Trouvez facilement votre prochaine lecture
Que lire après « Un palais d'épines et de roses » de Sarah J. Maas ?

Que lire après « Un palais d’épines et de roses » de Sarah J. Maas ?

Cette page contient des liens affiliés vers Amazon et la Fnac. Si vous achetez un livre en passant par l’un de ces liens, nous touchons une petite commission — sans aucun surcoût pour vous. Une façon simple de nous soutenir. En tant que Partenaire Amazon, nous réalisons un bénéfice sur les achats remplissant les conditions requises.

Un palais d’épines et de roses (A Court of Thorns and Roses, abrégé ACOTAR) est une série de romans de fantasy écrite par l’autrice américaine Sarah J. Maas, dont le premier tome éponyme a été publié en 2015. On y suit Feyre Archeron, une jeune chasseuse mortelle enlevée au royaume de Prythian après avoir tué un Fae (un être immortel doté de pouvoirs magiques), et qui se retrouve plongée dans les guerres de pouvoir entre cours féeriques. Librement inspirée des contes La Belle et la Bête et Tam Lin, la série a connu un succès massif — plusieurs milliards de vues sur TikTok, des traductions dans une quarantaine de langues — et s’est imposée comme l’un des piliers de la romantasy contemporaine.

Si vous venez de refermer le dernier tome et que le manque se fait déjà sentir, voici quelques recommandations dans la même veine. Au menu : faes retors, dragons irascibles et princes démoniaques.


1. Crescent City – Tome 1 : Maison de la Terre et du Sang (Sarah J. Maas, 2020)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Avec Crescent City, Sarah J. Maas quitte les royaumes médiévaux pour un cadre de fantasy urbaine : ici, la magie coexiste avec les boîtes de nuit, les téléphones portables et les gratte-ciels. On y suit Bryce Quinlan, jeune femme mi-fae mi-humaine, dont la vie bascule lorsqu’un démon assassine sa meilleure amie Danika et plusieurs de ses compagnons dans la ville de Lunathion. Deux ans après le drame, les meurtres reprennent — et Bryce se retrouve contrainte de faire équipe avec Hunt Athalar, un ange déchu asservi aux archanges, pour traquer le responsable.

Lunathion — plus connue sous le nom de Crescent City — est un univers à part entière, où cohabitent sorcières, anges (appelés Malakims), métamorphes, vampires, sirènes et humains, répartis en quatre Maisons hiérarchisées. L’intrigue fonctionne comme un thriller surnaturel sur fond de luttes de pouvoir entre factions, avec une bonne dose d’humour (Bryce a la répartie acérée) et une relation entre les deux protagonistes qui gagne en intensité au fil des quelque 950 pages. Si vous avez aimé les retournements dévastateurs d’ACOTAR, Maas n’a rien perdu de son goût pour le coup de théâtre de fin de tome — en plus radical.


2. Throne of Glass – Tome 1 : Le Trône de verre (Sarah J. Maas, 2012)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Avant Feyre et Bryce, il y avait Celaena Sardothien. La toute première héroïne de Sarah J. Maas est une assassineuse de dix-huit ans, la plus redoutée du royaume d’Adarlan, qui croupit dans les mines de sel d’Endovier lorsque le prince Dorian lui offre un marché : participer à un tournoi mortel au château de verre et, si elle l’emporte, servir le roi tyrannique comme Championne en échange de sa liberté.

Le cadre est celui d’un monde où la magie a été bannie par décret royal et où un souverain despotique règne sans partage sur le continent d’Erilea. Mais derrière le tournoi, une menace plus ancienne se dessine : des concurrents meurent la nuit, mutilés par une force qui n’a rien d’humain, et Celaena comprend vite que l’enjeu dépasse de loin sa propre survie. Entre le prince Dorian et le capitaine de la garde Chaol — tous deux tombés sous le charme de l’assassineuse —, les intrigues de cour et une amitié forte avec la princesse rebelle Nehemia, ce premier tome pose les fondations d’une saga en sept tomes qui change d’échelle à chaque volume.

