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Que lire après « Cardcaptor Sakura » de CLAMP ?

Que lire après « Cardcaptor Sakura » de CLAMP ?

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Cardcaptor Sakura est un shōjo manga écrit et dessiné par le collectif CLAMP, prépublié entre 1996 et 2000 dans le magazine Nakayoshi et compilé en douze volumes par Kōdansha.

La série suit Sakura Kinomoto, une écolière de dix ans qui brise le sceau d’un livre mystérieux et libère les Cartes de Clow, des entités magiques dotées chacune d’un pouvoir propre. Aidée du gardien Kéro et de sa meilleure amie Tomoyo, Sakura doit toutes les capturer avant qu’elles ne sèment le chaos.

Lauréate du prix Seiun du meilleur manga en 2001, l’œuvre a été adaptée en une série animée de 70 épisodes et deux films. Si vous cherchez quoi lire après avoir refermé le dernier tome, voici quelques titres qui partagent avec CCS un goût pour la magie, les héroïnes déterminées et les récits d’apprentissage.


1. Card Captor Sakura – Clear Card Arc (CLAMP, 2016)

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Lancée en juin 2016 dans Nakayoshi — vingt ans jour pour jour après le premier chapitre de la série originale — cette suite en seize volumes retrouve Sakura au collège, désormais en couple avec Shaolan. Un matin, ses cartes de Sakura perdent leur éclat et deviennent vierges, tandis que de nouvelles cartes transparentes surgissent au gré d’incidents magiques inexpliqués.

Deux personnages viennent bousculer l’équilibre du récit : Akiho Shinomoto, une camarade de classe passionnée de livres anciens qui cache un lourd secret, et son gardien Yuna D. Kaito, un sorcier de haut rang exclu de la société magique anglaise pour avoir dérobé une relique interdite. Leurs véritables intentions ne se révèlent que dans les derniers volumes.

Clear Card Arc prolonge l’univers de la série originale et y greffe des enjeux plus sombres — notamment autour de la magie du temps et de la réécriture de la mémoire. C’est le choix le plus naturel pour qui ne veut pas quitter Tomoeda.


2. Tsubasa Reservoir Chronicle (CLAMP, 2003)

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Publié dans le Weekly Shōnen Magazine entre 2003 et 2009 (vingt-huit volumes), Tsubasa transpose Sakura et Shaolan dans un univers radicalement différent. Sakura est ici la princesse du royaume de Clow ; lorsqu’une force inconnue disperse ses souvenirs sous forme de plumes à travers les dimensions, Shaolan — fils adoptif d’un archéologue — jure de les retrouver.

Il est rejoint par Fye, un magicien qui fuit son propre monde, et Kurogane, un ninja exilé par sa souveraine. Leur guide est Mokona, une créature confiée par Yūko, la sorcière des dimensions (héroïne de xxxHOLiC, série qui se lit en parallèle). Le ton, d’abord aventureux et léger, vire au drame à mi-parcours : trahisons, doubles, sacrifices — le récit prend une direction que les premiers volumes ne laissent pas deviner.

Tsubasa fonctionne aussi comme un grand carrefour de l’œuvre de CLAMP : des visages issus de Magic Knight Rayearth, X, Chobits ou RG Veda peuplent les mondes traversés, tantôt en arrière-plan, tantôt en première ligne.


3. Sailor Moon (Naoko Takeuchi, 1992)

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Avant Cardcaptor Sakura, il y a eu Sailor Moon. Prépublié dans Nakayoshi à partir de février 1992, ce manga en dix-huit volumes (réédité depuis en douze) a redéfini le genre magical girl pour les décennies à venir. Usagi Tsukino, collégienne maladroite de quatorze ans, apprend du chat Luna qu’elle est Sailor Moon, gardienne chargée de protéger la Terre. Elle sera bientôt rejointe par quatre autres guerrières, chacune associée à une planète du Système solaire.

Le manga a reçu le prix Kōdansha (catégorie shōjo) en 1993, et son adaptation animée de 200 épisodes par Toei Animation a été diffusée dans des dizaines de pays. Mais c’est surtout l’idée d’une équipe féminine soudée, où chaque membre a sa propre histoire et ses propres failles, qui a influencé toute la génération suivante — CCS compris.

Pour qui a découvert le genre par Sakura, lire Sailor Moon, c’est comprendre d’où viennent les transformations, les sceptres et cette conviction que la bonté est une force en soi.


4. Shugo Chara ! (Peach-Pit, 2006)

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Amu Hinamori est perçue par ses camarades de l’académie Seiyo comme une fille rebelle et inaccessible. En réalité, cette façade lui pèse : elle est timide et rêve de changer. Un matin, trois œufs colorés apparaissent dans son lit. Ils éclosent et donnent naissance à des Shugo Chara — Ran, Miki et Su —, des gardiens miniatures qui incarnent chacun un aspect de la personne qu’Amu voudrait devenir.

