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Que lire après « Détective Conan » de Gōshō Aoyama ?

Que lire après « Détective Conan » de Gōshō Aoyama ?

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Détective Conan est un manga écrit et dessiné par Gōshō Aoyama, prépublié dans le Weekly Shōnen Sunday depuis janvier 1994. On y suit Shinichi Kudō, un lycéen détective prodige dont le corps est ramené à celui d’un enfant de sept ans après l’ingestion d’un poison expérimental. Sous l’identité de Conan Edogawa, il continue de résoudre des affaires criminelles et de traquer l’Organisation des Hommes en Noir. Avec plus de 270 millions d’exemplaires en circulation, c’est l’un des mangas les plus vendus au monde.

Si vous vous demandez quoi lire ensuite, voici des mangas qui partagent avec Détective Conan le goût de l’énigme, du suspense ou du raisonnement déductif.


1. Magic Kaito (Gōshō Aoyama, 1987)

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Avant Détective Conan, Gōshō Aoyama avait créé le personnage qui deviendrait le rival récurrent de Conan : Kaito Kid. Dans Magic Kaito, le lycéen Kaito Kuroba découvre que son père, magicien de renom, était en réalité le légendaire voleur fantôme Kaito Kid — et qu’il a été assassiné par une organisation criminelle à la recherche de la gemme Pandora, un joyau censé conférer l’immortalité. Kaito endosse alors le costume paternel pour retrouver cette pierre et la détruire avant que ses ennemis ne s’en emparent.

Le ton est plus léger et fantaisiste que celui de Détective Conan : tours de magie spectaculaires, déguisements extravagants et franche incursion dans le surnaturel avec le personnage d’Akako, une véritable sorcière. Quiconque apprécie les apparitions du Kid dans Détective Conan trouvera ici son histoire complète — ses motivations, ses ennemis propres et un univers qui, bien que connexe, obéit à ses propres règles.


2. Death Note (Tsugumi Ōba & Takeshi Obata, 2003)

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Light Yagami, lycéen surdoué, met la main sur un cahier surnaturel : le Death Note. Quiconque voit son nom inscrit dans ses pages meurt dans les quarante secondes. Convaincu de pouvoir purger le monde de ses criminels, Light entreprend d’édifier une société idéale — et se transforme peu à peu en ce qu’il prétendait combattre.

Face à lui, L, un détective anonyme considéré comme le plus brillant au monde, est mandaté par Interpol pour identifier le mystérieux justicier surnommé « Kira ». S’ensuit un duel intellectuel impitoyable où chaque protagoniste tente d’anticiper les mouvements de l’autre. En douze tomes publiés entre 2003 et 2006, Death Note tient du thriller psychologique : que devient la justice lorsqu’un seul individu s’arroge le droit de vie et de mort, et que fait le pouvoir absolu à celui qui le détient ?


3. Monster (Naoki Urasawa, 1994)

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Le Dr Kenzō Tenma, neurochirurgien japonais promis à une carrière exceptionnelle dans un hôpital de Düsseldorf, fait un choix qui va tout ruiner : il opère un jeune garçon grièvement blessé par balle plutôt que le maire de la ville, arrivé après lui. L’enfant survit, le maire décède — et la vie de Tenma bascule. Des années plus tard, il apprend que le garçon qu’il a sauvé, Johan Liebert, est devenu un tueur en série insaisissable, d’un charisme glaçant, capable de pousser les autres au meurtre ou au suicide sans jamais se salir les mains.

Accusé de meurtres qu’il n’a pas commis, Tenma se lance dans une traque à travers l’Europe post-réunification pour arrêter Johan et prouver son innocence. En dix-huit tomes, Monster multiplie les personnages secondaires, chacun doté de sa propre histoire et de ses propres raisons d’agir, et les fait converger vers une même question : peut-on détruire un monstre sans en devenir un ? Le récit s’ancre dans l’histoire de l’Allemagne d’après-guerre — expériences psychologiques de la Guerre froide, orphelinats d’État est-allemands — et avance comme une enquête dont chaque piste ouverte en révèle deux autres.