Pour qui a aimé ACOTAR, Le Trône de verre est presque un passage obligé : c’est ici que Maas a construit sa méthode (héroïnes combatives, romance sous tension, mythologie foisonnante). La saga se transforme radicalement à partir du tome 3, où Celaena révèle sa véritable identité — celle d’Aelin Galathynius, héritière du trône de Terrasen — et passe du récit d’aventure à la fresque politique et militaire.


3. Le Sang et la Cendre (Jennifer L. Armentrout, 2020)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Poppy n’a jamais choisi sa vie. Désignée dès la naissance comme la Pucelle, figure sacrée de son royaume, elle a grandi recluse, surprotégée, privée de tout contact — y compris du simple fait d’être regardée ou touchée. Son existence entière est suspendue au jour de son Ascension : un rite religieux au cours duquel elle recevra la bénédiction des dieux et deviendra une Élevée, une créature quasi immortelle au service du royaume. Mais Poppy a un tempérament rebelle, un goût prononcé pour la désobéissance, et une soif de vengeance envers ceux qui ont tué ses parents.

L’arrivée de Hawke, son nouveau garde personnel, fait voler en éclats tout ce qu’elle tenait pour acquis. Charismatique, insolent et bien trop intéressé par elle pour un simple protecteur, Hawke bouscule les certitudes de Poppy — et les fondations mêmes du monde qu’elle connaît. Car derrière les rituels des Élevés et la menace des Voraces (des créatures dégénérées qui terrorisent les mortels) se cachent des vérités que le pouvoir religieux préférerait garder enfouies. Jennifer L. Armentrout bâtit un univers sombre — vampirisme à peine déguisé, guerre ancienne entre le royaume de Solis et l’Atlantie — où la romance interdite entre Poppy et Hawke déclenche une réaction en chaîne qui ébranle l’ensemble du système — religieux, politique, militaire.

Le premier tome s’achève sur une révélation qui rebat toutes les cartes et donne le coup d’envoi d’une saga au long cours (six tomes et des séries dérivées). Amateurs et amatrices de slow burn — cette mécanique narrative où l’attirance entre deux personnages se construit lentement, chapitre après chapitre, avant de se concrétiser — : vous serez servi·es.


4. Les Couronnes de Nyaxia – Tome 1 : Le Serpent et le Descendant de la nuit (Carissa Broadbent, 2022)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Oraya est humaine. C’est un problème, parce qu’elle vit parmi des vampires qui la considèrent comme du gibier. Fille adoptive de Vincent, le roi des Descendants de la nuit — un souverain aussi protecteur que terrifiant —, elle a appris à survivre dans un monde conçu pour la dévorer. Sa seule chance de s’affirmer : le Kejari, un tournoi légendaire organisé par Nyaxia, la déesse de la Mort en personne, où le vainqueur peut formuler un vœu.

Face aux guerriers les plus féroces des trois Maisons vampiriques, Oraya n’a d’autre choix que de s’allier à Raihn — vampire redoutable, ennemi de la Couronne et, accessoirement, son adversaire le plus dangereux. Leur relation, d’abord purement stratégique, évolue sur le mode du slow burn : méfiance, puis respect mutuel, puis une attirance qui complique tout. Le roman réussit un équilibre rare entre ses scènes d’action (les épreuves du Kejari sont d’une inventivité cruelle) et la relation filiale entre Oraya et son père adoptif Vincent — roi brutal qui déteste les humains mais protège sa fille avec une férocité déroutante —, un lien ambigu qui donne au récit un poids émotionnel rare — on pleure autant qu’on tremble pour Oraya.

Souvent décrit comme un croisement entre Hunger Games et Le Sang et la Cendre, Le Serpent et le Descendant de la nuit a remporté le Prix Livraddict 2024 en catégorie Romantasy — et ce n’est pas volé.


