des Ténèbres, souverain immortel d’un empire rebaptisé la Vampyria. Trois siècles plus tard, la France — et ses royaumes vassaux — est toujours figée dans un XVIIIe siècle perpétuel : pas de Révolution, pas de progrès technologique, pas de Lumières. Le peuple est littéralement saigné chaque mois pour nourrir l’aristocratie vampyrique. Jeune roturière auvergnate, Jeanne voit sa famille massacrée sous ses yeux par les soldats du monarque. Pour survivre, elle usurpe l’identité d’une jeune noble et se retrouve catapultée à la Cour sous le nom de « Diane de Gastefriche ». Son objectif : approcher le Roy et le détruire.

Jeanne intègre la Grande Écurie, l’école de Versailles qui forme les jeunes nobles — cours d’étiquette, duels à l’épée, art de la conversation — avant leur entrée officielle à la Cour. Elle doit y côtoyer des héritiers de grandes familles, garder sa couverture intacte et survivre aux intrigues de ses condisciples, le tout sans oublier sa vengeance. L’un des grands atouts du roman : Victor Dixen s’appuie sur l’Histoire réelle de la France — les noms de famille de la noblesse, les rituels de cour, l’architecture de Versailles — et y injecte du fantastique gothique. Les vampyres ne sont pas de romantiques créatures tourmentées : ce sont des prédateurs cruels et politiques. Premier tome d’une saga qui en compte quatre.


6. Red Queen (Victoria Aveyard, 2015)

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Dans le royaume de Norta, la couleur du sang détermine tout. Les Argents — dont le sang est littéralement argenté — possèdent des pouvoirs surnaturels (télékinésie, contrôle du métal, de l’eau, du feu…) et règnent sur les Rouges, simples mortels réduits au rang de main-d’œuvre ou de chair à canon dans une guerre interminable. Mare Barrow, dix-sept ans, Rouge et pickpocket par nécessité, sait que son avenir se résume à une chose : être envoyée au front, comme ses trois frères aînés avant elle. Mais un soir, elle fait la connaissance d’un inconnu qui lui obtient un emploi de servante au palais. Lors d’un tournoi où de jeunes Argentes s’affrontent pour la main des princes, Mare chute des gradins et atterrit dans l’arène — où elle déchaîne par accident un pouvoir supposé impossible pour une Rouge : la maîtrise de la foudre.

Une Rouge dotée de pouvoirs d’Argent, c’est une aberration qui menace l’ordre social tout entier. Pour étouffer le scandale, la famille royale choisit de la maquiller en Argente : on lui invente un passé noble et on la fiance au prince Maven, le cadet. Mare se retrouve prise dans un étau : d’un côté, la Garde Écarlate, un mouvement de résistance rouge qui veut la recruter comme espionne ; de l’autre, une cour où chaque alliance est provisoire et chaque confident potentiellement un traître. S’y ajoute un triangle amoureux avec Maven et son frère aîné Cal, le prince héritier — un soldat loyal à sa famille mais troublé par les injustices du système. Mieux vaut ne rien dévoiler de la fin de ce premier tome, sinon ceci : la personne en qui Mare a le plus confiance n’est pas celle qu’elle croit.


7. The Curse (Marie Rutkoski, 2017)

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Pas de magie ici, pas de prophéties ni de pouvoirs surnaturels : dans l’univers de Marie Rutkoski, les armes les plus redoutables sont l’intelligence et le bluff. Les Valoriens sont un peuple impérialiste qui a envahi le territoire des Herranis et réduit sa population en esclavage. Fille du général valorien le plus célèbre de l’Empire, Kestrel n’a, à dix-sept ans, que deux options : rejoindre l’armée avant ses vingt ans ou se marier. Joueuse de cartes hors pair et stratège née, elle refuse de s’enfermer dans l’un ou l’autre de ces destins. Un jour, sur un coup de tête, elle achète aux enchères un esclave herrani nommé Arin — un geste impulsif dont elle ne mesure pas les conséquences.