4. 20th Century Boys (Naoki Urasawa, 1999)

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En 1969, un groupe d’enfants imagine, dans leur base secrète, un scénario apocalyptique : une organisation maléfique tente de détruire le monde, et eux seuls peuvent l’en empêcher. Trente ans plus tard, Kenji Endō, devenu un modeste gérant de supérette, constate que les événements de ce scénario fictif se produisent un à un dans le monde réel. Derrière eux se profile « l’Ami », un leader de secte dont personne ne connaît le visage.

Le récit navigue entre les années 1960-1970, la fin du XXe siècle et un futur dystopique pour reconstituer la vérité derrière cette menace. Lauréat du prix Kōdansha en 2001 et du prix Shōgakukan en 2003, 20th Century Boys s’étend sur vingt-quatre tomes. C’est un thriller paranoïaque où les jeux d’enfants se révèlent être le brouillon d’une catastrophe mondiale — et où la mémoire, défaillante ou falsifiée, devient l’enjeu central.


5. Erased (Kei Sanbe, 2012)

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Satoru Fujinuma, mangaka sans succès de vingt-neuf ans, possède un don involontaire qu’il nomme « Rediffusion » : quelques instants avant qu’un drame ne se produise, sa conscience est projetée dans le passé pour lui permettre de l’empêcher. Lorsque sa mère est assassinée, ce pouvoir l’envoie non pas quelques minutes en arrière, mais dix-huit ans dans le passé, dans son propre corps d’écolier.

Il se retrouve alors à l’époque où trois de ses camarades de classe ont été enlevés et tués — des crimes jamais résolus et apparemment liés au meurtre de sa mère. Pris dans le corps d’un enfant de dix ans, Satoru doit identifier le tueur et sauver les trois enfants que personne n’a su protéger la première fois. En huit tomes, Erased fonctionne à la fois comme un thriller, un récit de voyage temporel et une chronique de l’enfance — celle, âpre, d’une petite ville d’Hokkaido dans les années 1980, où la neige étouffe les secrets autant que les bruits.


6. Ron Kamonohashi: Deranged Detective (Akira Amano, 2020)

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Totomaru Isshiki, policier maladroit sur le point d’être écarté de la brigade criminelle, croise la route de Ron Kamonohashi, un ancien prodige de la prestigieuse académie de détectives BLUE. Ron résout n’importe quelle affaire, mais il souffre d’un trouble dangereux : chaque fois qu’un coupable avoue son crime devant lui, il entre dans un état incontrôlable qui le pousse à convaincre le meurtrier de se suicider. Sa licence de détective a été révoquée, et il a besoin que Totomaru l’arrête physiquement avant qu’il ne passe à l’acte.

Le duo — un génie excentrique et un policier sincère mais médiocre — rappelle la dynamique Holmes/Watson, revendiquée ici ouvertement puisque Ron est présenté comme un descendant de Sherlock Holmes et de James Moriarty. Prépubliée dans le Shōnen Jump+ entre 2020 et 2025, cette série de dix-neuf tomes propose des énigmes à tiroirs dans un registre bien plus comique et déjanté que Détective Conan, sans sacrifier la rigueur des résolutions.


7. Moriarty the Patriot (Ryōsuke Takeuchi & Hikaru Miyoshi, 2016)

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Dans l’Angleterre victorienne, William James Moriarty n’est pas encore le « Napoléon du crime » décrit par Arthur Conan Doyle. Orphelin adopté par une famille aristocratique, il constate dès l’enfance la brutalité du système de classes britannique. Mathématicien de génie, il décide de renverser cet ordre social de l’intérieur, quitte à recourir au meurtre pour éliminer les nobles corrompus.

