Horimiya est un manga écrit par HERO et dessiné par Daisuke Hagiwara, prépublié dans le magazine Monthly GFantasy de Square Enix entre octobre 2011 et mars 2021. Adapté du webcomic Hori-san to Miyamura-kun que HERO publie depuis 2007, il dépeint la relation entre Kyōko Hori, lycéenne populaire qui s’occupe seule de son petit frère en l’absence de ses parents, et Izumi Miyamura, camarade de classe effacé qui dissimule piercings et tatouages. Compilée en seize volumes, la série a été adaptée en anime par le studio CloverWorks.
Si vous vous demandez quoi lire ensuite, voici quelques suggestions dans la même veine.
1. Sawako (Karuho Shiina, 2005)

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Sawako Kuronuma, surnommée « Sadako » par ses camarades en raison de sa ressemblance avec le personnage du film Ring, est une lycéenne douce et serviable que tout le monde fuit pourtant. Sa rencontre avec Shōta Kazehaya, l’un des rares à lui adresser la parole sans la moindre appréhension, va fissurer cette solitude.
Le couple ne se forme qu’au tome 17 sur trente — et c’est un choix assumé. Shiina prend ce temps pour donner toute leur place aux amitiés, en particulier au lien entre Sawako, Ayane et Chizuru, qui pèse autant dans le récit que la romance. Prépublié dans le Bessatsu Margaret de Shūeisha de 2005 à 2017, Sawako accompagne ses personnages du lycée jusqu’à la fac ; chaque malentendu, chaque hésitation sonne juste parce que rien n’est jamais précipité.
2. Lovely Complex (Aya Nakahara, 2001)

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Risa Koizumi mesure 1,72 m ; Atsushi Ōtani culmine à 1,56 m. Leur différence de taille leur vaut d’être comparés au duo comique All Hanshin Kyojin, et leurs chamailleries permanentes font le spectacle au lycée. Mais les piques cachent mal une complicité grandissante.
C’est avant tout une comédie — l’humour, très ancré dans la culture du Kansai, donne le ton de la série entière. Mais Nakahara ne s’arrête pas là : Risa est perçue comme « trop grande », Ōtani comme « trop petit », et leur romance ne peut avancer tant qu’ils n’ont pas réglé leurs comptes avec leur propre image. Publié dans le Bessatsu Margaret de 2001 à 2006, compilé en dix-sept volumes et récompensé par le 49e prix Shōgakukan (catégorie shōjo), Lovely Complex doit beaucoup à ses deux protagonistes, qui se disputent comme un vieux couple bien avant d’en devenir un.
3. Mon histoire (Kazune Kawahara et Aruko, 2011)

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Takeo Gōda est bâti comme une armoire à glace, et toutes les filles qu’il a aimées ont préféré son meilleur ami, le séduisant Makoto Sunakawa. Tout change le jour où il sauve Rinko Yamato d’un agresseur dans un train : pour la première fois, une fille semble s’intéresser à lui — et non à Sunakawa.
Le shōjo place d’ordinaire une héroïne au centre de son intrigue ; ici, c’est Takeo qui occupe ce rôle, et son physique à contre-emploi donne au récit sa dynamique propre. Les quiproquos naissent du décalage entre son apparence intimidante et sa gentillesse sans calcul. Prépublié dans le Bessatsu Margaret de 2011 à 2016 et compilé en treize volumes, Mon histoire tire aussi sa valeur du trio qu’il compose : l’amitié entre Takeo et Sunakawa, discrète mais indiscutable, donne à la série une assise que la romance seule n’aurait pas suffi à garantir.
4. Blue Spring Ride (Io Sakisaka, 2011)

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Au collège, Futaba Yoshioka avait des sentiments pour Kō Tanaka, un garçon calme et discret. Mais celui-ci a déménagé avant qu’elle ne puisse se déclarer. Des années plus tard, elle le retrouve au lycée sous le nom de Kō Mabuchi — plus distant, plus sombre, transformé par un deuil familial.
Le garçon que Futaba a aimé et celui qu’elle retrouve ne sont plus la même personne. Futaba elle-même a changé — elle a longtemps bridé sa vraie personnalité pour conserver ses amitiés au lycée, et sa relation avec Kō la pousse à cesser de jouer un rôle. Prépublié dans le Bessatsu Margaret de 2011 à 2015 et compilé en treize volumes, Blue Spring Ride repose tout entier sur ce double mouvement : deux adolescents qui tentent de se retrouver alors qu’aucun des deux n’est resté celui ou celle que l’autre a connu·e. La série a dépassé les treize millions d’exemplaires vendus et a été adaptée en anime par le studio Production I.G en 2014.
5. Sexy Cosplay Doll (Shin’ichi Fukuda, 2018)

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Wakana Gojō, lycéen solitaire, rêve de devenir artisan de poupées hina comme son grand-père. Il cache cette passion jugée peu virile jusqu’au jour où Marine Kitagawa, gyaru extravertie et fan de cosplay, découvre ses talents de couturier et lui demande de confectionner ses costumes.
Wakana a été traumatisé enfant pour avoir aimé les poupées ; depuis, il a verrouillé cette part de lui-même. L’enthousiasme sans filtre de Marine est ce qui finit par le convaincre de s’y remettre — non plus seul, mais à deux. Prépublié dans le Young Gangan de Square Enix de janvier 2018 à mars 2025 et compilé en quinze volumes, ce seinen fait cohabiter comédie romantique et dimension quasi technique : Fukuda détaille les étapes de fabrication d’un cosplay — couture, maquillage, photographie — et c’est dans ce travail partagé, concret et minutieux, que la relation entre les deux personnages prend racine.
6. Otaku Otaku (Fujita, 2014)