5. The Empyrean – Tome 1 : Fourth Wing (Rebecca Yarros, 2023)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Violet Sorrengail était destinée à devenir scribe. Elle adore les livres, souffre d’une fragilité osseuse chronique, et n’a absolument rien à faire dans le quadrant des cavaliers du Collège de guerre de Basgiath. Mais sa mère — la Générale — en a décidé autrement, et Violet se retrouve à tenter de survivre parmi des centaines de candidats prêts à s’entre-tuer pour obtenir le lien avec un dragon. Car les dragons ne se lient pas aux humains fragiles. Ils les incinèrent.

Le cadre est celui d’une académie militaire impitoyable dans le royaume de Navarre, où chaque jour peut être le dernier. Violet compense son désavantage physique par son intelligence et sa ruse, et finit par attirer l’attention de deux dragons — dont l’imposant Tairn — et d’un chef d’aile nommé Xaden Riorson. Or la mère de Violet a fait exécuter le père de Xaden à l’issue d’une rébellion : il a donc toutes les raisons de la haïr. La tension entre eux relève de l’enemies-to-lovers — ce schéma narratif où deux personnages hostiles l’un envers l’autre finissent par tomber amoureux —, portée par des échanges verbaux acérés et une attraction réciproque qu’aucun des deux n’est prêt à admettre.

Fourth Wing est devenu un phénomène mondial — numéro 1 au New York Times, plus d’un milliard de vues sur BookTok (la communauté littéraire de TikTok) — et une adaptation télévisée est en préparation chez Amazon MGM Studios. Si vous cherchez des dragons, du danger et une romance à combustion lente, c’est ici que ça se passe.


6. Le Peuple de l’air – Tome 1 : Le Prince cruel (Holly Black, 2018)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Jude Duarte a sept ans quand un guerrier fae assassine ses parents et l’emmène, avec ses sœurs, dans le royaume de Terrafæ. Dix ans plus tard, elle vit à la Haute Cour de Domelfe — un monde de créatures sublimes, immortelles et d’une cruauté méthodique — où sa condition d’humaine fait d’elle une cible permanente. Son ennemi le plus acharné ? Le prince Cardan, dernier héritier de la couronne, aussi venimeux qu’insaisissable.

Contrairement à bien des romantasies, Le Prince cruel est avant tout un roman d’intrigues politiques. Jude ne cherche pas l’amour : elle veut le pouvoir, la reconnaissance, et la capacité de ne plus jamais être à la merci de quiconque. Holly Black — déjà connue pour les Chroniques de Spiderwick — excelle dans l’art du complot et de la trahison : chaque alliance est suspecte, chaque faveur a un prix, et le dernier acte du roman réserve un retournement dont on ne se remet pas facilement. La relation entre Jude et Cardan, toxique en surface, se révèle bien plus nuancée qu’il n’y paraît, et leur jeu de pouvoir permanent constitue le nerf d’une trilogie qui gagne en intensité de tome en tome.

Pour les lecteur·ices d’ACOTAR qui ont un faible pour les faes, les manigances de cour et les héroïnes prêtes à se salir les mains, Le Prince cruel est une valeur sûre.


7. La Saga d’Auren – Tome 1 : Gild (Raven Kennedy, 2021)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Et si le mythe du roi Midas — ce roi de la mythologie grecque qui transformait en or tout ce qu’il touchait — était une histoire d’enfermement plutôt que de richesse ? C’est le pari de Raven Kennedy avec Gild, premier tome d’une saga en cinq volumes. Auren vit au château de Highbell, dans le Sixième Royaume d’Orea, où tout est en or — y compris elle. Recueillie à quinze ans par le roi Midas, elle est sa favorite : choyée, exhibée, enfermée dans une cage dorée — au sens littéral du terme. Elle voue au roi un amour qu’elle croit sincère. Jusqu’au jour où Midas la cède à un allié pour sceller une alliance militaire.