Prépublié de 2006 à 2010 dans Nakayoshi (douze volumes), le manga place Amu au sein des Gardiens de l’école, un groupe d’élèves chargé de protéger les « œufs du cœur » des enfants contre une organisation qui les corrompt. En parallèle, un triangle entre Amu, le candide Tadase et le ténébreux Ikuto traverse toute la série.

Shugo Chara ! traite de l’écart entre l’image que l’on projette et celle que l’on porte en soi. Là où Cardcaptor Sakura plaçait la magie dans des cartes à capturer, Peach-Pit la loge à l’intérieur même de l’héroïne — dans ses doutes, ses élans et ses contradictions. Prix du manga Kōdansha (catégorie enfant) en 2008.


5. Chocola et Vanilla (Moyoco Anno, 2003)

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Connu au Japon sous le titre Sugar Sugar Rune, ce manga en huit volumes (prépublié dans Nakayoshi entre 2003 et 2007) repose sur une idée de départ peu banale : Chocola Meilleur et Vanilla Mieux, deux jeunes sorcières et meilleures amies, sont envoyées chez les humains pour y récolter des cœurs — la monnaie du royaume magique. Celle qui en accumulera le plus deviendra reine.

Or les rapports de force s’inversent dès leur arrivée : Chocola, populaire dans le monde magique grâce à son énergie, rebute les garçons humains, tandis que la timide Vanilla les séduit sans effort. La rivalité s’envenime lorsque le mystérieux Pierre Tempête de Neige, lié au camp des Ogres, prend de l’ascendant sur Vanilla.

La série vaut aussi pour la patte graphique de Moyoco Anno, dont le goût prononcé pour la mode — costumes élaborés, accessoires, coiffures — donne aux planches une identité visuelle à part dans le registre kodomo. Prix Kōdansha 2005, catégorie enfant.


6. Tokyo Mew Mew (Reiko Yoshida et Mia Ikumi, 2000)

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Lors d’un rendez-vous dans un musée, la collégienne Ichigo Momomiya est frappée par un rayon inconnu qui fusionne son ADN avec celui du chat-léopard d’Iriomote, une espèce en voie de disparition. Transformée en Mew Ichigo, elle intègre une équipe de cinq filles — chacune liée à un animal menacé — pour repousser des extraterrestres qui parasitent la faune terrestre afin de reconquérir la planète.

Prépublié dans Nakayoshi de 2000 à 2003 (sept volumes, scénario de Reiko Yoshida, dessin de Mia Ikumi), le manga insère dans le cadre habituel de la magical girl une préoccupation écologique peu courante : la protection de la biodiversité n’y est pas un simple décor, mais la raison d’être même des pouvoirs des héroïnes.

Là où Cardcaptor Sakura liait la magie à un héritage mystique, Tokyo Mew Mew l’ancre dans un enjeu concret et contemporain — et c’est précisément ce décalage qui donne à la série sa couleur propre.


7. Kamikaze Kaito Jeanne (Arina Tanemura, 1998)

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Maron Kusakabe mène une double vie. Le jour, c’est une lycéenne douée en gymnastique rythmique ; la nuit, elle devient la cambrioleuse céleste Jeanne, réincarnation de Jeanne d’Arc chargée de sceller les démons qui se nichent dans des œuvres d’art pour dévorer les cœurs humains. La police la traque comme une criminelle, et sa meilleure amie Miyako — fille d’un inspecteur — participe à la chasse sans se douter de rien.

Publié dans Ribon entre 1998 et 2000 (sept volumes), le manga se densifie avec Chiaki, un nouvel élève qui est aussi Kaito Sinbad, un rival qui poursuit les mêmes démons pour des raisons opposées. La tension entre les deux — ennemis masqués, attirés l’un par l’autre à visage découvert — structure tout le récit.

Derrière le prétexte du vol et de l’action, la série parle surtout de solitude : Maron vit seule, abandonnée par ses parents, et sa bravoure nocturne est aussi une façon de combler un vide affectif que le manga ne cherche jamais à minimiser.


8. Full Moon – À la recherche de la pleine lune (Arina Tanemura, 2002)

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Mitsuki Koyama a douze ans, un cancer de la gorge inopérable, et un rêve : devenir chanteuse pour que son ami d’enfance Eichi, installé aux États-Unis, puisse un jour entendre sa voix. Deux shinigami — Takuto et Meroko, affectés au service pédiatrique de la mort — viennent lui annoncer qu’il ne lui reste qu’un an à vivre.

Plutôt que de se résigner, Mitsuki leur arrache un pacte : ils la transformeront en une jeune femme de seize ans à la voix intacte pour qu’elle puisse passer des auditions, et elle acceptera de mourir sans résister le moment venu. Prépublié dans Ribon de 2002 à 2004 (sept volumes), le manga suit sa carrière musicale éclair sous le nom de « Full Moon », mais le vrai sujet est ailleurs — dans le deuil, le suicide (les shinigami ont chacun leur propre passé tragique) et le prix d’une promesse.