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Narumi Momose, employée de bureau et fujoshi invétérée, fait tout pour cacher ses passions au travail, échaudée par un ex qui l’a quittée pour cette raison. Lorsqu’elle retrouve par hasard Hirotaka Nifuji, ami d’enfance et gamer acharné, dans sa nouvelle entreprise, celui-ci lui propose une solution simple : pourquoi ne pas sortir ensemble ?
Là où la plupart des romances manga se déroulent au lycée, Otaku Otaku met en scène des adultes salariés : les rendez-vous se négocient entre les heures supplémentaires et les sorties au Comiket, et les disputes de couple ont pour toile de fond un open space. D’abord publiée sur Pixiv en avril 2014 avant d’être éditée par Ichijinsha à partir de 2015, la série compte onze volumes et a été classée première du guide Kono Manga ga Sugoi! en 2016. Son moteur est un postulat limpide — deux otaku peuvent-ils former un couple fonctionnel ? — et la franchise avec laquelle Fujita y répond, sans idéaliser ni caricaturer.
7. Kaguya-sama: Love is War (Aka Akasaka, 2015)

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À la prestigieuse académie Shūchiin, Kaguya Shinomiya et Miyuki Shirogane, respectivement vice-présidente et président du bureau des élèves, sont amoureux l’un de l’autre. Mais leur orgueil leur interdit de faire le premier pas : pour eux, le premier à se déclarer « perd » la guerre de l’amour.
Le concept de départ — transformer chaque situation banale en joute stratégique entre deux esprits brillants — pourrait tourner en rond. Akasaka évite cet écueil parce que ses personnages ne restent pas figés : les premiers volumes fonctionnent comme une comédie pure, mais les suivants révèlent des failles, des peurs et des histoires familiales qui donnent aux gags un arrière-plan inattendu. Lancée dans le Miracle Jump de Shūeisha en mai 2015, puis transférée dans le Weekly Young Jump en mars 2016, la série s’est achevée en novembre 2022 au bout de vingt-huit volumes — et cette longueur n’est pas un hasard : il faut du temps pour que la mécanique comique cède la place à quelque chose de plus intime.
8. A Sign of Affection (suu Morishita, 2019)

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Yuki est une étudiante sourde de naissance dont la vie quotidienne passe par la langue des signes, les messages écrits et la lecture labiale. Un jour, dans un train, elle croise Itsuomi, un jeune homme trilingue et grand voyageur qui ne connaît pas la langue des signes — mais qui cherche immédiatement à communiquer avec elle autrement.
La série fait de la communication son vrai sujet : chaque échange entre Yuki et Itsuomi emprunte un canal différent — gestes, textos, expressions du visage — et le manga rend visibles ces modes de dialogue grâce à un travail graphique soigné sur les mains et les regards. Écrite par le duo d’autrices qui publie sous le pseudonyme suu Morishita et prépubliée dans le magazine Dessert de Kōdansha depuis juillet 2019, la série compte à ce jour treize volumes. Les autrices ont fait appel à Yuki Miyazaki, une femme sourde, pour superviser la représentation de la langue des signes — et cette exigence de justesse se lit dans le moindre geste dessiné.
9. Sasaki et Miyano (Shō Harusono, 2016)

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Miyano, lycéen complexé par ses traits fins, est un lecteur passionné de mangas boys’ love qu’il garde secrets. Après avoir assisté à une bagarre, il fait la connaissance de Sasaki, un aîné au tempérament décontracté qui, sans le moindre préjugé, se met à emprunter ses BL pour mieux le connaître.
La série adopte une structure qui lui est propre : elle alterne entre des strips comiques à la façon des yonkoma et des passages narratifs plus développés, ce qui lui donne un rythme à part — léger dans les gags, plus posé dans les scènes de rapprochement. L’autre singularité de Sasaki et Miyano tient au regard que Miyano porte sur ses propres lectures : fan du genre BL, il refuse pourtant d’appliquer à sa vie les schémas qu’il connaît par cœur. Ce décalage entre la fiction qu’il consomme et les sentiments qu’il vit donne au récit sa tonalité — à la fois drôle et tendre. Publiée sur pixiv Comic depuis 2016, la série est éditée par Media Factory en dix volumes.
10. Monthly Girls’ Nozaki-kun (Izumi Tsubaki, 2011)

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Chiyo Sakura est amoureuse d’Umetarō Nozaki, un lycéen à l’allure impassible. Lorsqu’elle tente de se déclarer, il la prend pour une fan et lui offre un autographe : Nozaki est en réalité un mangaka publié, auteur d’un shōjo romantique sous le pseudonyme féminin Sakiko Yumeno.
Construit au format yonkoma, le manga est une parodie affectueuse du shōjo — et c’est ce qui le rend si drôle : Nozaki s’inspire de son entourage pour écrire ses romances, mais il interprète tout de travers. Le dragueur timide du lycée devient le modèle de son héroïne ; le « prince » adulé par les filles finit en personnage masculin secondaire. Prépublié dans Gangan Online de Square Enix depuis août 2011, Monthly Girls’ Nozaki-kun compte à ce jour dix-sept volumes et a dépassé les huit millions d’exemplaires en circulation. L’ensemble du casting — Sakura en tête, tiraillée entre son amour et son rôle d’assistante — alimente cette mécanique où chaque malentendu entre la fiction de Nozaki et la réalité produit un effet comique d’une précision redoutable.