Ce premier tome est un récit de prise de conscience, lent et délibéré. Auren commence en victime consentante d’une relation de contrôle qu’elle ne perçoit pas encore comme telle, et le roman prend le temps de déconstruire ses certitudes sans la juger. L’univers — un continent glacé divisé en royaumes rivaux — installe un échiquier politique où Auren n’est d’abord qu’un pion, avant de devenir une pièce maîtresse. La saga change de braquet à partir du tome 2, avec l’apparition d’un certain Slade Ravinger et des révélations qui bouleversent tout ce que l’on croyait savoir sur Auren et ses pouvoirs.

Un avertissement s’impose : Gild est une romantasy classée adulte qui contient des scènes de violence et de sexualité explicites. Ce n’est pas un conte pour enfants.


8. Ces promesses maudites (Lexi Ryan, 2021)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Brie (de son vrai nom Abriella) est une voleuse surdouée qui déteste les faë. Quand sa sœur Jas est vendue au roi de la Cour de la Lune — la cour faërique liée aux ténèbres —, Brie n’a pas d’autre option que de s’enfoncer dans le royaume de Faërie pour la récupérer. Le marché : voler trois reliques magiques à la cour rivale, la Cour du Soleil, en échange de la liberté de Jas. La couverture parfaite : se faire passer pour l’une des prétendantes du prince Ronan, ce qui lui ouvre les portes du palais d’Or.

Sauf que Ronan se révèle bien moins haïssable que prévu. Et que Finn, le chef d’un groupe rebelle, propose son aide — avec un charme un peu trop insistant pour être désintéressé. Brie se retrouve piégée dans un triangle amoureux qui, pour une fois, ne fait pas que décorer l’intrigue : il en est le moteur, car chaque choix sentimental a des conséquences directes sur le sort de Jas et sur l’équilibre entre les deux cours. Lexi Ryan joue avec les attentes du lectorat — qui croire quand tout le monde ment ? — et la fin du premier tome frappe fort.

Cette série en deux tomes est un bon point d’entrée pour qui découvre la romantasy faërique : le format court garantit un rythme soutenu, et les coups de théâtre ne manquent pas.


9. Le Royaume des damnés (Kerri Maniscalco, 2020)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Direction la Sicile du XIXe siècle — Palerme, plus précisément —, où Emilia et sa sœur jumelle Vittoria vivent en secret : elles sont des streghe, des sorcières héréditaires dissimulées parmi les humains pour échapper aux persécutions religieuses. Un soir, Vittoria disparaît — et Emilia retrouve son corps, marqué selon un rituel sinistre. Dévastée, elle jure de retrouver le meurtrier, quitte à recourir à la magie noire interdite.

C’est alors qu’entre en scène Colère — l’un des sept princes de l’Enfer, chacun lié à un péché capital (Orgueil, Colère, Envie, Luxure, Gourmandise, Paresse, Avarice). Colère prétend enquêter sur une série de meurtres de sorcières pour le compte de son maître, et propose son aide à Emilia. Mais quand on traite avec les Damnés, la confiance est un luxe dangereux. Le roman installe un enemies-to-lovers à combustion très lente, dans un décor qui sent le cannoli, l’encens et le soufre. Kerri Maniscalco — déjà connue pour sa série Autopsie, qui plongeait dans le Londres de Jack l’Éventreur — soigne l’atmosphère gothique avec un plaisir visible, entre ruelles palermitaines, marchés nocturnes et descentes aux enfers (au propre comme au figuré).

Le premier tome pose l’univers et ses règles ; les enjeux se densifient nettement avec Le Royaume des maudits et Le Royaume des Inferni, qui complètent la trilogie. Idéal si vous cherchez un mélange de mystère, de folklore italien et de démons aux manières douteuses.