Le titre original, The Winner’s Curse, désigne un principe bien connu des enchères : le gagnant paie toujours trop cher. Et c’est exactement ce qui arrive à Kestrel — et le prix à payer dépasse de très loin la somme dépensée. Car Arin n’est pas un esclave résigné : c’est un ancien noble herrani qui a perdu sa famille, son statut et sa liberté lors de l’invasion, et dont la docilité apparente dissimule un projet de soulèvement. La relation entre ces deux personnages — lui, habité par la rage de l’opprimé ; elle, tiraillée entre la loyauté envers son père et une lucidité morale grandissante — est le moteur du roman. Marie Rutkoski signe une romantasy politique dépourvue de tout élément fantastique, où les rapports de force entre deux peuples se jouent aussi dans les silences, les regards et les parties de cartes.


8. King of Scots (Liv Stone, 2024)

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En 1746, le prince Charles Édouard Stuart — surnommé « Bonnie Prince Charlie » — a tenté de reprendre le trône britannique à la tête des clans écossais. Dans la réalité, il a été écrasé à la bataille de Culloden, et l’Écosse a perdu son indépendance. Dans le roman de Liv Stone, il a gagné. Résultat : de nos jours, l’Écosse est un royaume indépendant, gouverné par la maison Stuart, où les clans des Highlands détiennent encore un réel pouvoir politique. Le roi Aédan Stuart Ier, la trentaine, se retrouve au pied du mur : le conseil royal exige qu’il se marie et produise un héritier. C’est dans ce contexte que débarque Halley, une jeune pâtissière américaine aux racines écossaises, recrutée pour intégrer la brigade culinaire du palais de Holyrood, à Édimbourg.

Le hic : Aédan et Halley se connaissent déjà. Des années plus tôt, l’adolescent a été son baby-sitter le temps d’un été sur l’île de Skye — et Halley n’en garde pas un souvenir attendri. Lui la reconnaît immédiatement et la surnomme « Brioche » ; elle le déteste cordialement. Mais le roi impose un rituel : chaque soir à 22 h, Halley doit lui apporter un dessert en personne. Ce qui devait rester un jeu de pouvoir se transforme peu à peu en autre chose. Liv Stone (à qui l’on doit aussi la série Witch & God) construit autour de cette romance une intrigue politique solide — complots contre la couronne, rivalités entre clans, société secrète — qui donne au récit une ampleur bien supérieure à celle d’un simple enemies-to-lovers.


9. La Reine des ombres (Tricia Levenseller, 2022)

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Alessandra a grandi dans l’ombre de sa sœur aînée : les règles de son royaume imposent que l’aînée soit mariée la première, et jusqu’à ce jour-là, la cadette n’existe pas socialement. Des années de frustration et un premier amour qui l’a trahie ont forgé chez elle une ambition sans scrupules. Son plan est limpide : courtiser le Roi des Ombres, l’épouser, puis le tuer pour régner seule. Le roi en question, Kallias, est un jeune souverain entouré d’ombres vivantes — au sens propre — qui obéissent à sa volonté. Fraîchement couronné après l’assassinat de ses parents, il vit dans une méfiance permanente. Ce qui ne l’empêche pas de remarquer cette jeune noble au franc-parler inhabituel.

Le pari de Tricia Levenseller est de faire d’Alessandra une anti-héroïne assumée : manipulatrice, calculatrice et pas franchement gênée par les dommages collatéraux. Mais alors que les tentatives d’assassinat se multiplient autour de Kallias — quelqu’un d’autre veut le trône —, Alessandra se retrouve dans une position qu’elle n’avait pas prévue : celle de protéger l’homme qu’elle comptait supprimer. L’ironie ne lui échappe pas. Et les sentiments qu’elle développe malgré elle pour ce roi solitaire viennent sérieusement compliquer ses projets. Le roman fonctionne comme une romance de cour relevée de complots et de poisons, idéale pour celles et ceux qui ont aimé dans Noblesse oblige la combinaison d’intrigues de palais, d’ambition dévorante et de sentiments qui viennent saboter les meilleurs plans.