Full Moon est sans doute le titre de cette liste qui s’éloigne le plus du ton joyeux de Cardcaptor Sakura. Mais son héroïne partage avec Sakura une même obstination tranquille face à l’adversité — et c’est ce qui rend le récit si difficile à reposer.


9. L’Académie Alice (Tachibana Higuchi, 2002)

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Quand sa meilleure amie Hotaru est transférée dans une mystérieuse école pour surdoués à Tokyo, Mikan Sakura, dix ans, quitte la campagne pour la rejoindre. L’Académie Alice est en réalité un pensionnat gouvernemental qui regroupe des enfants dotés d’un « Alice » — un pouvoir surnaturel propre à chacun. Mikan y est admise après qu’un professeur lui découvre un Alice rare : la capacité d’annuler ceux des autres.

Prépublié dans Hana to Yume de 2002 à 2013 (trente-et-un volumes), le manga installe d’abord une ambiance de comédie scolaire : cours loufoques, festivals, rivalités enfantines. Mais l’école se révèle peu à peu être un espace de contrôle strict — élèves classés par étoiles, interdiction de sortir, missions dangereuses imposées aux plus puissants. Le personnage de Natsume, garçon sombre et blessé que l’institution exploite pour son Alice de feu, est le premier signal que cette académie n’a rien d’un refuge.

L’Académie Alice partage avec CCS un point de départ enfantin et lumineux, mais emprunte des chemins bien plus âpres — manipulation politique, sacrifice, mémoire effacée. Ce glissement, mené sur plus d’une décennie de publication sans jamais renier la tendresse initiale, donne à l’œuvre une ampleur rare dans le shōjo.


10. L’Atelier des Sorciers (Kamome Shirahama, 2016)

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Dans ce monde de fantasy, la magie n’est pas innée : elle s’exécute par le dessin de glyphes à l’encre sur du papier, de la pierre ou du bois. Coco, une fillette qui a toujours cru que seuls les élus pouvaient pratiquer cet art, surprend un jour le sorcier Kieffrey en train de tracer un sort. Elle comprend alors que la magie est un savoir, pas un don — et, par ignorance, reproduit un glyphe interdit qui pétrifie sa mère. Kieffrey la prend comme apprentie.

Prépublié dans Monthly Morning Two depuis 2016, le manga (lauréat du prix Eisner en 2020) se signale d’abord par son dessin : Kamome Shirahama, diplômée des Beaux-Arts de Tokyo et ancienne illustratrice de couvertures pour Marvel et DC Comics, compose des planches d’une densité graphique héritée de l’Art nouveau. Motifs végétaux, arabesques, jeux de symétrie : l’ornementation n’est jamais gratuite et accompagne le récit jusque dans ses marges.

L’Atelier des Sorciers s’éloigne du registre de la magical girl, mais retrouve le cœur de ce qui fait Cardcaptor Sakura : une héroïne qui apprend, qui se trompe, et qui refuse d’accepter qu’un monde lui soit fermé.


11. Stellar Witch Lips (Hana Kagami & Kotoko Ichi, 2019)

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Miku Hoshino, lycéenne passionnée par son idole Ray du groupe M.A.G., se retrouve malgré elle désignée comme sixième « sorcière de la nuit ». Sa mission : récupérer des pierres de mana volées par des mages malveillants. Transformée en la voleuse masquée Star Scarlet, elle doit en parallèle échapper à Ryūsei Azuchi, un camarade de classe qui se révèle être un jeune inspecteur prodige.

Cette série en cinq volumes, prépubliée dans Nakayoshi entre 2019 et 2021, mêle le registre du magical girl à celui du jeu du chat et de la souris, dans la veine de Kamikaze Kaito Jeanne. L’identité secrète de Miku et la tension entre elle et son adversaire rappellent la dualité de Sakura dans Cardcaptor Sakura, tiraillée entre son quotidien et ses activités nocturnes de chasseuse de cartes.


12. Little Witch Academia (Keisuke Sato, 2017)

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Atsuko « Akko » Kagari, une fille sans héritage magique, intègre la prestigieuse académie de sorcellerie Luna Nova après avoir été émerveillée par un spectacle de la célèbre Shiny Chariot. Entourée de prodiges, elle peine à maîtriser les bases de la magie, mais sa ténacité compense largement ses lacunes. Ce manga, adapté de la série animée du studio Trigger, suit le programme de la série télévisée, avec quelques épisodes inédits en prime.

Comme Sakura, qui découvre ses pouvoirs sans y avoir été préparée, Akko apprend par la pratique et l’erreur. Le récit met en avant la persévérance, l’amitié et le goût de l’émerveillement — des valeurs centrales dans Cardcaptor Sakura. En trois volumes courts mais entraînants, Little Witch Academia séduira celles et ceux qui aiment les histoires d’apprenties sorcières au grand cœur.