Le manga revisite l’univers de Sherlock Holmes et place son antagoniste au centre du récit — un antihéros dont les idéaux égalitaires se heurtent à des méthodes de plus en plus radicales. Sherlock Holmes finit par apparaître, non pas en ennemi absolu, mais en contrepoint nécessaire : les deux hommes se comprennent, s’admirent, et pourtant tout les destine à s’affronter. Prépubliée dans le Jump Square depuis 2016, la série compte dix-neuf tomes pour sa première partie et puise abondamment dans le canon holmésien — de La Vallée de la peur à Le Dernier Problème.


8. Don’t Call It Mystery (Yumi Tamura, 2017)

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Kunō Totonō est un étudiant solitaire qui ne cherche ni les ennuis ni la compagnie. Sa chevelure épaisse et ses observations désarmantes le font pourtant repérer partout où il passe. Lorsqu’il est accusé à tort d’un meurtre, il retourne méthodiquement les preuves contre la police et démonte les raisonnements erronés des inspecteurs jusqu’à identifier le vrai coupable.

Par la suite, Totonō se retrouve malgré lui happé par une succession d’affaires : un bus détourné, un séjour hospitalier étrange, un jeu de meurtre grandeur nature. Signée par Yumi Tamura, autrice reconnue pour Basara et 7Seeds, la série (prix Shōgakukan 2022, adaptée en drama et en film) se distingue par les digressions du héros — sur les biais cognitifs, les rôles de genre, les mécanismes de la maltraitance. Les enquêtes finissent presque toujours par déboucher sur un commentaire social — au point que la résolution du crime compte parfois moins que ce qu’il révèle sur les personnages.


9. Les Carnets de l’Apothicaire (Natsu Hyūga & Nekokurage, 2017)

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Mao Mao, dix-sept ans, a grandi auprès d’un apothicaire dans le quartier des plaisirs. Enlevée puis vendue comme servante au palais impérial, elle tente de se fondre dans la masse — jusqu’à ce que des morts suspectes de princes nouveau-nés la poussent à enquêter. Sa connaissance des poisons et des remèdes attire l’attention de Jinshi, un haut intendant dont le vrai rang et les motivations restent un mystère pour tous. C’est lui qui la promeut goûteuse officielle d’une favorite de l’empereur.

Le manga, tiré du roman de Natsu Hyūga publié en ligne dès 2011 et dessiné par Nekokurage (prépublié dans le Monthly Big Gangan depuis 2017), déplace la logique de l’enquête policière au cœur d’une cour impériale chinoise fictive. Chaque affaire repose sur des mécanismes liés à la pharmacologie, aux complots de palais et aux luttes d’influence entre concubines. Ni épée ni magie ici : Mao Mao ne dispose que de son savoir, de son sens de l’observation et d’un goût prononcé pour les poisons — ce qui, dans un palais où chaque repas peut être le dernier, se révèle amplement suffisant.


10. Hyouka (Honobu Yonezawa & Taskohna, 2012)

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Hōtarō Oreki, lycéen à la philosophie simple — économiser son énergie en toutes circonstances —, se retrouve contraint d’intégrer le Club de Littérature Classique pour le sauver de la dissolution. Il y rencontre Eru Chitanda, une camarade à la curiosité irrépressible qui le pousse à résoudre des énigmes sans crime ni violence : pourquoi un livre a-t-il été emprunté tous les vendredis pendant des semaines ? Quel secret cache le nom du bulletin du club, vieux de trente-trois ans ? Qui vole des objets apparemment sans valeur lors du festival scolaire ?

Adaptation en manga du roman de Honobu Yonezawa (2001), dessinée par Taskohna et prépubliée dans le Monthly Shōnen Ace depuis 2012, Hyouka relève du genre dit « cozy mystery ». Pas de cadavre, pas de course-poursuite — mais des déductions fines tirées de détails que tout le monde voit sans y prêter attention. L’adaptation animée de Kyoto Animation (2012) a largement fait connaître la série hors du Japon. Pour qui aime Détective Conan avant tout pour ses raisonnements, Hyouka en isole l’essence et en fait le cœur de chaque chapitre.